Grève des trains… à la Deutsche Bahn – le couple franco allemand est de retour !

Eh oui… Le couple franco allemand est de retour… sur les rails. Ou plutôt sur l’absence de train…

(B2) Il n’y a pas que les trains français à être en grève. De l’autre coté du Rhin, la situation est analogue pour des raisons différentes. Les conducteurs de trains allemands entament en effet mercredi un mouvement de grève – le fret d’abord puis les voyageurs -, et menacent de déclencher la « grève illimitée ». Ce sera la première fois que la grève touchera simultanément l’ensemble du trafic.

Le conflit dure depuis déjà sept mois. Les conducteurs de trains veulent des augmentations de salaires et la signature d’une convention collective séparée entre leur syndicat (GdL) et les chemins de fer allemands (Deutsche Bahn (DB)).

Une revendication salariale tout d’abord. Le syndicat, qui regroupe quelque 75% des conducteurs de trains allemands, ne se satisfait pas de l’actuelle proposition de la Deutsche Bahn, qui prévoit une augmentation des rémunérations de 4,5%, un versement exceptionnel de 600 euros et de possibilités de gagner davantage en travaillant plus. GdL, pour sa part, demande une hausse de 31% des rémunérations. Selon le président du syndicat, Manfred Schell, un conducteur de train gagne en moyenne 1500 euros net par mois en Allemagne. « Il faut mettre un terme à cela », revendique-t-il.

Un mouvement légèrement corporatiste aussi. Surtout, GdL s’efforce d’obtenir pour ses adhérents une convention collective séparée. Une quasi-première en Allemagne. Depuis la fin de la guerre règne, en effet, outre-Rhin le principe du « syndicat unitaire » (Einheitsgewerkschaft) : un syndicat par branche. Seules deux catégories ont réussi, ces dernières années, à outrepasser la règle : les médecins et les pilotes.

(NGV)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).