Tanzanie

Barroso au Mozambique et Tanzanie

(B2) Le président Barroso termine aujourd’hui (20 juillet), une visite au Mozambique, avant de continuer son voyage en Tanzanie samedi (21 juillet). Accompagné du commissaire européenne en charge du développement, Andris Piebalgs, le président Barroso s’est réjoui des résultats de la transition politique et des taux de croissance accélérés qui ont suivi, tout en ne manquant pas de rappeler que le défi est maintenant d’atteindre un développement plus «durable» et englobant surtout une plus large partie de la population. Durant cette visite, trois nouveaux accords bilatéraux ont été signés, visant à stimuler respectivement l’économie, l’Etat de droit et la société civile.
Commentaire : Le président Barroso poursuit une campagne destinée à peaufiner son image internationale, après une visite en Israël et en Palestine. Il sera intéressant de savoir s’il évoquera avec ses interlocuteurs tanzaniens la participation de ce pays à l’opération de renforcement des capacités maritimes (EUCAP Nestor) qui vient d’être lancée…

PrintFriendlyFacebookShare
La mission Eucap Nestor lancée…

La mission Eucap Nestor lancée…

La mission Eucap Nestor pourra compter sur les escales de navires de la force EUNAVFOR Atalanta pour compléter l'entraînement. Ici des gardes-côtes djiboutiens en formation sur un navire français (Crédit : DICOD / Eunavfor)

(BRUXELLES2) Après quelques tergiversations, vérifications, évaluations, réécritures, l’Union européenne vient aujourd’hui (16 juillet) d’approuver le lancement de deux nouvelles mission de la politique de sécurité et défense commune (PSDC) : dans l’Océan indien pour renforcer les capacités maritimes de la Somalie et des Etats voisins (EUCAP Nestor) ; au Niger pour renforcer les forces de sécurité (EUCAP Sahel Niger) – voir article séparé. Ce sont les ministres de l’Agriculture qui se sont chargés d’approuver (en point A, sans discussions) ces deux décisions. Il y avait urgence, pour permettre d’engager les autres phases : nomination des chefs de mission, recrutements, signature des SOMA (accords de protection de la mission…), etc.

Deux tâches principales

EUCAP Nestor s’inscrit dans le cadre de « l’approche globale de l’UE en matière de lutte contre la piraterie et l’instabilité dans la région » explique-t-on au SEAE. Objectif : « travailler au renforcement de la capacité des États de la région à avoir la maîtrise effective de leurs eaux territoriales ».  La mission aura deux tâches principales: 1) renforcer les capacités maritimes des pays de la région (sauf en Somalie) et, en Somalie, assurer la formation d’une force de police côtière ainsi que des juges ; 2) fournir des avis spécialisés sur des questions juridiques, stratégiques et opérationnelles liées à la sûreté maritime, assurer la formation des gardes-côtes et contribuer à la mise à disposition du matériel nécessaire.

L’UE chef de file contre la piraterie

L’UE assume ainsi – comme l’explique C. Ashton : « son rôle de chef de file dans le domaine de la lutte contre la piraterie. J’espère que la mission EUCAP Nestor, œuvrant sous la direction des pays concernés eux-mêmes, dégagera des solutions durables au fléau de la piraterie. » La mission s’étendra sur pays : « Djibouti, le Kenya, les Seychelles et la Somalie ont accepté l’assistance proposée par l’UE ». « La mission de soutien sera étendue dès que possible à la Tanzanie », précise-t-on. Ce pays tergiversant pour l’instant à envoyer la lettre d’invitation.

175 personnes

La mission sera composée de 175 personnes environ qui seront déployés au fur et à mesure des possibilités dans les pays concernés et des disponibilités des Etats membres. Selon nos informations, une première équipe de quelques personnes autour du chef de mission devrait partir dans les jours qui viennent pour la région. Mais la réalité du déploiement démarrera en septembre pour s’étaler jusqu’à décembre. C’est l’amiral français Jacques Launay, récemment démobilisé, qui assurera le commandement de cette mission. Cette nomination devrait avalisée demain (17 juillet) lors de la réunion du Comité politique et de sécurité (COPS). A suivre :-)

Lire aussi :

 

PrintFriendlyFacebookShare

Le Nivose quitte l’opération Atalanta

(B2) La frégate française Nivose a quitté, le 16 juin dernier, l’opération européenne de lutte contre la piraterie lors d’une escale aux Seychelles à Port-Victoria pour rejoindre sa base, La Réunion. Durant ces deux mois d’opérations dans la région, les marins français ont escorté un navire affrété par le Programme alimentaire mondial (PAM) entre Salalah (Oman) et Berbera (Somaliland). Il a aussi assuré des entraînements avec les Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) et accueilli des marins et gardes-côtes djiboutiens à bord pour échanger sur les procédures et modes d’action relatif à la lutte contre la piraterie. Idem en Tanzanie quelques jours plus tard avec dix officiers de police tanzaniens, puis aux Seychelles avec les forces armées locales. Un exercice de lutte contre la piraterie a par ailleurs été organisé avec les forces seychelloises au terme du déploiement du Nivôse.

PrintFriendlyFacebookShare

Mission Nestor retardée. Hésitations kenyane et tanzanienne

(BRUXELLES2) La mission européenne de renforcement des capacités maritimes (Eucap Nestor) se heurte toujours à un problème de taille. Plusieurs pays où doit se dérouler cette mission n’ont toujours pas envoyé de lettre d’invitation et donc confirmé leur volonté officielle d’accueillir une mission européenne de la PeSDC. Cette formalité est un préalable nécessaire et quasi-obligatoire pour pouvoir continuer la mise en oeuvre de cette mission qui doit cependant démarrer cet été. Selon nos informations, si Djibouti et les Seychelles ont bien envoyé une lettre d’invitation, le Kenya et la Tanzanie n’ont pas procédé à cette formalité.

Au Kenya, cette absence est due en bonne partie aux difficultés politiques du pays et aux réticences manifestées par quelques personnalités locales ; réticences qui se sont particulièrement exprimées pour l’accueil des pirates. Point à préciser : des élections générales (législatives et présidentielles) sont prévues en mars 2013, et trois des dirigeants actuels (le Premier ministre Odinga, le vice-Premier ministre Kenyatta, le vice-Président Musyoka) figurent parmi les principaux candidats à la magistrature suprême.

En Tanzanie, le contexte est aussi difficile. Le pays a toujours balancé entre une implication dans l’opération européenne – ainsi l’accord de transfert des pirates n’a toujours pas été signé – et son intégration dans une optique plus régionale, avec un « jeu » pour le moins trouble de l’Afrique du Sud, qui tient apparemment à préserver son arrière cour. Ceci semble se doubler également d’une volonté locale, semble-t-il, d’obtenir une contribution sonnante et trébuchante de la part importante de l’Union européenne, notamment en termes de matériel. Comme le résume, ironiquement, un diplomate européen, « pour venir les aider, il faut passer à la caisse. Le résultat sans doute d’une certaine pratique depuis des années des politiques de développement qui a développé ce type de réflexe du « chèque » ».

Lire également :

PrintFriendlyFacebookShare

Jugement des pirates : les solutions de Londres

Conférence sur la Somalie à Londres le 23 février (crédit : Foreign Office)

(BRUXELLES2) En marge de la conférence de Londres sur la Somalie, aujourd’hui, plusieurs dispositions ont été prises permettant de renforcer la lutte anti-piraterie

Accords de transfert de suspects avec la Tanzanie

Ainsi le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague et son homologue tanzanien, Bernard Membe, ont signé un Memorandum of Understanding (MoU) permettant à la Royal Navy de transférer les pirates suspects pour être poursuivis en justice. Un tel accord est en négociation au niveau européen depuis plusieurs mois, sans résultat pour l’instant. Le Foreign Office a également signé une lettre d’intention avec le ministre de l’Ile Maurice, Arvin Boolell, avec l’intention de conclure un MoU d’ici juin. L’Union européenne a déjà signé un tel accord.

NB : On peut s’interroger sur la nécessité pour le Royaume-Uni de signer de tels accords parallèlement à l’Union européenne dont elle est membre. C’est assez simple et repose sur une particularité britannique. Bien que dirigeant l’opération anti-piraterie de l’UE (Eunavfor), les Britanniques ne mettent que rarement leurs navires à disposition de l’Union et préfèrent travailler soit avec l’Otan (Ocean Shield) soit au sein de la coalition anti-piraterie américaine (CTF 151). Ils ne peuvent alors bénéficier des accords signés par l’Union européenne qui ne bénéficie qu’aux pays participant à l’opération Eunavfor (qu’ils soient membres ou non d’ailleurs de l’Union européenne).

Transfert de condamnés au Somaliland et au Puntland

Le Somaliland a signé hier mercredi (22 février) un accord définitif pour accepter des prisonniers somaliens condamnés aux Seychelles. Le premier transfert de 19 personnes devrait avoir lieu d’ici fin mars, confirmant ainsi les précédentes informations de B2 (lire : Que faire des pirates arrêtés ? Où les juger ? Où les emprisonner ? Réponses …). Quant au Puntland, autre région autonome de Somalie, il s’est engagé à prendre en charge des prisonniers déjà condamnés d’ici le mois d’août.

Une task force pour « tracer » les rançons

Une task force internationale sur l’argent des rançons. Objectif : pouvoir tracer où va l’argent des rançons dans le monde, mieux comprendre le recyclage de cet argent, et le briser. William Hague a annoncé vouloir « travailler avec ses partenaires internationaux dans les semaines à venir pour mettre en place la structure et les modalités de (cette) Task force ».

Un centre régional de coordination du renseignement aux Seychelles

Un centre de coordination – dénommé RAPPICC comme Anti-Piracy Prosecutions Intelligence Co-ordination Centre – va être créé aux Seychelles avec pour première tâche de renforcer l’échange de renseignements sur la poursuite des pirates. Il coordonnera et analyser les renseignements disponibles pour permettre de renforcer les opérations anti-piraterie, non seulement en poursuivant les individus suspects de piraterie mais aussi ceux qui financent ce type d’opérations. Le Royaume-Uni financera la construction de ce centre à hauteur de 550.000 £ et en fournira le directeur. Les Pays-Bas comme Interpol ont déjà annoncé leur intention de soutenir ce centre.

PrintFriendlyFacebookShare

Dernières nouvelles de la piraterie (7 novembre)

(BRUXELLES2) Selon le dernier bilan d’Ecoterra, les pirates somaliens n’ont plus que 29 navires marchands auxquels il faut ajouter 18 plus petits bateaux et 508 otages. Bilan légèrement inférieur au QG anti-piraterie de l’Union européenne où on se veut plus optimiste, 9 navires marchands détenus par les pirates et (environ) 241 otages.

Les navires détenus par les pirates (source : Eunavfor)

Les zones de chalandise des pirates

 »"

Groupe pirates démantelé au large de la Tanzanie

La frégate allemande FGS Köln, qui opère dans le cadre de l’opération européenne anti-piraterie EUNAVFOR, a déjoué vendredi (4 novembre) un groupe d’action pirates composé d’un baleinier et un skiff, à environ 50 miles nautiques au large de la côte de la Tanzanie. Ils avaient été repérés auparavant par un avion de patrouille maritime français. Les  suspects ont balancé tous leurs équipements par dessus bord et ont été arrêtés par les militaires. Ils ont été « transférés à bord FGS KOELN et les deux bateaux pirates coulés » précise le QG européen. Quant au sort des suspects, il n’est pas précisé officiellement. Mais on peut dire que c’est « business as usual », c’est-à-dire libération immédiate.

Le MV Blida libéré

L’équipage de 25 marins du MV Blida et leur navire sont libres. Après dix mois de détention, il a été libéré par les pirates somaliens, jeudi (3 novembre) en échange d’une rançon. Les médias somaliens parlent de 3,5 millions de $. Tandis que le gouvernement algérien dément tout versement. A bord il restait 17 Algériens, 6 Ukrainiens, 2 Philippins, 1 Jordanienne et 1 Indonésienne. Un Algérien et un Ukrainien avaient été libérés en octobre pour raison humanitaire. Le navire a été raccompagné vers le port de Mombasa, sous escorte.

13 pirates condamnés à la prison à Oman

La cour d’appel de Mascate a condamné, mardi (1er novembre), 10 pirates à la prison à vie, et trois autres à 3 ans de prison, dans deux affaires différentes. Les premiers avaient tenté de prendre un navire ancré dans la zone d’attente du port de Raysut. Les seconds avaient avaient capturé un bateau transportant du bois en provenance de Djibouti pour l’utiliser en bateau-mère. Les pirates avaient alors été capturés par les gardes-côtes d’Oman.

Deux attaques déjouées par la marine singapourienne

Le navire de Singapour qui participe à l’opération de la CTF 151, le RSS Endeavour, a déjoué deux attaques successives dans la mer d’Arabie au sud d’Oman, lundi (1er novembre). La première concernait le Mv WBW Broker vers 8 h du matin, le navire marchand ayant alerté le PC britannique UKMTO qu’il était pris en chasse par un skiff suspect armé par 7 personnes. Une échelle était visible à bord ne laissant aucun doute sur les intentions des poursuivants. L’envoi d’un hélicoptère du RSS Endeavour et les manoeuvres d’esquive du navire marchand permettent d’éviter une capture. Quelques heures plus tard, c’est autour d’un autre navire, le MV Elka Athina, qui navigue à proximité de sonner l’alerte. Il signale au RSS Endeavour par la radio de pont qu’il est lui aussi poursuivi, cette fois par un skiff de 5 personnes. L’hélicoptère repère alors le skiff suspect qu’il identifie comme ayant déjà été l’auteur de tentatives de piraterie. Les pirates renoncent à la poursuite et réintègrent le bateau mère. Le skiff d’attaque est alors détruit par l’hélicoptère du Endeavour, indique les forces de Singapour.

 »"

Capture du MT Liquid Velvet

Un tanker grec, battant pavillon des Iles Marshall, a été capturé par les pirates le 31 octobre au sud-est du détroit de Bab el Manded, entre Djibouti et Yemen (12 Nord : 45 Est). Avec 22 membres d’équipage (21 Philippins et 1 Grec), le navire de près de 12.000 tonnes de brut appartient au grec Elmira Tanker. Il avait à son bord un garde non armé, grec travaillant pour une société australienne de sécurité, selon le site gcaptain.

PrintFriendlyFacebookShare

Une tentative d’attaque sur un thonier espagnol déjouée. 11 pirates arrêtés (Maj)

(crédit : Eunavfor / marine espagnole)

(BRUXELLES2) La saison de pêche … des pirates redémarre (si l’on peut dire!). La frégate espagnole « Canarias » qui fait partie de l’opération anti-piraterie de l’Union européenne (Eunavfor Atalanta) a déjoué une attaque pirates contre un thonier espagnol, le Draco, battant pavillon des Seychelles. 11 suspects ont été arrêtés.

L’incident s’est produit lundi après-midi alors que le Draco – un thonier de 80 mètres appartenant au groupe Mar de Hydra (Galice) – se trouve au large des côtes de Tanzanie (environ 200 milles). Les marins découvrent un skiff qui les poursuit à grande vitesse. était poursuivi par une équipe pirates composé d’au moins un baleinier et un skiff. Le centre d’exploitation et de suivi de l’action de la marine espagnole (COVAM) est prévenu. Les gardes privés à bord (des Israéliens) tirent d’abord plusieurs coups de semonce en l’air pour dissuader les pirates, puis dans l’eau pour les stopper, selon le quotidien de Galice Faro de Vigo. Le commandant du Canarias qui était à environ 100 milles de la scène dépêche son hélicoptère SH-60B pour assister le thonier et stopper les pirates, le temps que le Canarias se rapproche. Les militaires ont alors appréhendé les huit pirates qui étaient à bord du baleinier, mais pas d’armes ou du matériel de piraterie. Puis le skiff a été arraisonné avec 3 pirates à bord.

La frégate se dirige actuellement vers Mombasa pour une escale technique avec les 11 suspects à bord. « Nous attendons une décision des autorités seychelloises sur la plainte que doit déposer la compagnie de pêche », a précisé le ministère de la Défense espagnol.

(Maj – Mer 18h) Les autorités des Seychelles ont accepté de prendre en charge les 11 suspects qui seront déférés à la justice de l’archipel, précise un communiqué d’Eunavfor publié mercredi en fin d’après-midi. Le baleinier a été arrimé à l’arrière de la frégate espagnole tandis que le skiff a été détruit.

PrintFriendlyFacebookShare

Les remises de pirates somaliens à la justice stoppées, ou presque !

(Crédit photo : Louise Marie / Ministère belge de la Défense)Les pirates peuvent être assez tranquilles. En cas d’arrestation par les forces militaires déployées dans l’Océan indien, il y a peu de chance qu’ils terminent leur jour en prison.

Cela fait, en effet, plus de trois mois que plus aucune remise de pirates n’a été faite par les forces internationales à la justice. Les seules traductions possibles l’ont été soit quand les forces locales ont arrêté des suspects – cela a été le cas au Yemen, à la mi-octobre, après l’appréhension d’un bateau suspect par les gardes-cotes – soit quand les Européens ont accepté de traduire devant la justice de leur pays les pirates arrêtés (Belgique et Pays-Bas en dernier lieu). Ainsi la dernière remise aux autorités judiciaires date de fin septembre avec la libération du MT Sherry par le Galicia pour les forces d’Eunavfor. Tandis que coté américain (CTF 151), elle date de début septembre, avec la libération du MV Magellan Star par les navires USS Dubuque et USS Princeton. Précisons que l’OTAN comme les autres forces maritimes déployées à titre national n’ont pas d’accord de traduction des pirates en justice.

Les Etats de la région peu chauds pour l’accueil

La raison ? Certes les pirates ont largement étendu leur zone de chalandise qui s’étend désormais à l’est vers l’Inde et les Maldives, au sud vers la Tanzanie et les Comores. Et cela ne facilite ni les arrestations ni les traductions en justice. Mais la cause essentielle n’est pas là. Elle se trouve dans les difficultés qu’ont chacun des pays de la région pour accueillir les pirates. Des difficultés très différentes d’un Etat à l’autre.

Le Kenya qui a accueilli les deux années le plus de suspects est aux abonnés absents. D’une part, il estime avoir fait sa part de travail. L’application de l’accord avec les Européens a été vertement critiqué au niveau politique en interne. Et l’accueil de suspects se fait désormais au « cas par cas ». Au niveau juridique, la situation n’est pas encore stabilisée. Un jugement de Haute Cour a stoppé tout accueil de suspects pris en Haute mer. Et on attend encore l’arrêt en appel (qui aurait dû être prononcé début décembre). Autre difficulté, soulevée par un expert européen du dossier : les Kenyans sont très exigeants en matière de preuve. « Ils n’acceptent pas ainsi l’intention de commettre l’acte. Or la plupart de l’action internationale en mer ces derniers temps est dirigée vers la prévention d’actes ». Donc vers une « intention » plutôt qu’un « flagrant délit ».

Aux Seychelles, la capacité limitée des prisons est quasiment déjà atteinte. Et l’archipel ne prend que les suspects pris dans ses eaux territoriales.

L’Ile Maurice n’a pas encore signé d’accord. Mais c’est imminent, selon les informations recueillies par ‘Bruxelles2′.

Quant à la Tanzanie, pays qui pourrait s’ajouter sur la liste, il était jusqu’ici en processus électoral. Et si des contacts ont bien été pris, rien n’est encore acquis.

Il ne reste que le Yemen (qui n’accepte que les pirates pris dans sa zone) et le Puntland, entité fédérée de la Somalie. Deux Etats avec lesquels il n’existe aucun accord formel de transfert.

Seule solution : la libération ou l’Europe

Actuellement, faute de mieux, les pirates pris en flagrant délit ou suspects sont tout simplement remis en liberté, après interrogatoire et prise des empreintes ou identités. Quand c’est possible, ils sont rapatriés en Europe. Mais c’est rare. Moins d’une quarantaine ont été ainsi rapatriés. Peu de pays les acceptent. Et encore en quantité très limitée. La France pourtant très allante dans les actions de piraterie n’a ainsi plus accueilli de suspects, depuis avril 2009. Il faut dire que les premiers pirates transférés, en avril 2008 suite à l’affaire du Ponant n’ont toujours pas été jugés. Cela va faire maintenant trois ans… On commence à atteindre le délai « peu raisonnable ».

Lire également :

PrintFriendlyFacebookShare