violences

3 nouvelles condamnations au Kosovo du nord

(crédits: EULEX Kosovo)

(BRUXELLES2) Un panel de 3 juges européens de la mission EULEX du tribunal de Mitrovica, dans le Nord du Kosovo. a condamné 3 personnes accusées d’avoir attaqué les locaux de la cour le 17 mars dernier.

Marijan Ilincic, Zoran Cavic et Dragan Milojevic ont été condamnés à des peines allant de 9 à 32 mois de prison. Trois autres accusés, Miodrag Ralic, Avni Krasniqi et Nebojsa Jovic ont été acquittés. Les évènements jugés remontent à mars 2008, lorsqu’une foule importante avait attaqué le tribunal du nord du Mitrovica, causant la mort d’un officier de police ukrainien de la Minuk (la mission internationale des nations-unies).

Ces nouvelles condamnations s’inscrivent dans l’effort « pour instaurer une véritable justice » dans une région qui reste encore très indépendante par rapport à Pristina dans un moment où les deux capitales – Belgrade et Pristina – peaufinent un accord visant à donner davantage d’autonomie de façon statutaire à cette région.

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Aie! Deux civils indiens tués par les forces françaises à Bangui

(BRUXELLES2) Deux civils indiens et six autres ont été blessés (certains grièvement) lors d’un incident qui s’est produit sur l’aéroport de Bangui, en Centrafrique, ce lundi (25 mars). Les véhicules (au nombre de trois) dans lesquels ils avaient pris place, avec des policiers tchadiens de la FOMAC (la force multinationale d’Afrique centrale), fonçaient rapidement vers la zone de l’aéroport, protégée par les troupes françaises. Malgré des tirs de sommation, les véhicules ne se sont pas arrêtés. « La situation était particulièrement confuse », précise le ministère de la Défense. Les militaires français étaient sous tension. Ils avaient été pris auparavant à partie par des tirs non identifiés, a expliqué le colonel Burkhard, porte-parole de l’Etat-major des armées, à l’AFP.  Une enquête a été diligentée pour déterminer « les circonstances exactes ». Les blessés ont été pris en charge et rapatriés par avion à l’hôpital militaire français de n’Djamena (Tchad). Le président François Hollande a immédiatement adressé une lettre de condoléances à son homologue indien, assurant de sa détermination à éclaircir les circonstances de l’incident. Il s’agit notamment d’éviter tout dérapage diplomatique à l’image de ce qui s’est passé avec les fusiliers marins italiens au large de l’Inde (lire : Volte-face italienne. Les Maro rentrent en Inde)

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Profanation de cimetières serbes au nord Kosovo

(B2) Après la profanation dimanche (20 janvier) de plusieurs cimetières “serbes” au nord Kosovo (Klokot, Prilužje, Miloševo et Plemetina) et de lieux de culte à Đakovica, la mission européenne “Etat de droit” (EULEX) au Kosovo a tenu à condamner « les actes de vandalisme ou de toute forme de violence. La protestation pacifique est normale dans toute société moderne et démocratique. Mais la profanation délibérée de cimetières et de lieux de culte doit être absolument condamnée. EULEX appelle les citoyens à respecter la loi et s’abstenir de tout acte de violence. » Et d’ajouter : « La police et les procureurs d’EULEX surveillent de près la situation et la coordination avec la police du Kosovo et la KFOR. EULEX est prête à intervenir et à soutenir le maintien de l’ordre, en cas de besoin. » A Dakovica, selon le média serbe B92, la police kosovare KPS et la KFOR de l’Otan se sont rapidement déployées empêchant tout dégât.

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La situation à l’est du Congo dérape. Les 27 saisis de la question (maj)

un casque bleu pakistanais en patrouille dans les rues de Uvira au Sud Kivu le 22 octobre (© MONUSCO/Sylvain Liechti)

(BRUXELLES2) Alors que tous les yeux sont focalisés sur la Syrie ou le Mali, c’est la situation à l’est du république démocratique du Congo (RDC) qui dérape gravement. La prise de Kibulba à 30 km de Goma par les rebelles du M23 a sonné l’alarme. Au point qu’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU a été convoquée ce samedi après-midi à 15h (heure de New-York, 21h Bruxelles), à la demande de la France. Des renforts seraient arrivés du Rwanda selon le porte-parole de la Société civile du Nord-Kivu, Omar Kavotha, cité par Radio Okapi : « Nous avons appris que plus de trois camions  de marque Mercedes Benz, pleins d’éléments rwandais, ont traversé encore une fois la frontière, vendredi dernier entre 14 et 15 heures, en passant par Ndjerima en district de Rubavu donc du Rwanda. Et ces éléments ont renforcé encore une fois les positions du M23. Mais toute la nuit de vendredi à ce samedi, d’autres éléments rwandais se sont ajoutés », a déclaré Omar Kavhota.

La France demande la convocation du Conseil de sécurité

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, l’a confirmé il y a quelques minutes appelant « à la cessation immédiate des combats, à la protection des populations civiles et de tous les acteurs humanitaires ». « La France est très préoccupée par la reprise et l’intensification des combats opposant l’armée régulière congolaise aux troupes du M23, dont pourrait résulter un nouveau drame humanitaire » a-t-il ajouté. « Elle demande à tous les pays de la région de s’abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures de la RDC » indique le communiqué diffusé par le quai d’Orsay sans désigner le Rwanda.

La Belgique demande au Rwanda d’agir

Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a été plus direct, rappelant que « l’intégrité territoriale de la RDC doit être respectée et que les autorités congolaises doivent pouvoir rétablir l’ordre sur l’ensemble de leur territoire.  Pour cela, aucun soutien ne peut être apporté aux rebelles qui combattent les forces armées congolaises et tous les efforts doivent être entrepris pour mettre fin à cette rébellion, de la façon la plus pacifique possible, afin de préserver les populations locales qui n’ont que trop souffert. » Et le ministre de demander « au Rwanda, qui est concerné par cette situation notamment en raison des répercussions possibles de cette instabilité sur son territoire (…) d’user de son influence pour contribuer positivement à la fin la plus rapide possible de cette situation de conflit ». La Belgique demande à la MONUSCO d’agir plus fermement et « de tout mettre en oeuvre, afin d’assurer la meilleure protection possible des populations civiles et le retour au calme, en appui et en coopération avec les Forces armées congolaises ».

Les ministres européens devraient être alertés

Le point “Congo” figurait jusqu’ici à l’ordre du jour du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE, à la demande surtout de la Belgique d’ailleurs. Ce sujet devrait “remonter” d’un ou deux crans dans les priorités européennes. Il est temps ! Alors que l’Union européenne a deux missions de stabilisation déployées dans le pays, l’une pour aider à la réforme de la police congolaise, l’autre pour assister l’armée congolaise dans sa restructuration ; la plupart des pays européens se désintéressent globalement de la situation dans la région des Grands lacs. Alors que la coopération européenne – toutes lignes budgétaires confondues – atteint près d’1,2 milliards d’euros pour 2008-2013, soit environ 200 millions d’euros par an, dont 50 millions pour l’aide humanitaire — ce qui représente tout de même un effort financier notable et une des principales zones (avec l’Afghanistan et la Somalie) d’engagement des fonds européens — on ne sent pas de réelle volonté des dirigeants de l’Union européenne (*) de s’impliquer de façon importante dans le règlement de la situation sur place. La force de l’ONU au Congo dispose de 16.000 militaires à son compteur. Mais elle n’a pas encore montré une efficacité décisive. Le moment venu, il faudra examiner si les Européens ne devraient pas s’engager de façon plus robuste, par exemple en engageant un “battlegroup”. Nb : il y a en ce moment deux battlegroups d’astreinte, un dirigé par les Allemands, un autre par les Italiens qui céderont la place au 1er janvier au battlegroup “Weimar”.

(*) à l’exception notable de Herman Van Rompuy, mais c’est son tempérament belge qui parle tout autant que sa fonction de président du Conseil européen.

(Mise à jour dim. 18 novembre)

Pour l’ONU, l’aide au M23 doit cesser

Réuni d’urgence samedi, le Conseil de sécurité a « vigoureusement condamné » la recrudescence des attaques perpétrées par le M23 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), exigeant leur « cessation immédiate ». Il a également annoncé le renforcement prochain des sanctions contre le leader de ce mouvement rebelle, le colonel Sulutani Makenga (qui a pris le relais du général Bosco Ntaganda sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour “crimes de guerre”). Le président du conseil de sécurité, l’Indien Hardeep Singh Puri, a également exigé, au nom des 14 autres membres du Conseil, que « cesse la progression du M23 en direction de Goma », la capitale du Nord-Kivu, ainsi que le « soutien extérieur et la fournitures d’équipements » dont ce groupe bénéficie.

La Minusco déployée pour protéger les camps

La Mission des Nations-Unies au Congo (MONUSCO) a déployé samedi des hélicoptères de combat contre les troupes du M23 entre Kibumba et Kibati. Elle affirme « continuer d’assurer la sécurité du site de déplacés de Kanyaruchinya, situé à environ cinq kilomètres de Kibati ». Ce site, qui héberge déjà plus de 80.000 personnes, « vient de recevoir un afflux de 4.000 arrivants supplémentaires depuis le déclenchement des combats ». Dans toute la province du Nord-Kivu, depuis avril dernier, on a recensé environ 320.000 personnes déplacées à la suite des combats menés par le mouvement rebelle du M23.

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La Syrie utilise des bombes gigognes selon Human Right Watch

La Syrie utilise des bombes gigognes selon Human Right Watch

(B2) L’ONG Human Right Watch (HRW) a accuseé le régime syrien d’utiliser des bombes gigognes soviétiques dans la région montagneuse près de Hama. Deux vidéos parues sur You Tube par un utilisateur présumé être un rebelle syrien, montrent les restes d’une bombe gigogne RBK250 ainsi que des sous-munitions AO-1Sch inexplosées. Un activiste local a confirmé à HRW que la région supposée où ont été tournées ces images, est sous bombardement continu de l’armée depuis deux semaines, suite au repli de groupes rebelles dans cette topographie difficile. NB : Une centaine d’Etats ont signé en 2010 une convention prohibant l’utilisation ou la fabrication de bombes gigognes. Ni la Syrie, ni la Russie ne font parties des signataires.

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Le conflit syrien fait tache d’huile au Liban. L’Europe condamne

(B2) Le haut représentant de l’UE, Catherine Ashton, a « fermement condamné », par la voix de son porte-parole, dimanche (8 juillet) les « récents bombardements de la frontière du Liban par l’artillerie syrienne, causant de nombreux morts et blessés ». Elle a estimé que ces « incursions répétées devaient stopper immédiatement ». « Le régime syrien doit respecter l’intégrité territoriale et la souveraineté de ses voisins. La brutalité du régime a des effets tragiques en Syrie et des répercussions graves sur les pays voisins, notamment le Liban ». Dans le même temps, elle a « salué l’effort du Liban aux Syriens fuyant la violence » et souligné que l’UE soutiendrait le Liban « pour faire face à cette charge ».

5 morts au Liban en quelques jours, le conflit fait-il tache d’huile ?

Plusieurs incidents ont eu lieu au Liban, ces derniers jours. Même si les autorités libanaises minimisent les incidents, ils ne peuvent que semer l’inquiétude. Samedi, les forces gouvernementales de Bachar al Assad ont bombardé plusieurs villages au nord du Liban, sur plusieurs points de passage illégaux” selon les forces de sécurité libanaises. Des tirs à la roquette venant de Syrie ont eu lieu également contre des villages. Le bilan est de  2 morts – une adolescente libanaise et une fillette syrienne de 8 ans, selon nos collègues libanais de l’Orient Le Jour- et d’une dizaine de personnes ont été blessées. Dans la nuit de lundi à mardi, d’autres obus se sont abattus et des tirs nourris ont lieu de part et d’autre de la frontière dans la région de Wadi Khaled, faisant trois morts (deux Syriens et un Libanais) selon la Croix-Rouge libanaise. Par ailleurs, le Haut comité des secours (organisme rattaché au Premier ministre libanais) a fait savoir, mardi (10 juillet), qu’il ne prendrait plus en charge les frais d’hospitalisation au Liban des Syriens blessés et réfugiés au Liban, selon la presse libanaise.

NB : Ces dérapages – qui restent malgré tout limités – font cependant craindre un phénomène de tache d’huile, comme l’ont laissé craindre à haute voix, plusieurs hauts responsables de Chypre dernièrement. On peut se demander également si la présence d’observateurs internationaux, coté libanais, ne seraient pas nécessaires, pour “marquer” une présence internationale.

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En Syrie, les observateurs jettent le gant. Les Européens se calfeutrent

observateur à Homs (crédit : ONU/David Manyua)

(BRUXELLES2) La Syrie s’est enfoncée depuis quelques semaines dans une guerre civile larvée . Ce qui a démarré comme une répression a évolué ensuite en un tissu insurrectionnel de plus en plus complexe. Et un conflit qui menace à chaque instant de déborder sur les frontières voisines, semant l’inquiétude au Liban, et l’attention en Turquie (et dans les autres pays environnants). La mission d’observation de l’ONU est arrivée au bout d’un chemin impossible. Le général Mood l’a reconnu aujourd’hui (samedi 16 juin) en suspendant l’activité des observateurs.

La violence et les combats l’emportent

« Il y a eu une intensification de la violence armée à travers la Syrie au cours des 10 derniers jours. Cette escalade (…) entrave notre capacité à mener à bien notre mandat. Le manque de volonté des parties de rechercher une transition pacifique, et l’avancée des positions militaires augmente les pertes des deux côtés : des civils innocents, hommes, femmes et enfants sont tués chaque jour. Cela pose également des risques importants pour nos observateurs. Dans cette situation à haut risque, la Misnus suspend ses activités. Les observateurs de l’ONU n’effectueront plus de des patrouilles et resteront dans leurs bases jusqu’à nouvel avis. (…) Cette suspension sera réexaminée sur une base quotidienne. Les opérations reprendront quand la situation nous permettra de mener les activités (qui nous sont) attribuées. » De fait, on aboutit ainsi à une impasse. La seule présence d’observateurs ne permet pas d’imposer la paix à des parties pressées d’en découvre, et à un pouvoir particulièrement adepte de la duplicité. Protégé par les vetos chinois et russe au conseil de sécurité, le régime Assad abuse de sa situation de monopole armé. Mais paraît de plus en plus incapable de maintenir l’ordre et l’unité du pays.

La communauté internationale divisée, suspendue au veto russe et chinois

La communauté internationale est aussi divisée. On pourrait espérer que la réunion à Moscou des 3+3, autour de la question iranienne ces jours-ci, pourrait permettre d’avancer discrètement sur la question syrienne. Le sujet sera certainement sur la table. Les Russes ne paraissent pas prêts à abandonner le pouvoir syrien, tout au plus vers une transition à d’autres responsables syriens, comme la famille Tlas, de confession sunnite. Sans évolution, la situation risque de s’empirer sur le terrain. Car les Européens ne semblent pas vraiment inquiets… A vrai dire, ils ont surtout d’autres chats à fouetter.

Les Européens obsédés par leur nombril, et la crise de la Zone euro

Obsédés par la situation de la Zone euro et les élections en Grèce, l’Union européenne – qu’on avait beaucoup plus entendue au début de la crise – est un peu aux abonnés absents. La décision prise par le Conseil de l’UE, vendredi, de mettre en place les sanctions sur le luxe et de biens à double usage a quelque chose de décalé voire d’indécent même s’il participe d’une intention louable. Et la suspension de la Misnus s’est ainsi déroulée dans un silence plutôt assourdissant ces temps-ci. J’ai cherché vainement après une réaction aujourd’hui. Mais seules quelques réactions nationales (France, Royaume-Uni,…). La réalité c’est que les Européens sont toujours aussi divisés, comme lors de la crise syrienne. Entre ceux que pourraient tenter une tentation d’intervention militaire (France, Royaume-Uni ) et ceux qui la refusent absolument (Allemagne…), une certaine masse de pays sont, tout simplement, indifférents, voire peu concernés.

Lire aussi :

Télécharger la Déclaration du chef de la Misnus Syrie, le Général Robert Mood

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Incident à Gali (Abkhazie), la mission européenne inquiète

(B2) Après les récents incidents qui ont secoué Gali, la mission des observateurs européens (EUMM) a exprimé sa « préoccupation ».

Deux hommes armés de kalachnikov sont entrés dans un café faisant feu et tuant deux policiers et un civil dans ce village situé en Abkhazie près de la “frontière” avec le reste de la Géorgie. EUMM est prêt à agir si nécessaire et à déployer une équipe d’enquête (fact finding team).

« De tels actes de violence sont inacceptables et peuvent seulement conduire à la déstabilisation » explique le responsable de la mission dans un communiqué. EUMM a appelé à la « retenue » permettant de « préserver la population locale de la région de Gali ».

NB : Les observateurs européens n’ont pas eu l’autorisation des autorités locales (et russes) de se déployer à l’intérieur de cette région qui a déclaré son autonomie puis son indépendance de la Géorgie. Mais la situation était jusqu’à présent plutôt calme à la “frontière” entre les deux entités.

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