Début de la levée des sanctions commerciales européennes en Birmanie
(B2) Alors que la chef de file de l’opposition birmane, Aung San Suu Kyi, est en visite officielle à Washington, la Commission vient de proposer la réintégration de la Birmanie dans son système de préférences généralisées (plus connu sous son appellation anglophone : Generalised Systems of Preferences – GSP).
L’initiative est la suite logique de la décision politique prise en avril dernier. par les 27. L’Union européenne considère en effet que le pays a maintenant fait preuve d’un réel effort afin d’éradiquer les activités de travail forcé qui jusqu’alors infestaient l’économie nationale. «Le commerce est fondamental afin de soutenir la stabilité politique et le système européen de préférences commerciale apportera à ce pays enclin aux réformes, un accès prioritaire au plus grand marché du monde» a précisé Karel de Gucht, Commissaire européen au Commerce. En juin dernier, l’Organisation Internationale du Travail (OIT) rapportait que de sérieuses actions avaient été prises en la matière, même si des problèmes résiduels pouvaient persister. La conclusion de l’UE a été la même. «Malgré les contraintes structurelles que le pays continue d’affronter», la Birmanie donc mérite la levée des sanctions économiques indique la Commission.
Faisant partie des pays les moins avancés, la Birmanie bénéficie d’un accès complet, exempt de frais de douane ou de quota, au marché de l’UE, sauf bien-entendu en ce qui concerne le marché de l’armement. L’ancienne colonie britannique avait été exclue du système GSP en 1997 pour cause d’enfreindre de manière systématique la législation internationale interdisant le travail forcé.
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