Russie

Un espion russe dans les rangs de Jobbik au Parlement européen

BelaKovacs@PE(BRUXELLES2) L’affaire fait grand bruit à Budapest. Un député européen du parti d’extrême droite Jobbik est clairement soupçonné d’être un agent de renseignement des Russes, non pas dans le passé mais encore aujourd’hui. Bela Kovacs siégeait jusqu’ici à la Commission ITRE (Industrie, Recherche et Energie) et dans les délégations de coopération parlementaire avec les anciennes républiques d’URSS (Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan) et Mongolie comme à la commission UE-Russie. Il a été réélu lors des dernières élections européennes, figurant à la troisième place.

Il est aussi le Vice-président et trésorier de l’Alliance européenne des mouvements nationaux, l’alliance des mouvements d’extrême-droite dont est président Bruno Gollnish, membre du Front national Français. Le procureur en chef hongrois a envoyé une lettre au président du Parlement européen, Martin Schulz, pour demander la levée de l’immunité de Kovacs qui vient d’être réélu au Parlement européen.

La levée de l’immunité devrait cependant prendre quelques semaines, le temps que les commissions parlementaires soient constituées et que la plénière se prononce. (NGV)

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Le rapatriement des navires ukrainiens continue

Le Korets (crédit : Ministère ukrainien de la Défense)

Le Korets (crédit : Ministère ukrainien de la Défense)

(B2) En pleine tension à l’Est de l’Ukraine l’accord conclu entre Kiev et Moscou de rapatriement des navires bloqués en Crimée se poursuit. Le ministère ukrainien de la Défense l’a confirmé. Quatre navires supplémentaires ont quitté la Crimée mardi (20 mai) et rejoint un port ukrainien : les remorqueur Korets (U-830) et Krasnoperekopsk (U-947), un démineur de port Henichesk (U-360) et une vedette. En tout, depuis le début de l’accord survenu entre les représentants des ministères de la défense, russe et ukrainien, 28 navires ont été rapatriés de Crimée.

Une fenêtre de tir pour la Russie en Ukraine ?

(BRUXELLES2) A écouter les différents prises de position publiques on peut avoir l’impression d’une grande détermination vis-à-vis de la Russie. La « désescalade » prônée par les Européens semble céder davantage le pas à « l’escalade ». La guerre des mots, de la propagande obscurcit aujourd’hui la réalité politique. Et il est difficile d’y voir clair dans cette gesticulation permanente. Mais n’est-ce pas plutôt le règne de la RealPolitik qui fait son grand retour. Reprenons le déroulé des faits.

Déroulé des faits

1er temps : la « libération de Kiev »

Vers le 20 février, l’atmosphère se tend à Kiev, les Européens sont « préoccupés ». Après des semaines de manifestations parfois heurtées, ce sont des tirs délibérés visant à tuer qui surviennent. Un accord se fait finalement. Le président en titre Ianoukovitch s’enfuit, facilitant ainsi la prise de pouvoir par l’opposition dans un tour de force parlementaire, pacifique pour une fois. C’est la jubilation. Fin de l’épisode de Kiev.

2e temps : Bruxelles « observe »

Quand le 26 février la Russie commence à faire de « grosses manoeuvres » dans ses différents districts proches de l’Ukraine, l’OTAN botte en touches. On se se dit « bien entendu prévenu des manoeuvres ». A l’Union européenne, on se demande bien qui sont ces bonhommes verts déployés dans plusieurs points de Crimée qui gardent l’aéroport et certains bâtiments publics. On se garde de trop accuser les Russes.

3e temps : Moscou accélère sur la Crimée

Moscou décide d’accélérer l’absorption de la Crimée, avec un référendum éclair, les bases militaires sont prises les unes après les autres, et les Ukrainiens sommés de rendre les armes et leurs navires. Les USA et l’Europe élaborent quelques sanctions, à la hâte, qui sont davantage un signal d’ordre politique, symbolique, que réel (*). Fin de l’épisode de Crimée.

4e temps : « l’avertissement sanctions

L’Union européenne passe à la seconde phase des sanctions : en mettant quelques noms sur liste noire, dont des proches de Poutine. Mais c’est tout. Les sanctions économiques sont remisées à plus tard. On « étudie ». Parallèlement, l’OTAN fronce les sourcils, et suspend la coopération avec la Russie. Pour être sûr, d’ailleurs on l’annonce deux fois : une fois au conseil des ministres de la Défense, une seconde lors du Conseil des Affaires étrangères. La mesure reste symbolique; cette coopération n’était déjà pas très dynamique. Ces mesures sont très symboliques. Elles visent avant tout à marquer l’attention en matière politique. On espère ramener à la raison la Russie avec l’argument suivant : ca va faire mal à la Russie et à ses oligarques. L’argument est un peu court au niveau stratégique. Qu’importe… Nos stratèges en sont convaincus : la Russie va céder, le Kremlin est isolé sur la scène internationale, son économie est en déroute, son armée est mal organisée, etc. On met en avant la fuite en avant des capitaux, de la récession économique en Russie, etc. La réalité est légèrement différente dans les faits.

5e temps : « la dramatisation »

On revoie à la hâte les plans de l’Est. Les Etats-Unis envoient une dizaine d’avions en plus dans les pays baltes. On crie très fort dans une atmosphère très « les Rouges sont de retour ». Il y a 40.000, 60.000, 100.000 hommes massés à l’Est, prêts à intervenir, avec hôpitaux de campagne et génie, etc. Pour être sûr, l’argument sera servi à plusieurs reprises, au point qu’il s’émousse au fur à et mesure de son utilisation. On persiste à regarder au loin alors que le danger est à l’intérieur.

6e temps : « l’alerte » à l’Est de l’Ukraine

Les Européens ont eu à peine de le temps de dire ouf que la Russie est déjà passée à une seconde phase. L’Est de l’Ukraine. Les Européens commencent à s’apercevoir que Poutine et la Russie ne renonceront pas à leur désir d’Ukraine. Ils changent de position. Ok pour associer la Russie au destin de l’Ukraine.

 Quelle leçon en tirer : Poutine a le champ libre ?

A chaque fois, l’Europe comme l’OTAN ont été pris de court. Sur ce point les Etats-Unis ne sont pas en meilleure posture que l’Union européenne. Le président américain, Barack Obama a beau tempêté, menacé de sanctions politiques et économiques la Russie si elle s’avise de déstabiliser l’Ukraine. Mais il se garde bien d’avancer une quelconque menace militaire. La réalité est bien connue : l’OTAN défendra les frontières des pays de l’Alliance, point. L’Ukraine ne fait pas partie de l’Alliance. Elle ne sera pas défendue par l’OTAN. Conclusion : Poutine a le champ libre pour agir du moment qu’il ne le fait pas trop fort. Les manoeuvres continuelles à l’est ne sont qu’une diversion de plus, une manière de monter la pression, d’attirer l’oeil. La vraie déstabilisation est plus sournoise, toute proche. Il s’agit de récupérer district après district l’est de l’Ukraine puis le Sud ensuite via Odessa, et de faire la jonction avec la Transnistrie. Tout en coupant l’Ukraine de toute sa côte.

(*) On verra notamment si elles résisteront au temps et seront jugées légitimes et légales par la Cour de justice européenne

Les Américains appuient sur le champignon de la crise

(BRUXELLES2) Dans le noble combat entre la liberté d’un côté, les Euromaidan, et les obscurs prorusses de l’autre côté, il devrait y avoir un choix facile en faveur des premiers contre les seconds. Or, si le jeu de la Russie semble assez clair — neutraliser l’Ukraine pour éviter qu’elle ne bascule trop du côté occidental —, celui des Etats-Unis a été assez peu commenté. Il y a aura sans doute un avant-Ukraine ou un après-Ukraine. S’il est encore trop tôt pour tracer l’ensemble des changements dus à la crise ukraino-russe, il semble un fait certain. Coincée entre USA et Russie, Otan et Ukraine, ballotée au gré des déclarations des uns et des autres, l’Europe a perdu une première bataille.

L’OTAN retrouve une nouvelle virginité…

On voit des Américains – ainsi que la direction de l’OTAN – appuyer ainsi sur le champignon de la crise, ne pas jouer la désescalade mais plutôt l’escalade, dans un objectif qui semble plus la défense de certains intérêts que de celui de la défense de l’Ukraine ou de l’Europe. L’OTAN retrouve ainsi sa virginité et sa première vertu : assurer la sécurité en Europe, être le rempart contre la Russie (Urss hier). Elle trouve dans la crise ukrainienne l’occasion de démontrer son utilité, de justifier une augmentation immédiate des budgets de la défense, malmenés ces derniers temps.

… Les Américains de nouveaux marchés

Acheter vite, nécessite d’acheter sur étagère, donc généralement … aux Américains qui retrouvent ainsi, à moindres frais, une prime politique à l’export sans difficulté. Toutes les déclarations passées sur la nécessité du  partage du fardeau, la prise en charge par les Européens de leur propre défense (une antienne américaine, justifiée en partie) sont passées par pertes et profits, selon un nouvel adage : les Européens paient, les Américains fournissent.

Une Europe ramenée dans la position du foetus

La gravité de la crise n’est plus à démontrer. Et la nécessité de montrer les muscles peut être sans doute nécessaire. Mais de là à utiliser cette crise pour justifier une politique dans une posture de « pure propagande » de la meilleure époque (type Irak 2003), il y a un pas que n’hésitent pourtant à franchir A.F Rasmussen comme le général Breedlove, le commandant suprême de l’OTAN, qui est aussi le commandant des forces US en Europe. Leurs déclarations  se succèdent, on ne peut plus martiales. Les chiffres valsent. Ils semblent tellement peu crédibles que les déclarations, même fallacieuses de Moscou, ne paraissent pas plus fausses. Qu’importe… Au milieu, silencieuse, l’Europe, est ramenée dans une position mineure, infantilisante. Elle sera la première victime politique de ce conflit…

Lire aussi :  Le commandant en chef de l’OTAN change d’avis comme de tee-shirt

Le commandant en chef de l’OTAN change d’avis comme de tee-shirt

Le commandant en chef de l’OTAN change d’avis comme de tee-shirt

Gén. Breedlove en 2012 (Crédit : US Air Force in Europe / Africa)

Gén. Breedlove en 2012 (Crédit : US Air Force in Europe / Africa)

(BRUXELLES2) L’impréparation au sommet semble la règle au commandement en chef de l’OTAN si on en croit les dernières déclarations du général Phil Breedlove, commandant des forces US en Europe et commandant en chef de l’OTAN (SACEUR pour les intimes).

Zut ! les « Rouges » * ne viennent plus

Après avoir seriné, durant des semaines, que les forces russes se préparaient à envahir l’Ukraine, multipliant les déclarations les plus alarmistes les unes que les autres sur les manoeuvres en cours de l’armée russe aux frontières de l’Ukraine, en détaillant même au nombre de chars et d’hôpitaux de campagne près ce qui s’y trouvait… le SACEUR vient de se raviser. A-t-il soudainement découvert que cette concentration massive de troupes, pas très discrète d’ailleurs, n’était qu’un leurre ? En tout cas, la nouvelle analyse de notre commandant en chef est que la Russie n’aura pas à mettre un seul soldat sur le territoire ukrainien, les forces de déstabilisation étant déjà à l’oeuvre.

Sans franchir de frontière… la pire des hypothèses

« Aujourd’hui,  je ne pense pas que c’est la solution la plus probable de l’action Je pense maintenant que Poutine peut être en mesure d’accomplir ses objectifs dans l’est de l’Ukraine sans jamais (franchir) la frontière avec ses forces » a-t-il ainsi déclaré lors de son passage à Ottawa (Canada) devant un aréopage de personnalités politiques et militaires, comme le rapporte la chaîne CBC. « Je pense que (son) action la plus probable, c’est qu’il continuera à faire ce qu’il fait : discréditer le gouvernement, provoquer le chaos et essayer de préparer le terrain pour un mouvement séparatiste. » Rien de plus facile ensuite pour la Russie de tisser des liens solides militaires et économiques avec ces mouvements, énonce-t-il.

Tout çà est très « gênant »

Au passage, le général Breedlove avoue aussi un peu son impuissance à répondre à ce type de menaces. On sent comme un regret d’une bonne vieille confrontation, à l’ancienne, un duel en bonne et due forme, que lui refusent en quelque sorte ses alter ego russes… « C‘est le plus gênant pour l’OTAN. Parce que si les forces ne sont pas à la frontière, je suppose que beaucoup voudront essayer de revenir rapidement à la normale. (Mais) pour ma part, je ne veux pas croire que annexer la Crimée est « business as usual ». 

Une analyse toute en finesse !

Plus de deux mois pour découvrir ce qu’un observateur moyen peut constater en lisant la presse, on reste frappé par une, analyse toute en finesse et en rapidité. Encore un petit effort, général, et vous apercevrez que mener une manoeuvre à partir de la Transnistrie pour conquérir le reste de l’Ukraine est peut-être une vue de l’esprit (lire : L’armée russe massée à l’Est de l’Ukraine pour aller en Transnistrie, Heu…).

Et si vous poursuivez l’analyse – d’ici quelques semaines – peut-être qu’il sera temps de s’apercevoir que la gesticulation militaire, côté de l’OTAN, n’a servi en fin de compte que les desseins de Poutine, grouper autour de sa personne et de son dessein, la fibre patriotique lui permettant d’exécuter tranquillement la mise sous tutelle de l’Ukraine en donnant à son entreprise à visée éco-stratégique… un ennemi politique. Il sera peut-être alors trop tard…

(Nicolas Gros-Verheyde)

(*) Le rouge dans la terminologie d’exercices de l’OTAN désigne les forces hostiles (lire notre Glossaire toujours utile…)

Quand les Ukrainiens perdent confiance en l’avenir

Quand les Ukrainiens perdent confiance en l’avenir

Hôtel Odessa au port d'Odessa, Ukraine (Loreline Merelle@B2)

Hôtel Odessa au port d’Odessa, Ukraine (Loreline Merelle © B2)

(BRUXELLES2 – à Odessa) « Au moins quand il y avait Viktor Iaounokovitch [NDLR : ancien Président ukrainien, déchu fin février], les prix étaient bas. Aujourd’hui, tout augmente ! » affirme Vladimir, un boxeur de 24 ans devenu chauffeur de taxi.

Il n’est pas le seul à faire ce constat. La ville d’Odessa avec son architecture opulente et ses belles statues, pourrait être riche. Mais la grandeur des monuments de la Saint Petersbourg du sud, rêvée par Catherine II de Russie, fait face à la réalité d’une population en déprime. La situation économique est catastrophique, le marché noir ne s’est jamais aussi bien porté, les tensions politiques de l’Est de l’Ukraine ont gagné la région et les Ukrainiens affirment leur exaspération face « au nouveau gouvernement de Kiev », accusé d’immobilisme et de corruption. Une perte de confiance qui s’exprime partout. Autant dire que la venue des élections présidentielles, prévues le 25 mai, ne soulève pas les foules..

La perte de confiance dans les banques

Le 7 avril, un euro équivaut à 13 grivnas (monnaie ukrainienne). Cinq jours plus tard, un euro valait 19 avant de redescendre un peu ensuite. La monnaie est très volatile. Au 30 avril, ce cours était revenu à 1 pour 16 comparé au taux, plus ou moins stabilisé, de 1 pour 11, qui était en cours de novembre à fin janvier. Conséquence, les bureaux de changes doivent modifier chaque jour les cours à mesure que l’inflation augmente ou que le taux change. Les prix flambent. Comment fait la population pour vivre ? « La plupart ont déjà enlevé tout leur argent des banques » me confie une source bien informée. Et il vaut mieux. « Toutes les semaines, il y a des problèmes de retraits d’argent. Car il n’y a plus de liquidité ». Conséquence, l’économie souterraine et le marché noir, déjà fréquents auparavant, prospèrent dans la ville. « Mon voisin gagne au maximum (400 euros) par mois. Et pourtant, il a une voiture qui en vaut cent fois plus. Personne ne déclare ce qu’il gagne » s’indigne Vladimir, qui conduit lui-même un taxi « non officiel » et se paye au « black ».

Dans le gouvernement 

« Comment avoir confiance dans le nouveau gouvernement? » me dit Pavel, un jeune activiste d’EuroMaidan, pro-Ukrainien, alors que l’on marche en direction de la statue de Catherine La Grande.  Il regarde au loin les voitures. Avec le nouveau gouvernement, « il y a une seule tête qui a changé. Mais tout le reste de la classe politique est complètement corrompue ». Et la candidature aux élections présidentielles de l’ancienne Première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko, libérée de prison fin février, n’engage pas au changement. « Elle et son “clan Timochenko” était à la tête de la corruption dans les années 80-90. Personne ne veut la voir revenir ».  Quant au Premier ministre actuel, Arseni Yatseniouk, il a toujours vécu dans « ce monde politique corrompu  et personne ne se fait d’illusion sur la manière dont il est arrivé à son poste ». Conséquence : le nouveau gouvernement élu le 25 mai « ne pourra rien changer ».

Dans les forces de l’ordre

Forces de l'ordre dans la ville d'Odessa (Loreline Merelle@B2)

Forces de l’ordre dans la ville d’Odessa (Loreline Merelle@B2)

Dans les rues d’Odessa, les forces de l’ordre se font très discrètes. On croise rarement des uniformes bleus marines, et quand c’est le cas, ils se déplacent en groupes de cinq ou dix. Lors des manifestations pro-Russes, deux ou trois bac de sables – dont l’utilité pose question – sont posés à l’entrée des passages piétons souterrains. Les policiers barrent l’accès à la place Koulikovo, bastion des manifestants pro-Russes (Lire : À Odessa, nationalistes, soviétiques et fédéralistes se font face), mais n’empêchent pas les voitures BMW aux vitres teintées d’y accéder. Même après la dissolution des forces de l’ordre Berkout, accusées d’avoir tiré sur la population lors des manifestations de Kiev de février (Lire : Assassinats en Ukraine (MAJ)), la méfiance reste grande vis-à-vis des forces de l’ordre. Personne n’empêche d’ailleurs aux manifestants de s’armer, en toute impunité, de battes et de boucliers.

Dans le futur

« Je ne peux pas prendre position pour l’un ou l’autre des camps, il y a des extrémistes dans les deux » déclare Viktor, un jeune Ukrainien, rencontré à proximité de la place Kulikovo. Pour ce lecteur de l’Archipel du Goulag d’Alexandre Soljenitsyne, voir certains habitants d’Odessa « admirer le drapeau de Staline, ça fait mal. Je ne comprends pas ». Jeune diplômé en informatique, Viktor n’a toujours pas trouvé de travail après des mois de recherche. L’accès au marché est bouché. Il espère que « cela s’arrangera dans deux ou trois ans ». Quand on lui parle d’accord d’association avec l’Union européenne et d’avantages économiques, il répond incertain : « est-ce que cela nous aidera vraiment ? ».

(Loreline Merelle)

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