Nouvelle série de sanctions contre la Syrie en vue, pétrole et billets de banque

(crédit : Banque centrale de Syrie)

(BRUXELLES2) Le dossier « Syrie » n’a jamais été vraiment refermé sur le bureau des experts « sanctions » de l’Union européenne. Devant l’aggravation de la situation en Syrie, les 27 préparent un nouveau round de sanctions pour tenter d’infléchir le régime de Bachar el-Assad. Sanctions qui pourraient être approuvées dans les jours qui viennent, nous a précisé un responsable européen. Une nouvelle vague d’entités dont les avoirs sont gelés serait ainsi incluse sur la liste noire de l’Union européenne. Mais deux autres types de sanctions sont prévues visant plus directement l’Etat syrien au portefeuille. Dans la ligne de mire de l’UE, le gel des investissements européens dans le pays, notamment les investissements pétroliers. Décision délicate à prendre car elle va contraindre les sociétés européennes (Shell, Total) à suspendre leur activité. Au risque de voir d’autres Etats (comme la Chine) prendre le relais. Mais les Etats-Unis ont déjà pris ce type de mesures, difficile d’être en retrait. Plus original, l’UE voudrait aussi prendre une décision qui viserait à interdire la fabrication de billets de banques en Europe. L’Etat syrien fait en effet imprimer une bonne partie de ses billets dans la zone euro, en Allemagne, ainsi qu’en Autriche. Ce dernier pays a déjà cessé, par une mesure unilatérale prise au mois d’août, de fabriquer des billets de banque. Une décision européenne aurait le mérite non seulement de la clarté politique mais de la sécurité juridique ; elle donnerait ainsi un fondement aux autorités nationales (banques centrales) ou privés de pouvoir suspendre ces contrats passés avec l’Etat syrien.

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