Politique étrangère

Barroso au Mozambique et Tanzanie

(B2) Le président Barroso termine aujourd’hui (20 juillet), une visite au Mozambique, avant de continuer son voyage en Tanzanie samedi (21 juillet). Accompagné du commissaire européenne en charge du développement, Andris Piebalgs, le président Barroso s’est réjoui des résultats de la transition politique et des taux de croissance accélérés qui ont suivi, tout en ne manquant pas de rappeler que le défi est maintenant d’atteindre un développement plus «durable» et englobant surtout une plus large partie de la population. Durant cette visite, trois nouveaux accords bilatéraux ont été signés, visant à stimuler respectivement l’économie, l’Etat de droit et la société civile.
Commentaire : Le président Barroso poursuit une campagne destinée à peaufiner son image internationale, après une visite en Israël et en Palestine. Il sera intéressant de savoir s’il évoquera avec ses interlocuteurs tanzaniens la participation de ce pays à l’opération de renforcement des capacités maritimes (EUCAP Nestor) qui vient d’être lancée…

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Budget « Extérieur » de l’UE : des coups de ciseaux très politiques

©NGV / B2(BRUXELLES2 à Strasbourg) Le Parlement européen a approuvé aujourd’hui en ‘plénière’ sa proposition pour le budget 2012 qui inclut un recalibrage du budget « relations extérieures » de l’Union européenne. Notamment : augmentation du budget pour la Palestine et diminution du budget pour l’Afghanistan. Lire également : Le budget de la mission Eupol Afghanistan sacrifié sur l’autel budgétaire. Un « petit fossé » le sépare de ce qu’ont voté les gouvernements. Des réunions en trilogue ont lieu et les réunions de conciliation sont prévues les 8 et 18 novembre.

Des coupes ciblées

Pour Roberto Gualtieri, le rapporteur « Affaires étrangères » de la commission du Budget, avec qui j’ai pu discuter de longues minutes, ce redimensionnement n’est pas dû au hasard mais à une prise de conscience : « nous faisons face tous à des politiques d’austérité. Si nous augmentons quelque part, il faut baisser ailleurs. C’était douloureux. Mais nous avons pris nos responsabilités. Il faut faire des choix, cerner nos priorités. » Ce sont donc des « choix très politiques » auxquels a conduit le Parlement européen, des choix qui conduisent à bien « définir nos priorités ».

Le critère : là où l’Europe a un rôle stratégique, décisionnel

« Nous avons identifié des coupes bien ciblées », explique R. Gualtieri. Le critère a été de voir où « l’UE a un rôle primordial, décisif ou de leader et où elle n’a qu’un rôle de complément ».

La Palestine appartient à la première catégorie. « Il aurait été difficile de couper le budget de plus d’un tiers à un moment décisif », alors que le Quartet, Catherine Ashton essaient de pousser pour une solution, et au moment où le Congrès (US) a déjà coupé dans le budget. D’où l’augmentation du budget de 100 millions (qui rétablit en fait la coupe faite dans la proposition).

La Géorgie et le Kosovo également font partie de cette première catégorie. Pour les missions EUMM (observation) ou Eulex (Etat de droit), il était ainsi difficile de couper car ces opérations sont « partie de la stratégie définie par l’UE » et l’Europe est en position de « leader » sur ces sujets. Le budget reste donc inchangé.

Baisser là où l’UE n’est pas en position de leader

En revanche, pour l’Afghanistan, il est incontestable que l’Union européenne n’a pas un rôle moteur. « Elle apporte un complément à une stratégie déjà existante et fixée par d’autres. (NB : une stratégie qui ne marche pas vraiment d’ailleurs). On ne peut pas en changer le cours. Tout au mieux, on peut l’accompagner ». « EUPOL Afghanistan fait un bon travail – nous le reconnaissons et nous la soutenons » disent les eurodéputés. Mais il faut faire un choix.

Le coup de sang des députés sur les mesures préparatoires

La coupe sur les mesures préparatoires (aux missions) répond à un coup de sang des députés.  Le Conseil a refusé la proposition du Parlement d’être consulté sur les futures missions de l’UE, il a juste accepté que les vues du Parlement soient « prises en compte » dans la discussion. « C’est une véritable entorse à l’accord de Madrid » estime R. Gualtieri qui est aussi le coordinateur pour les sociaux et démocrates sur les questions de défense et de sécurité. Le Parlement a donc sorti des ciseaux très politiques, en guise d’ultimatum. Tant que le PE sera réduit à la portion congrue sur les choix futurs de la politique de défense et de sécurité, il sera peu enclin à donner davantage de budget.

La coupe sur les mesures d’urgence correspond, elle, à une donnée plus technique. Dans le document de présentation du budget du SEAE, on qualifie de réserves ». Donc cela paraît moins nécessaire.

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Un + Un = Trois

(BRUXELLES2) C’est la nouvelle équation européenne. Les ministres des Affaires étrangères se sont entendu, hier, pour permettre une présence de l’Union européenne (UE) à haut niveau à différentes réunions. Il s’agit d’assurer la représentation de la Haute représentante de l’UE qui ne peut physiquement être partout : à Bruxelles ou au Parlement européen, dans les capitales, à l’ONU ou en visite à l’étranger… Selon ce qu’en a précisé un ministre participant à la réunion, cette tâche reviendrait en priorité aux « ministres (affaires étrangères ou défense) de la présidence en cours ou plutôt du trio de présidences ». NB : le trio de présidences actuel est constitué de l’Espagne, la Belgique, la Hongrie ; le trio futur de la Pologne, du Danemark et de Chypre.

Au nom de la Haute représentante

Cette représentation a déjà commencé. A Yamoussoukro, samedi (21 mai), c’est ainsi le ministre belge Steven Vanackere qui assurait la représentation de l’UE pour l’investiture du président ivoirien, Alassane Ouattara. Et demain, jeudi (24 mai), c’est le ministre polonais de la Défense, Bogdan Klich, qui assurera le compte-rendu de la dernière réunion des ministres de la Défense, « au nom de la Haute représentante… ». (Maj) Finalement c’est Pieter de Crem, le ministre belge de la Défense, qui a été mandaté pour cela.

Représentation n’est pas information

Il faut cependant distinguer cette représentation officielle des autres rencontres ou déplacements qui s’effectuent « en concertation » avec la Haute représentante. Par exemple, avant sa visite à Benghazi le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, s’est entretenu avec des responsables du service diplomatique « pour avoir certaines informations » et « s’entendre sur les messages à délivrer sur place ». Il en a été de même quand le ministre libyen des Affaires étrangères, Abdelati Laabidi, a rencontré son homologue chypriote, Marcos Kyprianou.

Cette disposition est une première adaptation pratique, mais nécessaire, du dispositif mis en place par le Traité de Lisbonne qui est, effectivement, impossible à tenir pour une personne seule. Il pourrait permettre de mettre fin aux sempiternelles remarques sur l’absence de l’UE à telle ou telle rencontre ou, pire, à une chaise vide. Mais, de fait, aussi c’est un certain retour de poids des présidences tournantes, qui avaient été exclues (injustement à mon sens) de leur rôle de représentation de l’UE. On ne dira jamais assez combien l’exercice d’une présidence européenne est un outil de pédagogie européenne dans la plupart des Etats membres. On réinvente ainsi la « troika européenne » qui avait certains avantages…

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« L’Europe a-t-elle un avenir stratégique ? »

Rédigé par Nicole Gnesotto, ce (petit) ouvrage publié aux éditions Armand Colin tombe à pic. Il dresse une analyse lucide, sans complaisance mais sans lamentations également sur l’Union européenne actuelle dans son versus diplomatique et défense. Pour paraphraser le médecin malgré lui, l’Europe a un avenir stratégique mais elle ne sait pas pas…

Comme le précise l’auteure, qui a été le premier directeur de l’Institut d’études de sécurité de l’UE (*) et est aujourd’hui professeure au CNAM, l’Union européenne n’est « toujours pas devenue un acteur puissant et respecté sur la scène internationale. Elle a certes adopté des embryons de politique étrangère et de défense commune, avec succès, mais son influence politique reste marginale, aléatoire ou invisible ». Même si le bilan des dix dernières peut être perçu comme positif, on reste encore loin de l’Europe puissance. « La revendication d’une « Europe puissance » restait un projet solitaire de la France et un projet dangereux pour la quasi-totalité des partenaires européens. » analyse justement Nicole Gnesotto qui ne perd cependant pas espoir. 

« l’Europe est une puissance nécessaire ».

La création d’un « acteur politique européen, le partage (NB : et non l’effacement) des souverainetés nationales au bénéfice de l’ensemble de l’Union, n’est pas un objet périmé. La création d’un pôle européen au sein de la mondialisation est même un même au contraire la seule question moderne et vitale pour l’avenir de l’Union. » Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la « mondialisation ne crée pas un nouveau système stratégique ». Elle superpose, s’ajoute à des situations déjà existantes comme la dissuasion nucléaire, les conflits régionaux…  Certaines questions restent donc actuelles, pour l’auteure, qui estime que l’Europe doit répondre à « trois préalables » : « Quelle relation souhaitons-nous établir avec les Etats-Unis ? Quel système international souhaite-t-on contribuer à mettre en oeuvre ? Comment susciter et défendre l’évidence d’un « intérêt national européen » au sein de la mondialisation ? »

• « L’Europe a-t-elle un avenir stratégique », Nicole Gnesotto, Ed. Armand Colin, 220 p., 18,50 €.

(*) Mis à jour : L’Institut de sécurité a été d’abord dépendant de l’UEO avant d’être rattaché à l’UE. N. Gnessoto est ainsi le premier directeur à l’UE. Mais le troisième directeur de l’Institut après son premier directeur, John Roper (UK), remplacé en 1995 par Guido Lenzi (Italie).

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« La Politique étrangère européenne »

Pour tous ceux qui peuvent avoir des problèmes à appréhender ce que représente la politique étrangère européenne, son circuit institutionnel, la mise en place du service européen d’action extérieure, ce petit livre édité dans la collection Que Sais-Je est indispensable. Mais, hormis les données classiques (histoire, instruments, organisation…), il aborde aussi la question de la philosophie de la politique étrangère, ses difficultés, ses terrains de prédilection, sa répugnance à aborder les rapports de force et à défendre ses « intérêts » ce qui est l’objectif d’une politique étrangère. En cela, ce petit ouvrage donne de nombreux éléments de réflexion et des pistes de débats, à la manière d’un essai. Cela tient essentiellement aux vertus de pédagogue de son auteur, diplomate, enseignant à Sciences Po et l’ENA

• La politique étrangère européenne. Maxime Lefebvre. Editions PUF, collection Que Sais-Je, 128 pages, 9 euros.

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La Turquie : toujours pas « alignée » sur les positions européennes

Dans sa dernière évaluation sur les progrès faits par les pays demandant l’adhésion à l’Union européenne, publié le 9 novembre, la Commission a donné un avis mitigé sur l’intégration par la Turquie de la politique étrangère et de sécurité commune. La Turquie est parvenue a? un « niveau e?leve? d’alignement dans le domaine des relations exte?rieures mais elle doit encore progresser sur de nombreux points ». C’est dit en termes diplomatiques, donc polis. Mais tout de même. La Turquie ne partage pas avec l’Europe certaines valeurs en matière de politique étrangère, notamment sur l’Iran, Israe?l ou le contrôle des armements. On pourrait rétorquer que c’est aussi le fait de certains Etats membres. Certes pas de façon divergente. Et, reconnaissons-le également, l’Union européenne est sans doute plus exigeante des candidats à l’adhésion que de ses propres Etats membres. C’est justement la leçon du passé qui incite à la prudence.

Politique étrangère : L’Iran et les relations avec Israel, en points critiques

« L’alignement sur la politique e?trange?re et de se?curite? commune de l’Union europe?enne s’est poursuivi. La Turquie a cherche? a? engager un dialogue et des consultations avec l’UE sur des questions de politique e?trange?re. (Mais) Elle ne s’est pas aligne?e au sein du Conseil de se?curite? des Nations unies sur la position de l’UE qui re?clamait de nouvelles sanctions contre l’Iran. » remarque la Commission. « (La Turquie) s’est employe?e a? ame?liorer encore ses relations avec des pays voisins tels que l’Iraq, notamment le gouvernement re?gional kurde, et la Syrie. Ses relations avec Israe?l se sont sensiblement de?te?riore?es apre?s l’incident de la flottille de Gaza. Les protocoles signe?s avec l’Arme?nie en vue de la normalisation des relations avec ce pays ne sont toujours pas ratifie?s. »

Défense : Participation notable à la PESD mais blocage des relations UE-OTAN

Concernant plus particulièrement la politique de se?curite? et de de?fense commune (PeSDC), la Commission note  « une contribution notable ». La Turquie « cherche a? participer plus activement aux activite?s mene?es dans ce cadre ». Mais « la question d’une coope?ration UE-OTAN impliquant tous les E?tats membres de l’Union europe?enne au-dela? des arrangements «Berlin plus» doit encore e?tre re?gle?e. » Quant au contrôle des biens à double usage (armes ou civil). Et « La Turquie ne s’est pas aligne?e sur la position de l’UE concernant l’adhe?sion a? l’Arrangement de Wassenaar. »

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La sécurité, un obstacle à la libéralisation totale des visas avec le Canada et les USA

Dans son rapport que vient de publier la Commission européenne sur la violation de l’obligation de réciprocité des pays tiers dans l’octroi des visas aux citoyens européens, on observe deux points noirs (si on excepte le cas, microscopique, de Brunei) : le Canada et les Etats-Unis. Et, là, la Commission fait aveu d’impuissance. « Lorsqu’elle aborde les autres cas subsistants d’absence de re?ciprocite?, concernant les E?tats-Unis (obligation de visa pour la Bulgarie, Chypre, la Roumanie et la Pologne) et le Canada (me?me exigence pour les ressortissants bulgares et roumains), l’UE est confronte?e aux limites de son me?canisme de re?ciprocite? tel qu’il figure dans l’acquis actuel. Dans ces cas, certains E?tats membres sont en effet conside?re?s par des pays tiers comme ne remplissant pas les conditions objectives d’exemption de visa fixe?es unilate?ralement par ces pays dans leur le?gislation nationale (par exemple, ils ne de?livrent pas de passeports biome?triques ou ils n’atteignent pas les seuils fixe?s pour les refus de visa et/ou les taux de de?passement de la dure?e de se?jour autorise?e). »

En filigrane, cela signifie – comme me l’a confirmé un diplomate expert de ces questions – que l’UE a « bien du mal à défendre à l’extérieur certains de ses Etats membres qui ne respectent pas les normes minimales de sécurité » pour les documents d’identité ou la délivrance des visas. Les administrations des quatre pays visés n’étant pas assez rigoureuses dans le traitement de ceux-ci. Il est ainsi intéressant d’observer que le refus des Etats-Unis comme du Canada se révèle, en l’occurrence, un instrument aussi puissant voire plus puissant d’intégration de certaines normes de sécurité que les normes européennes. Un intéressant sujet de réflexion lors du sommet UE – Etats-Unis, qui se tient à Lisbonne le 20 novembre. Un parmi d’autres…

Télécharger le rapport

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CoOL. L’UE met à jour ses lignes directrices sur la protection consulaire

Les ambassadeurs du COPS ont approuvé, ce 5 novembre les « lignes directrices sur la protection consulaire » qui permettent de coordonner l’action des 27 Etats membres quand survient une crise dans un pays tiers. Une mise à jour, a minima, qui intègre cependant quelques nouveautés : les délégations de l’UE entrent dans la « boucle ». Et deux annexes viennent préciser la stratégie de diffusion de l’information entre les missions consulaires ainsi que les outils et pratiques en matière de gestion de crises et planification d’urgence.

Les délégations de l’UE dans la « boucle »

On peut remarquer que sur ce sujet, éminemment sensible, ce sont les Etats membres, par la voix de leur chef de mission dans l’Etat concerné, qui conservent et ont la responsabilité d’assurer la protection de leur nationaux dans les Etats tiers, en prévoyant toutes les situations par des plans d’urgence. Quand un Etat n’est pas représenté, le problème reste d’assurer cette protection sur la base du « pragmatisme, de la flexibilité et d’une division ‘équitable’ des charges consulaires« . Un Etat peut ainsi choisir d’étendre la meme protection aux autres citoyens européens que celle assurée pour leurs nationaux, mais il faudra trouver avec l’Etat membre d’origine un arrangement pour assurer la prise en charge des dépenses prises. Dans chaque pays tiers, est ainsi désigné un Etat membre qui assure la présidence (Chair) de la coordination entre toutes les missions consulaires sur place. A la présidence, de conserver un dossier à jour de tout le personnel consulaire des Etats membres (1), ainsi que des contacts clés dans l’Etat membre : de la police ou des prisons aux morgues, hopitaux ou aéroports…

Les délégations/ambassades de l’UE sont désormais expressément mentionnés comme pouvant notamment apporter un soutien « logistique » aux missions des Etats membres, spécialement durant les crises. De meme, elles doivent apporter un soutien à la « mission – présidence ». Elle sont appelées également à « partager les informations » avec les Etats membres. Certains pays (le Royaume-Uni en particulier) ne tiennent pas à voir l’UE s’impliquer davantage. Cette mention peut paraitre assez limitée. Mais de l’aveu, meme, d’un diplomate national, l’essentiel c’est qu’ils y soient. Après, en pratique, au fil des situations, « leur role pourra se préciser », voire s’affermir.

NB : On peut remarquer cependant que les Etats membres ont bien pris de ne pas mentionner ni le Service européen d’action extérieure, ni le role du Haut représentant.  (ce sera pour la prochaine remise à jour !)

« Cool » le website de la protection consulaire

Des mesures concrètes sont prévues, listant notamment les taches devant etre effectuées par les Etats membres : plan d’évacuation et d’urgence, enregistrement des citoyens des Etats membres, mise en place et/ou maintien d’un réseau de communiation VHF/UHF ou similaire, échanges réguliers d’informations, implication éventuelle de consuls honoraires… Ainsi, dans les pays de « crise », l’UE recommande de tenir une réunion au minimum tous les trois mois entre les différents chefs de mission présents dans le pays pour « discuter de la sécurité des citoyens de l’UE ». Toutes les informations sur les services consulaires des Etats membres se retrouvent sur un site internet, dénommé CoOL website, comme Consular On Line (et après on dira que les diplomates n’ont pas l’ame romantique :-) . Un kit de formation a été mis au point également par la Commission européenne et le SitCen (centre de situation et d’analyse de l’UE) permettant aux services des capitales de préparer leur personnel déployé en poste dans les consulats. L’idée est de promouvoir un kit on line sur le website « CoOL » ; le SitCen est chargé de préparer cette mise en place. La présidence dans chaque Etat membre organisera des sessions régulières d’information.

Pas de contrainte mais

Précisons que ces « lignes directrices » ne sont pas contraignantes en tant que telles. C’est plutôt une bonne marche à suivre. Mais on peut remarquer qu’au fil des ans, elles tendent à s’épaissir et devenir un vrai « road book » (2). Elles s’inscrivent ainsi dans la foulée du Traité de Maastricht qui visait à donner aux citoyens européens se trouvant dans un pays ou leur Etat membre n’est pas représenté la possibilité de s’adresser à un autre Etat de l’Union pour assurer leur protection et la première assistance. Une décision est venue appliquer ce principe en décembre 1995. Des premières lignes directrices ont été approuvées en 1995 et détaillées en 2000 par ce qui n’était officiellement que le comité « intérimaire » politique et de sécurité COPS intérim ; leur dernière mise à jour remonte à 2006. Tandis que le concept d’Etat pilote (lead state) remonte à 2007.

(1) On peut remarquer que le réseau diplomatique des 27 se concentre sur quelques pays clés. Dans trois seulement (Chine, USA et Russie) les 27 sont tous présents. Dans une vingtaine d’autres (Suisse, Norvège, Brésil, Canada, Chili, Mexique, Egypte, Ethiopie, Kenya, Maroc, Iran, Israel, Inde, Indonésie, Japon, Thailande…), ils sont à peu près tous là. Ailleurs, cela se raréfie. Seules la France et le Royaume-Uni entretiennent un réseau quasi-complet, suivie par l’Allemagne et l’Espagne, puis les Pays-Bas et l’Italie… Et la tendance actuelle est davantage à la fermeture de missions qu’à leur ouverture.

(2) L’UE veut renforcer la coopération consulaire entre les « 27″

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