Un Mirage français s’écrase près de Luxeuil. Aux commandes un Taïwanais (maj2)

(BRUXELLES2) Un Mirage 2000-5 de l’armée de l’air de la base aérienne de Luxeuil — la BA116 – qui effectuait une mission d’entraînement, s’est écrasé ce matin au nord-est de Luxeuil annonce le service de presse des armées. Il faisait partie d’une patrouille de quatre avions. Le crash a eu lieu à Froideconche (Haute-Saône), la commune qui jouxte la base, deux à trois minutes après son décollage.  

Un pilote expérimenté

Le pilote n’a pas réussi à s’en sortir. Il est décédé dans l’accident. C’était un pilote taïwanais en entrainement (Taïwan ont acheté une soixantaine de ces appareils). Le lieutenant-colonel Tung-yi Wang, pilote de chasse de l’armée de l’air taïwanaise, séjournait en France depuis deux ans. Il était âgé de 37 ans, « entraîné et expérimenté ». Il « totalisait 1800 heures de vol dont 1500 sur Mirage 2000-5 ».

Une enquête a été « diligentée pour déterminer les circonstances précises » du crash. Un accident qui endeuille la BA116 (que je visiterai avec quelques collègues en fin de mois). Et le général Mercier, chef de l’armée de l’air a tenu à exprimer ses condoléances à la famille. Le Mirage 2000-5 est le dernier-né de la famille Mirage. Et le plus récent, doté de certains équipements (avionique revue, radar RDY qui équipe le Rafale, missiles). Il avait été engagé en Libye, sous les couleurs françaises aux cotés des Rafale et autres mirages, et sous les couleurs qataries.


Un équipage sino-vietnanien libéré. Taiwan et la Chine se parlent, via Bruxelles

(crédit : Eunavfor)

(BRUXELLES2) Les pirates somaliens ont libéré, mercredi (18 juillet), l’équipage du chalutier de pêche taïwanais, le FV Shiuh Fu n° 1, capturé le jour de la Noël 2010 près des côtes malgaches. 26 personnes à bord (13 Chinois, 1 Taïwanais et 12 Vietnamiens) ont été récupérées saines et sauves par un navire de guerre chinois… qui a mis le cap sur Dar-es-Salaam (Tanzanie), où des plénipotentiaires des trois pays concernés devaient recueillir leurs ressortissants.

Une rançon a bien été versée selon nos informations, « droppée » par voie des airs (comme c’est de coutume), le 17 juillet. D’un montant de 3 millions de $, son versement aurait provoqué, selon Somalia Report, un divorce entre les pirates, entre ceux qui gardaient les prisonniers (du groupe des Ilaalo commandé par Heeryo) et les autres participants à l’opération de piraterie, notamment les investisseurs.

Une opération de récupération menée de concert entre Chinois et Européens

L’opération de récupération des otages a été menée discrètement avec le soutien des Européens. L’équipage avait, en effet, été transféré du navire dans un lieu tenu secret près de Hobyo, un des principaux « ports » pirates. Et le navire avait été abandonné et rendu impropre au service (il était utilisé occasionnellement comme bateau-mère selon certaines versions). Toute la difficulté de l’opération consistait donc de pouvoir récupérer, rapidement et sans dommages, un équipage affaibli par plus de 18 mois de détention.

Dialogue via le QG d’EUNAVFOR

La délégation de Taiwan à Bruxelles avait demandé l’assistance des Européens. Seulement, le jour dit de la libération, le navire le plus proche des coalitions anti-pirates se trouvait être un navire chinois, … de Chine continentale. Le plus proche navire d’EUNAVFOR se trouvant – selon un officier européen – à environ 48 heures de là. Ce sont les structures de gestion de crise à Bruxelles qui ont servi d’intermédiaire. Des contacts furent donc pris entre l’OHQ de Northwood – commandant la flotte européenne – et l’amiral commandant la flotte chinoise. Celui-ci promis alors d’envoyer son navire sur zone. Le repérage des skiffs dans lesquels se trouvaient les otages pouvait, au besoin, être assuré un avion de patrouille et de reconnaissance P3 Orion, allemand. Mais finalement, le navire chinois a pu récupérer sans encombres tous les marins, sains et saufs…

Décidément en mer, les barrières politiques s’effacent. Et les pirates ont réussi un nouveau « miracle » : faire se dialoguer Taïwan et Chine continentale via Bruxelles !

(NGV)

Les pirates de retour au large des Seychelles. Thoniers menacés également (Maj)

Un skiff pirates (crédit : Eunavfor)

(BRUXELLES2) Il n’y a pas que les touristes en voyage de nuit de noce ou amateurs de décors paisibles et de douce chaleur à aimer les Seychelles. Les pirates, également, semblent priser l’archipel, qui avec ces centaines d’ilots dispersés autour, leur permet, éventuellement, offrent des abris temporaires, pour foncer au besoin sur leurs proies.

Un chalutier taïwanais, 28 marins

Un chalutier taiwanais a, sans doute, été capturé par les pirates. Le Chin Yi Wen a 28 hommes d’équipage à bord (9 Chinois, 8 philippins, 6 Indonésiens et 5 Vietnamiens). Et tout contact avec le navire a été perdu depuis vendredi a annoncé le ministère taïwanais des Affaires étrangères samedi (5 novembre). Le navire a mis le cap à toutes allures vers la côte somalienne, a-t-il expliqué. Taïwan a demandé l’aide de l’Union européenne, de la France et du Royaume-Uni, entre autres, pour permettre de récupérer ce navire. (Maj) Les marins ont pu se libérer de leurs ravisseurs dans l’après-midi de dimanche, selon l’agence de presse de Taïwan. L’intervention de la Marine britannique a été déterminante, semble-t-il. 3 marins blessés légèrement dans l’opération. Le navire fait désormais route vers Port-Victoria (Seychelles), accompagné par les navires britannique et des forces seychelloises.

Un navire de pêche des Seychelles, 2 pêcheurs

Tout contact a été perdu avec un navire de pêche local, à 65 milles à l’ouest de Mahé, depuis plus d’une semaine, a annoncé le commandement des gardes-côtes des Seychelles samedi (5 novembre). L’Aride avec ses deux hommes d’équipage pourrait avoir été capturé par les pirates, précisent les autorités, selon nos confrères seychellois. Un avion de patrouille norvégien – qui participe à l’opération de l’OTAN Ocean Shield – et des navires européens ont bien patrouillé dans la zone. Mais tout espoir de les retrouver semble compromis.

Un thonier français échappe de peu

Le Torre Giulia, le thonier armé de la Compagnie Française du Thon Océanique (de Concarneau) armé par la CMB, anciennement italien et battant désormais pavillon français, a été attaqué par des pirates à 200 milles au nord-ouest de l’ile Denis, qui appartient à l’archipel des Seychelles. Attaque déjouée grâce à la présence des militaires à bord. Ce n’est pas la première fois cette année que des thoniers sont attaqués cette année, semble-t-il. Mais les équipages ont reçu stricte consigne de « la boucler », et de ne rien dire de ces attaques à la presse.

Lire également :

Dernières nouvelles de la piraterie (30 mai 2011)

(BRUXELLES2) 664 marins et 43 navires sont toujours aux mains des pirates somaliens, selon le dernier bilan dressé par l’ONG Ecoterra, le 29 mai. Le QG européen anti-piraterie dénombre 518 otages et 23 navires (mais il ne dénombre pas les petits navires des pêcheurs locaux). La liste des navires piratés dressé par le QG d’Eunavfor à Northwood.

Je ne résiste pas non plus à vous glisser d’une course d’équipes au camp Lemonnier à Djibouti organisée au profit d’une ONG. Ici Heavy Marine Helicopter 364 Unit (crédit : Africom / Us Army)

Dimanche (29 mai). Enquête sur la mort d’un capitaine taiwanais

La représentation américaine à Taïwan (l’Institut américain à Taïwan) confirme l’ouverture d’une enquête après la mort du capitaine du navire taïwanais Jih Chun Tsai No. 68. La marine américaine (USS Stephen W. Groves, membre de la force de l’OTAN « Ocean Shield ») avait donné l’assaut sur ce navire de pêche, reconverti en bateau-mère par les pirates. Le capitaine était mort lors de l’assaut.

Dimanche (29 mai). La marine iranienne déjoue une attaque près du Yemen

La marine iranienne de la 14e flotte de la marine iranienne – composée de la frégate Bandar Abbas et le destroyer Shahid Naqdi – déjoue une attaque, dans les eaux sud du Yemen, contre le Damavand, un tanker iranien attaqué par un skiff armé par 7 pirates, confirme l’agence de presse iranienne FNA.

Vendredi (27 mai). Les peines tombent en Corée du Sud

Trois pirates sont condamnés à des peines de prison comprises entre 13 et 15 ans par le tribunal de Séoul au terme de cinq jours de procès. Un autre pirate – Mahomed Araye – est condamné à la prison à vie. Il a été reconnu coupable de tentative de meurtre sur le capitaine du navire. Le verdict concernant un cinquième suspect – qui a plaidé coupable – devrait être connu le 1er juin. Les témoignages des marins du Samho Jewelry, entendus pendant le procès, attestent de la brutalité des attaques. Les pirates se sont ainsi servi des marins comme des boucliers humains quand les commandos sud-coréens ont tenté de reprendre le navire (ils s’y sont repris à deux fois). Non répondent les pirates c’était pour montrer qu’ils étaient bien vie… Le capitaine, âgé de 58 ans, atteint de plusieurs balles, a dû être opéré à plusieurs reprises et est toujours hospitalisé. Si celui-ci a été blessé par les commandos sud-coréens, une balle au moins provient de l’arme (AK-47) du Somalien Mahomed Araye, a estimé la Cour « sans doute raisonnable », balle qui l’a blessé grièvement (elle venait d’un AK47).

Vendredi (27 mai) Accord de transfert entre le Danemark et les Seychelles

Le Danemark et les Seychelles finalisent un accord de transfert des pirates suspects. Le Danemark bien que membre de l’Union européenne ne participe pas à l’opération européenne anti-piraterie Eunavfor Ataltanta et ne peut donc bénéficier des accords signés par l’UE. Faute de jugement au Danemark, ou de demande expresse d’un pays qui veut juger les suspects, les marins danois, pourtant particulièrement actifs, sont donc obligés de libérer les suspects arrêtés.

Jeudi (26 mai) Un plan danois contre la piraterie

Le gouvernement danois présente au Parlement un plan à moyen terme de lutte contre la piraterie. L’horizon est fixé à 2014. Le gouvernement s’engage ainsi à mettre un navire de la marine six mois par an, dans la zone dédié à lutte anti-piraterie, ainsi qu’un avion de surveillance maritime, type Challenger, pour une période de durée plus courte, « si nécessaire ». Le Danemark est aussi partisan d’actions plus robustes pour les forces de l’OTAN, notamment pour bombarder les camps et bases des pirates à terre, ou envoyer des forces à terre, en cas exceptionnel. Mais le plan ne cache pas que le risque d’escalade est important. Il n’est « pas exclu que les pirates à la suite d’une action accrue et soutenue internationale qui menacent leurs moyens de subsistance, soient plus menaçants contre les otages » et passent à l’acte, que l’on assiste ainsi à des « exécutions ». La collecte des preuves sur les navires victimes de pirates serait renforcée. Un groupe de travail réunissant policiers et militaires a été mis en place. Et des dispositions seront prises permettant la présence de gardes armés à bord des navires. Enfin, le Danemark a donné 2 millions de couronnes au programme de l’UNDOC pour renforcer les capacités judiciaires et pénitentiaires en Somalie. NB : Le pays a plusieurs nationaux aux mains des pirates. Et plusieurs de ses navires, qui portent son pavillon, ont déjà été attaqués.

Mercredi (25 mai). Procès en piraterie reporté à Bruxelles

Le premier procès en piraterie qui devait s’ouvrir devant un tribunal belge a été reporté pour laisser davantage de temps à son avocat d’étudier le dossier, précise l’agence Belga et la presse belge. Omar Mohammed Abdiwahad est inculpé pour avoir détourné le Pompei entre avril et juin 2009. Il a été formellement reconnu par plusieurs marins. Des traces d’ADN et ses empreintes digitales ont été retrouvées à bord du bateau. Il a été arrêté en novembre 2010 par la frégate belge, Louise-Marie, lors d’une autre attaque, contre le Petra I, un navire battant pavillon du Sierra Leone, et transféré ensuite par avion. Il est détenu en préventive depuis le 10 décembre. Initialement, il devait être jugé à Bruges, mais la compétence du tribunal correctionnel de Bruxelles, compétent pour les affaires maritimes, a finalement été reconnue. Lire : La Louise-Marie de retour à la maison. Entretien avec son commandant Carl Gillis et  Premier transfert d’un pirate pour jugement en Belgique

Mardi (24 mai). Saisie d’argent de rançon

Les forces de sécurité somaliennes saisissent, sur l’aéroport de Mogadiscio, 3,6 millions $ à bord de deux avions et arrêtent leurs occupants (Américains, Britanniques et Kenyans). Cet argent aurait pu servir, selon Andrew Mwangura le rédacteur en chef maritime de Somali Report, à payer les rançons de différents marins détenus par les pirates, le MV Yuan Xiang et le MV Suez. Les six hommes arrêtés étaient employés d’une société privée, Salama Fikira, basée dans l’Ile Maurice, selon le Daily telegraph. NB : C’est, à ma première connaissance, la première fois que de l’argent destiné à des rançons est saisie à l’aéroport.

Jeudi (19 mai). Des BMP bientôt obligatoires ? La Commission y réfléchit

Siim Kallas, le commissaire européen aux transports, l’annonce à Gdansk, à l’occasion de la journée maritime européenne. Invitant tous les opérateurs maritimes à appliquer les « best management practices » pour prévenir les attaques pirates, il confirme « réfléchir à la nécessité de rendre cette disposition obligatoire pour les navires naviguant dans les zones de pirates ». Une « attention particulière sera également accordée à une meilleure conception des navires pour dissuader la piraterie. Et la question des gardes armés doit être abordée ».

Mardi (17 mai). Rencontre sino-européenne franche et cordiale

Profitant d’une escale commune à Djibouti, les commandants de l’opération européenne anti-piraterie (CTF 468) et son équivalent chinois (TF 526), les Commander Gonzalo Parente de Castro et Zhou Zhicheng, se sont rencontrés. Un entretien, qui s’est déroulé explique au QG de Northwood dans une « atmosphère franche et cordiale », afin « d’échanger les impressions et idées sur comment combattre la piraterie et d’autres sujets maritimes ». La Chine a une présence quasi-permanente dans l’Océan indien – en ce moment le Maanshan et le Wenzhou, assistés du tanker Qiandaohu – et intégré la coordination multinationale au sein du Shade. Mais si Européens et Chinois partagent la même volonté de lutter contre la piraterie, les méthodes semblent parfois différentes. Les Chinois n’hésitent notamment pas à faire feu directement sur les bateaux qu’ils soupçonnent d’être des pirates. Méthode réprouvée par les Européens, même si ceux-ci veulent s’engager sur des méthodes un peu plus robustes, car elle pousse à l’escalade. Lire aussi : Visite chinoise au quartier général d’EUNAVFOR

Les pirates « libèrent » un de leurs bateaux-mères

Un navire de pêche taiwanais, le Tai Yuan 227, capturé par les pirates vient d’être libéré. Ou du moins, on a appris maintenant cette libération, confirmée par le QG européen anti-piraterie « Atalanta ». Les circonstances de sa libération restent floues, précise-t-on officiellement au QG. « Les pirates auraient libéré le bateau ou celui-ci se serait échappé ». Mais cette libération n’est pas neutre.

Une « libération » dont les détails restent à préciser

Ce bateau de pêche était, en effet, un de ceux répertoriés par les forces internationales comme servant de bateau mère et ravitailleur pour mener d’autres opérations de capture, essentiellement en mer d’Arabie. Selon certaines informations il parait probable qu’au moins un des navires de la flotte multinationale était présent dans la zone. Le navire néerlandais, Hr. Ms De Ruyter (qui participe à la mission de l’OTAN) pourrait avoir concouru, au moins indirectement, à cette libération. Puisqu’il avait mené une action « active » sur le navire, détruisant le moteur d’un de ses skiffs (voire un peu plus !), vendredi dernier.

Un navire américain à la rescousse

Le Tai Yuan 227 avait été capturé, le 6 mai dernier, à 700 miles au nord est des Seychelles. Il comprend un équipage de 28 personnes (Chinois, Vietnamiens, Kenyans et Mozambicains). Celui-ci a été ravitaillé en alimentation et eaux fraiches par un navire de guerre juste après la libération.

Lire également :

Le MV Izumi capturé par les pirates

(BRUXELLES2) Un cargo japonais battant pavillon panaméen, MV Izumi, semble avoir été capturé par les pirates dans l’après-midi de dimanche 10 octobre dans le bassin somalien, a confirmé aujourd’hui le QG de l’opération anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta. L’attaque se situerait, selon nos informations, à environ 70 milles nord-est de Mombasa (03:28 sud et 40:49 est).

Le propriétaire du navire a reçu un appel de détresse automatique, indiquant que le navire semblait victime d’une attaque de pirates. Le navire danois de la force de l’OTAN Esbern Snare s’est rendu sur place pour tenter d’intercepter les pirates et en savoir plus. Un contact avec le capitaine du navire a pu être établi confirmant que les pirates étaient bien à bord. La frégate française Floréal, de la force européenne anti-piraterie, suit à la trace le navire qui était, aux dernières nouvelles à 170 milles de Mogadiscio (la capitale somalienne). The MV Izumi a un équipage de 20 marins, tous philippins.

Les pirates sont partout : des attaques très à l’est et très au sud, également

(mis à jour) Par ailleurs signalons deux attaques pirates : l’une très à l’est, l’autre très au sud, survenues dimanche.

Très à l’est. Un vraquier, le MV Kavo Portland, a été pris sous le feu des pirates, armés de AK-47 et de RPG, à 1300 milles de Mogadiscio (4° Nord, 67° Est !), dimanche en fin de matinée. Il a pu en échapper. L’équipage est sain et sauf. Mais le navire a subi quelques dommages. Un bateau de pêche taïwanais, FV Tai Yaun 227, capturé par les pirates en mai dernier au nord des Seychelles, et qui leur sert désormais de bateau-mère, a été repéré à proximité.

Très au sud. 5 pirates ont pris en chasse et ouvert le feu sur un tanker à environ 51 milles au sud-est de Kiswere (Tanzanie), à presque 10° sud et 40° Est. Le capitaine a pris des mesures pour prévenir l’attaque et prévenu la marine tanzanienne. Celle-ci a ensuite escorté le navire, sain et sauf, jusqu’au port de Mtwara.

(Nicolas Gros-Verheyde)