Dans les coulisses de la déclaration : le social a failli troubler la fête

(B2) Qu’est-ce qui a suscité le plus de remous pour la rédaction de la déclaration de Berlin qui a été adoptée le 25 mars à Berlin. L’euro ? Que nenni. “C’était un faux problème. Même les Britanniques n’ont jamais fait de problème là-dessus”, confie un diplomate. L’immigration, comme demandée par les Espagnols ? Il n’y avait pas de problème pour faire figurer ce mot. En fait, dans le dernier round de rédaction, à peine une semaine avant le début du Sommet de Berlin, c’est le fameux “modèle social” qui a suscité un formidable tir de barrage de Tony Blair. Au point que si ces deux élements figurent dans le texte final, ils ne sont nullement côte à côte. La déclaration mentionne ainsi que “nous voulons préserver notre idéal européen de société (…). Ce modèle européen concilie réussite économique et solidarité sociale”.

 (NGV)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).