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Premier exercice “terrain” pour l’unité polonaise de formation logistique à EUTM Mali

(Crédit : Ministère polonais de la Défense / A. Krykowski)

(BRUXELLES2) Pour les instructeurs polonais détachés à EUTM Mali, chargés de l’instruction logistique des soldats maliens du bataillon Waraba, c’était le premier exercice “terrain”, samedi (4 mai). L’objectif était triple : conduite en convoi, attitude face à l’attaque du convoi et à la possibilité d’engin explosif et conduite en milieu naturel (urbain).

Les véhicules ne se sont pas en effet contentés de faire l’exercice dans le terrain de manoeuvre situé au-dessus du camp de Koulikoro, ils ont roulé dans les villages locaux, les routes de gravier… voire des zones totalement dépourvues de routes. « La route et l’exercice ont été planifiés de manière à permettre à chaque conducteur de conduire dans des situations différentes » explique un des militaires de l’équipe polonaise, Krzytsztof Kanowski. « Une reconnaissance judicieuse est nécessaire avant ces leçons » ajoute-t-il. Le contact avec la population a été apprécié par les soldats. « Les gens nous informaient sur les routes qui étaient impraticables ou qui étaient fermées à cause des réparations » raconte un des soldats.

L’exercice clôturait une première semaine de formation bien chargée. « Nous avons dû concilier le travail régulier de la compagnie de logistique travaillent pour le bataillon malien avec le processus de formation qui se chevauchait souvent avec d’autres tâches importantes comme le transport d’équipement, la réception des nouveaux véhicules maliens ou la distribution d’armes aux unités », précise Waldemar Szczpeanski.

Au menu, cette semaine : des cours de lutte contre l’incendie. A suivre !

NB : le continent polonais est formé de 20 militaires. Une équipe de 10 formateurs pour la logistique, une équipe de 4 militaires du génie (pour la formation anti-IED – engins explosifs improvisés), un officier et un sous officier dans l’équipe de direction des formateurs de Koulikoro, et une équipe de 4 militaires à Bamako pour le chargement et le déchargement aérien (joint transit team).

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Le central d’appui logistique européen pour la Misma a ouvert

(BRUXELLES2) Coordonner les avions disponibles – au plan européen comme de pays tiers – et les demandes des pays africains qui veulent envoyer des troupes au Mali. C’est l’objectif de la petite structure dite “Clearing house” (central d’appel) mise en place au sein de l’Etat-Major de l’UE rue Cortenbergh à Bruxelles.

L’objectif est d’aider la MISMA - la Mission africaine de soutien au Mali – « à atteindre la force opérationnelle nécessaire pour le transport immédiat des contingents », mais aussi « à plus long terme de fournir un soutien logistique dans les mois à venir » à l’engagement de la MISMA, « y compris pour le transport du matériel, du personnel et des munitions ».  Ce mécanisme avait été décidé au conseil exceptionnel des ministres des Affaires étrangères, consacré au Mali, le 17 janvier.

Point d’entrée unique

La Clearing House est « un point d’entrée unique pour l’enregistrement des demandes de la CEDEAO », comme pour l’enregistrement de tout soutien offert par les États membres ou de pays tiers. Les demandes des pays africains sont transmises à Bruxelles par l’un des officiers de liaison de l’UE, soit celui basé à Abuja au Nigeria (CEDEAO), soit celui basé à Bamako au Mali. Le soutien logistique de l’Union européenne à la MISMA ne se limite cependant pas à un cahier d’enregistrement des offres et des demandes pour le transport des transports de troupes ou de matériels. Il pourra aussi comprendre un soutien technique, matériel ou de conseil — par exemple, des pièces détachées pour les matériels, de l’essence… —. Il pourrait comprendre également une aide à la planification ou de la formation (ceci étant différent de la mission EUTM Somalia).

Un dispositif semblable (mais uniquement limité au transport aérien) avait été mis en place, en mars 2011, pour l’évacuation des ressortissants européens ou étrangers de Libye, dans le cadre de la cellule “Air Movement planning” de l’Etat-Major (lire : La cellule de crises “Evacuations” de l’UE, sur le pont)

 

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Les Américains confirment le soutien à l’opération française au Mali … et en Somalie (Maj)

(BRUXELLES2) La présence de moyens américains dans l’opération au Mali a été confirmée à B2 par le Pentagone. « Nous sommes aux côtés de nos alliés français et ils peuvent compter sur le soutien américain. » Mon interlocuteur n’a pas voulu préciser « la nature spécifique du soutien ». « Les détails du soutien sont en cours de finalisation ». Le secrétaire à la Défense Leon Panetta a dit, « partagé la préoccupation de la France au Mali » et vouloir « soutenir la communauté française et internationale dans le but de contrer la menace terroriste ».

Les Etats-Unis fourniraient actuellement un soutien en matière de transport et de communication, a précisé de son coté Laurent Fabius au “Grand Jury” RTL/Le Figaro (écouter ici). Nb : la présence de drones doit encore être confirmée.

 

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L’Iran privé de débouché européen pour son pétrole

(BRUXELLES2) Dans quelques heures, le 1er juillet à 0h00, plus une goutte de pétrole iranien ne devra entrer dans l’Union européenne. C’est la conséquence d’une mesure prise en janvier par l’Union européenne pour sanctionner le régime iranien pour la poursuite de son programme nucléaire pas tout à fait civil…

Une mesure unique

Une mesure pour le moins peu courante qui n’a pas été prise sans douleur. Les temps ne sont guère propices à se priver de ressources énergétiques à bon marché. « L’Europe n’a jamais pris de telles mesures dans de telles conditions. En décembre, on aurait pu dire que c’était mission impossible » souligne en effet un expert du dossier. D’autant qu’elle s’accompagne de mesures complémentaires, frappant le transport du pétrole, le crédit et l’assurance.

Il a donc fallu donner un délai aux différents pays européens qui ont l’Iran comme fournisseur : la Grèce essentiellement, l’Espagne ou l’Italie également. Des pays qui ont plutôt quelques soucis de trésorerie en ce moment ; la fin du pétrole iranien, acheté à crédit, tombait on ne peut plus mal. Mais les ministres des Affaires étrangères, le 25 juin dernier à Luxembourg, n’ont pas voulu revoir cette décision prise en janvier dernier. Pour prolonger la dérogation, il aurait d’ailleurs fallu l’unanimité (c’est d’ailleurs l’aspect “intéressant” de cette décision : avoir acté en janvier un embargo, avec une dérogation laissée jusqu’à fin juin, sans prévoir de prolongation automatique).

Frapper l’Iran au portefeuille

L’UE – comme les USA – sont, en effet, bien décidés à toucher l’Iran là où çà fait mal : au portefeuille ! Comme l’explique un officiel européen, le pétrole représente 80% des recettes extérieures de l’Iran et 50% de son budget. Et, environ 20% du pétrole exporté l’est à destination de l’Union européenne (*). « L’effet n’est pas négligeable. » Il ne se manifestera pas tout de suite à plein , selon lui. « On peut s’attendre à un plein effet de cette mesure plutôt à la fin du second semestre 2012 ». Mais « On le voit déjà dans les chiffres, bien sûr, pas officiels. Il y a une diminution (des exportations de pétrole), selon les chiffres officieux. »

Compensation difficile pour l’Iran dans un contexte de crise

Les risques pervers de cette mesure semblent limités, selon lui.  « L’Iran ne pourra pas compenser. Ce n’est pas toujours facile pour ces États de substituer l’UE aux autres. » Le danger était, en effet, de voir le régime trouver d’autres clients sur le marché ou profiter d’une hausse du pétrole et compenser par la hausse du prix la baisse de la quantité. Ce double risque est pour l’instant contourné. « Il n’y a pas d’augmentation du prix ».

D’une part, la crise économique rend plutôt les cours de pétrole bas, la demande ayant tari l’effet inflationniste. Un léger rebond vient d’avoir lieu aujourd’hui en fin de sommet européen. Mais on ne peut se hasarder à faire des conjonctures pour l’avenir. Et, plusieurs pays pétroliers, du Golfe, notamment ont promis de compenser la diminution du brut iranien, pour éviter un emballement des prix. Ce qui a permis aujourd’hui de limiter le cours du pétrole.

Un embargo suivi d’autres mesures

D’autre part, plusieurs pays ont déjà suivi ou s’apprêtent à suivre l’Union européenne. La voie généralement trouvée n’est pas l’embargo total – seule l’Europe l’a imposé. « L’interdiction totale est une exclusivité européenne ». Le Japon et la Corée du Sud notamment (10% chacun des importations du brut iranien), l’Inde également se sont engagés à baisser leurs importations. Une décision qui ne s’est pas toujours prise de façon tout à fait spontanée. Elle suit un engagement américain d’accorder des dérogations aux pays commerçant avec l’Iran qui acceptent de baisser leurs importations de pétrole.

Enfin, l’Europe a rajouté une louche dans son embargo européen en prenant deux mesures complémentaires : l’interdiction de l’assurance et le transport de produits pétroliers iraniens. Ce qui touche de façon indirecte les exportations iraniennes vers d’autres pays ; il rend ainsi plus risqué les achats de pétrole iranien (ailleurs que sur le spot market). Et, là, c’est encore moins facile pour trouver des “assureurs” ou “financeurs” prêts à prendre le relais. « Une lettre de crédit nécessite d’être émise par une banque ayant une excellente note » par les agences de notation. De plus en plus rare, en ce moment…

D’autres sanctions : pas tout de suite

Quant à prédire d’autres sanctions contre l’Iran, notre interlocuteur se montrer prudent « Beaucoup de ce qui pouvait être fait a été fait. Car le pétrole est la principale source (d’argent) du régime. » « Des mesures additionnelles peuvent être prises, mais ce ne sera pas facile. (…) Une mesure (d’embargo, de sanction)s doit viser le régime et, dans le même temps limiter, l’effet pour la population. » « Il ne s’agit pas simplement de prendre les principaux secteurs de l’économie iranienne et de viser les principaux, il faut mesurer l’effet exact sur le régime et sur la population. »

(*) L’Union européenne est le second client du pétrole iranien (18%) après la Chine (22%), devant le Japon (14%), l’Inde (13%), la Corée du sud (10%) et la Turquie (7%)

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L’Otan en pourparlers avec les Russes pour augmenter les capacités de transit

Un antonov 124 utilisé en Afghanistan (crédit : ministère français de la Défense / DICOD)

(B2) La base d’Oulianovsk, près de la Volga, va devenir un “hub” pour acheminer le matériel des forces de l’OTAN de retour d’Afghanistan. Moscou est en pourparlers avec l’Alliance pour un nouvel accord de transit, selon Kommersant citant des sources du ministère de la Défense.

L’accord permettra à la Russie d’obtenir une indemnisation pour augmenter les capacités de l’aéroport russe. Un véritable pont aérien va se mettre en place pour rapatrier tous les matériels des différentes armées engagées en Afghanistan. Les marchandises seront d’abord acheminées par avion jusqu’à Oulianovsk avant de repartir par train vers l’Europe.

Oulianovsk est connu des industriels pour abriter Aviastar, qui fabrique le mastodonte du transport, l’Antonov 124 dit “Rousslan”. L’aéroport servait déjà à acheminer environ la moitié des fournitures et équipements (non léthaux officiellement) de l’ISAF vers l’Afghanistan. Il s’agit maintenant de faire face aux besoins des troupes sur place alors que la route par le Pakistan devient difficile (parfois bloquée) et également d’accélérer le rapatriement des matériels.

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Le Parlement apostrophe les institutions sur la piraterie : que faites-vous ?

le RFA Fort Victoria et le HMS Somerset forçant un dhow à s'arrêter (crédit : UK Royal Navy)

(BRUXELLES2) Le Parlement européen a décidé de porter la question de la piraterie maritime en posant une question aux instances européennes responsables (Commission et Conseil des ministres). Ce sujet devrait être inscrit à l’ordre du jour d’une prochaine session du Parlement, sans doute mercredi 14 mars. C’est Brian Simpson, le président de la commission “transports et tourisme”, qui a été chargé de poser la question, estimant que devant la menace de la piraterie dans l’Océan indien, les institutions européennes n’ont pas encore donné leur pleine mesure. L’eurodéputé travailliste britannique, passionné de rugby et cricket, demande ainsi au Conseil de l’UE et à la Commission européenne de bien vouloir lui dire :

  • « 1. Quelles mesures ont-elles été prises ou est-il envisagé de prendre: a) pour s’attaquer aux causes terrestres du problème dans les pays d’origine des pirates, b) pour obtenir la libération des (…) gens de mer sont actuellement détenus en otage par les pirates, c) en ce qui concerne une approche harmonisée de l’Union européenne relative à l’utilisation de personnel armé compétent à bord ?
  • 2. Quels sont les projets d’avenir en ce qui concerne la mission Atalanta de l’UE-NAVFOR, en particulier pour ce qui est d’assurer l’efficacité de la réponse de l’UE à la piraterie en mer, compte tenu du fait que le nombre de navires engagés est tombé de plus de 35 en 2009 à seulement 10 en 2011?
  • 3. Quelles sont les mesures qui devraient être prises au niveau international, en particulier au sein des Nations unies et de l’OMI, pour renforcer la coopération internationale en matière de lutte contre la piraterie en mer?
  • 4. Quelles sont les mesures qui ont été prises pour assurer la traçabilité et la confiscation des montants versés sous forme de rançon et déposés sur des comptes bancaires dans les États membres de l’Union? Comment le Conseil entend-il convaincre les pays tiers de prendre des mesures équivalentes afin que les rançons ne puissent plus être déposées sur des comptes bancaires de pays tiers? »

Des questions plutôt judicieuses. Car, pour l’instant, sur ce qui constitue certaines de ses compétences communautaires (transport, justice…), la Commission européenne et le Conseil sont, pour le moins, plutôt silencieux… voire abstinents.

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De nouvelles sanctions sur la Syrie, moins importantes que prévues ?

(BRUXELLES2) Les 27 ambassadeurs du Comité politique et de sécurité n’ont, finalement, pas réussi à se mettre d’accord sur toute la palette de sanctions prévues contre la Syrie. Les ambassadeurs du Coreper doivent encore se prononcer sur la question ce jeudi (23 février). Entre les deux, les évènements à Homs, notamment avec la mort de deux journalistes — un Français et une Américaine travaillant un quotidien britannique — pourraient changer la donne et conduire à durcir le ton, en particulier à Paris comme à Londres.

Les 27 ministres des Affaires étrangères devraient déjà lundi (27 février) bien prendre la décision de geler les avoirs de la Banque centrale syrienne et d’interdire les transactions sur l’or, les métaux précieux et les diamants que l’institution officielle mène sur les marchés mondiaux. Cette interdiction engloberait – si j’ai bien compris :-) – les transactions menées directement ou par un intermédiaire (ce qui est souvent le cas) mais pas les transactions privées. Parallèlement, la “liste noire” de l’Union européenne devrait s’enrichir de 7 nouveaux noms, qui se verraient interdire de visas et de gels des avoirs.

Embargo sur le fret aérien

Ils devraient aussi interdire le fret aérien, en provenance de Syrie, s’il est assuré par des compagnies syriennes et à destination de l’Union européenne. Le transit de passagers restera possible, en revanche (par fret, on entend les marchandises. Il suffirait alors que l’avion comporte des passagers pour ne pas être interdit, mais pourra-t-il alors débarquer sa marchandise…). Cette mesure n’est cependant pas accompagnée de mesures de force – interdiction de survol, faute de résolution des Nations-Unies en ce sens.

Pas d’interdiction des phosphates

En revanche, l’interdiction de l’importation de minerais de phosphates syriens s’est heurtée à la réalité économique. La Syrie figure dans le top 10 des producteurs de phosphates. Et plusieurs pays européens dépendent de ces importations sans alternative immédiate possible. La Grèce notamment a demandé que soit retirée cette mesure.

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Un Hercules C130 Néerlandais en renfort pour le Tchad

(BRUXELLES2) Un C-130H-30 Hercules de la Royal Air Force néerlandaise décolle, ce 9 octobre, de l’aéroport d’Eindhoven. Direction : le Tchad. Il assurera le transport de matériel et de troupes pour les Européens d’Eufor, entre le continent et  les différents théatres de l’opération (Abéché, N’Djamena…), ce afin d’assurer la rotation des troupes.

Ainsi la moitié du détachement des Marines néerlandais, basé à Goz Beida et intégré au bataillon irlandais, devrait pouvoir rentrer à la maison. Le C130 devrait être opérationnel jusqu’à fin octobre, a affirmé l’armée néerlandais. Une mission identique avait déjà été assurée en mai dernier. Le contingent néerlandais comprend 60 hommes.

(photo : ministère de la défense néerlandais)

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