Russie

Ce que vous avez loupé pendant vos vacances

Vous rentrez de vacances, reposé, serein. Bref d’attaque… En quelques lignes, voici les principales infos que ce blog a traité et qui vous permettront de refaire en quelques minutes le point sur quelques dossiers.

Le service européen d’action extérieur est lancé. Après le vote du Parlement européen, et l’adoption formelle par les 27 ministres des Affaires étrangères, fin juillet, le premier texte fondant le service a été publié (ici). Un nouvel organigramme a été mis en circulation (en exclusivité sur ce blog). La bataille pour les postes est désormais plus qu’engagée. Les premiers noms du “Top ten” du service diplomatique. A titre provisoire, les représentants spéciaux ont été prolongés, mais certains restent sur la sellette, ne voyant leur mandat que prolongé pour six mois. Quant à l’UE, elle a passé vaillamment  le cap du demi-milliard d’habitants. Ce qui a quelques significations.

Dans le Golfe d’Aden, les pirates commencent à reprendre le dessus avec quelques prises: le MV Suez et le MV Syrian Star relâché peu après. Les Suédois ont passé le relais aux Français du De Grasse, dirigés par le Contre-Amiral Coindreau. Et une nouvelle rotation de navires et d’avions s’amorce (Les forces européennes anti-piraterie déployées dans le Golfe). A l’ONU s’amorce, plus concrètement maintenant, un débat sur les différentes options pour mettre en place un tribunal international ou régional pour juger les pirates. Jack Lang a été nommé conseiller spécial sur la piraterie du secrétaire général de l’ONU. A signaler que l’Ile Maurice dit Oui à la poursuite en justice de pirates suspects arrêtés par les Européens. L’accord devrait être paraphé en octobre lors d’un nouveau déplacement de la Haute représentante dans la région.

En Somalie, la situation reste difficile. Les milices El Shabab menacent toujours Mogadiscio. Lire : l’odeur de la poudre. L’Ouganda, très engagé dans ce pays (donnant l’essentiel des troupes de l’Amisom et accueillant la formation de la future armée somalienne) a d’ailleurs été frappé par un double attentat sanglant à la mi-juillet. L’Ouganda qui a signé le SOMA avec l’ambassadeur de l’UE.

En Afghanistan, les Néerlandais ont commencé de façon significative leur retrait tandis que la publication de documents confidentiels par Wikileaks aura un effet sans plus durable que d’aucuns veulent le dire. Un nouveau chef de mission a été nommé à EUPOL : le Finlandais Savolainen

Au Kosovo, l’avis de la Cour internationale de Justice qui valide la procédure d’indépendance clarifie somme toute la donne. Tandis que la mission européenne “EULEX” (Etat de droit) a trouvé son rythme de croisière et les premières enquêtes commencent à déboucher. Lire: Ménage d’été au Kosovo. Un nouveau chef a été nommé : le Général Bout de Marnhac

La Russie a fêté à sa manière le 2e anniversaire de la guerre avec la Géorgie en annonçant sa volonté de déployer des missiles S300 dans les 2 provinces sécessionnistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud. L’UE pointe du (petit) doigt la Russie pour n’avoir toujours pas respecté les accords en six points e 2008. Quant à la mission EUMM Georgia, elle est prolongée d’un an, jusqu’à septembre 2011.

En Guinée-Bissau, les 27 ont décidé de mettre fin prématurément à la mission EUSSR, le pouvoir n’acceptant pas certaines règles démocratiques.

Au Congo, n’ayez crainte, rien de changé, Les violences sexuelles continuent.

Les incendies à Moscou ou les inondations au Pakistan ont montré que l’UE n’était pas encore très réactive face aux crises (Le Berlaymont, en vacances, regarde Moscou brûler). Même si la commissaire Georgieva affiche sa détermination, par exemple pour accélerer le déblocage des fonds dans l’UE, et que la “machine” européenne fonctionne, encore une fois l’UE a eu un “retard à l’allumage” préjudiciable pour son poids politique. L’UE est ainsi allée en ordre dispersé en Russie (six pays ont envoyé des moyens, L’aide internationale à la Russie). Le PPE inquiet a d’ailleurs interpellé la Commission. Face aux inondations au Pakistan, cette discrétion a provoqué un échange de lettres aigre-doux entre Sarkozy (Quand Nicolas remonte les bretelles à José-Manuel) et Barroso (José-Manuel prend, à son tour, la plume).

Ce n’est d’ailleurs pas le seul échange de lettres entre Paris et Bruxelles. La France a “titillé” la Commission avec forces échanges de mots doux, au sens propre comme au figuré, sur le Pakistan, le Cas Sakineh ou la présence de l’UE dans les négociations de paix au Moyen-Orient (échange de lettres entre Cathy et ce « cher Bernard »).

A noter d’ailleurs que la réserve d’aide humanitaire européenne est bientôt à sec

En cette période de rentrée, l’heure sera à la ceinture budgétaire. Les Britanniques vont recevoir bientôt leur feuille de route. L’armée britannique se prépare à une sacrée raclée budgétaire. Ce ne seront pas les seuls…

Du coté de la représentation militaire française, une nouvelle tête a fait son apparition, le vice-amiral d’escadre Xavier Paitard venu du cabinet de Hervé Morin, le ministre de la Défense (lire : Un pilote de chasse à la représentation militaire française).

Enfin, last but not least, ce blog s’est offert un lifting avec un nouveau site (mettez vos bookmarks à jour et n’oubliez pas de vous inscrire ou réinscrire à la newsletter, si ce n’est déjà fait !). Sans oublier – dernière nouveauté – les dessins satyriques de Samuel qui offrent un coup d’oeil rafraichissant sur l’actualité (en général en fin de semaine, allez voir)

700 pirates libérés au 1er semestre. Dernier bilan… officiel

crédit photo : EUNAVFOR

Nous avons désormais un chiffre officiel pour les arrestations de pirates et leur traduction en justice. Un chiffre qui correspond – à peu de choses près au bilan que j’avais publié (nos méthodes sont différentes). Mais, surtout, nous avons un chiffre des suspects d’actes de piraterie, appréhendés puis libérés. Les causes sont multiples mais on peut les résumer à quelques mots : défaut de preuves (notamment pas de flagrant délit), pas de pays d’accueil, difficulté opérationnelle (éloignement).

Au premier semestre 2010, les commandants des forces navales européennes et de l’OTAN au large des côtes somaliennes ont ainsi du libérer environ 700 suspects qu’elles avaient auparavant appréhendés. Un chiffre – cité dans un rapport de Ban Ki Moon, le secrétaire général de l’ONU – à comparer aux un peu plus de 100 suspects qui ont été traduits en justice. Ce qui fait un ratio de traduction en justice d’environ 13% (un sur six). Ce est bien peu.

Depuis le début des opérations navales, des poursuites pour des actes de piraterie sont en cours dans 10 États : Kenya, Seychelles, Somalie (dans les régions du Somaliland et du Puntland), Maldives, Yémen, Pays-Bas, États-Unis, France, Espagne et Allemagne. Les poursuites  intentées dans les États de la région suivent l’arrestation et le transfert des auteurs  présumés par les États effectuant des patrouilles navales ou leur arrestation par les  services de répression et les forces militaires de l’État qui engage les poursuites. On dénombre ainsi 528 suspects qui ont été confiés à la justice d’un Etat riverain.

Nombre de suspects poursuivis
dans les Etats bordant l’Océan indien et le Golfe d’Aden

(source : ONU – jusqu’à mai 2010)

Pays Suite à l’arrestation par les États organisant des patrouilles navales Suite à l’arrestation par les Etats d’accueil Total
Kenya 123 0 123
Somalie (Somaliland) 20 80 100
Somalie (Puntland) 60 148 208
Seychelles 11 20 31
Yémen Nombre inconnu mais certaines actions ont été signalées Nombre inconnu 60 (estimation)
Total 528

Détails des poursuites au Kenya et aux Seychelles

Au Kenya, 14 procédures ont été engagées contre 123 suspects depuis 2006. Neuf d’entre elles concernent des suspects transférés par l’Union européenne, 3 des suspects transférés par les États-Unis et 2 des suspects transférés par le Royaume-Uni. Deux procédures sont terminées : 10 pirates transférés par les États-Unis ont chacun été condamnés à huit ans de prison et 8 pirates transférés par le Royaume-Uni ont chacun été condamnés à 20 ans de prison. Le nouveau tribunal de haute  sécurité, ouvert le 24 juin 2010 à Shimo La Tewa, Mombasa et construit par le  Programme de lutte contre la piraterie de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime devrait faciliter le traitement au Kenya des suspects d’actes de  piraterie.

Aux Seychelles, trois poursuites ont  été engagées depuis janvier 2010; l’une concerne des suspects transférés par l’Union  européenne et les deux autres des suspects arrêtés par les Seychelles. Des  procédures judiciaires ont été engagées dans les trois cas.

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Catastrophes dans l’UE : Georgieva veut accélerer le déblocage des fonds


crédit : Commission européenne

La commissaire européenne chargée de la Protection civile, la Bulgare Kristalina Georgieva, souhaiterait que l’aide apportée à l’intérieur de l’Union européenne ait la même efficacité que celle apportée à l’extérieur. Elle l’a confirmé, lors de sa conférence de presse du 18 aout dernier consacré essentiellement au Pakistan. « C’est un peu anormal — a-t-elle expliqué, répondant à une question posée par une consoeur de la télévision polonaise — j’ai la possibilité de déclencher dans les 24 heures une aide financière jusqu’à une limite de 3 millions d’euros quand il y a un sinistre dans un pays qui n’appartient pas à l’Union européenne (la Moldavie ou l’Ukraine) dans le cadre de l’Office d’aide humanitaire (ECHO) (1). Mais pour la Pologne ou la Roumanie, je ne le peux pas. » Et les fonds, issus du Fonds de solidarité mettent plusieurs longs mois avant d’être débloqués (il faut une procédure budgétaire avec accord des 27 Etats membres et du Parlement européen pour chaque financement).

La Commissaire veut donc faire « évoluer ce dispositif car cela crée des frustrations pour nos populations ». « Je voudrais proposer un système identique à l’intérieur de l’UE.  Je vais proposer pour les Etats membres d’avoir un paiement en avance, rapide, qui fera la démonstration de notre solidarité. » Cela devrait partie des propositions qu’elle mettra sur la table dans la communication, qu’elle présentera à l’automne (texte présenté à la Commission en octobre, adopté en novembre).

(1) La CE a effectivement formalisé, au début des années 1990, une procédure spécifique en matière d’aide humanitaire permettant de débloquer des fonds le plus rapidement possible. Une aide de première urgence peut ainsi être débloquée, sur simple signature du « plus haut gradé dans la maison » (le commissaire s’il est là, le directeur général ou le directeur de permanence), dans la limite d’un montant de 3 millions. Au-delà, la commissaire à l’aide humanitaire a reçu délégation de la Commission pour prendre les décisions jusqu’à 10 millions d’euros (crise durable) ou 30 millions d’euros (crise d’urgence), après une première évaluation.

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Troisième attaque déjouée pour le De Grasse

ArrestPiratesDeGrasse4-Eunavfor100819.jpgLe navire amiral de l’opération européenne anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta, le De Grasse, a débusqué un nouveau skiff suspect dans le Golfe d’Aden, le 19 août au soir, annonce le QG d’Atalanta. C’est un avion de patrouille maritime japonais qui a donné l’alerte, ayant repéré un dhow et un skiff à proximité dans le couloir international (IRTC). Celui-ci était à environ 50 miles nautiques.

Le De Grasse a fait décoller son hélicoptère Lynx, donner ses machines et mettre à l’eau un RHIB avec une équipe d’abordage. A bord du skiff suspect, les militaires français ont trouvé six hommes ainsi que tout un attirail de piraterie. Le matériel a été saisi. Et les suspects embarqués à bord du De Grasse, pour un contrôle plus approfondi. Ils ont ensuite été libérés et remis à bord du skiff, delesté, direction: la Somalie. Aucune preuve notable ne pouvant permettre de les traduire devant un tribunal.

(maj) Pendant ce temps, l’USS Princeton - de la CTF 151 a intercepté le dhow qui pouvait servir de bateau-mère.

C’est la troisième fois en trois jours que le De Grasse appréhende ainsi des suspects. La veille, alerté par un navire marchand de la présence suspecte d’un skiff sur son bâbord arrière, l’hélicoptère était également intervenu. Et mardi 17 août, également (1). Ce type d’opérations – même s’il conduit à des libérations – perturbe l’action des pirates et a un rôle préventif : prévenir une ou deux attaques, explique-t-on au niveau européen.

(1) Lire : Pirates suspects arrêtés par le De Grasse

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L’oeil de Samuel : chassé-croisé en Afghanistan

chasse-croise-1-copie-1.jpeg

Dessin : Samuel (non reproductible sans autorisation)
Les Néerlandais ont remis symboliquement, le 19 août, la clé de Kamp Holland aux forces de la coalition. Ce sont les Australiens et les Américains qui vont prendre le relais. Avec un grand nettoyage à la clé. Les néerlandais sont à pied d’oeuvre pour livrer le camp « propre » explique le commandant adjoint du camp néerlandais, le colonel Jurgen van der Biezen. Cette remise de clé est une nouvelle étape dans la décision prise par le gouvernement des Pays-Bas de se retirer d’Afghanistan, retrait entamé fin juillet et qui devrait s’étaler jusqu’à l’hiver.
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Aide d’urgence: l’UE bientôt à sec

(Bruxelles2) Les différentes crises dans le monde ont épuisé la « réserve opérationnelle d’urgence » que l’UE dispose pour l’aide humanitaire. Dotée de 120 millions d’euros (15% du budget de l’aide humanitaire qui se monte à environ 800 millions d’euros), cette « réserve » a normalement été constituée pour ne pas dépenser tout en début d’année. Mais les crises récentes au Niger, en Somalie, au Pakistan dernièrement l’ont épuisé. Et il ne reste, selon mes informations, qu’à peine quelques millions d’euros. Maintenant il va falloir regarnir cette réserve. Et vite. L’argent sera puisé dans des lignes non utilisées du budget européen. Mais pour cela, il faut un accord du Parlement européen et des Etats membres. Espérons que ceux qui ont crié haro sur l’Union européenne sauront utiliser cet « enthousiasme » pour joindre le geste à la parole.

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Pakistan : l’UE renforce son aide

La Commission européenne a décidé d’augmenter son aide pour le Pakistan de 30 millions d’euros supplémentaires. Ce qui porte l’aide européenne à 70 millions d’euros, 115 millions (1) en tenant compte de celles des Etats membres.

(1) Il s’agit bien de 115 et non de 105 comme mentionné par erreur dans un communiqué de la Haute représentante (faute typographique…)
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Incendies en Russie : le député Gaston Franco sonne le tocsin

Après la députée grecque Rodi Kratsa, la semaine dernière, c’est au tour aujourd’hui de son collègue français de l’UMP, Gaston Franco, de s’interroger publiquement sur l’efficacité européenne face aux incendies en Russie. «Au-delà de la bonne volonté de certains états membres, que fait l’Union européenne dans son ensemble alors que la Russie s’asphyxie lentement? Elle est terriblement absente pour l’instant» constate-t-il. « A l’heure où la diplomatie européenne se structure avec la création du service d’action extérieure, la tragédie du moment sonne l’heure de vérité pour les actions de solidarité internationale de l’UE vis-à-vis de son voisinage direct. La Russie est un partenaire stratégique de premier plan qui mérite un geste politique fort de notre part : nous devons la convaincre d’accepter notre aide et, pour cela, nous devons être en mesure de répondre sans tarder à l’ampleur de ses besoins » Et pour le député européen, il n’y a pas d’autre moyen. « Cette catastrophe démontre à nouveau la nécessité pour l’UE de disposer d’une force commune de protection civile capable d’être projetée sur des théâtres d’actions extérieurs ».

NB : Gaston Franco est élu du sud-est, maire de Saint-Marin Vésubie et membre de la garde rapprochée de Christian Estrosi (aujourd’hui ministre de l’Industrie) quand il était maire de Nice. Il connaît bien la problématique des forêts (et de ses feux) pour avoir présidé l’association des communes forestières ainsi que le parc national du Mercantour. Au Parlement européen, il siège aux commissions Industrie et Environnement

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Ménage d’été au Kosovo

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Débat sur le jugement des pirates : la position des Etats

(Analyse) Le débat, le 25 août, au Conseil de sécurité a donné lieu à un échange nourri sur les options à prendre face à la poursuite en justice des pirates (1). Une trentaine d’Etats environ ont pris la parole pour exprimer publiquement leur position sur la question. Si la plupart des pays ont salué l’effort militaire naval poursuivi dans la région pour sécuriser les voies maritimes (2), rappelé la nécessité de renforcer les structures somaliennes et de trouver une solution à terre – particulièrement en renforçant l’AMISOM, les avis divergent cependant sur les solutions à trouver face à la traduction en justice des pirates.

Tous sont bien convaincus qu’il faut faire quelque chose. C’est la Norvège qui a eu les mots les plus durs “l’impunité des pirates lance un mauvais signal. (…) Il est inacceptable que des suspects soient relâchés alors qu’on a des charges suffisantes contre eux. Cela sape la crédibilité et l’efficacité de la présence navale internationale dans le golfe d’Aden.” Et que le “renforcement des capacités nationales des États de la région” (autrement dit l’option 1) est nécessaire. Mais faut-il aller plus loin ? C’est là où les avis divergent.

Un nécessaire partage de la charge

Les pays africains ne souhaitent pas être laissés seuls face à ce problème. “La mise en place de mesures de sécurité au large des côtes somaliennes et la répression contre les auteurs de ces actes ne seraient possibles sans l’appui et le soutien des États Membres” souligne le Gabon. Le Kenya ou l’Ouganda, ont insisté, eux aussi, sur le nécessaire “partage de fardeau”. Pour le représentant ougandais, quelle que soit la solution retenue, il faudrait “accorder des garanties financières suffisantes, afin que le fardeau financier ne soit pas trop lourd pour eux”.

Mais de nombreux pays occidentaux ne souhaitent pas être entraînés dans des solutions couteuses ou compliquées. Quand le Japon recommande “une certaine prudence en ce qui concerne l’idée de créer un nouveau tribunal international“, il n’est pas le seul… et parle d’or ! Les Etats-Unis restent ainsi très engagés sur des solutions à trouver. Mais prudents sur une solution. Ainsi pour Susan Rice (USA), « il n’y a pas de solution facile en ce qui concerne la manière dont pourraient être poursuivis les pirates en rappelant que toute solution à long terme requiert des engagements politiques et financiers ». Elle a approuvé les solutions proposées sur « l’incarcération des pirates condamnés (car) le dispositif carcéral est « aussi important que celui de poursuite et de jugement ».

L’Union européenne divisée

On peut classer les positions en trois groupes : les partisans de la solution internationale emmenée par la Russie, les partisans d’une solution régionale soutenue au niveau international, et les partisans d’une solution minimale sur lequel reste le Royaume-Uni. Les pays de l’Union européenne ne sont pas unis. Ils affichent même des positions si différentes que son représentant, Peter Schwaiger, a dû se montrer plus que prudent. Il faut “discuter plus avant de ces propositions au sein du Groupe de contact” a-t-il expliqué. Audacieux ! Il a cependant confirmé l’engagement de l’UE à “continuer à apporter son soutien aux autres pays de la région afin qu’ils puissent renforcer leur propre capacité judiciaire” ou pour reconstruire les prisons en Somalie. Mais a aussi rappelé l’exigence de “trouver une solution pour l’incarcération des pirates qui soit conforme aux droits de l’homme“.

1. Les partisans d’une solution internationale (Russie, Ukraine, Kenya, Tanzanie, voire Chine).

C’est la solution prônée par la Russie. La solution idéale serait un mécanisme judiciaire international au niveau régional qui viendrait compléter les juridictions nationales.  Cela permettrait d’appréhender les personnes qui ont jusqu’à présent échappé à la justice.” a expliqué son représentant au Conseil de sécurité, Vitaly Churkin, qui présidait la réunion. “Une solution globale au problème de l’impunité ne sera pas possible sans accroître la participation internationale” a-t-il ajouté.

La solution idéale serait un “mécanisme judiciaire international au niveau régional qui viendrait compléter les juridictions nationales“, a renchéri le Kenya.  “Cela permettrait d’appréhender les personnes qui ont jusqu’à présent échappé à la justice“. Position sensiblement analogue pour la Tanzanie, qui vient de réviser son code pénal pour traduire les pirates en justice et prépare un accord de transfert de suspects avec l’UE. Il faut “une combinaison des approches présentées, instaurer un partage de la responsabilité des poursuites et de l’incarcération, avec aussi un mécanisme des Nations Unies”.

L’Ukraine est moins enthousiaste mais se dit “prêt(e) à discuter de la mise en place éventuelle d’un mécanisme international, régional ou national afin de poursuivre en justice les auteurs.”

Enfin pour la Chine, la coopération internationale  doit être “renforcée“. Sans se prononcer précisément sur les options, le pays se montre favorable à une “coopération internationale” en matière de poursuite des pirates et à “un appui aux pays côtiers“.

2. Les partisans d’une solution régionale, avec un soutien international (Danemark, Inde) incluant des Somaliens (France, Turquie, Nigeria…).

Pour la France, si à court terme, la solution repose sur la conclusion par les États de la région “des accords de transfert à l’instar de ceux conclus par le Kenya et les Seychelles“, la solution “à moyen terme, est celle d’une chambre de jugement somalienne délocalisée” car elle “prépare le mieux l’avenir tout en étant réaliste“.

Point de vue plutôt partagé par la Turquie pour qui la solution idéale est “de permettre aux autorités somaliennes de prendre de plus en plus de responsabilités dans les poursuites, en renforçant leur système judiciaire“.  En attendant que cela soit possible, ce sont “les pays de la région (qui) jouent un rôle important dans la lutte contre la piraterie“. Et les Nations-unies doivent faire des “efforts de renforcement des capacités”.

Qu’un tribunal somalien puisse prendre en charge les poursuites est une solution “idéale” également pour le Nigeria qui estime que “les Nations Unies (doivent) jouer un rôle actif pour trouver une solution adéquate dans ce domaine“. A long terme, il plaide pour “une coopération internationale permettant aux États de la région d’engager les poursuites” et de résoudre la question du financement sur le tribunal international.

Le Danemark se montre partisan de chambres spéciales avec un fort soutien international (l’option 4 du secrétaire général). C’est-à-dire des “chambres judiciaires existant déjà dans un ou plusieurs pays de la région (qui) se consacreraient exclusivement au jugement des pirates, avec un soutien financier et en personnel important de la part d’autres États ou organisations“.  Il estime également que “tous les États devaient commencer par prendre des mesures nationales pour veiller à ce que leur propre législation leur permette de poursuivre les pirates“. Ce qui est assez … intéressant pour un pays qui s’est jusqu’ici refusé à poursuivre les pirates arrêtés par ses navires. “La mise en place d’une chambre spéciale au sein de la juridiction nationale de l’État ou des États concernés de la région, soutenue par les Nations Unies” est aussi “la solution la plus appropriée” pour l’Inde.

3. Les partisans d’une solution minimale de soutien aux structures existantes (Royaume-Uni, Norvège, Liban, Mexique).

Le Royaume-Uni a “des doutes” sur la viabilité de la création de nouveaux mécanismes régionaux ou internationaux pour poursuivre les pirates, y voyant un « risque de gâcher les ressources ». Il préfère la solution du « renforcement par la communauté internationale des capacités des États de la région à poursuivre un grand nombre de suspects ».

Pour la Norvège, aussi, “l’idéal serait que la Somalie juge et détienne elle-même les pirates qui sont ses nationaux.  C’est d’ailleurs le cas dans certaines parties du pays. Et de tels efforts devaient être encouragés. ” Mais “l’extradition vers la Somalie n’est pas encore possible, et il est donc nécessaire de disposer de mécanismes alternatifs efficaces et dotés de capacités suffisantes”.  La Norvège souhaite que les pirates soient jugés dans la région où a lieu le crime, près du lieu où ils ont commis leurs forfaits, pour des raisons de dissuasion, mais aussi culturelles, linguistiques. Et se prononce donc en faveur de “l’option 1″. Joignant le geste à la parole (c’est le seul pays à l’avoir fait !), elle a annoncé que son pays allait “immédiatement doubler sa contribution” au Fonds d’affectation spéciale créé par le Groupe de contact sur la lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes.

D’autres mesures

Plusieurs Etats ont évoqué des mesures complémentaires à la traduction en justice des pirates suspects arrêtés par les forces multinationales.

Des sanctions ciblées sur les instigateurs. Le “problème de l’établissement des preuves” et la nécessité de “s’attaquer à l’impunité de ceux qui financent et équipent les pirates” pour le Brésil qui a appelé “à faire le meilleur usage possible du régime de sanctions ciblées contre les chefs des pirates, en renforçant notamment le partage d’informations”.

L’interdiction du versement des rançons. Plusieurs Etats notamment africains se sont prononcés pour une interdiction du versement de rançons (Afrique du Sud). Une “réponse harmonisée aux demandes de rançon” est nécessaire “afin d’éviter les mesures prises dans la panique par les armateurs” (Kenya).

Faire contribuer les armateurs. C’est une proposition intéressante faire par la Turquie pour trouver des financements complémentaires aux contributions fixes des Etats : “faire contribuer l’industrie maritime“.

Développer des gardes-côtes somaliens. La “formation des garde-côtes” a été évoquée par plusieurs pays (Afrique du Sud, Gabon).

Assurer la surveillance de la pêche illégale. Une proposition de l’Afrique du Sud qui est le seul, selon mes informations, à en avoir parlé : “Les pirates justifient leurs actes en invoquant le problème de la pêche illicite au large de la Somalie avant d’inviter chaque État à respecter le droit international applicable en la matière”.

Renforcer l’AMISOM ou Mission de l’ONU. L’Ouganda a insisté sur ce point, naturellement. On sait que les Ougandais – avec les Burundais – sont les seules forces présentes et actives en Somalie pour défendre le gouvernement provisoire contre les milices rebelles. Il n’a pas été le seul. Mais le plus ambitieux a été l’Afrique du sud qui a prôné “le déploiement d’une mission des Nations-Unies pour prendre le relais“.

(1) Lire : Les 7 ptions de Ban Ki Moon

(2) On peut remarquer que la représentante américaine, Susan Rice, a pris bien soin de saluer non seulement « le rôle de l’OTAN » mais aussi « celui de l’opération Atalante, déployée par l’Union européenne » et des forces engagées au niveau national.

Voir le rapport

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Incendies en Russie : le député Gaston Franco sonne le tocsin

Après la députée grecque Rodi Kratsa, la semaine dernière, c’est au tour aujourd’hui de son collègue français de l’UMP, Gaston Franco, de s’interroger publiquement sur l’efficacité européenne face aux incendies en Russie. «Au-delà de la bonne volonté de certains états membres, que fait l’Union européenne dans son ensemble alors que la Russie s’asphyxie lentement? Elle est terriblement absente pour l’instant» constate-t-il. « A l’heure où la diplomatie européenne se structure avec la création du service d’action extérieure, la tragédie du moment sonne l’heure de vérité pour les actions de solidarité internationale de l’UE vis-à-vis de son voisinage direct. La Russie est un partenaire stratégique de premier plan qui mérite un geste politique fort de notre part : nous devons la convaincre d’accepter notre aide et, pour cela, nous devons être en mesure de répondre sans tarder à l’ampleur de ses besoins » Et pour le député européen, il n’y a pas d’autre moyen. « Cette catastrophe démontre à nouveau la nécessité pour l’UE de disposer d’une force commune de protection civile capable d’être projetée sur des théâtres d’actions extérieurs ».

NB : Gaston Franco est élu du sud-est, maire de Saint-Marin Vésubie et membre de la garde rapprochée de Christian Estrosi (aujourd’hui ministre de l’Industrie) quand il était maire de Nice. Il connaît bien la problématique des forêts (et de ses feux) pour avoir présidé l’association des communes forestières ainsi que le parc national du Mercantour. Au Parlement européen, il siège aux commissions Industrie et Environnement

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L’UE préoccupée par l’installation de missiles russes 300M en Abkhazie

Cathy Ashton, la diplomate en chef de l’UE, s’est montrée préoccupée par la mise en place de missiles 300M en Abkhazie. Ceci constitue “une violation des accords de cessez-le-feu” de 2008, explique-t-elle dans un communiqué, rappelant l’attachement de l’Europe à la préservation de l’intégrité territoriale de la Géorgie sur les territoires d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie, qui se sont proclamés indépendants sous protection russe en 2008.

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La Russie veut avancer sur l’idée d’un tribunal international pour la piraterie

Vitaly-ChurkinRepSpeRussONU-Rus.jpgLa Russie qui a pris la présidence du Conseil de sécurité de l’ONU pour ce mois d’août entend avancer sur le dossier “piraterie. En présentant son programme pour la présidence, le représentant permanent russe à New-York, Vitaly Churkin (1), a jugé pertinente “la perspective de mettre en place un tribunal international chargé de juger ces pirates“.

Malgré les difficultés, il estime nécessaire de “progresser sur la question“. Des ressources financières importantes ont déjà été perdues et elles le seront encore, a-t-il fait remarqué. Et la mise en place d’une telle juridiction “ne coûtera pas plus cher“. Un débat sera organisé le 25 août à l’ONU, avec comme objectif “prioritaire” d’étudier les différentes solutions proposées par le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, pour poursuivre et incarcérer les personnes responsables d’actes de piraterie, et de vols à main armée commis au large des côtes somaliennes.

Les pistes de la communauté internationale

Trois pistes ont été envisagées par la communauté internationale : 1. Créer dans les juridictions nationales des chambres spéciales, éventuellement dotées d’éléments internationaux (NB : comme par exemple, en matière pénale, pour juger les responsables des Khmers rouges au Cambodge ; 2. Créer un tribunal régional ; 3. Créer un tribunal international.

Ce sans compter les solutions proprement nationales. Faut-il rappeler que la Résolution 1918, adoptée à l’unanimité en avril 2010, sur proposition russe, demandait à tous les États “(d’)ériger la piraterie en infraction pénale dans leur droit interne, (d’)envisager favorablement de poursuivre les personnes soupçonnées de piraterie qui ont été appréhendées au large des côtes somaliennes et de (les) incarcérer”. Une mesure déjà demandée par d’autres résolutions de l’ONU (notamment la 1946 de 2008). Une faible minorité d’Etats membres de l’UE sont en conformité avec cette demande.

(1) Ce nom ne doit pas être inconnu de certains lecteurs. Churkin a été le porte-parole du dernier ministre des Affaires étrangères de l’URSS, Chevardnadze (1990-1991), puis représentant spécial russe pour l’ex-Yougoslavie durant la guerre en Croatie et Bosnie (1992-1994), et ambassadeur en Belgique, auprès de l’OTAN et de l’UEO (1994-1998). Il était déjà en poste à New-York il y a deux ans, lors de la guerre russo-géorgienne, lorsqu’il s’est agi de défendre la position de son pays.
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Feux en Russie: le PPE inquiet, interpelle la Commission

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L’article publié hier sur la relative inaction de l’Union européenne face aux feux de forêts en Russie n’est apparemment pas passé inaperçu. En tout cas, il reflète une inquiétude partagée. La députée grecque du PPE, par ailleurs vice-présidente du Parlement européen, Rodi Kratsa a ainsi interpellé aujourd’hui publiquement la Commission européenne sur le sujet, insistant plus particulièrement sur la nécessaire information face au risque (avéré, potentiel ou inexistant ?) en matière radiologique. Il serait, en effet, intéressant de pencher sur la question. La députée a également appelé l’Union européenne à une meilleure coordination en matière de secours.

Voici ce qu’elle a déclaré (en anglais, sorry !) : “(I am) calling on the Commission to clarify if there are any conclusions or guarantees regarding the security of radioactive materials and, more specifically, whether there is a prevention plan for the Bryansk province (which was contaminated following the Chernobyl nuclear power station disaster that took place in 1986) to avoid the release of radioactive particles into the atmosphere. (I) also referred to the effectiveness of the European intervention mechanism and raises the question of a coordinated EU participation in the efforts to extinguish fires while responding to the disastrous and threatening situation.”

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Incendies de forêts. L’UE fait une offre de services officielle aux Russes

La haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Lady Ashton, a appelé aujourd’hui son homologue russe, Sergey Lavrov afin d’exprimer la “solidarité de l’UE avec la Russie” face aux incendies de forêts. Le message, qui exprime les “condoléances” envers les victimes de ces évènements, est aussi l’occasion pour la diplomate en chef de l’UE de réaffirmer, publiquement, une “offre de soutien de l’UE, dans l’immédiat et pour le futur” (1).

Le Berlaymont sort ainsi de son mutisme (2). On sait que la commissaire chargé de la  réponse de crise, Kristalina Georgieva, s’était déjà entretenue, il y a quelques jours, avec les autorités russes sur ce sujet. Mais aucune publicité n’avait été faite sur cet entretien. Et, surtout, rien de concret n’avait été enclenché. L’UE n’a pas réussi à imposer un principe de coordination de l’aide. Et les Etats membres ont préféré travailler, en bilatéral, avec les Russes.

Moscou qui sait combien la “diplomatie de la catastrophe” est utile d’un point de vue général (3) comme  en particulier. Ainsi lors d’un entretien téléphonique entre le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, et son homologue bulgare Boris Borysov (auquel assistait la commissaire européenne Georgieva), a été l’occasion de remercier la Bulgarie pour sa contribution à l’extinction des incendies de forêts (4). Mais d’autres sujets, plus sensibles, ont aussi été abordés, selon l’agence Ria Novosti, comme la seconde centrale nucléaire bulgare à Belené sur le Danube (réalisé par l’allemand RWE et auquel participe Areva) ou le projet de gazoduc SouthStream qui doit relier la Russie à l’Europe (projet qui intéresse beaucoup les Russes et… Gazprom).

(1) Selon le message en anglais : “Today, I called Russian Foreign Minister Sergey Lavrov to express the EU’s solidarity with Russia in the wake of the recent forest fires and expressed my condolences, in particular to the family and friends of those who have died as a result of this terrible event. I am extremely pleased that many member states are assisting Russia at this time and I would like to commend my colleague, Humanitarian Aid Commissioner Kristalina Georgieva and her services for their efforts in this regard. Minister Lavrov also expressed his gratitude to Commissioner Georgieva during our phone call. I reiterated the EU’s offer of support, both now and into the future.”

(2) Lire : Le Berlaymont, en vacances, regarde Moscou brûler (maj)

(3) Lire :  La sécurité civile, la pièce manquante à l’UE – Puissance civile

(4) Lire : L’aide internationale à la Russie (mis à jour)

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L’aide internationale à la Russie (mis à jour 2)

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Le Dash8 - Crédit photo : Sécurité civile FR

Après avoir refusé toute aide internationale, la Russie a accepté les offres qui lui étaient faites par plusieurs pays. Aux 11 et 12 août, il y avait ainsi, selon le ministère des situations d’urgences, venant de pays étrangers : 551 pompiers à l’oeuvre, une centaine de véhicules, 6 avions et 7 hélicoptères (chiffre en augmentation par rapport à la veille : 394 pompiers, une quarantaine de véhicules, 5 avions et 5 hélicoptères). La moitié de ces effectifs étant fourni par l’Union européenne (5 avions et 281 pompiers).

Les anciennes républiques d’URSS ont fourni le plus rapidement une aide : l’Arménie (4 véhicules, 150 motopompes, une cinquantaine de pompiers, dans la région de Nijni-Novgorod), l’Azerbaïdjan (2 hélicoptères, Mi17 et Ka 32a, envoyés mercredi 4 août dans la région de Lipetsk et Riazan), le Kazakhstan (2 hélicoptères Mi-8 et Mi-171, dans la région de Samara), la Biélorussie (1 hélicoptère Mi-8, 20 véhicules et 150 pompiers dans la région de Ryazan), l’Ukraine (2 avions An-32, deux groupes de pompiers dans la région de Voronezh, un détachement de 500 militaires prêt à partir, selon Ria Novosti). La Turquie a envoyé 2 hélicoptères (dans la région de Riazan).

Les Etats-Unis ont envoyé 2 avions cargos contenant du matériel anti-feu (réservoirs à eau, pompes, combinaisons anti-feu…).

La contribution européenne

Six pays de l’Union européenne participent actuellement aux opérations : la Bulgarie (une centaine de pompiers – 92 pompiers et 3 médecins -, actifs depuis le week-end du 7 août), la Pologne (150 pompiers et 50 véhicules partis en convoi, samedi 7 août, via les pays baltes), l’Italie (2 Canadairs CL 415), la France (un gros bombardier d’eau, un Dash 8, parti lundi 9 août). La Lettonie a annoncé envoyer, mardi 10 août, une unité d’intervention de 12 sapeurs-pompiers et 2 véhicules. Et la Lituanie a décidé, jeudi 12 août, d’envoyer à son tour une équipe de 24 pompiers avec du matériel.

mis à jour jeudi 13 août

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