Seychelles

Avec les gardes côtes des Seychelles, développer le recueil de preuves

(BRUXELLES2) Profitant de son escale aux Seychelles, le BPC Tonnerre – qui participe à l’opération anti-piraterie de l’UE – et la Garde côtière des Seychelles ont effectué vendredi (26 avril) un exercice en commun, dans le cadre de la mission européenne de renforcement des capacités maritimes dans l’Océan indien (EUCAP Nestor).

En jeu : l’interception (fictive) d’un skiff de pirates présumés dans les eaux seychelloises arrêtés conjointement par le Topaz, le navire des gardes-côtes, et un hélicoptère de la marine nationale du Tonnerre.

Objectif de la manoeuvre : renforcer la coordination et la coopération entre la Garde côtière des Seychelles et les forces européennes, et entraîner la garde côtière dans les procédures de traitement de preuve, au plan international. EUCAP Nestor développe, actuellement, un manuel avec la Garde côtière des Seychelles sur les procédures de traitement de la preuve. Et des experts européens étaient à bord du Topas pour préciser « fournir des conseils sur le traitement des pirates présumés et le recueil des preuves sur le skiff » précise-t-on au QG d’Atalanta.

NB : le recueil et la conservation des preuves sont un des problèmes principaux auxquels sont confrontés les forces multinationales anti-piraterie déployées au large de la Somalie et dans l’Océan indien quand il s’agit de vouloir transférer à la justice des pirates arrêtés en mer, que ce soit en flagrant délit ou en prévention.

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Les avions luxembourgeois. Ils sont de retour…

Un des deux avions Merlin III luxembourgeois de CAE Aviation (crédit: Eunavfor Atalanta)

(BRUXELLES2) Les avions luxembourgeois de patrouille et de reconnaissance (ARP) Détachement sont de retour, fin février, dans la Force navale anti-piraterie de l’UE (EU NAVFOR) aux Seychelles. Ils prennent ainsi la relève de l’avion de la garde-côtière suédoises. Les avions Merlin IIIC ont quasiment été sans interruption déployées depuis le début de l’opération européenne.

Au cours de leurs déploiements précédents, les deux  avions luxembourgeois de CAE Aviation ont effectué un total de 775 missions, soit au total 4500 heures de vol. Des missions combinant les recherches en mer contre la piraterie, la collecte d’informations et les escortes de navires.

Ils ont été impliqués dans plus de 50 incidents maritimes, y compris la détection des Groupes d’Action Pirate en mer, « guidant les forces en mer et fournissant des images précieuses d’incidents liés à la piraterie » précise le QG d’Atalanta.

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Dernières nouvelles de la piraterie (2 mars) (Maj)

(BRUXELLES2)

(crédit : DICOD / Marine nationale)

Piraterie: la frégate Courbet s’entraine à Djibouti

La frégate légère furtive Courbet a relevé, le 20 février, son bateau-soeur, le Surcouf, pour rejoindre l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante. Quittant le port de Djibouti, elle a mené une succession d’exercices en mer avec toutes les composantes des forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj).

L’Ukraine participera à l’opération anti-piraterie de l’OTAN

La frégate ukrainienne Hetman Sahaydachniy, le navire amiral de la Marine ukrainienne, devrait participera à l’opération anti-piraterie de l’OTAN. En marge du conseil des ministres de la Défense de l’Alliance, vendredi (22 février), le ministre ukrainien de la Défense, Pavlo Lebedev, a signé une lettre confirmant cette intention avec le secrétaire général de l’Alliance, Anders Fogh Rasmussen. « L’échange de lettres sert à confirmer l’offre de l’Ukraine et l’intention de l’OTAN de passer à la dernière étape de la certification technique qui est nécessaire pour que la contribution de l’Ukraine soit capable de fonctionner efficacement avec les navires de l’OTAN. »

Condamnation de pirates à Abu Dhabi

La cour d’appel fédérale d’Abu Dhabi a confirmé lundi (25 février), les peines prononcées contre 10 pirates, pour avoir attaqué un vraquier émirati. En avril 2011, alors que le MV Arrilah-1 était en mer d’Arabie, en route vers Dubai avec un chargement d’aluminium pris en Australie, les pirates l’avaient pris d’assaut – utilisant armes légères et explosifs – dans un siège qui avait duré 30 heures jusqu’à que les forces spéciales émirati, soutenues par le navire américain USS Enterprise de la 5e flotte, basée à Bahrein, intervienne. Le tribunal de première instance les avait condamné à la prison à vie en mai, selon le site Jurist, en indiquant qu’après une peine de 25 ans ils seraient expulsés.

Ouverture du centre RAPPICC aux Seychelles

Les Seychelles ont inauguré, le 25 février, leur centre régional de coordination du renseignement et des poursuites contre la piraterie (ou RAPPICC comme Regional Anti-Piracy Prosecution and Intelligence Coordination Centre), ainsi que l’annonce le quotidien local the Nation. Ce centre avait été décidé lors de la réunion de Londres sur la piraterie il y a un an (lire aussi : Jugement des pirates : les solutions de Londres). Le ministre seychellois des Transports, Joel Morgan, et le ministre britannique pour les Affaires maritimes et les Affaires étrangères, Alistair Burton, ont ainsi signé un accord opérationnel et de partenariat pour la mise en place de ce centre, qui aura un côté opérationnel — l’échange de renseignements sur la poursuite des pirates — et un côté de formation. Le bâtiment inauguré dispose ainsi d’une salle de conférence et des salles de formation.

Amnistie pour les pirates, les jeunes surtout

Le président somalien Hassan Cheikh Mohamoud a détaillé son projet d’amnistie pour les pirates dans une interview exclusive à l’AFP le 28 février. Cette amnistie ne concernerait que les jeunes pas les chefs. « Le problème est celui des chefs (pirates). Certains ont été inculpés, et (l’organisation de coopération policière internationale) Interpol est à leur poursuite, des procédures sont en cours dans certains pays contre d’autres, aussi nous ne négocions pas avec eux, nous ne leur offrons pas d’amnistie. L’amnistie est pour les jeunes », a-t-il précisé. A ceux-ci, il espère pouvoir leur offrir une reconversion professionnelle, pour « en finir » avec les attaques au large des côtes de son pays.

Mission Jeanne d’Arc dans l’Océan indien

Le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues participeront à la mission Eunavfor Atalanta au printemps. A bord, outre les équipages respectifs, 135 officiers élèves de la promotion 2010 de l’École navale, qui embarqueront « pour parfaire leur formation ». Le déploiement anti-piraterie s’intègre en effet dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2013 de formation. Entre mars et juillet, la mission sera ainsi déployée en océan Atlantique, en mer Méditerranée puis en océan Indien.

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Neuf pirates de plus aux mains de la justice

descente des pirates aux Seychelles (crédit : Eunavfor / marine néerlandaise)

(BRUXELLES) La frégate HrMs De Ruyter a remis neuf pirates suspects aux autorités des Seychelles ce lundi (25 février), annonce le QG anti-piraterie de l’Union européenne à Northwood. Les suspects avaient été arrêtés le 19 février dernier dans le cadre d’une opération menée de concert avec la frégate espagnol Mendez Nunez – qui sert de navire-amiral à l’opération Eunavfor Atalanta – et un avion de patrouille espagnol P3 Orion, le 19 février dernier, à 120 miles nautiques au large de la côte somalienne. Les suspects vont désormais être poursuivis selon la procédure de la Common law britannique en usage dans l’ile de l’archipel indien.

Lire aussi : Neuf pirates arrêtés au large de Eyl

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Dernières nouvelles de la piraterie (17 février). Le calme dans l’Océan indien, pas en Afrique de l’Ouest…

Le canal de Suez – qui devra être retraversé pour rentrer (ici à l’aller – Crédit : composante marine – ministère belge de la Défense)

(BRUXELLES2) Le front “piraterie” reste calme dans l’Océan indien. Une explication est météorologique. La saison de la mousson du nord est conduit à une détérioration des conditions de navigation. Mais les coalitions anti-piraterie appellent à la vigilance dans les zones à risque et ne pas relâcher les mesures d’auto-protection. Car des groupes pirates continuent d’opérer dans certaines zones. En revanche, du côté de l’Afrique de l’Ouest, les attaques continuent. Deux navires, l’un français, l’autre britannique ont été attaqués, coup sur coup.

Trois marins de L’Esther C pris en otage dans le golfe de Guinée, la piraterie s’étend à l’ouest de l’Afrique

Des pirates ont fait prisonniers trois marins d’un cargo battant pavillon britannique, Esther C, dans le golfe de Guinée, jeudi (7 février). Deux des marins sont russes, le troisième est roumain selon la BBC. Le cargo naviguait dans le golfe entre Douala (Cameroun), et Malabo (Guinée équatoriale), lorsque les pirates l’ont pris d’assaut. Ils ont dérobé du matériel puis sont repartis avec trois des marins. Le reste de l’équipage, 9 philippins, a pu poursuivre la route. Un pétrolier français, le Gascogne, battant pavillon luxembourgeois, avec 17 membres d’équipage togolais, avait été détourné dimanche (3 février) au large de la Côte d’Ivoire, avant d’être relâché mercredi (6 février).

La Louise-Marie en route sur le retour

Photo de famille de l’équipage du Rayo avant le départ (crédit : ministère espagnol de la Défense)

Lire aussi : Formation des forces des Seychelles par les marins français

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Formation des forces des Seychelles par les marins français

(BRUXELLES2) Profitant d’une escale aux Seychelles, du 4 au 7 février, les marins du Surcouf ont conduit des actions de formation dans le cadre du renforcement des capacités locales maritimes. Pendant trois jours, les militaires français ont délivré aux forces spéciales et aux gardes-côtes seychellois divers formations à bord de la frégate française. Au programme : cours et travaux pratiques de secourisme de combat, techniques d’interventions opérationnelles rapprochées (TIOR ou combat au corps à corps) ou encore progression tactique dans les locaux d’un bâtiment. Enfin, à l’appareillage de la frégate, et afin de mettre en pratique tous leurs acquis, les forces spéciales seychelloises ont conduit un assaut de vive force sur le Surcouf à partir de leurs embarcations. NB : Ce programme de coopération est supervisé par l’état-major de la force européenne anti-piraterie Atalanta et se déroule principalement lors des escales de ses bâtiments.

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Un Seychellois à bord de la Louise-Marie

(BRUXELLES2) Un garde-côtes des Seychelles va prendre place à bord de la frégate belge Louise-Marie engagée dans la lutte anti-piraterie dans l’Océan indien dans le cadre de l’opération européenne Eunavfor Atalanta. Le second lieutenant (Enseigne de Vaisseau) Mervin Esparon restera ainsi un mois à bord de la frégate Louise-Marie. Un protocole d’accord a été signé quelques jours avant Noël (le 21 décembre) entre le Colonel Derolez, coté belge, et le chef des forces de défense le brigadier Leopold Payet, côté seychellois rapporte le quotidien local Nation. Le rapprochement de la Belgique avec les Seychelles s’est amorcé après la visite de Pieter de Crem en novembre 2009. Selon Derolez, la présence du garde-côtes seychellois « n’est qu’une étape car la piraterie est maintenant liée aux Al Shabab ».

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Début des extraditions de pirates des Seychelles vers la Somalie

Prisonniers somaliens au Somaliland (crédit : UNODC)

(BRUXELLES2) Les Seychelles ont pour la première fois transféré des pirates somaliens dans les prisons du Somaliland et du Puntland. Condamnés par un tribunal des Seychelles, les 9 pirates vont purger le reste de leurs peines en Somalie, au terme d’un accord destiné à désengorger les prisons de l’archipel.

Les pirates ont été ramenés par deux avions de la compagnie gouvernementale seychelloise – Island Development Company (IDC) – et sous escorte de la police seychelloise. “Je suis heureux de voir que les opérations se sont bien passées et je m’attends à ce qu’il y ait plus de transferts pour la nouvelle année — a précisé le Ministre seychellois de l’Intérieur et du Transport, Joel Morgan —. Je remercie tous ceux qui ont participé à ce succès, particulièrement le service pénitentiaire, les forces de police, le bureau des affaires judiciaires, IDC et l’UNDOC”, .

Le programme de réhabilitation des prisons somaliennes commence seulement à porter ses fruits. Financé principalement par l’Office onusienne contre la drogue et le crime (UNODC), il devrait permettre à terme de renvoyer dans leur pays les 88 prisonniers somaliens encore présents dans la prison de l’archipel, la Montagne Posée.

Lire aussi : 15 suspects poursuivis aux Seychelles. Possible transfert vers Somaliland de condamnés

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