Protection Civile

La commissaire Georgieva confirme: la réserve d’aide est épuisée

La commissaire lors de son déplacement au Pakistan (crédit : Commission européenne)

La commissaire européenne à l’Aide humanitaire et la Réponse de crises, Kristalina Georgieva, l’a précisé, mardi, devant les parlementaires de la commission Développement (1) : « Nous ne sommes qu’au mois d’août et la saison des ouragans n’est pas terminée, mais les ressources sont épuisées, parce que cela a été une année où un désastre a suivi l’autre ». L’année a effectivement été terrible : « le tremblement de terre à Haïti, la sécheresse au Sahel, la situation qui continue d’être difficile au Soudan et maintenant le Pakistan, il n’y a presque plus d’argent dans le budget de ECHO », l’Office européen d’aide humanitaire.

Financement supplémentaire

Un financement supplémentaire provenant d’autres lignes budgétaires du budget européen n’est donc pas exclu. Ce qui confirme une information que ce blog avait déjà publiée (2). « Nous travaillons de façon acharnée pour utiliser chaque euro au mieux. Mais nous aurons peut-être aucun autre choix que de retourner vers vous » a-t-elle affirmée devant les parlementaires, qui ont tendu une oreille bienveillante à cette demande. Comme l’a dit Elmar Brok, le député CDU-PPE, « Vous nous aviez donné une bonne impression lors de la première audition. Vous nous le confirmez. Nous apprécions votre travail« . Un sentiment partagé, pour autant que j’ai pu le comprendre, par la plupart des députés autour de la table ronde du 5G2 qui servait, ce jour-là de salle de réunion.

(1) Lire : L’UE a besoin d’un système de réponse de crises plus fort

(2) lire : Aide d’urgence: l’UE bientôt à sec.

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L’UE a besoin d’un système de réponse de crises plus fort

Kristalina Georgieva à Islamabad avec Nadeem Ahmed, président de la National Disaster Management Authority (NDMA) (crédit : Union européenne)

(BRUXELLES2) « Notre dispositif fonctionne bien. Mais nous pouvons mieux faire« , voici en substance ce que la commissaire européenne, Kristalina Georgieva, en charge de la protection civile a développé devant les députés européen, lors d’une audition de la commission « Développement » consacrée à la réponse européenne sur le Pakistan, ce mardi au Parlement européen.

« La force de l’UE, je ne la vois pas comme un poste de commandement, avec tout le monde qui va m’obéir » a expliqué devant les députés la commissaire européenne. « Mais on peut mieux coordonner le travail avec les Etats membres, de façon plus visible. Lorsqu’on parle d’Union européenne, on doit voir 27 Etats membres qui parlent d’une seule voix. Or aujourd’hui, on a tendance à voir quelques pays et pas d’autres. Cette remarque peut aussi s’adresser à la Commission européenne », a-t-elle ajouté. « Nous devons faire notre autocritique et ne pas mettre uniquement en avant ce que fait la Commission européenne mais aussi, ce que font les autres, ce que nous faisons ensemble. »

Un dispositif d’anticipation des besoins

« L’UE a besoin d’un mécanisme de réponse de crise plus fort » a plaidé la commissaire. « Ce système fonctionne aujourd’hui. Mais ce que nous devons renforcer les moyens d’anticipation. A chaque fois qu’on demande aux Etats membres certains moyens, ils répondent présents. Mais nous ne savons jamais ce qu’ils vont répondre ». Un point que la commissaire a bien voulu m’expliciter un peu plus en détail. « Il s’agit, en fait, — précise Georgieva — de demander, par anticipation à chaque Etat membre ce qu’ils peuvent ou veulent fournir (équipes, matériels, pompes…), d’avoir ainsi une liste de moyens disponibles à tout moment. Cela aurait un avantage : savoir ce que l’on peut fournir à l’avance, permettre de faire une offre précise au pays qui subit une catastrophe naturelle, et être plus rapide et réactif dans la réponse ».

Emploi de forces militaires pour l’aide humanitaire : faire attention

Sur l’utilisation de moyens militaires, face à une situation humanitaire, la commissaire a exprimé devant les députés ses réticences. « Actuellement, les avions OTAN apportent de l’aide au Pakistan. C’est utile. Mais dans certains cas, cela peut avoir un effet plus négatif. Si vous pensez que l’aide humanitaire avec des moyens militaires n’est pas une bonne idée,  … il faut y réfléchir. L’aide humanitaire doit rester absolument neutre » a-t-elle conclu, devant des parlementaires souvent opposés à cet usage mêlant moyens militaires et humanitaires. La commissaire avait déjà confié, avant son départ au Pakistan, être assez dubitative : « Il faut faire très attention, comment nous organisons notre coopération avec les militaires. On ne doit y recourir que si elle est nécessaire et appropriée. Or, parfois elle n’est pas nécessaire. Parfois elle n’est pas appropriée. »

télécharger le discours initial de la commissaire

Ce que vous avez loupé pendant vos vacances

Vous rentrez de vacances, reposé, serein. Bref d’attaque… En quelques lignes, voici les principales infos que ce blog a traité et qui vous permettront de refaire en quelques minutes le point sur quelques dossiers.

Le service européen d’action extérieur est lancé. Après le vote du Parlement européen, et l’adoption formelle par les 27 ministres des Affaires étrangères, fin juillet, le premier texte fondant le service a été publié (ici). Un nouvel organigramme a été mis en circulation (en exclusivité sur ce blog). La bataille pour les postes est désormais plus qu’engagée. Les premiers noms du « Top ten » du service diplomatique. A titre provisoire, les représentants spéciaux ont été prolongés, mais certains restent sur la sellette, ne voyant leur mandat que prolongé pour six mois. Quant à l’UE, elle a passé vaillamment  le cap du demi-milliard d’habitants. Ce qui a quelques significations.

Dans le Golfe d’Aden, les pirates commencent à reprendre le dessus avec quelques prises: le MV Suez et le MV Syrian Star relâché peu après. Les Suédois ont passé le relais aux Français du De Grasse, dirigés par le Contre-Amiral Coindreau. Et une nouvelle rotation de navires et d’avions s’amorce (Les forces européennes anti-piraterie déployées dans le Golfe). A l’ONU s’amorce, plus concrètement maintenant, un débat sur les différentes options pour mettre en place un tribunal international ou régional pour juger les pirates. Jack Lang a été nommé conseiller spécial sur la piraterie du secrétaire général de l’ONU. A signaler que l’Ile Maurice dit Oui à la poursuite en justice de pirates suspects arrêtés par les Européens. L’accord devrait être paraphé en octobre lors d’un nouveau déplacement de la Haute représentante dans la région.

En Somalie, la situation reste difficile. Les milices El Shabab menacent toujours Mogadiscio. Lire : l’odeur de la poudre. L’Ouganda, très engagé dans ce pays (donnant l’essentiel des troupes de l’Amisom et accueillant la formation de la future armée somalienne) a d’ailleurs été frappé par un double attentat sanglant à la mi-juillet. L’Ouganda qui a signé le SOMA avec l’ambassadeur de l’UE.

En Afghanistan, les Néerlandais ont commencé de façon significative leur retrait tandis que la publication de documents confidentiels par Wikileaks aura un effet sans plus durable que d’aucuns veulent le dire. Un nouveau chef de mission a été nommé à EUPOL : le Finlandais Savolainen

Au Kosovo, l’avis de la Cour internationale de Justice qui valide la procédure d’indépendance clarifie somme toute la donne. Tandis que la mission européenne « EULEX » (Etat de droit) a trouvé son rythme de croisière et les premières enquêtes commencent à déboucher. Lire: Ménage d’été au Kosovo. Un nouveau chef a été nommé : le Général Bout de Marnhac

La Russie a fêté à sa manière le 2e anniversaire de la guerre avec la Géorgie en annonçant sa volonté de déployer des missiles S300 dans les 2 provinces sécessionnistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud. L’UE pointe du (petit) doigt la Russie pour n’avoir toujours pas respecté les accords en six points e 2008. Quant à la mission EUMM Georgia, elle est prolongée d’un an, jusqu’à septembre 2011.

En Guinée-Bissau, les 27 ont décidé de mettre fin prématurément à la mission EUSSR, le pouvoir n’acceptant pas certaines règles démocratiques.

Au Congo, n’ayez crainte, rien de changé, Les violences sexuelles continuent.

Les incendies à Moscou ou les inondations au Pakistan ont montré que l’UE n’était pas encore très réactive face aux crises (Le Berlaymont, en vacances, regarde Moscou brûler). Même si la commissaire Georgieva affiche sa détermination, par exemple pour accélerer le déblocage des fonds dans l’UE, et que la « machine » européenne fonctionne, encore une fois l’UE a eu un « retard à l’allumage » préjudiciable pour son poids politique. L’UE est ainsi allée en ordre dispersé en Russie (six pays ont envoyé des moyens, L’aide internationale à la Russie). Le PPE inquiet a d’ailleurs interpellé la Commission. Face aux inondations au Pakistan, cette discrétion a provoqué un échange de lettres aigre-doux entre Sarkozy (Quand Nicolas remonte les bretelles à José-Manuel) et Barroso (José-Manuel prend, à son tour, la plume).

Ce n’est d’ailleurs pas le seul échange de lettres entre Paris et Bruxelles. La France a « titillé » la Commission avec forces échanges de mots doux, au sens propre comme au figuré, sur le Pakistan, le Cas Sakineh ou la présence de l’UE dans les négociations de paix au Moyen-Orient (échange de lettres entre Cathy et ce « cher Bernard »).

A noter d’ailleurs que la réserve d’aide humanitaire européenne est bientôt à sec

En cette période de rentrée, l’heure sera à la ceinture budgétaire. Les Britanniques vont recevoir bientôt leur feuille de route. L’armée britannique se prépare à une sacrée raclée budgétaire. Ce ne seront pas les seuls…

Du coté de la représentation militaire française, une nouvelle tête a fait son apparition, le vice-amiral d’escadre Xavier Paitard venu du cabinet de Hervé Morin, le ministre de la Défense (lire : Un pilote de chasse à la représentation militaire française).

Enfin, last but not least, ce blog s’est offert un lifting avec un nouveau site (mettez vos bookmarks à jour et n’oubliez pas de vous inscrire ou réinscrire à la newsletter, si ce n’est déjà fait !). Sans oublier – dernière nouveauté – les dessins satyriques de Samuel qui offrent un coup d’oeil rafraichissant sur l’actualité (en général en fin de semaine, allez voir)

700 pirates libérés au 1er semestre. Dernier bilan… officiel

crédit photo : EUNAVFOR

Nous avons désormais un chiffre officiel pour les arrestations de pirates et leur traduction en justice. Un chiffre qui correspond – à peu de choses près au bilan que j’avais publié (nos méthodes sont différentes). Mais, surtout, nous avons un chiffre des suspects d’actes de piraterie, appréhendés puis libérés. Les causes sont multiples mais on peut les résumer à quelques mots : défaut de preuves (notamment pas de flagrant délit), pas de pays d’accueil, difficulté opérationnelle (éloignement).

Au premier semestre 2010, les commandants des forces navales européennes et de l’OTAN au large des côtes somaliennes ont ainsi du libérer environ 700 suspects qu’elles avaient auparavant appréhendés. Un chiffre – cité dans un rapport de Ban Ki Moon, le secrétaire général de l’ONU – à comparer aux un peu plus de 100 suspects qui ont été traduits en justice. Ce qui fait un ratio de traduction en justice d’environ 13% (un sur six). Ce est bien peu.

Depuis le début des opérations navales, des poursuites pour des actes de piraterie sont en cours dans 10 États : Kenya, Seychelles, Somalie (dans les régions du Somaliland et du Puntland), Maldives, Yémen, Pays-Bas, États-Unis, France, Espagne et Allemagne. Les poursuites  intentées dans les États de la région suivent l’arrestation et le transfert des auteurs  présumés par les États effectuant des patrouilles navales ou leur arrestation par les  services de répression et les forces militaires de l’État qui engage les poursuites. On dénombre ainsi 528 suspects qui ont été confiés à la justice d’un Etat riverain.

Nombre de suspects poursuivis
dans les Etats bordant l’Océan indien et le Golfe d’Aden

(source : ONU – jusqu’à mai 2010)

Pays Suite à l’arrestation par les États organisant des patrouilles navales Suite à l’arrestation par les Etats d’accueil Total
Kenya 123 0 123
Somalie (Somaliland) 20 80 100
Somalie (Puntland) 60 148 208
Seychelles 11 20 31
Yémen Nombre inconnu mais certaines actions ont été signalées Nombre inconnu 60 (estimation)
Total 528

Détails des poursuites au Kenya et aux Seychelles

Au Kenya, 14 procédures ont été engagées contre 123 suspects depuis 2006. Neuf d’entre elles concernent des suspects transférés par l’Union européenne, 3 des suspects transférés par les États-Unis et 2 des suspects transférés par le Royaume-Uni. Deux procédures sont terminées : 10 pirates transférés par les États-Unis ont chacun été condamnés à huit ans de prison et 8 pirates transférés par le Royaume-Uni ont chacun été condamnés à 20 ans de prison. Le nouveau tribunal de haute  sécurité, ouvert le 24 juin 2010 à Shimo La Tewa, Mombasa et construit par le  Programme de lutte contre la piraterie de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime devrait faciliter le traitement au Kenya des suspects d’actes de  piraterie.

Aux Seychelles, trois poursuites ont  été engagées depuis janvier 2010; l’une concerne des suspects transférés par l’Union  européenne et les deux autres des suspects arrêtés par les Seychelles. Des  procédures judiciaires ont été engagées dans les trois cas.

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Catastrophes dans l’UE : Georgieva veut accélerer le déblocage des fonds


crédit : Commission européenne

La commissaire européenne chargée de la Protection civile, la Bulgare Kristalina Georgieva, souhaiterait que l’aide apportée à l’intérieur de l’Union européenne ait la même efficacité que celle apportée à l’extérieur. Elle l’a confirmé, lors de sa conférence de presse du 18 aout dernier consacré essentiellement au Pakistan. « C’est un peu anormal — a-t-elle expliqué, répondant à une question posée par une consoeur de la télévision polonaise — j’ai la possibilité de déclencher dans les 24 heures une aide financière jusqu’à une limite de 3 millions d’euros quand il y a un sinistre dans un pays qui n’appartient pas à l’Union européenne (la Moldavie ou l’Ukraine) dans le cadre de l’Office d’aide humanitaire (ECHO) (1). Mais pour la Pologne ou la Roumanie, je ne le peux pas. » Et les fonds, issus du Fonds de solidarité mettent plusieurs longs mois avant d’être débloqués (il faut une procédure budgétaire avec accord des 27 Etats membres et du Parlement européen pour chaque financement).

La Commissaire veut donc faire « évoluer ce dispositif car cela crée des frustrations pour nos populations ». « Je voudrais proposer un système identique à l’intérieur de l’UE.  Je vais proposer pour les Etats membres d’avoir un paiement en avance, rapide, qui fera la démonstration de notre solidarité. » Cela devrait partie des propositions qu’elle mettra sur la table dans la communication, qu’elle présentera à l’automne (texte présenté à la Commission en octobre, adopté en novembre).

(1) La CE a effectivement formalisé, au début des années 1990, une procédure spécifique en matière d’aide humanitaire permettant de débloquer des fonds le plus rapidement possible. Une aide de première urgence peut ainsi être débloquée, sur simple signature du « plus haut gradé dans la maison » (le commissaire s’il est là, le directeur général ou le directeur de permanence), dans la limite d’un montant de 3 millions. Au-delà, la commissaire à l’aide humanitaire a reçu délégation de la Commission pour prendre les décisions jusqu’à 10 millions d’euros (crise durable) ou 30 millions d’euros (crise d’urgence), après une première évaluation.

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Troisième attaque déjouée pour le De Grasse

ArrestPiratesDeGrasse4-Eunavfor100819.jpgLe navire amiral de l’opération européenne anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta, le De Grasse, a débusqué un nouveau skiff suspect dans le Golfe d’Aden, le 19 août au soir, annonce le QG d’Atalanta. C’est un avion de patrouille maritime japonais qui a donné l’alerte, ayant repéré un dhow et un skiff à proximité dans le couloir international (IRTC). Celui-ci était à environ 50 miles nautiques.

Le De Grasse a fait décoller son hélicoptère Lynx, donner ses machines et mettre à l’eau un RHIB avec une équipe d’abordage. A bord du skiff suspect, les militaires français ont trouvé six hommes ainsi que tout un attirail de piraterie. Le matériel a été saisi. Et les suspects embarqués à bord du De Grasse, pour un contrôle plus approfondi. Ils ont ensuite été libérés et remis à bord du skiff, delesté, direction: la Somalie. Aucune preuve notable ne pouvant permettre de les traduire devant un tribunal.

(maj) Pendant ce temps, l’USS Princeton - de la CTF 151 a intercepté le dhow qui pouvait servir de bateau-mère.

C’est la troisième fois en trois jours que le De Grasse appréhende ainsi des suspects. La veille, alerté par un navire marchand de la présence suspecte d’un skiff sur son bâbord arrière, l’hélicoptère était également intervenu. Et mardi 17 août, également (1). Ce type d’opérations – même s’il conduit à des libérations – perturbe l’action des pirates et a un rôle préventif : prévenir une ou deux attaques, explique-t-on au niveau européen.

(1) Lire : Pirates suspects arrêtés par le De Grasse

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L’oeil de Samuel : chassé-croisé en Afghanistan

chasse-croise-1-copie-1.jpeg

Dessin : Samuel (non reproductible sans autorisation)
Les Néerlandais ont remis symboliquement, le 19 août, la clé de Kamp Holland aux forces de la coalition. Ce sont les Australiens et les Américains qui vont prendre le relais. Avec un grand nettoyage à la clé. Les néerlandais sont à pied d’oeuvre pour livrer le camp « propre » explique le commandant adjoint du camp néerlandais, le colonel Jurgen van der Biezen. Cette remise de clé est une nouvelle étape dans la décision prise par le gouvernement des Pays-Bas de se retirer d’Afghanistan, retrait entamé fin juillet et qui devrait s’étaler jusqu’à l’hiver.
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Aide d’urgence: l’UE bientôt à sec

(Bruxelles2) Les différentes crises dans le monde ont épuisé la « réserve opérationnelle d’urgence » que l’UE dispose pour l’aide humanitaire. Dotée de 120 millions d’euros (15% du budget de l’aide humanitaire qui se monte à environ 800 millions d’euros), cette « réserve » a normalement été constituée pour ne pas dépenser tout en début d’année. Mais les crises récentes au Niger, en Somalie, au Pakistan dernièrement l’ont épuisé. Et il ne reste, selon mes informations, qu’à peine quelques millions d’euros. Maintenant il va falloir regarnir cette réserve. Et vite. L’argent sera puisé dans des lignes non utilisées du budget européen. Mais pour cela, il faut un accord du Parlement européen et des Etats membres. Espérons que ceux qui ont crié haro sur l’Union européenne sauront utiliser cet « enthousiasme » pour joindre le geste à la parole.

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Pakistan : l’UE renforce son aide

La Commission européenne a décidé d’augmenter son aide pour le Pakistan de 30 millions d’euros supplémentaires. Ce qui porte l’aide européenne à 70 millions d’euros, 115 millions (1) en tenant compte de celles des Etats membres.

(1) Il s’agit bien de 115 et non de 105 comme mentionné par erreur dans un communiqué de la Haute représentante (faute typographique…)
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Incendies en Russie : le député Gaston Franco sonne le tocsin

Après la députée grecque Rodi Kratsa, la semaine dernière, c’est au tour aujourd’hui de son collègue français de l’UMP, Gaston Franco, de s’interroger publiquement sur l’efficacité européenne face aux incendies en Russie. «Au-delà de la bonne volonté de certains états membres, que fait l’Union européenne dans son ensemble alors que la Russie s’asphyxie lentement? Elle est terriblement absente pour l’instant» constate-t-il. « A l’heure où la diplomatie européenne se structure avec la création du service d’action extérieure, la tragédie du moment sonne l’heure de vérité pour les actions de solidarité internationale de l’UE vis-à-vis de son voisinage direct. La Russie est un partenaire stratégique de premier plan qui mérite un geste politique fort de notre part : nous devons la convaincre d’accepter notre aide et, pour cela, nous devons être en mesure de répondre sans tarder à l’ampleur de ses besoins » Et pour le député européen, il n’y a pas d’autre moyen. « Cette catastrophe démontre à nouveau la nécessité pour l’UE de disposer d’une force commune de protection civile capable d’être projetée sur des théâtres d’actions extérieurs ».

NB : Gaston Franco est élu du sud-est, maire de Saint-Marin Vésubie et membre de la garde rapprochée de Christian Estrosi (aujourd’hui ministre de l’Industrie) quand il était maire de Nice. Il connaît bien la problématique des forêts (et de ses feux) pour avoir présidé l’association des communes forestières ainsi que le parc national du Mercantour. Au Parlement européen, il siège aux commissions Industrie et Environnement

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Ménage d’été au Kosovo

Catastrophes dans l’UE : Georgieva veut accélerer le déblocage des fonds

crédit : Commission européenne

La commissaire européenne chargée de la Protection civile, la Bulgare Kristalina Georgieva, souhaiterait que l’aide apportée à l’intérieur de l’Union européenne ait la même efficacité que celle apportée à l’extérieur. Elle l’a confirmé, lors de sa conférence de presse du 18 aout dernier consacré essentiellement au Pakistan. « C’est un peu anormal — a-t-elle expliqué, répondant à une question posée par une consoeur de la télévision polonaise — j’ai la possibilité de déclencher dans les 24 heures une aide financière jusqu’à une limite de 3 millions d’euros quand il y a un sinistre dans un pays qui n’appartient pas à l’Union européenne (la Moldavie ou l’Ukraine) dans le cadre de l’Office d’aide humanitaire (ECHO) (1). Mais pour la Pologne ou la Roumanie, je ne le peux pas. » Et les fonds, issus du Fonds de solidarité mettent plusieurs longs mois avant d’être débloqués (il faut une procédure budgétaire avec accord des 27 Etats membres et du Parlement européen pour chaque financement).

La Commissaire veut donc faire « évoluer ce dispositif car cela crée des frustrations pour nos populations ». « Je voudrais proposer un système identique à l’intérieur de l’UE.  Je vais proposer pour les Etats membres d’avoir un paiement en avance, rapide, qui fera la démonstration de notre solidarité. » Cela devrait partie des propositions qu’elle mettra sur la table dans la communication, qu’elle présentera à l’automne (texte présenté à la Commission en octobre, adopté en novembre).

(1) La CE a effectivement formalisé, au début des années 1990, une procédure spécifique en matière d’aide humanitaire permettant de débloquer des fonds le plus rapidement possible. Une aide de première urgence peut ainsi être débloquée, sur simple signature du « plus haut gradé dans la maison » (le commissaire s’il est là, le directeur général ou le directeur de permanence), dans la limite d’un montant de 3 millions. Au-delà, la commissaire à l’aide humanitaire a reçu délégation de la Commission pour prendre les décisions jusqu’à 10 millions d’euros (crise durable) ou 30 millions d’euros (crise d’urgence), après une première évaluation.

Aide d’urgence: l’UE bientôt à sec

(Bruxelles2) Les différentes crises dans le monde ont épuisé la « réserve opérationnelle d’urgence » que l’UE dispose pour l’aide humanitaire. Dotée de 120 millions d’euros (15% du budget de l’aide humanitaire qui se monte à environ 800 millions d’euros), cette « réserve » a normalement été constituée pour ne pas dépenser tout en début d’année. Mais les crises récentes au Niger, en Somalie, au Pakistan dernièrement l’ont épuisé. Et il ne reste, selon mes informations, qu’à peine quelques millions d’euros. Maintenant il va falloir regarnir cette réserve. Et vite. L’argent sera puisé dans des lignes non utilisées du budget européen. Mais pour cela, il faut un accord du Parlement européen et des Etats membres. Espérons que ceux qui ont crié haro sur l’Union européenne sauront utiliser cet « enthousiasme » pour joindre le geste à la parole.

Incendies en Russie : le député Gaston Franco sonne le tocsin

Après la députée grecque Rodi Kratsa, la semaine dernière, c’est au tour aujourd’hui de son collègue français de l’UMP, Gaston Franco, de s’interroger publiquement sur l’efficacité européenne face aux incendies en Russie. «Au-delà de la bonne volonté de certains états membres, que fait l’Union européenne dans son ensemble alors que la Russie s’asphyxie lentement? Elle est terriblement absente pour l’instant» constate-t-il. « A l’heure où la diplomatie européenne se structure avec la création du service d’action extérieure, la tragédie du moment sonne l’heure de vérité pour les actions de solidarité internationale de l’UE vis-à-vis de son voisinage direct. La Russie est un partenaire stratégique de premier plan qui mérite un geste politique fort de notre part : nous devons la convaincre d’accepter notre aide et, pour cela, nous devons être en mesure de répondre sans tarder à l’ampleur de ses besoins » Et pour le député européen, il n’y a pas d’autre moyen. « Cette catastrophe démontre à nouveau la nécessité pour l’UE de disposer d’une force commune de protection civile capable d’être projetée sur des théâtres d’actions extérieurs ».

NB : Gaston Franco est élu du sud-est, maire de Saint-Marin Vésubie et membre de la garde rapprochée de Christian Estrosi (aujourd’hui ministre de l’Industrie) quand il était maire de Nice. Il connaît bien la problématique des forêts (et de ses feux) pour avoir présidé l’association des communes forestières ainsi que le parc national du Mercantour. Au Parlement européen, il siège aux commissions Industrie et Environnement

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