SEAE

Le SEAE aménage son organisation politico-militaire

(BRUXELLES2) Un nouvel organigramme est en cours de confection au service diplomatique européen (SEAE). Ou plus exactement un aménagement qui va concerner les structures de sécurité et de défense. Ainsi les unités en charge de la sécurité et de prévention des conflits (actuellement sous la direction de Me Damanaki) pourraient être mises à disposition de Maciej Popowski, le secrétaire général adjoint du SEAE, qui suit toutes les politiques de sécurité. Ce qui permettra ainsi une meilleure synergie avec les autres éléments de la politique européenne de sécurité et de défense : Etat-Major de l’UE (militaire) et OpsCenter, CMPD (planification) et CPCC (commandement des missions civiles *).

Le SitCen (centre de situation) a été éclaté. La structure de veille et de permanence – l’EU Situation room – est désormais placée sous la responsabilité directe du directeur du Département “Réponse de crises”, Agostino Miozzo. Le reste du service a été renommé IntCen – Intelligence Analysis Centre – et recentré, comme son nom l’indique, vers le renseignement et l’analyse de la situation (souvent à partir de sources ouvertes ou semi-ouvertes). Il reste dirigé par le Finlandais Ilkka Salmi.

Le tout devrait s’accompagner – suivant un cela une partie des conclusions du général de Kermabon – d’une remise en ordre de ces structures avec un affinement des fonctions notamment entre la CMPD – qui se recentrera sur la planification (à moyen ou long terme, planification dite stratégique) des missions militaires ou civiles, son rôle premier – et la CPCC – le commandement des opérations civiles de l’Union, qui assurera davantage la planification (à court terme, opérationnelle), de conduite et de gestion des missions civiles .

Commentaire : il ne s’agit pas d’une remise à plat générale. Au bout de deux années de service diplomatique européen, une réorganisation plus importante aurait été logique, pour permettre la mise en place d’un grand département “maintien de la paix et gestion de crises” regroupant à la fois civils et militaires, planification et opérations, prévention et gestion des conflits… un DPKO ** à l’Européenne en quelque sorte. Ce sera peut-être pour plus tard. Mais il faudra bien, un moment, mettre de côté les intérêts personnels ou étatiques, et créer cette nouvelle structure qui donnerait ainsi une visibilité et une clarté à la politique européenne de sécurité et de défense commune (PSDC) qui pâtit d’un nombre de sigles aussi abscons qu’inappropriés.

* CMPD = Crisis Management and Planning Directorate ; CPCC = Civilian Planning and Conduct Capability

** Le département des opérations de maintien de la paix des Nations-Unies

Télécharger un organigramme récent du Service diplomatique européen (SEAE) : Docs de B2

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Un Autrichien va prendre la tête de l’Etat-major UE en 2013

(crédit : Conseil de l'UE)

(BRUXELLES2) C’est finalement un général autrichien qui devrait prendre la tête de l’Etat-Major militaire de l’Union européenne l’année prochaine (en mai 2013) pour remplacer le général néerlandais Van Osch. Le nom de Wolfgang Wosolsobe a été approuvé hier par le comité militaire après un vote par bulletin secret…

Selon nos informations, il a fallu cependant plusieurs tours pour arriver à ce résultat. Plusieurs Etats membres avaient présenté des candidats : certains ont été éliminés au premier tour (italien, allemand…) ou au second tour (espagnol). Finalement, il restait le candidat suédois et l’autrichien. Les responsables militaires européens se sont finalement décidés pour ce dernier. Un choix qui correspond aussi à celui d’un pays typiquement engagé dans l’Union européenne. Neutre, non membre de l’OTAN, il a assuré plusieurs missions européennes de défense dans le passé – pas seulement dans les Balkans, mais aussi lors de l’opération Eufor Tchad (avec l’envoi de forces spéciales).

Né en 1955 à Vienne, formé à l’Académie militaire Marie-Thérèse, Wolfgang Wosolsobe complète cet enseignement en suivant le collège de Défense autrichien (1982-1985à puis en suivant le cours supérieur interarmées de l’Ecole de Guerre (1987-1988). En tant que capitaine, il occupe un poste de “planner” – planification à long terme et budgétaire – au sein du ministère de la défense (1986-1987), est attaché militaire auprès de la mission autrichienne à Genève (1991-1992) puis à l’ambassade à Paris. En 1997, revenu à Vienne, il prend la tête du centre d’entraînement des forces spéciales autrichiennes. Puis devient en 1998 d’abord directeur adjoint puis directeur du Département de politique militaire au ministère de la défense. En février 2006, il prend la tête de la Direction de la politique de sécurité. Ce qui lui conduit à gérer de près les affaires européennes, pendant la présidence autrichienne de l’Union européenne (premier semestre 2006). Bruxelles lui avait apparemment plu puisqu’il est nommé en 2007, chef de la représentation militaire autrichienne à Bruxelles. W. Wosolsobe est marié, à Laurence (une Française. Personne n’est parfait :-) ) et a quatre enfants.

Précisons que cette nomination n’est pas officielle. Car il ne s’agit que d’une recommandation à la Haute représentante, C. Ashton. Mais il n’est pas d’usage que cette recommandation ne soit pas suivie. Et cette nomination a été déjà commentée à Vienne, où le ministre de la Défense, Darabos, s’est chaleureusement et publiquement “félicité” de cette bonne nouvelle pour l’Autriche. L’équipe civilo-militaire pour 2013 est ainsi quasiment au complet avec un Allemand à la tête du Commandement civil des opérations (CPCC) et un Français à la tête du Comité militaire (le général de Rousiers), soit deux pays pleinement engagées dans la PeSDC puisqu’ils ont signé la déclaration de Weimar.

Lire également : Un Français à la tête du comité militaire de l’UE en 2012

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La rotation 2012 dans les détails

Tout candidat passe par un panel de sélection, plus ou moins large (© B2 / Ngv)

(BRUXELLES2) La “rotation” est un classique pour les diplomates qui changent en général de poste tous les 3 ou 4 ans. Le cru 2012 devrait comprendre selon nos informations près d’une trentaine de postes répartis en deux vagues de recrutement.

Pour la première vague de postes, les appels à candidature ont déjà été passés et les premières “short list” dressées. Les entretiens avec la Haute représentante (dernière étape du processus de sélection) devraient être terminés d’ici la fin avril. Et la nomination est attendue pour courant mai (normalement). Une seconde vague de recrutement a été entamée avec remise des candidatures le 2 avril au plus tard (pour 7 postes).

Parmi ces postes, certains sont particulièrement importants pour la politique de défense de l’UE notamment pour les missions anti-piraterie (Atalanta et RMCB) dans la Corne de l’Afrique (Somalie, Nairobi, Djibouti, Yemen) et la mission Eupol Afghanistan (avec le chef adjoint à Kaboul).

La première vague de nominations concernent 18 postes : le représentant spécial de l’UE en Somalie, des chefs de délégation ou de bureau — Alger (Algérie), Bridgetown (Barbade), La Paz (Bolivie), Praia (Cap Vert), Santiago (Chili), Dili (Timor Est), Kuala Lumpur (Malaisie), Podgorica (Monténegro), Ryad (Arabie Saoudite), Tunis (Tunisie), Kiev (Ukraine) Tashkent (Ouzbékistan), Sanaa (Yemen), Hong-Kong, Nairobi (Union africaine) — et des chefs adjoints de délégation pour : Kaboul (Afghanistan) Genève (Nations-Unies), Ankara (Turquie).

La seconde vague de nominations concernent 7 pays : Cuba, Maroc, Djibouti, Nigeria, Paraguay, Uruguay et l’Islande.

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Un Polonais favori pour l’ambassade de l’UE à Kiev. La rotation 2012 en préparation (Maj)

Jan Tombinski représentait, déjà, l'Union européenne pour la signature d'un accord PNR avec l'Australie. C'était sous la présidence polonaise de l'UE en septembre 2011 (crédit : Conseil de l'Union européenne)

(BRUXELLES2) L’ambassadeur polonais auprès de l’Union européenne, Jan Tombinski, fait partie de la short list pour occuper le poste d’ambassadeur de l’UE à Kiev (Ukraine) et est même un des favoris, selon certaines indiscrétions. Une liste qui compte également 3 Britanniques, selon l’agence PAP. Si l’ambassadeur n’obtient pas ce poste, il pourrait être nommé – selon un collègue polonais – à Copenhague (au titre d’ambassadeur de Pologne).Cette nomination fait partie de la rotation 2012 des ambassadeurs de l’UE qui doit être en place cet été.

Né en octobre 1958 à Cracovie (Pologne), Jan Tombinski est diplômé de philologie germanique et d’histoire à l’université Jagellon de Cracovie (1984-1985). Après des fonctions à l’université comme conférencier assistant puis conférencier, il fait partie de cette nouvelle génération de diplomates qui embraye dans les années 1990 après le pouvoir communiste. Il a, en effet, embrassé la carrière diplomatique en 1990, d’abord à l’ambassade de Prague (1990-1995) où il franchit plusieurs des échelons, puis comme ministre plénipotentiaire à Ljubljana (1995-1996) auquel il adjoint le poste de représentant en Bosnie Herzégovine (1996-1998). Conseiller du ministre des Affaires étrangères pour l’Europe puis directeur du département Europe (1998-2001) dans le gouvernement dirigé par Jerzy Buzek, il est nommé en 2001 ambassadeur de Pologne en France – où il restera, durée longue, six ans, jusqu’à 2007, avant d’être nomé en 2007, à la représentation permanente de Pologne auprès de l’Union européenne. Il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages historiques comme “Hitler et la neutralité Suisse 1933-35“, le “débat sur le projet d’Union européenne à la Ligue des Nations“, ou “l’Autriche et l’intégration européenne 1926-1932″. Il est marié et père de 10 enfants.

Lire aussi : la rotation 2012 dans les détails

(maj) ajout de détails biographiques sur Jan Tombinski, création d’un papier séparé sur la rotation 2012

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Kosovo, regain de tension et mise en garde de l’Union européenne

(B2) Coup sur coup, deux évènements sont venus rappeler que le Kosovo n’était pas, encore, une terre totalement pacifiée. Le convoi d’une délégation serbe a été attaqué à Pristina, mercredi (4 avril). Attaque condamnée par Robert Cooper, le diplomate européen chargé de faciliter le dialogue entre Pristina et Belgrade. « De tels actes ne sont pas conformes avec l’esprit du dialogue » qui doit régner, a-t-il expliqué. « La délégation faisait partie du groupe de travail chargé de la mise en oeuvre des accords établis sous l’égide de l’Union européenne. »

L’Union européenne est « déterminée à continuer de faciliter le dialogue entre Pristina et Belgrade », a-t-il ajouté, alors que les deux parties devaient se rencontrer jeudi (5 avril). Robert Cooper a aussi adressé une mise en garde aux Albanais et aux Serbes. « Il doit être clair que le dialogue n’a pas objectif uniquement d’obtenir des accords ; il est plus important de les appliquer, au profit des populations des deux cotés. Cette mise en oeuvre est une des conditions requises pour apprécier les progrès de chacune des parties sur le chemin de l’intégration européenne ».

Dans la nuit de samedi à dimanche, c’est un Albanais qui vivait dans Mitrovica – nord, en zone serbe) qui a été l’objet d’un attentat. Selver Hejredinaj (Hajradinaj) a été tué tandis que son épouse et quatre enfants étaient blessés dans l’explosion d’un engin explosif déposé sur le rebord de sa fenêtre vers 1 heure du matin. Les policiers d’Eulex ont été diligentés sur place pour mener une enquête. Et le représentant spécial de l’UE au Kosovo, Samuel Zbogar, a appelé au calme : « Je voudrais appeler à toutes les communautés pour rester calmes et laisser la police faire le travail » a-t-il déclaré. NB : des élections présidentielles sont prévues en Serbie le 6 mai. Et il est à craindre que ces crispations aillent croissantes jusqu’à cette date.

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L’OpsCenter, quelques précisions financières

(BRUXELLES2) Les diplomates des “27″ doivent préciser aujourd’hui l’accord de principe sur le Centre d’opérations (OpsCenter) pour la Corne de l’Afrique. Un des derniers points en discussion restait le financement de l’OpsCenter. Après étude de plusieurs propositions – financement par le mécanisme Athena pour les militaires, par la Commission européenne (sur le budget Pesc) pour les civils ou par le Service européen d’action extérieure (SEAE) – c’est finalement cette solution qui devrait être retenue. Le service diplomatique paierait sur son budget administratif les frais inhérents à l’OpsCenter. Il faut cependant voir qu’on n’est pas sur une structure très couteuse ni très épaisse. Loin de là. L’OpsCenter devrait ainsi disposer – selon la fiche technique – d’une quinzaine de personnes : 6 mises à disposition par l’Etat-Major militaire de l’UE ou le SEAE (donc déjà enregistrées et payées) ; 9 mises à disposition par les Etats membres, sous la forme d’experts nationaux détachés (dont le salaire reste assuré par l’Etat membre, seuls les frais de mission et de fonctionnement étant assurés au niveau européen). En tout l’OpsCenter pourrait coûter, selon les informations recueillies par B2, environ 100.000 euros. Une bagatelle au regard d’autres budgets existants, tant dans les Etats membres que dans l’Union européenne.

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Le service diplomatique va-t-il perdre son directeur Europe/Asie centrale ? (Maj)

(BRUXELLES2) La victoire des socio-démocrates en Slovaquie pourrait avoir une implication directe sur le service diplomatique (SEAE). Miroslav Lajcak (Lajčák), actuel directeur du département Europe et Asie centrale, est pressenti pour prendre la tête de la diplomatie slovaque. Robert Fico, le nouveau Premier ministre (SMER), voudrait en effet constituer un gouvernement doté d’une assez large assise, avec des personnalités reconnues, et pas uniquement les membres du parti. Miroslav Lajcak a l’avantage d’être déjà connu du nouveau dirigeant slovaque. Il a, en effet, été son ministre des Affaires étrangères (en 2009) avant de partir pour le service européen des affaires extérieures (SEAE).

Plutôt qu’un départ de Bruxelles, c’est un retour à Bratislava. Lajčák dispose d’une expérience fournie, et non marquée politiquement. En poste dans plusieurs ambassades (notamment à Moscou, Tokyo et Belgrade), il a été chef de cabinet du ministre des Affaires étrangères jusqu’en 1994 de Jozef Moravčík, le premier ministre des Affaires étrangères de la Slovaquie (issu du mouvement VPN “peuple contre la violence”, équivalent du Forum civique à Prague, puis membre du HZDS le parti conservateur de V. Meciar). Il a servi également Haut représentant de l’ONU et de l’UE en Bosnie-Herzégovine en 2007-2009. Son nom avait même été avancé, un moment, pour être le représentant slovaque à la Commission européenne (en 2009).

La politique des Balkans est citée partout comme un exemple de réussite du service diplomatique européen et plus généralement de l’Union européenne. Il faudra alors trouver des “solutions opérationnelles” pour son remplacement, assure la porte-parole de la Commission Pia Ahrenkilde, précisant ne pas avoir reçu de demande expresse.

(Maj 14 mars) Le départ pour Bratislava a été confirmé à B2 par un proche du directeur du département.

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Entre Juppé et Ashton, pas l’ombre d’une feuille de papier !

salle de presse au gymnich à Copenhague, tard le soir ... (© : NGV / B2)

(BRUXELLES2 à Copenhague) Ce n’était en aucun cas une critique mais une simple contribution au débat, l’exercice normal des relations entre les ministres des Affaires étrangères et la Haute représentante de l’UE, assure l’entourage d’Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères, évoquant la lettre envoyée à la Haute représentante. C’est d’ailleurs Catherine Ashton qui, dans sa lettre d’invitation, a demandé à chacun des Ministres de lui faire parvenir leurs idées sur les thèmes du gymnich (le conseil informel des ministres des Affaires étrangères). Une demande précisée un peu plus tard dans une seconde lettre, envoyée d’ailleurs assez tard aux ministres (le 6 mars), et les appelant à réagir sur différents thèmes la cohérence des différentes actions entreprises sur l’action extérieure au niveau de l’Union européenne, des droits de l’homme… Quelques pays ont répondu : Danemark, Autriche, Finlande, Italie… ainsi que la France.

Et le Ministre n’a fait en quelque sorte que répondre aux questions posées. Une obligation car il ne pouvait assister aux premières heures de la réunion. « Il se devait également de s’excuser de ne pas être présent. » Alain Juppé était effectivement au Maroc pour un voyage prévu de longue date, avec des entretiens à haut niveau notamment avec le Premier ministre ainsi que le Roi (*).

Plus généralement, on tient à préciser, côté français, combien Catherine Ashton n’a « pas un travail facile… avec nous tous ». Et elle a certaines réussites à son actif : « dans les Balkans, pour l’Iran également ». Notre interlocuteur, expérimenté, remarque ainsi tout l’intérêt du travail effectué dans les délégations. Avec un effort entrepris pour redéployer les effectifs du centre vers le terrain. Et « tout cela à budget égal. Car nous ne voulons pas augmenter le budget ». Sur la PSDC, également, notre interlocuteur note une évolution, C. Ashton se détache de la position classique britannique ; c’est peut-être pour cela que la presse britannique commence à parler de la remplacer… plaisante-t-il.

Réflexion sur la stratégie européenne de sécurité, or not ?

Certaines questions comme la stratégie européenne de sécurité auraient pu aussi être évoquées lors de gymnich, en tout cas elles figuraient dans la première lettre. Mais ce sujet ne se retrouvait pas dans la seconde. C’est l’Italie surtout qui suggérait une modification de cette stratégie. Mais cette demande n’a pas retenu l’attention de Catherine Ashton, qui souligne qu’elle voit difficilement la plus-value d’entamer ce travail aujourd’hui. Coté français, d’après les informations recueillies par B2, on un avis partagé, si une modification générale de la stratégie n’est pas automatiquement nécessaire. En revanche, « préciser certains éléments sur différents thèmes – comme par exemple les cyber-attaque ou le cyber-terrorisme – pourrait être très utile » précise un diplomate.

(*) Entretien portant sur les relations bilatérales France-Maroc, mais aussi certaines questions internationales (Syrie, Iran, UPM, accord de pêche). Le Maroc est d’ailleurs membre du Conseil de sécurité

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