Les cinq pirates arrêtés par le Navarra inculpés aux Seychelles. Un récidiviste parmi eux

(B2) La Cour suprême des Seychelles a officiellement inculpé mardi (28 mai) les cinq pirates somaliens présumés transférés aux Seychelles par la force européenne anti-piraterie (EU NAVFOR Atalanta). 

Trois des cinq pirates présumés lors de leur comparution au tribunal le 29 avril (© Rassin Vannier / seychelles news agency )

Ils devraient être reconvoqués devant le tribunal le 7 juin selon l’agence seychelloise d’informations, reflétant des informations de la police. Les cinq suspects avaient été transférés aux Seychelles le 26 avril dernier après leur arrestation par le navire amiral d’Atalanta, la frégate espagnole Navarra (Les cinq pirates arrêtés par les Espagnols transférés aux Seychelles). Quelques jours après leur arrestation, trois des cinq suspects avaient comparu une première fois devant le tribunal lundi 29 avril. Deux des pirates restants étaient soignés à l’hôpital pour leurs blessures.

Un récidiviste parmi les suspects

Précision intéressante : un des pirates semble être un récidiviste. Il avait déjà été arrêté et transféré aux autorités des Seychelles en novembre 2017 et rapatrié en Somalie en décembre 2018, selon la police seychelloise. Il aurait été impliqué dans l’attaque du Galerna III selon nos informations.

(NGV)

Lire aussi :  Les pirates repartent à l’attaque. Un bateau-mère stoppé net dans l’Océan indien (V4)

Les cinq pirates arrêtés par les Espagnols transférés aux Seychelles

(B2) C’est finalement aux Seychelles qu’ont atterri les cinq suspects d’actes de piraterie arrêtés dans le cadre de l’opération EUNAVFOR Atalanta

Les suspects avaient été arrêtés mardi (23 avril) dernier par les marins espagnols après une course poursuite dans les eaux de l’Océan indien qui a duré deux jours (lire : Les pirates repartent à l’attaque. Un bateau-mère stoppé net dans l’Océan indien).

Deux des cinq pirates arrêtés blessés

Ils ont été remis aux autorités seychelloises jeudi (25 avril), dans l’après-midi, par l’équipage du navire-amiral espagnol ESPS Navarra. Deux des suspects qui ont été blessés dans la tentative d’attaque ont été pris en charge de façon médicale.

La réactivation d’un accord non appliqué depuis plusieurs années

Ce transfert est l’application d’un accord qui lie depuis 2009 l’Union européenne à l’archipel de l’Océan indien. C’est le dernier accord qui reste actif, à disposition des Européens (1). Les Seychelles ont ainsi reçu plus de 170 suspects d’actes de piraterie, selon la base de données ‘piraterie’ de B2. Une vingtaine de dossiers ont été instruits aboutissant à des condamnations dans deux tiers des cas environ. Une centaine de suspects ont été déclarés coupables et condamnés.

Un accord non utilisé depuis plusieurs années

Mais l’accord est resté inappliqué depuis près d’un an et demi, du fait de la chute de la piraterie dans la région. Le dernier transfert remonte à novembre 2017 par l’ITS Virginio Fasan après l’attaque du Galerna III. Tandis que le dernier dossier piraterie jugé aux Seychelles l’a été en 2016 pour des faits remontant en 2014. Il y a encore 20 détenus somaliens dans la prison de l’archipel, à la Montagne Posée, selon l’agence de presse seychelloise.

(Nicolas Gros-Verheyde)


Un seul accord pleinement opérationnel ?

Le Kenya a décidé de ne plus admettre de prisonniers transférés par l’Union européenne. L’ïle Maurice n’est plus très chaude. Et l’accord avec la Tanzanie n’a jamais reçu d’application concrète. Les accords avec ces deux derniers pays ont d’ailleurs fait l’objet d’un arrêt en annulation par la Cour de justice européenne, en juin 2014, les estimant non conformes aux règles institutionnelles européennes (lire : Transfert de pirates dans l’Océan indien à la Cour : un acte de politique étrangère ?). Le Parlement européen ayant vu ses droits à l’information ‘légèrement’ contournés… Les effets de ces accords sont maintenus par la Cour. Mais cette validité reste fragile.

(NGV)


 

Les six pirates transférés aux Seychelles

Transfert des pirates suspects aux Seychelles par les forces européennes (crédit : Thomas Meriton)

(B2) Les six pirates somaliens arrêtés par la marine italienne, dans le cadre de l’opération EUNAVFOR Atalanta, le 19 novembre (Lire : Six pirates arrêtés dans le bassin somalien, entre Seychelles et Somalie) ont été transférés aux Seychelles. Les suspects, âgés de 16 à 24 ans, sont arrivés aux Seychelles, jeudi matin (23 novembre) au port de Victoria. Un transfert effectué en vertu de l’accord signé avec l’Union européenne.

Reste à ce que le procureur engage les poursuites. « Les poursuites dépendront des preuves analysées par le bureau du procureur général », a souligné le commissaire par intérim de la prison de Montagne Posée, Raymond St Ange, selon l’agence Seychelles News Agency.

Le nombre de pirates détenus dans l’archipel s’est largement réduit depuis le pic de la piraterie entre 2009 et 2012. Il ne sont plus que 15 dans la prison de l’île.

(NGV)

 

Six pirates arrêtés dans le bassin somalien, entre Seychelles et Somalie (V6)

(B2) Six personnes, suspectées de piraterie, qui étaient à bord d’un baleinier, servant de navire-mère, et d’un skiff, ont été arrêtées après l’attaque de deux navires, les 17 et 18 novembre dans le sud du bassin somalien, a pu apprendre B2 selon un communiqué de l’opération européenne anti-piraterie déployée dans l’Océan indien (EUNAVFOR Atalanta).

Arrestation des six pirates présumés qui étaient à bord d’un petit baleinier, par l’équipe d’abordage du Virginio Fasan (crédit : EUNAVFOR Atalanta)

Entre Somalie et Seychelles

L’incident s’est déroulé entre les Seychelles et la Somalie selon nos informations, à environ 320 milles marins au sud-est de la côte somalienne, (à la hauteur de la ville de Mogadiscio). Ce qui est pour le moins nouveau ; ces derniers mois les attaques pirates se concentraient dans le Golfe d’Aden ou le long des côtes somaliennes.

Tirs au RPG

Les pirates ont attaqué au RPG le 17 novembre, contre le MV Ever Dynamic, un porte-conteneurs de 52.000 tonnes battant pavillon panaméen et opéré par Evergreen, qui allait de Mombasa à Colombo (Sri Lanka) puis se sont dirigés vers le bateau de pêche Galerna III, un thonier de la compagnie Albacora de Bermeo battant pavillon seychellois (1) qui évoluait au large des Seychelles. La présence d’une équipe de sécurité et la mise à l’abri de l’équipage ont permis d’éviter des pertes humaines du côté des marins.

Au large de l’Ile de Mahé

Il était 8h55 heure locale samedi (18 novembre), le Galerna III se trouvait au nord-ouest de l’île de Mahé, dans les eaux internationales, lorsqu’un des trois gardes de sécurité a sonné l’alarme, raconte le capitaine Ager Zabala au quotidien El Correo. Un bateau suspect s’approchait à pleine vitesse et il n’y avait pas de temps à perdre. Selon le protocole habituel, l’ordre a été donné de ‘zigzaguer’, une manœuvre d’évitement classique. « Les marins sont partis se réfugier dans la pièce de sécurité », tandis que les agents de sécurité se préparaient à repousser l’agression. « Ils ont envoyé plusieurs éclairs d’avertissement quand le bateau était à environ 800 mètres. Quand ils ont vu que nous étions armés, ils ont décidé d’abandonner et sont retournés vers le navire-mère qui était aux environs », explique Ager Zabala.

Appréhendés par les Italiens

Un avion de patrouille maritime espagnol est d’abord intervenu pour localiser les pirates avant que les marins italiens de l’ITS Virginio Fasan (F-591) prennent le relais. « Le navire Fasan patrouillait à environ 60 milles marins de la côte sud de la Somalie quand une attaque de pirates a été signalée sur le porte-conteneur » relate un rapport la marine militaire. Le navire s’est alors dirigé vers le lieu de l’incident. Dans le même temps, une seconde attaque contre le navire de pêche a été signalée. Un navire suspect des pirates repéré par l’avion de patrouille maritime, l’hélicoptère de bord SH-90 du navire italien a pris le relais, permettant de repérer précisément « deux petits bateaux dans une position cohérente et corrélée avec celles des attaques ». L’équipe de fusiliers marins du bord de la brigade San Marco est alors intervenue pour arrêter les suspects. Les équipages des navires attaqués sont sains et saufs, précise-t-on à EUNAVFOR Atalanta.

Processus juridique en cours

« Le processus juridique est commencé — a indiqué l’opération européenne – afin que les pirates présumés soient transférés à une autorité compétente pour être poursuivi en justice ». Selon nos informations, ce sont les Seychelles qui pourraient, tout d’abord, être actionnées pour accepter ces suspects, en vertu de l’accord existant avec l’Union européenne. Une hypothèse d’autant plus sérieuse qu’une des attaques des pirates était dirigée contre un navire battant son pavillon.

(Mis à jour) Jugement aux Seychelles

Une indication confirmée. Les suspects ont été remis jeudi (23 novembre) aux autorités des Seychelles fin novembre. Ils ont été mis en accusation pour avoir commis un acte de piraterie » et tentative d’acte de piraterie. Ils encourent une peine allant jusqu’à 30 ans.

Un rappel à la prudence

Le QG de l’opération européenne a aussitôt lancé un appel à la prudence à tous les marins présents dans le secteur, pour qu’ils s’enregistrent lors de leur passage dans le Golfe d’Aden et l’Océan indien au MSCHOA (le centre de surveillance maritime pour la Corne de l’Afrique), et continuent d’appliquer les bonnes pratiques, inscrites dans le BMP4.

Première arrestation depuis des mois

C’est la première fois depuis plus de trois ans que des pirates sont ainsi arrêtés par une équipe européenne. La dernière arrestation dans le secteur avait été faite par la marine chinoise au printemps (lire : Trois pirates arrêtés par la marine chinoise transférés au Puntland).

Une reprise légère de la piraterie

Après trois années « creuses » (2014, 2015, 2016), l’année 2017 représente un certain frémissement de la piraterie. Selon le QG d’Atalanta à Northwood (sans tenir compte de la dernière attaque), les pirates ont mené cette année six attaques dont deux ont été couronnées de succès (bateaux piratés) et quatre ont échoué ; trois attaques ont été déjouées par les navires de guerre et deux autres évènements suspects sont signalés.

NB : notre bilan tiré de notre base de données « pirates » (alimentée par les sources maritimes) est légèrement supérieur : nous avons noté une vingtaine d’attaques (ou de tentatives d’attaques), et quatre navires piratés.

(Nicolas Gros-Verheyde)

(1) L’Intertuna III est avec le Galerna III un des thoniers espagnols battant pavillon des Seychelles. Ce qui leur permet d’échapper à la date de fermeture de la pêche au thon jaune (albacore) établie par le gouvernement espagnol.


Dernier incident grave au large du Yemen

Le dernier incident recensé dans la zone était au large du Yemen, le 24 octobre, aux petites heures de la matinée, à environ 37 nautiques au sud est de l’île de Socotra. Des pirates armés à bord de deux skiffs se sont approchés, ont tiré un dhow de pêche. Un marin a été tué et trois autres blessés. L’intervention d’un navire militaire a mis fin à l’attaque, les militaires répliquant aux tirs des pirates. Ils sont ensuite venus en aide aux pêcheurs, prodiguant des soins aux blessés, et procédant un contrôle des dommages subis par le navire. Celui-ci a pu poursuivre son voyage.


Lire aussi : Une tentative d’attaque par des pirates échoue dans le Golfe d’Aden

Mis à jour 20.11 9h avec le bilan de la piraterie, 16h avec les noms des navires, 20h avec le récit du capitaine du navire de pêche attaqué – 21.11 3h avec le rapport de la marine italienne – le 30.11 avec la remise aux Seychelles

Cinq pirates arrêtés par le Siroco finalement libérés. 8 autres maintenus en détention

La remise des cinq pirates aux Seychelles par l’équipage du TCD Siroco. Ils sont aujourd’hui libres (crédit : DICOD / Ministère Fr de la défense)

(B2) La haute cour des Seychelles a décidé vendredi (9 décembre) sur deux dossiers différents de pirates somaliens. C’est le dernier dossier encore en cours sur le plan de la justice aux Seychelles. Les juges seychellois ont décidé de libérer cinq pirates, arrêtés dans le Golfe d’Aden début 2014. Ils ont, en revanche, décidé de maintenir la condamnation de huit autres personnes arrêtés en novembre 2015.

Libération des cinq hommes arrêtés par le Siroco

Les cinq hommes avaient attaqués, en janvier 2014, un dhow — le Shane Hind — en mer d’Arabie et d’avoir retenu l’équipage indien en otage. Ils avaient ensuite utilisé le dhow comme un bateau-mère pour partir à l’attaque d’un tanker Nave Atropos battant pavillon des îles Marshall. L’alerte donnée, un avion de patrouille japonais avait survolé la zone, pour circonscrire les pirates. Sur mer, c’est le navire de la marine française, le TCD Siroco, qui hébergeait alors le QG flottant de l’opération européenne Atalanta, qui avait été à l’assaut pour libérer les otages et capturer les pirates. Ceux-ci avaient ensuite été transférés aux Seychelles le 30 janvier 2014 puis condamnés en juin 2016 à 12 ans de prison par la Cour des Seychelles. Le juge Anthony Fernando a estimé qu’il n’y avait suffisamment de preuves pour maintenir les cinq personnes en prison. « Nous annulons les condamnations et demandé leur rapatriement immédiat en Somalie » a-t-il indiqué dans son jugement selon l’agence Seychelles News, qui annonce l’information.

NB : Même s’ils ont été libérés aujourd’hui, les apprentis pirates auront passés près de trois ans en prison. Ce qui à l’échelle des condamnations prononcées par les différents tribunaux — et en tenant compte des remises de peines — est dans « la moyenne ». Cette libération survient de plus alors que la piraterie maritime d’origine somalienne a largement diminué et ne représente plus du tout le même risque qu’il y a plusieurs années.

Maintien en prison des huit Somaliens arrêtés par le Esbern Snare

Dans le deuxième recours introduit par des Somaliens condamnés accusés de piraterie, la Cour d’appel a maintenu des sentences de 14 ans contre huit personnes pirates arrêtés en novembre 2013 et condamnés en juin 2015. Ils étaient accusés d’avoir commis attaqués deux navires : le MV Zhongji n°1, un chimiquier battant pavillon de Hong-Kong, et le MV Torm Kansas, un navire danois, à bord d’un skiff et d’un baleinier, réquisitionné pour l’occasion et servant de bateau-mère. Leur attaque avait été stoppée par les gardes privés du Torm Kansas, le 6 novembre 2013. Et les neuf pirates avaient été arrêtés par le navire de la marine danoise, HDMS Esbern Snare, et transférés aux Seychelles. Un des pirates considéré comme mineur avait été libéré et rapatrié en Somalie.

(NGV)

Aller plus loin, lire aussi :

Sur l’affaire du Shane Hind

Sur l’affaire du Torm Kansas:

 La remise des pirates aux Seychelles (crédit : Marine française / DICOD)

Le dernier dossier piraterie jugé aux Seychelles

 La remise des pirates aux Seychelles (crédit : Marine française / DICOD)

La remise des pirates aux Seychelles le 30 janvier 2014 (crédit : Marine française / EMA)

(BRUXELLES2) Dans ce qui constitue le dernier cas de piraterie jugé aux Seychelles, le tribunal de Port Victoria a condamné, vendredi (10 juin), cinq Somaliens à 12 ans de prison. Le procès qui a duré plus de deux ans n’a pas permis d’entendre les Indiens qui étaient à bord du boutre capturé par les pirates, selon Seychelles news qui commente l’information.

Les cinq pirates avaient été arrêtés par la marine française, le 18 janvier 2014, par le TCD Siroco, qui était alors le navire-amiral de l’opération européenne anti-piraterie Atalanta très loin des Seychelles, près des côtes yéménites et omanes, après l’attaque la veille contre le tanker Nave Atropos battant pavillon des îles Mashall en se servant du boutre indien comme bateau-mère (lire : Arrestation des 5 pirates dans le Golfe d’Aden).

Après avoir vainement cherché un pays apte à traduire en justice les pirates, la marine française avait finalement trouvé aux Seychelles un accueil favorable. Ils avaient été ainsi débarqués le 30 janvier 2014 dans l’archipel et remis aux autorités seychelloises (lire : Les pirates remis aux Seychelles).

Au cours des six dernières années, les Seychelles ont instruit près de 20 affaires de piraterie, condamnant plus d’une centaine de pirates. Plusieurs d’entre eux ont soit été libérés, soit renvoyés en Somalie pour purger la fin de leur peine. 22 Somaliens étaient encore incarcérés à la prison de Montagne posée en mars selon le quotidien en ligne seychellois.

(NGV)

Lire aussi:

Les 5 pirates arrêtés par le Siroco en jugement à Port-Victoria

(Crédit : EUNAVFOR Somalia)

L’armée de l’air des Seychelles prête à survivre en mer

(Crédit : EUNAVFOR Somalia)

(Crédit : EUNAVFOR Somalia)

(BRUXELLES 2) Avoir les bons réflexes après un crash en pleine mer, construire un radeau, le déplacer. Ou encore, savoir se placer et agir pour faciliter le processus de treuillage des victimes qui les entourent ou d’eux même… Ce sont quelques uns des exercices qu’ont réalisés une vingtaine de pilotes de l’Armée de l’Air des Seychelles, début mai.

Une formation de deux jours, offerte par les membres de son équipage du patrouilleur de haute mer espagnol ESPS Tornado (P-44) qui participe l’opération EUNAVFOR Atalanta, profitant du passage sur l’île.

Une fois de retour sur le pont d’envol du navire de guerre espagnol, c’est une simulation d’incendie du moteur de  l’hélicoptère qui a été réalisée. Les membres de la Force Air Seychelles ont pu observer et analyser la réaction de l’équipe espagnole de lutte contre les incendies du Tornado face à cette situation d’urgence. Une démonstration qui s’est accompagnée d’une formation théorique postérieure.

(Crédit : EUNAVFOR Somalia)

(Crédit : EUNAVFOR Somalia)

En quittant les Seychelles, l’ESPS Tornado a repris ses fonctions de lutte contre la piraterie dans l’océan Indien.

(LH)

Pêcheurs espagnols aux Seychelles (© NGV / B2)

Faute de pirates, les gardes de sécurité d’un thonier espagnol s’entretuent

Pêcheurs espagnols aux Seychelles (© NGV / B2)

Pêcheurs espagnols aux Seychelles (© NGV / archives B2)

(B2) La police seychelloise enquête sur une affaire peu anodine, survenue à bord d’un bateau basque, le Txori Gorri, en plein océan indien. Deux des agents de sécurité qui sont sensés protéger le thonier dès qu’il est en pêche en mer, contre les pirates, se sont entretués dans une altercation, fratricide, semble-t-il.

Un tir mortel…

Selon l’enquête préliminaire de la police seychelloise, et les propos du capitaine du navire, rapportés par l’agence seychelloise d’information, « un agent de sécurité a tiré sur un de ses collègues à 16 h vendredi dernier, le blessant mortellement ». Information détaillée par le quotidien espagnol El Pais, citant des sources au sein des forces et corps de sécurité de l’Etat.

… suivi d’un suicide

Le thonier se trouvait entre Madagascar et les îles Seychelles, à environ 90 miles de Port Victoria, lorsqu’une « vive discussion » entre les deux agents de sécurité a provoqué une fusillade. « Un des gardes, Juan José Vera Carrillo, a alors abattu mortellement son partenaire, Juan Manuel Martinez Marchante, » avant d’aller se retrancher dans une cabine du bateau puis de se suicider.

Un thonier basque habitué de l’océan indien

Le Txori Gorri appartient à Inpesca, basé à Bermeo, au pays basque espagnol, et bat pavillon espagnol. Il avait été attaqué à au moins une reprise par les pirates somaliens notamment en mars 2010, le 18 mars, selon nos données. Attaque restée sans succès, le navire ayant réussi à s’enfuir (lire : Les thoniers dans l’Océan indien subissent une attaque chaque jour). Quelques mois plus tôt, le 19 novembre 2009, repérant un navire suspect avec des pirates, à environ 6 miles nautiques de l’endroit où il pêchait, il avait pris la poudre d’escampette. Aucune attaque n’avait alors été déplorée.

Des thoniers protégés par des gardes privés depuis fin 2009

J’avais pu rendre visite à son frère jumeau, le Txori Aundi, en octobre 2009, quand il attendait désespérément de pouvoir reprendre la mer avec des gardes privés à bord. Ce navire, qui bat pavillon des Seychelles, avait pu bénéficié de la protection privée, mise en place par le gouvernement espagnol. Madrid ayant choisi cette solution plutôt qu’une solution militaire choisie par la France. Lire : Thoniers basques aux Seychelles: « Nous sommes des pêcheurs, pas des militaires »

(NGV)

L'exercice incluait la construction d'un point de passage entre deux rives, après la destruction des ponts existant (Crédits: EUFOR Althea)

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix l’UE (PSDC) – juin 2015

(B2)

L'exercice incluait la construction d'un point de passage entre deux rives, après la destruction des ponts existant (Crédits: EUFOR Althea)

P L’hypothèse de la destruction des ponts obligeait à la construction d’un point de passage entre deux rives. (Crédits: EUFOR Althea)

Derventa (Bosnie-Herzégovine) Exercice d’assistance pour catastrophe naturelle devient réel.

Pluies de déluge et inondations historiques. Tel était le scénario imaginé pour l’exercice d’assistance militaire en situation d’urgence humanitaire, qui a failli se transformer en réalité. Les ingénieurs autrichiens et slovaques de la mission EUFOR Althea se préparaient à de fortes pluies et des tremblements de terre dans la zone de la rivière Urina. Les militaires européens étaient soutenus par les forces locales de police, les pompiers, la protection civile locale. La Croix-Rouge était chargée d’établir un centre de crises. Exercice sans doute inspiré par les deux semaines de pluies continues qui frappent la région. Et pour cause, l’exercice de simulation était en cours lorsque l’alerte pour inondation a été lancée dans toute la région.  Forces civiles et militaires se sont mises à disposition des autorités du pays pour répondre au risque réel d’inondation. Finalement, l’alarme a été levée et l’exercice a pris fin sans autre incident.

Sambir (Ukraine). Déploiement des patrouilles de police locale rénovées 

(Crédits: EUAM Ukraine)

Les protagonistes de l’actes ont été les quatre véhicules, fournis par EUAM, qui permettront une présence plus ample et une réponse plus rapide. (Crédits: EUAM Ukraine)

La mission européenne de conseil en Ukraine (EUAM) fait ses premiers pas. La station de police de Sambir, dans la région de Lviv, a été officiellement ouverte le passé 9 juin. Les 147 policiers qui la composent ont été formés par EUAM Ukraine. Les standards d’opération ont été améliorés et les descriptions de postes modernisées pour une meilleure réponse des agents locaux aux appels d’urgence au 102.  Il s’agit d’un projet pilote pour l’introduction de nouvelles formes et méthodes de travail visant la mise en place d’une réponse efficace de la Police ukrainienne. Les patrouilles locales ont été déployées dans tous les secteurs de la ville.

Kapi/Izvor (Serbie/Kosovo). Mise en place de nouveaux points de passage de frontières

Serbes, Kosovars et Européens lors de la visite a Kapi. (Crédits: EULEX Kosovo)

Serbes, Kosovars et Européens lors de la visite a Kapi. (Crédits: EULEX Kosovo)

Deux nouveaux points intermédiaires de passage de frontière sont prévus à Kapi (dans le sud) et Ivor (nord) du Kosovo. Leur usage est uniquement prévu pour le trafic frontalier local afin de faciliter les besoins de la communauté locale. Bernd Thran, responsable de l’équipe de Gestion de frontière de l’Union européenne, et les experts d’Eulex Kosovo, ont visité les deux sites avec leurs homologues de Belgrade et Prestina. « Ceci est à la base du dialogue et de l’accord IBM (gestion intégrée des frontières), qui se révèle être devenu un succès », a conclu Bernd Thran.  Ces visites des 9 et 10 juin ont permis d’accorder les localisations exactes des nouveaux points de passage de frontière et de discuter des prochaines étapes, notamment l’expropriation des terres et la construction elle même. L’accord signé par les deux parties prévoit que les deux nouveaux centres soient opérationnels en 2016, au plus tard.

Jericho (Palestine). Les Palestiniens prêts pour contrôler la frontière à Rafah 

Européens et Palestiniens ont mis fin au programme de formation préparant l’Autorité palestinienne à reprendre le contrôle du point de passage de Rafah. La cérémonie de clôture, célébrée le 17 juin, a réuni les membres de la mission d’assistance aux frontières EUBAM- Rafah et leurs homologues palestiniens. Pendant huit mois, plusieurs dizaines de Palestiniens ont travaillé avec les Européens pour renforcer le contrôle de la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte. Guy Rolin, le chef par intérim d’EUBAM Rafah, a salué le dévouement des participants.

Une patrouille des gardes côtes somaliens a rapidement été envoyée à la zone du choc pour éteindre le feu à bord du pétrolier (Crédits: Eucap Nestor)

Une patrouille des gardes côtes somaliens a rapidement été envoyée à la zone du choc pour éteindre le feu à bord du pétrolier (Crédits: Eucap Nestor)

Seychelles. Simulation d’accident multiple

Les eaux au large de Mahé (Seychelles) ont été le théâtre d’un exercice de collision entre un pétrolier et un ferry, causant une fuite d’huile, un incendie à bord d’un pétrolier, le naufrage du ferry et l’abandon des navires par les équipages. Les radeaux de sauvetages étant attrapés par les courants marins et menés à la dérive loin du site de l’incident. Le but de cet exercice est de vérifier préventivement le niveau de coordination et de coopération entre les agences nationales et les partenaires internationaux dans le cas d’un incident environnemental en mer. Les capacités des agences nationales ont été confirmées, dans la mise en œuvre de leur plan d’urgence anti-pollution mais aussi de recherche et de sauvetage, et de lutte contre les incendies à bord d’un navire. Organisé par EUCAP Nestor le 19 Juin, l’exercice a regroupé le navire espagnol d’EUNAVFOR Atalanta, SPS Galicia, et plusieurs agences de sécurité des Seychelles.

Côtes somaliennes. Atalanta en mission de dépannage

Le navire marchant MV Roberto Rizzo a lancé un appel au secours le 18 juin. Des problèmes de moteurs l’obligeant à jeter l’ancre à seulement 55 miles nautiques des côtes somaliennes, la menace pirate était sérieuse. Le navire italien Libeccio, qui participe à l’opération EUNAVFOR Atalanta, a répondu à l’appel. Des mécanos militaires ont été hélitreuillés pour réparer les moteurs.

Avant l'événement, les étudiants ont effectué un exercice au cours duquel ils ont démontré les compétences qu'ils ont acquises au cours de leur formation. (Crédits: EUTM Somalie)

Avant l’événement, les étudiants ont effectué un exercice au cours duquel ils ont démontré les compétences qu’ils ont acquises au cours de leur formation. (Crédits: EUTM Somalie)

Mogadiscio (Somalie). Nouveau cycle de formations à EUTM Somalie : formateurs et commandants

Pour la première fois depuis sa création, la mission EUTM Somalie a mené en 2015 une formation de formateurs et une formation pour des commandants de compagnie. Environ 20 officiers de chaque formation ont ainsi passé trois mois au camp d’entraînement somalien Jazeera. Tactiques et techniques de commandement et formation ont été introduites par des cours théoriques et mis en pratiques lors d’exercices réels. Les cours ont été planifiés, organisés et menés par l’EUTM Somalie, en coordination avec l’armée nationale somalienne, l’AMISOM, et ONUSOM. Une cérémonie de remise de diplômes a eu lieu le 25 juin à Mogadiscio.

Koulikoro (Mali). Priorité à la formation des officiers 

Au camp d’entrainement de Koulikoro, les formations se s’arrêtent pas. Pendant le mois de juin, les Européens ont entamé la deuxième phase du cours pour formateurs (TTT), qui vise à améliorer les connaissances des instructeurs de l’armée malienne. Au menu : topographie, méthodes de formation, cours de leadership … Pendant huit semaines, les étudiants du cours de TTT ont dû mettre en pratique les connaissances acquises en donnant cours aux étudiants de l’Académie militaire située dans la base de Koulikoro.  À l’habituelle « formation des formateurs » s’est ajoutée le soutien à l’Ecole Militaire Inter Armes (EMIA). Depuis le 8 juin, les formateurs de EUTM Mali participent à l’instruction et à la formation des trois premiers cours impartis à l’Académie des officiers cadets au Mali.

(Leonor Hubaut)

Les 5 pirates arrêtés par le Siroco en jugement à Port-Victoria

(BRUXELLES2) Le procès aux Seychelles des 5 pirates somaliens arrêtés par le navire français TCD Siroco, en janvier 2014, dans le cadre de l’opération européenne anti-piraterie (EUNAVFOR Atalanta) est entré dans une nouvelle phase. C’est dans le cadre de la nouvelle cour spécialisée dans les affaires maritimes des Seychelles que les 5 inculpés, âgés de 19 à 22 ans, vont désormais être jugés, annonce Seychelles news. La mise en place et la construction de cette cour spéciale, dédiée en partie à la piraterie, a été financée de concert par le Bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), le Royaume-Uni, les Pays-Bas et le Fonds d’affectation spécial international contre la piraterie.

Arrêtés près des côtes yemenites

Les 5 pirates avaient été arrêtés près des côtes yémenites et omanes, le samedi (18 janvier), par l’équipage du chaland de débarquement TCD Siroco (L-9012). Ils étaient alors à bord d’un dhow indien leur servant de bateau-mère (le Shane Hind) et venaient de mener une attaque contre le tanker Nave Atropos battant pavillon des îles Mashall. Les 11 pêcheurs avaient été libérés. Un avion de patrouille maritime japonais P3 Orion et un premier repérage par l’hélicoptère de bord du navire japonais JS Samidare avaient alors permis de localiser le dhow et prendre les premières photos. (Lire aussi : Arrestation des 5 pirates dans le Golfe d’Aden).

Preuves jetées par dessus bord

Les suspects avaient bien essayé de se dédouaner de tout acte délictueux. A la vue de l’hélicoptère, ils avaient ainsi jeté par-dessus bord leurs différents équipements de piraterie. Mais la manoeuvre avait été dûment enregistrée par l’hélicoptère français et les marins du RHIB. Ce qui a permis de constituer des preuves utiles pour le jugement. Les autorités seychelloises ayant accepté de prendre en charge les suspects et de les juger, les suspects leur ont été remis le 29 janvier suivant ainsi que toutes les preuves (lire : Les pirates remis aux Seychelles)

30 ans de prison encourus

Le jugement des 5 pirates présumés a débuté en janvier par l’audition des témoins français et elle se poursuit actuellement par les témoins japonais. lls encourent une peine de prison de 30 ans mais, en général, les peines sont un peu inférieures (entre 7 et 20 ans de prison selon les faits). Normalement, ils n’effectueront d’ailleurs pas cette peine dans l’archipel de l’Océan indien mais en Somalie. Les pirates somaliens condamnés sont, en effet, rapatriés dans leurs pays pour y subir leur peine. Une trentaine de pirates somaliens, déjà jugés, sont en attente de leur rapatriement, signale notre confrère seychellois.

(NGV)

L'Adroit (crédit : Eunavfor Atalanta)

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE (PSDC) – avril 2015

(BRUXELLES2)

Port Victoria (Seychelles) – Exercice de recherche et sauvetage d’urgence

« 13 passagers et 2 membres d’équipage d’un avion qui a amerri en mer après des problèmes de moteur, à récupérer, dans un canot pneumatique dérivant au large ! « C’est le scénario de l’exercice organisé par les Européens de la mission de renforcement des capacités maritimes (EUCAP Nestor) et le navire amphibie néerlandais Johan de Witt (L-801), qui participe à l’opération anti-piraterie de l’UE (Eunavfor Atalanta) avec les agences seychelloises compétentes (gardes-côtes, armée de l’air, autorité civile d’aviation et administration de sécurité maritime). Après le signal «Mayday», le navire des gardes-côtes seychellois, le Topaz, s’est immédiatement déployé sur les lieux, avec un avion de patrouille maritime de la Seychelles Air Force. Le but de l’exercice était de tester les plans et les procédures pour les opérations de recherche et de sauvetage d’urgence. L’année dernière, deux grands exercices ont déjà été réalisés, un exercice de lutte contre la piraterie et un exercice de déversement de pétrole. Tous avec le même objectif de mettre en pratique la coopération entre les organismes participants dans des scénarios spécifiques.

Océan Indien (Atalanta) – L’Adroit rejoint la lutte contre anti-piraterie de l’UE

L'Adroit (crédit : Eunavfor Atalanta)

L’Adroit (crédit : Eunavfor Atalanta)

Le patrouilleur français de haute mer, l’Adroit (P-725) a rejoint, à la mi-avril, l’opération de lutte anti-piraterie (Eunavfor Atalanta) pour trois mois. Il avait appareillé le 10 mars du port de Toulon mais, avant de rejoindre l’opération européenne, a participé (sous commandement national) à une opération d’évacuation au Yemen (lire : Une centaine de ressortissants évacués du Yémen par la Royale) et a également escorté des navires de réfugiés qui fuyaient le pays vers Djibouti.

Ce navire peut être équipé d’un drone et d’un RHIB et peut accueillir un hélicoptère. Il a un statut particulier au sein de la Marine. C’est l’industriel DCNS qui l’a « mis à la disposition » jusqu’à l’été 2015. Cela permet à la marine nationale de disposer d’un navire supplémentaire et à l’industriel d’en tester toutes les capacités.

Niamey (Niger) – Formation à la gestion du parc de véhicules

Crédits : EUCAP Sahel niger

Elèves mécaniciens  après la formation. Crédit : EUCAP Sahel niger

Une formation en gestion de parc de véhicules a été dispensée par les experts européens d’EUCAP Sahel Niger. Il s’agissait de la seconde session de formation de ce module. 21 mécaniciens de la Gendarmerie venus de toutes les régions y ont participé. Cette formation s’inscrit du renforcement des capacités nigériennes dans le domaine des matériels roulants. Des activités des ateliers automobiles des différentes forces ont déjà permis de renforcer les actions de maintenance avec la fourniture d’outillage.

Bangui (RCA) – Premières réunions entre Européens et la défense centrafricaine 

Le général Laugel a présenté la nouvelle mission militaire de l’Union européenne en Centrafrique (EUMAM RCA) au ministère de la Défense et de l’Etat-major général de la République centrafricaine. Une première occasion pour les conseillers de EUMAM de rencontrer leurs homologues nationaux. Lire aussi : EUMAM RCA lancée. Mais effet retard pour les effectifs

 

Ramallah (Palestine) – Des kits d’identification pour la police

La mission européenne de soutien à la police palestinienne (EUPOL Copps) a remis des kits de preuves au responsable du Système d’identification automatique d’empreintes digitales de la police civile palestinienne (PCP). Le département des districts de la police est à court de sacs plastique adéquats pour recueillir les preuves et objets saisis. La livraison prévoit de couvrir les besoins du Département des enquêtes criminelles pour les trois prochaines années. Cela permettra aux enquêteurs sur les lieux du crime de recueillir des éléments sans compromettre la nature des preuves. (Lire notre reportage, à suivre…)

 Kiev (Ukraine) – Réforme du Service pénitentiaire ukrainien

Crédit: EUAM Ukraine

 Crédit: EUAM Ukraine

La coopération avec le Service pénitentiaire d’Ukraine (SPV) et la mission européenne sur l’aide à la réforme du secteur de la sécurité intérieure en Ukraine (EUAM Ukraine) a démarré. Durant cette première réunion de travail, les représentants du SPV et le chef de la mission, Kálmán Mizsei, se sont engagés à élaborer un mémorandum de réformes.

Odessa (Ukraine) – Aide à la mise en place de la zone de libre échange

Une première réunion du groupe de travail, avec l’aide d’EUBAM Moldova-Ukraine, a permis d’identifier les besoins clés pour aider la Moldavie comme l’Ukraine à remplir leurs obligations douanières en vertu de l’Accord d’association et pour la mise en place d’une Zone de libre échange entre l’Ukraine/Moldavie avec l’UE. Les priorités seront l’introduction d’opérateurs économiques agréés, un système de garantie de la dette douanière, d’un nouveau système de transit informatisé, et d’un audit et contrôle post-dédouanement. L’assistance européenne inclura un soutien dans l’infrastructure, la législation et la formation.

Kabul (Afghanistan) – Signature d’un protocole de coopération sur la Police

La mission européenne d’assistance à la police (EUPOL Afghanistan) a signé un protocole de coopération avec le ministère afghan de l’Intérieur, le 23 avril. EUPOL veut mettre l’accent pour 2015-2016 sur trois domaines clés : la réforme institutionnelle au sein du ministère de l’Intérieur, la professionnalisation de la Police nationale afghane, le développement de liens entre la justice et la police.

(Leonor Hubaut)

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