Roumanie

Dernières nouvelles de la piraterie (15 décembre). L’heure de la relève a sonné…

Le Regele Ferdinand et ses équipes d’abordage (crédit : Eunavfor Atalanta)

(BRUXELLES2, en route vers Djibouti) Avant la Noël, c’est la période des rotations d’effectifs, avec le changement de commandement dans la plupart des forces de coalition anti-piraterie, le retour des navires déjà engagés dans leurs pays respectifs, afin de pouvoir être là pour la Noël ou l’arrivée de leurs relèves…

Le ROS Regele Ferdinand de retour au pays

La frégate roumaine ROS Regele Ferdinand (F-221) qui participait à l’opération européenne anti-piraterie (Eunavfor Atalanta) est arrivée vendredi (14 décembre) à Constanza son port d’attache sur la mer noire. Sur le chemin du retour de la Somalie, il fait une escale à Haifa en Israël. C’était la première fois qu’un bâtiment roumain participait à la force européenne EUNavfor. Arrivé dans le corridor de transit du Golfe d’Aden le 3 octobre, il a, entre autre, escorté un navire du programme alimentaire mondial, conduit sept approches “amicales” auprès des communautés de pêcheurs somaliens et stoppé une embarcation de suspects le 22 novembre en arrêtant 9 pirates. A noter que le Regele Ferdinand était antérieurement un navire britannique, le HMS Conventry, de type 22, qui a été désengagé en 2002 de la Royal Navy et vendu à la flotte roumaine, après avoir été rénové par BAE Systems comme le London (son navire frère renommé Regina Maria) au terme d’un contrat plutôt contesté puisqu’il donna lieu à des soupçons de pots de vin (lire ici).

Un Italien prend les commandes d’Ocean Shield

Le Contre-amiral Antonio Natale a remplacé son homologue néerlandais Ben Bekkering à la tête de l’opération anti-piraterie de l’Otan. Arrivé à Djibouti le 7 décembre dernier, il passera quelques jours au port avant de prendre la mer. Le Contre-amiral Bekkering était sur zone depuis 6 mois.

Le ravitailleur Wave Ruler quitte les côtes somaliennes

Le Wave Ruler ravitaille le destroyer USS Jason Dunham (crédit : UK Royal Navy)

Le ravitailleur de la Flotte Royale Auxiliaire (RFA) Wave Ruler rentre lui aussi au Royaume-Uni. Il aura passé 6 mois et parcouru 18.000 miles nautiques dans le Golfe d’Aden sous le Commandement du transport maritime militaire US (MSC) et transvasant plus de 14.000 tonnes de fuel aux navires alliés. Basé à Manama au Bahreïn, le Contre-Amiral Robert Gonzales et son équipage fournissaient aussi réserves alimentaires et toute sorte de provisions nécessaires.

Le Dupleix en a fini avec sa participation à Atalante

Le 3 décembre 2012, la frégate française “Dupleix” a affalé le pavillon européen qui symbolisait sa participation à la mission Atalante. Au cours des 31 jours passés dans le Couloir de Transit International, la frégate et son hélicoptère Lynx auront conduit six approches “amicales”, dont celle à bord du boutre “Al Fahad” afin d’apporter assistance technique et médicale.

Le Contre Amiral Karaman (à gauche) passe le relais au Commodore Hisham (à droite) – Crédit : CTF

Passage de relais turc au Pakistan pour le commandement de la CTF151

Le Contre Amiral Oguz Karaman a laissé sa place au Commodore Muhammad Hisham de la Marine pakistanaise à la tête de la Combined Task Force (CTF) 151 anti-piraterie de l’Otan. La cérémonie a eu lieu à bord du navire turc TCG Gemlik le 13 décembre. “Mes priorités seront la dissuasion et l’interception de la piraterie, missions pour lesquelles j’aurai besoin du soutien continu du quartier général de la Force Maritime Combinée. Mon objectif sera aussi de nous engager positivement avec le leadership régional pour lequel un plan de rencontres clés de leadership est en travail“, a déclaré le nouveau commandant lors de la cérémonie. A noter que c’était la troisième fois que la Turquie assurait le commandement de la CTF 151 depuis son arrivée en 2009.

Pas de relaxe pour les meurtriers

Tentative ratée de libération des otages du Mv Iceberg 1

Tanit : décision sur la cour d’assises en janvier

La Cour d’appel de Rennes confirmera, ou non, le 18 janvier, le renvoi en Cour d’assises des trois pirates somaliens arrêtés par les forces françaises lors de la libération du yacht Tanit en avril 2009. Les trois hommes sont poursuivis pour “arrestation et séquestrations aggravées” et “détournement de navire aggravé”. Deux des suspects avaient fait appel contre l’ordonnance du juge prononcée le 20 septembre, selon Ouest-France. Un des trois suspects a été récemment libéré sous contrôle judiciaire.

(avec D. Kerlouet à Bruxelles)

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Dernières nouvelles de la piraterie (25 novembre) (Maj)

(BRUXELLES2) Un groupe d’attaque pirates a été localisé au nord de la zone de Bosasso par la coalition maritime anti-piraterie le 20 novembre vers 10h30. Un skiff avec une échelle et deux moteurs hors bord a ainsi été détecté à 2° nord et 41° Est mais neutralisé peu après et ses occupants arrêtés. Lire : Turcs et Roumains, aidés de Suédois et Luxembourgeois, arrêtent 9 pirates Malgré la détérioration des conditions météorologiques, dues à l’arrivée de la mousson du nord-est, les spécialistes anti-piraterie craignent une recrudescence de la piraterie dans la zone et incitent à la vigilance.

631 pirates condamnés dans le monde

Selon le Département d’Etat américain, 631 pirates ont été condamnés dans le monde, dont 98 uniquement aux Seychelles. En plus 440 suspects ont été traduits en justice dans 21 pays, dont les États-Unis.

(crédit : Eunavfor)

Le Regele Ferdinand à Dar es Salaam

Le navire roumain, Regele Ferdinand, qui participe à l’opération anti-piraterie de l’Union européenne (Eunavfor Atalanta) a fait un stop ravitaillement au port de Dar es Salaam en Tanzanie. L’occasion de faire une formation de marins tanzaniens. Les marins roumains ont organisé quatre ateliers, couvrant la navigation, la “force protection”, les premiers secours et la lutte contre l’incendie. La formation comprenait une instruction théorique, en salles de classe, ainsi qu’un exercice pratique. La frégate a aussi reçu à bord le chef adjoint de la marine pour les opérations et la formation, le général AA Mwenjudi.

(crédit : Royal Navy)

Le HMS Northumberland arrive dans le golfe

La frégate britannique HMS Northumberland est en ce moment en Crète afin de compléter un entraînement de 5 jours au sein des installations de l’OTAN. Après quoi, elle prendra la direction du golfe d’Aden et de l’Océan Indien pour des opérations anti-piraterie, anti-narcotique et anti-terrorisme pour une durée de six mois, pour y remplacer son “sister ship” le HMS Sutherland. La frégate de la Royal Navy revient d’un entraînement intensif au sein de l’exercice franco-britannique Corsican Lion en mer Méditerranée. Et a subi auparavant au port de Plymouth une grande révision (Lire : Les Royal(es) encerclent la Corse). De type 23, elle dispose d’un Sonar 2087 et d’un hélicoptère Merlin adapté à la lutte anti sous-marine. Elle est commandée par Paddy Dowsett.

La Norvège à la tête d’Ocean Shield pour la deuxième moitié de 2013

L’OTAN a demandé à la Norvège de prendre les commandes du Standing NATO Maritime Group 1 (SNMG1) pour le deuxième semestre 2013. La frégate norvégienne (qui sera de nouvelle génération) et son commandement prendront donc aussi les rênes de l’opération Ocean Shield. Ce n’est pas la première fois que le Royaume de Norvège contribue aux missions anti-piraterie. Elle avait envoyé une frégate pour l’Opération Atalante d’août 2009 à janvier 2010 et un avion de patrouille maritime Orion sur Ocean Shield en 2010.

14 pirates condamnés à Madagascar

Les 14 pirates somaliens du Mv Aly Zoulficar, ce navire comorien, qui faisait la navette entre les Comores et la Tanzanie, ont été condamnés, le 19 novembre, à Madagascar, rapporte la presse locale. 13 des 14 pirates ont été condamnés à cinq années de travaux forcés, pour acte de piraterie, séquestration arbitraire, coups et blessures, des violences et voies de fait, et tentative de viol à Madagascar. Le 14e, un mineur à l’époque des faits, écope de 30 mois de détention et a été placé en liberté provisoire. Ils avaient capturé le navire au large des côtes de la Tanzanie en novembre 2010. Celui-ci avait été libéré, en février 2011, par une opération combinée des forces comoriennes et malgaches, aidés d’avions de reconnaissance de l’opération Eunavfor Atalanta et du CROSS français de la Réunion, selon les informations de B2.

Sur ce sujet, lire aussi :

La frégate anti-sousmarine française Dupleix secourt un dhow yéménite

(crédit : Eunavfor)

Le bateau de pêche yéménite “Al Fahad” dérivait dans le couloir de navigation très fréquenté dans l’ouest du Golfe d’Aden pour cause de problème mécanique. Son appel de détresse a été reçu au USNAVCENT, le centre de commandement naval américain à Bahreïn. Un avion de patrouille maritime japonais et un hélicoptère de la frégate RSS Intrepid de Singapour ont alors décollé pour localiser l’embarcation et confirmer le problème de moteur. La seconde partie de l’opération de sauvetage s’est passée en mer. La CTF 465, c’est à dire le commandement de l’opération Atalante à bord du bâtiment italien l’ITS San-Giusto, au large de Monbasa, a commandé la frégate française anti-sous-marine, le FS Dupleix, qui participe également à l’opération Eunavfor Atalanta, d’apporter assistance aux pêcheurs. Dans la nuit du 21 novembre, le mécano du Dupleix a fait une réparation de fortune sur un moteur bien fatigué. Tandis que l’équipe médicale de bord prodiguait quelques soins à l’équipage, tout aussi épuisé. Le dhow a pu reprendre ensuite sa route vers Bossasso (Somalie). Quant au Dupleix, il a rejoint l’International Recommended Transit Corridor (IRTC) où il assurera sa mission anti-piraterie.

(mis à jour le 26/11 à midi)

Autres nouvelles de la piraterie, lire :

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Des Roumains à bord

(BRUXELLES2) La frégate roumaine Regele Ferdinand (F-221) est en route pour l’Océan indien. Elle a quitté Constanza mercredi (12 septembre) et passé le détroit de Bosphore le 13 (m’annoncent mes collègues turcs). Objectif : rejoindre l’opération de l’Union européenne contre les pirates (Eunavfor Atalanta), actuellement sous commandement italien. A son bord 236 marins commandés par Mihai Panait.

C’est une double première pour la marine roumaine. Elle n’avait pas jusqu’ici participé à une opération anti-pirates, ni aussi loin de sa zone habituelle. Ainsi le Regele Ferdinand avait participé aux opérations en Méditerranée de l’OTAN, la mission «Active Endeavour» anti-terroriste et de surveillance du trafic, et surtout “Unified Protector” sur la surveillance de l’embargo contre la Libye. C’est aussi la première fois que la frégate embarque une mission internationale un hélicoptère Puma, explique, pas peu fière la marine nationale.

Pour la Roumanie, c’est en ces temps de coupes dures dans les armées et de crise économique un instrument de fierté. D’autant que de nombreux marins embarqués sur les navires de commerce naviguent dans la région. Et certains ont déjà été pris en otage. Des Roumains étaient ainsi à bord du MV Asian Glory capturé en 2009, du St James Park en 2010 ou du Mv Dover en 2011 (selon la base de données de B2).

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Un avion militaire s’écrase en Roumanie

(crédit : Adevarul)

(BRUXELLES2) Un IAR99 “Soim” ou “Hawk”, avion militaire d’entraînement de l’armée roumaine, s’est écrasé ce matin (23 août) près de l’aéroport de Craiova (situé au sud-ouest du pays, près de la Bulgarie et de la Serbie).

Selon les médias roumains, notamment nos collègues de Adevarul, le pilote (colonel Aurelian Cojocaru) est décédé sur place ; il avait 49 ans. Tandis que le passager (Ltt Colonel Relu Ioana), âgé de 35 ans, a pu s’éjecter ; il serait cependant dans un état grave, souffrant de graves brûlures selon les secours médicaux (SMUR) intervenus sur place.

L’équipage était expérimenté, avait de nombreuses heures vols à leur actifs et appartenait à l’équipe des essais en vols basée à Craiova. L’accident aurait pu faire des dégâts plus importants puisque selon le directeur de l’aéroport, il y avait des maisons à proximité du lieu d’impact. Les causes de l’accident ne sont pas connus. Mais une enquête a aussitôt commencé. Une équipe de procureurs militaires est sur place.

L’IAR99 est un appareil fabriqué en Roumanie et mis en service à la fin des années 1980. Une version modernisée, avec l’aide d’une société israélienne.

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En Roumanie, un général à la défense, un prof de philosophie aux Affaires étrangères

(BRUXELLES2) Après la chute du gouvernement de centre-droit dirigé par Mihai Razvan Ungureanu, sur fond d’austérité, un nouveau gouvernement de centre-gauche cette fois a été constitué dirigé par Victor Ponta, jeune procureur de 39 ans et chef du parti social-démocrate. De nouvelles têtes font ainsi leur apparition à la Défense et aux Affaires étrangères. Mais pas aux Affaires européennes. La personnalité du nouveau ministre de la Défense, un général, est cependant fort critiquée en Roumanie. Car l’homme a un passé… NB : On peut remarquer que c’est, en Europe, le second général, en quelques mois à arriver à la tête d’un ministère de la Défense, après l’Italie et le général Di Paola. Décidément, ca devient un réflexe en temps de crise. :-)

Défense : Corneliu Dobritoiu est nommé ministre de la Défense.

Il est membre du Parti national libéral PNL. Général de l’armée, il a occupé plusieurs postes de responsabilité au ministère de la Défense. Né en 1955, à Bucarest, diplômé de l’Académie des forces terrestres “Nicolae B?lcescu” à Sibiu et de l’Académie des études militaires à Bucarest, Dobritoiu a été très impliqué dans les structures de l’OTAN et dans le rapprochement de son pays avec l’Alliance atlantique. Il a commencé à travailler dans les structures du ministère de la Défense en 1994, d’abord comme expert sur l’analyse politique et militaire. Entre 1998 et 2000, il travaille à l’état-major militaire international de l’OTAN à la Direction de la coopération et de la sécurité régional. A son retour en Roumanie, il devient chef de l’intégration euro-atlantique et des relations internationales du ministère de la Défense (2000-2004). Il suit les cours du collège de l’OTAN à Rome en 2004 et est secrétaire d’État adjoint du Ministère de la Défense et chef de l’intégration euro-atlantique et la politique de défense, puis en 2006 chef du département pour la politique de défense et de la planification du ministère. Il occupe même durant un court interlude (quelques semaines) à l’automne 2006 le poste de vice-ministre de la Défense, après que Teodor Athanasiu ait été suspendu de son poste par le président Traian Basescu. Il devient en janvier 2009 secrétaire d’Etat à la Défense, responsable du Département de l’armement. Il est promu au grade de général de brigade (1 étoile) en décembre 2002, obtient sa 2e étoile en décembre 2004, sa troisième étoile en 2006.

Il est marié et père de deux enfants. Et c’est là où le bat blesse. Le problème – à en croire la presse roumaine (lire ici) – est qu’il n’est pas tout blanc. Il a ainsi  été impliqué dans les années 2000 dans l’affaire d’achat de biens immobiliers consentis à des officiers supérieurs à des prix très bas. Il aurait ainsi acheté en 2005 un appartement de 115 mètres carrés à Bucarest pour un prix établi (un an plus tard) à 26.000 euros, revendu un an plus tard, 8 fois plus : 200.000 euros. Belle pirouette. Sa femme est active dans des sociétés, notamment TMS România filiale d’une société belge, qui vend des pièces de rechange pour camions et la machinerie utilisés dans la construction, et a reçu plusieurs contrats de l’Etat, notamment avec la Société nationale des autoroutes et routes nationales (CNADNR) en 2008-2012. Idem pour son fils et sa fille également dans les affaires.

Affaires étrangères : Andrei Margaar

Professeur de philosophie et ancien recteur de l’Université Babes-Bolyai de Cluj, ancien ministre de l’Education (1997-2000), Margaar n’a pas vraiment d’expérience de la diplomatie. Il est membre du Parti national libéral PNL.

Affaires européennes : Leonard Orban

Pas de changement. Ministre dans le gouvernement sortant, il reste à son poste. Orban a été commissaire européen chargé du multilinguisme et était le chef négociateur pour la Roumanie lors de son accession à l’Union européenne.

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Bloggueur ou ministre, il faut choisir. Changement de tête pour la diplomatie roumaine

Diaconescu prête serment (Crédit : ministère roumain des Affaires étrangères)

(BRUXELLES2) Teodor Baconschi, le ministre des Affaires étrangères roumain, a été débarqué par le président de la République, Basescu. Pour un mot de trop. Alors que la capitale roumaine est l’objet de manifestations répétées depuis quelques jours, le Ministre a eu la plume un eu trop facile. Sur son blog, il avait apostrophé les protestataires en les traitant de « banlieue ignare et violente ». Remarque plutôt malvenue pour celui qui avait peu de temps avant, nommé justement par le parti au pouvoir négociateur avec la société civile. Le président Traian Basescu, en butte aux manifestations répétés, n’a pas hésité trop longtemps à faire sauter un fusible, membre de son parti (le parti démocrate libéral). Profitant de la présence du ministre bloggeur  à Bruxelles – pour le Conseil des ministres de l’UE – il lui demande de faire ses valises. A sa place, est nommé un “ancien”, Cristian Diaconescu, qui a prêté serment d’investiture, mardi 24 janvier.

Juriste, diplomate et homme politique

Né en 1959 à Bucarest, diplômé de la faculté de droit en 1983, Diaconescu a été plusieurs fois ministre : secrétaire d’Etat aux Affaires bilatérales, aux Affaires européennes, ministre de la Justice et (déjà) des Affaires étrangères (2008-2009). Il commence par exercer la profession de juge d’abord au tribunal d’Ilfov puis comme juge au tribunal de Bucarest, secteur 4. Secrétaire adjoint en charge des questions politico-idéologique, étudiants communistes au bureau de l’Association des étudiants, il devient membre du parti communiste roumain (passage quasi-obligé). En 1990, il entame une carrière au ministère des Affaires étrangères d’abord comme diplomate à la représentation permanente auprès de l’OSCE et comme coordinateur du département de la coopération politico-militaire au ministère ; il occupe également le poste de directeur général de la DG affaires juridiques et consulaires à Bucarest.

Dans les années 2000, nouvelle orientation, il démarre, en 2001, une carrière politique comme secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères chargé des affaires bilatérales. Il apure notamment les questions de frontière avec l’Ukraine, de protection des minorités et de frontière avec la Hongrie et signe un traité politique de coopération avec la Russie. Il adhère au PSD, le parti social démocrate en 2002. En 2004, il est nommé secrétaire d’Etat aux Affaires européennes à un moment clé où la Roumanie est mise dans la salle d’attente de l’adhésion à l’Union européenne. Puis il devient ministre de la Justice dans le gouvernement d’Adrian Nastase (mars à décembre 2004). Il reviendra au gouvernement ensuite comme ministre des Affaires étrangères du gouvernement d’Emil Boc (décembre 2008 à octobre 2009). Il démissionne du gouvernement à l’automne 2009 suivant un mouvement général des ministres PSD qui veulent protester contre la mise à la porte du ministre de l’Intérieur. Membre d’un courant minoritaire au sein de son parti, il le quitte pour fonder en 2010 l’UNPR (Union nationale pour le progrès de la Roumanie), dont il est aujourd’hui président.

Précisons aussi qu’il a gardé quelques fonctions pédagogiques, enseignant notamment au Collège de défense nationale, dont il est un des membres fondateurs. Il a tenu des conférences sur les thèmes de la coopération et la sécurité européenne et les structures euro-atlantiques, un de ses thèmes fétiches.

La situation en Roumanie inquiète certains eurodéputés roumains comme la social-démocrate Rovana Plumb qui demande un débat au Parlement européen sur le sujet (comme pour la Hongrie). Pour comprendre ce qui se passe en Roumanie, lire : « Indignés » de Roumanie : les raisons de la colère (dans le Courrier des Balkans).

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Afghanistan, le retrait gagne, un peu dans le désordre (maj)

(crédit : Isaf/Otan)

(BRUXELLES2) Les Européens n’ont pas attendu longtemps après l’annonce américaine de 30.000 hommes d’ici l’été 2012 (dont 10.000 cette année). Mais on ne peut pas dire que cela soit très concerté. Chacun fait en fonction des contraintes sur le terrain… mais aussi de son agenda national.

La Belgique a été la première à préciser, par la voie de son ministre de la Défense, Pieter de Crem, la hauteur de leur retrait : entre 240 et 300 soldats, essentiellement les militaires basés sur Kaboul. Soit la moitié de l’effectif. La France devrait retirer entre « quelques centaines » ainsi que l’a confirmé Nicolas Sarkozy et 1000 hommes, d’ici l’été 2012 ; le chiffre exact n’est pas fixé et devrait être annoncé dans les jours qui viennent.

Les Polonais devraient se retirer « dans la même proportion » que les Américains une partie de leur effectif, ce qui commencera dès la prochaine rotation (à l’horizon d’octobre-novembre), a confirmé à ‘B2’ un officiel du ministère de la Défense. D’ici la fin 2012, la totalité de l’effectif combattant devrait être retiré (selon un engagement politique lors de la dernière campagne présidentielle) laissant la place à une mission de formation des forces de sécurité afghanes. Côté tchèque, un escadron d’hélicoptères et le groupe de forces spéciales va déjà être retiré et environ 200 soldats devraient suivre l’Afghanistan au 2e semestre 2012, a annoncé l’agence de presse CTK.

(maj 3 juillet) Les Allemands devrait retirer l’équivalent du renfort envoyé en 2010 soit environ 500 hommes ; décision effective d’ici la fin 2011. Tandis que les Britanniques devraient retirer entre 500 et 800 militaires en 2012, selon le Sunday Times. Décision qui sera annoncée mercredi par le Premier ministre Cameron.

NB : Les Pays-Bas ont déjà transformé leur engagement militaire en mission de soutien à la police afghane et ne devraient donc pas modifier leur contingent.

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Les moyens de l’opération d’embargo sur les armes “Unified Protector” (Maj5)

L'ETNA sera le navire amiral (italien) de l'opération Unified protector (crédit : Eunavfor / marine italienne, mars 2010)

(BRUXELLES2) L’opération de l’OTAN de contrôle de l’embargo sur les armes et munitions contre la Libye va compter plusieurs navires et avions de patrouille maritime. L’opération devrait surtout être conduite par l’Italie et la Turquie qui ont annoncé des contributions significatives lors de la conférence de génération de forces. En revanche, il ne faudra pas compter sur l’Allemagne qui a retiré toutes ses forces de Méditerranée (lire : La Bundeswehr ca va, ca vient…).

La seconde opération internationale contre la Libye

Cette opération est la seconde de la communauté internationale après l’opération “no fly zone” et “protection des civils” menée essentiellement par la coalition franco-britannique-américaine. Elle ne vise qu’à faire respecter l’embargo sur les armes (comme le prévoient les §13 et suivants de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU).

La chaîne de commandement de l’OTAN

Dénommée “Unified Protector“, cette opération sera intégralement conçue, supportée et commandée au niveau de l’Alliance atlantique. C’est-à-dire avec un contrôle politique par les ambassadeurs du NAC et la chaîne de commandement intégrée de l’OTAN. La chaîne de commandement devrait donc impliquer le Shape (avec le SACEUR, l’amiral Stavridis à sa tête) comme l’Allied Maritim Command de Naples (commandé par le vice-amiral italien Rinaldo Veri), où devrait être établi le quartier général de l’opération, et le FHQ embarqué qui devrait être sur un navire de commandement italien (l’Etna). Comme dans toute opération de l’Alliance, cependant, les moyens restent nationaux, et chaque Etat est libre de fixer des règles d’engagement. Tout comme le commandant d’opération est libre d’accepter ou non ses moyens avec les caveats afférents.

Les moyens engagés (mis à jour le 30 mars)

D’après les derniers éléments communiqués par l’OTAN, 18 engins devraient constituer la flotte de contrôle venant de 8 pays : 1 navire de commandement, 11 frégates et porte-avions, 4 chasseurs de mines et patrouilleur, 1 navire auxiliaire et de soutien et 2 sous-marins. Voici le détail des moyens désormais officiel (au 30 mars 2011)

Belgique. Le chasseur de mines BNS Narcis (M-923).

Canada. Une frégate NCSM Charlottetown (FFH 339). Deux avions de surveillance maritime Aurora CP‑140, basés à Sigonella (Sicile – Italie).

Espagne. La frégate Méndez Núñez (F-104), basée à Ferrol, le sous-marin Tramontana (S-74), basé à Cartagena, et un avion de surveillance maritime CN-235.

Grèce. Une frégate HS Limnos (F-451) (Nb : ex navire néerlandais Witte de With, F-813)

Italie. Le porte-avions Giuseppe Garibaldi (551) – doté de 4 avions à décollage vertical AB 8B Harrier II -, la frégate Libeccio (F-572), le navire ravitailleur Etna (A-5326) - qui servira de navire amiral comme il l’avait fait dans l’opération anti-piraterie de l’UE au premier quadrimestre 2010 -, le patrouilleur Comandante Bettica (P-492).

(Crédit : marine néerlandaise)

Pays-Bas. Le chasseur de mines HMNLS Haarlem (M-853). Ce navire pourrait être utilisé – a expliqué son commandant Wilbert van Gemeren – également “pour nettoyer les mines que la Libye pourrait utiliser contre la coalition. Le Commandant suprême allié pour l’Europe (SACEUR) a expressément demandé d’inclure cette capacité dans la mission.”

Royaume-Uni. Une frégate HMS Cumberland (F-85) qui a participé depuis le début aux opérations en Libye, en commençant par les opérations d’évacuations des ressortissants européens, notamment en faisant plusieurs rotations entre Benghazi et Malte, ainsi qu’un chasseur de mines, le HMS Brocklesby (M33) .

Turquie. 4 frégates — TCG Gaziantep (F-491), TCG Gelibolu (F-493), TCG Yıldırım (F-243), TCG Gemlik (F-492) et un sous-marin — TCG Preveze (S-353).

OTAN. Un avion de surveillance Awacs.

NB (détails de la mise à jour) : La frégate annoncée par les Etats-Unis dans la première liste fournie par l’OTAN n’est pas reprise dans cette liste définitive. Et ce n’est pas le Garibaldi mais l’Etna qui servira de navire-amiral (il est plus qualifié pour cette tâche). La dénomination des navires fournis par la Turquie a légèrement changé par rapport à la première liste de la marine turque (changement de noms de deux frégates et pas de navire ravitailleur). La Roumanie comme la Bulgarie avaient également offert un navire — respectivement la frégate “Ferdinand Regele” (F-221) avec 205 hommes et le Drazki (ex navire de la marine belge, Wandelaar F912) avec 160 hommes — mais qui n’ont pas été repris dans la liste fournie par l’OTAN après la conférence de génération de forces (des questions de financement semblaient se poser).

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Dern. mise à jour : 2 avril

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