Les trois principes de Poutine en matière de sécurité européenne

(B2)L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) se réunira, jeudi 4 et vendredi 5 décembre à Helsinki, avec sur la table la possible élaboration d’une nouvelle politique de sécurité européenne, comme l’avait évoquée le président français Nicolas Sarkozy. Vladimir Poutine, le premier ministre russe, a – lors d’une conférence sur le droit international humanitaire le 24 novembre à Saint-Petersbourg, donné des idées plus précises sur ce que pourrait être ou ne pas être cette nouvelle politique de sécurité.

Vladimir Poutine à la conférence sur le DIH, St Petersbourg © Gvt Russe

Trois principes. Ce document » juridiquement contraignant est destiné à donner de véritables garanties pour assurer l’égalité de la sécurité en Europe, basé sur des principes clairs ». Le premier est de ne pas assurer sa sécurité au détriment de la sécurité d’autrui. Le second est ne pas autoriser (y compris par des alliances militaires et les coalitions) les actions qui affaiblissent l’unité d’un espace de sécurité commun.Et le troisième est de ne pas permettre le développement et l’expansion des alliances militaires au détriment des autres parties au traité. »

Armements, terrorisme et crime organisé. V. Poutine propose « également de consolider dans le nouveau document, les paramètres fondamentaux du contrôle des armements, et de fixer les mécanismes de l’interaction dans la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive (ADM), le trafic de drogue, le terrorisme et la criminalité organisée. « Il est nécessaire d’envisager d’adapter les organismes intergouvernementaux dans le domaine de la sécurité à notre espace. »

Suspension des mesures unilatériales. Ce faisant Poutine ne se fait pas de mystère : « Il est clair que les prochaines négociations seront difficiles. « Toutefois, il y a déjà des signes que notre logique commence à percer » souligne-t-il, mentionant la proposition du président français de l’Union européenne,  Nicolas Sarkozy, de s’abstenir de prendre des mesures unilatérales – » mesures qui pourraient avoir une incidence négative sur le pan-européenne en matière de sécurité. Cette thèse est, et en accord avec nos idées. » conclut-il.

(NGV)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

Commentaires fermés.