Bienvenue au Parlement monsieur le député

Découverte. Nous avons effectué avec Patrick Louis, député MPF, les premiers pas au Parlement européen

(archives B2) Le premier sentiment de Patrick Louis, élu MPF dans le grand sud-est, en arrivant au Parlement européen, est pour l’architecture. « C’est pas très beau, un peu compliqué, on a du mal un peu à s’y retrouver ».

Autre étonnement « Tout se fait en langue étrangère » Mais cela ne nuit pourtant pas à l’efficacité. A la réunion de son groupe, « Indépendance et démocratie », dirigé par le charismatique Jens-Peter Bonde et qui regroupe nombre d’eurosceptiques, « j’ai été frappé par la méthode de travail, efficace, rapide, et surtout la liberté de parole » ajoute-t-il. Quant à la cantine, « le resto U — plaisante-t-il — est de qualité et pas cher. Pour 11 euros, j’ai mangé un très bon poisson ».

Même les formalités d’accueil n’entameront pas le début d’enthousiasme de notre petit nouveau. Dans cette salle Yehudi Menuhin, située au 1er étage du bâtiment, Patrick Louis doit, en effet, parcourir les différents stands. « C’est peu comme un premier jour à la faculté » explique Robert Bray, l’administrateur du Parlement, chargé de l’accueil des nouveaux députés. « il y a un parcours à suivre ».

Un parcours du nouveau

1er arrêt : obtenir le badge bleu, sésame plastique obligatoire pour circuler.

2e arrêt : au stand français, il y en a un par langue, notre député reçoit une sacoche en cuir, avec le viatique indispensable : les traités, le règlement intérieur, un petit vademecum pratique très utile (restaurant, crèche, centre sportif, tout y est expliqué…) et également deux plans, ceux de Strasbourg et Bruxelles. Indispensable si on veut se repérer. C’est aussi le moment de remplir les divers formulaires d’identification — nécessaires, entre autres, pour être payé — et la déclaration d’intérêt financier, obligatoire pour siéger.

3e arrêt: le stand administratif. Il est nécessaire que le député apprivoise son futur statut. « Sécurité sociale, modalités d’embauche des assistants », les deux questions principales de Patrick Louis sont celles qui reviennent le plus souvent, précise l’administrateur du Parlement.

Dernières formalités : l’adresse mail — tout un chacun peut désormais écrire au député (plouis (a) europarl.eu.int) — Et, la photo, officielle. Gare alors à la coiffure et aux vêtements ! Cette photo figurera partout.

Heureux !

Au final, le député est plutôt heureux. « je suis frappé par l’amabilité et la disponibilité des fonctionnaires » nous confie Patrick Louis, un brin de fierté dans la voix. Dernier petit commentaire en aparté « je suis étonné par l’abondance d’argent. On m’avait dit que c’est pas mal. Objectivement, c’est plus que pas mal, surtout les cotés annexes. Cela me conduit à accomplir d’autant mieux la mission que le peuple m’a donné ». Il reste cinq ans pour le prouver…

Nicolas Gros-Verheyde