Libération d’une femme otage des pirates somaliens

(B2) Au bout de deux ans de captivité, une femme kenyane a été libérée ce week-end par des pirates somaliens. Lois Njeri Weru avait été prise en otage par des pirates somaliens en novembre 2014 pendant qu’elle effectuait une livraison de médicaments en Somalie, indique CCTV Afrique. C’est important de le souligner car dans les décomptes officiels des otages des pirates somaliens ne sont pas décomptés tout le monde. Si les marins des navires marchands ou pêcheurs naviguant dans l’Océan indien sont normalement libres (lire : Les 26 derniers marins otages des pirates somaliens libres !), il y aurait encore dix Iraniens et quatre Kenyans aux mains des pirates en Somalie selon l’ONG Ocean Beyond Piracy.

(NGV)

 La remise des pirates aux Seychelles (crédit : Marine française / DICOD)

Le dernier dossier piraterie jugé aux Seychelles

 La remise des pirates aux Seychelles (crédit : Marine française / DICOD)

La remise des pirates aux Seychelles le 30 janvier 2014 (crédit : Marine française / EMA)

(BRUXELLES2) Dans ce qui constitue le dernier cas de piraterie jugé aux Seychelles, le tribunal de Port Victoria a condamné, vendredi (10 juin), cinq Somaliens à 12 ans de prison. Le procès qui a duré plus de deux ans n’a pas permis d’entendre les Indiens qui étaient à bord du boutre capturé par les pirates, selon Seychelles news qui commente l’information.

Les cinq pirates avaient été arrêtés par la marine française, le 18 janvier 2014, par le TCD Siroco, qui était alors le navire-amiral de l’opération européenne anti-piraterie Atalanta très loin des Seychelles, près des côtes yéménites et omanes, après l’attaque la veille contre le tanker Nave Atropos battant pavillon des îles Mashall en se servant du boutre indien comme bateau-mère (lire : Arrestation des 5 pirates dans le Golfe d’Aden).

Après avoir vainement cherché un pays apte à traduire en justice les pirates, la marine française avait finalement trouvé aux Seychelles un accueil favorable. Ils avaient été ainsi débarqués le 30 janvier 2014 dans l’archipel et remis aux autorités seychelloises (lire : Les pirates remis aux Seychelles).

Au cours des six dernières années, les Seychelles ont instruit près de 20 affaires de piraterie, condamnant plus d’une centaine de pirates. Plusieurs d’entre eux ont soit été libérés, soit renvoyés en Somalie pour purger la fin de leur peine. 22 Somaliens étaient encore incarcérés à la prison de Montagne posée en mars selon le quotidien en ligne seychellois.

(NGV)

Lire aussi:

Les 5 pirates arrêtés par le Siroco en jugement à Port-Victoria

Le procès du Tribal Kat commence ce mardi à Paris

(BRUXELLES2) Les pirates du Tribal kat vont être jugés devant la Cour d’assises à Paris, à partir de ce mardi (29 mars). Procès prévu pour se tenir jusqu’au 15 avril. Il aura fallu ainsi 5 ans pour que la justice puisse passer…

Une journée du 8 septembre dans le Golfe d’Aden

Neuf pirates avaient pris d’assaut, à l’arme automatique, dans la journée du 8 septembre 2011, ce catamaran de 17 mètres, qui se trouvait dans le golfe d’Aden, à environ 120 milles des côtes yemenites. Un SOS lancé par radio avait lancé l’alerte. S’il y a eu un peu d’incertitude et de confusion entretenue par les autorités yémenites, très vite la conviction est faite. Il s’agit bien d’un acte de piraterie. Il y a des traces de sang à bord du navire qui incitent au pire (Lire : Un couple de plaisanciers français disparu au large du Yemen. Acte de piraterie ?).

Plusieurs frégates à l’action

Plusieurs frégates européennes se rapprochent de la zone, notamment la frégate allemande FS Bayern qui localise le Tribal Kat vide et mène les premières investigations. Elle est suivie du navire amphibie espagnol SPS Galicia et de la frégate française Surcouf, qui localisent un des skiffs des pirates. Le skipper, Christian Colombo, a été tué. Son corps a été jeté par dessus bord.

Une otage libérée

Son épouse, Evelyne, restera prisonnière trois jours avant d’être libérée par la marine espagnole qui va tuer deux des neuf pirates (lire : Un membre de l’équipage du Tribal Kat récupéré sain et sauf. L’autre décédé). Le skiff est d’abord localisé par le Surcouf, et son hélicoptère Panther, puis relocalisé par le Galicia qui déclenche alors l’intervention, d’abord avec son hélicoptère puis avec son équipe d’abordage (lire : Opération menée de main de maitre, quelques détails).

La méthode du toucher-couler

Il semblerait ainsi que les Espagnols du Galicia aient utilisé une méthode offensive, assez directe contre les pirates, dite du « toucher, couler ». Ils ont ainsi « tiré » sur le skiff pirate et « l’ont coulé, obligeant ainsi les pirates à plonger à l’eau et nager ». Il ne restait ensuite plus qu’à récupérer tout le monde (Lire : Tribal Kat : la tactique indienne du Galicia. Touché, coulé).

Remis aux Français pour jugement

Les ravisseurs suspects – qui étaient au nombre de 7 – présents sont désarmés et arrêtés. Le magistrat de permanence à l’Audiencia Nacional (Espagne) émet alors un ordre autonome de désistement provisoire, qui a permis cette livraison de prisonniers aux autorités françaises. Les Espagnols remettent également aux autorités françaises les preuves de la recherche déjà communiquées au juge espagnol et les témoignages recueillis lors des interrogatoires. Très utiles pour un futur procès (lire : Les 7 pirates suspects du Tribal Kat transférés à la justice française ?).

 

 

(NGV)

Les marins du Szafir libérés. Une rançon versée

(B2) Les cinq marins polonais du Szafir, enlevés le 27 novembre, ont été libérés a annoncé la Première ministre polonaise, Beata Szydlo, lors d’une conférence de presse tenue à Varsovie mardi (8 décembre), remerciant les autorités nigérianes, le personnel consulaire polonais et le propriétaire. Le capitaine, les 3 officiers et un marin ont été rapatriés immédiatement. Les marins ont été rapatriés dès le lendemain. Ils ont atterri à Hambourg mercredi d’où ils sont partis pour Szczecin, le port de la Baltique d’où ils sont originaires.

Des négociations entamées rapidement

Le ministre des Affaires étrangères, Witold Waszczykowski, s’est félicité de cette « fin heureuse au bout de deux semaines ». Une « priorité » pour la diplomatie polonaise qui avait mis en place à Varsovie une cellule de crise interministérielle et dépêché sur place à Abuja des renforts consulaires. Ce qui, effectivement, est rapide mais assez courant dans la piraterie nigériane où l’objectif n’est pas de garder les otages mais d’obtenir rapidement un ‘dédommagement’

Une rançon versée sans doute

« Des discussions ont été entreprises par les autorités locales avec les ravisseurs. Le contact a été rapidement établi. » Sans préciser expressément qu’une rançon avait été versée, Waszczykowski a ajouté cependant. « Les négociations avec les ravisseurs (ont été) fastidieuses et difficiles ». Un peu plus tard, le ministre a reconnu, à mi-mots, interrogé par nos confrères de Radio 1, que la libération ne tenait pas qu’à l’art de la négociation. « La vie des Polonais, la vie des marins est sans prix. Tenons-nous en à cette explication » a-t-il précisé .

Enquête ouverte

Une enquête a été ouverte par le procureur de Szczecin. Dans les récentes années, cependant, la justice polonaise n’a jamais, à notre connaissance, eu à juger de pirates ni la Pologne n’a demandé leur extradition. Plusieurs Polonais figuraient cependant parmi les marins attaqués ou pris en otages par les pirates somaliens naviguant sur des navires de différentes nationalités (Sirius star, Bow Asir, St James Park, MV Beluga Nomination…) selon la base « Piraterie » de B2.

(NGV)

Lire aussi : 5 marins polonais otages des pirates. La piraterie nigériane toujours active (maj3).

Un bateau de pêche iranien capturé par les pirates somaliens

(B2) Les pirates somaliens ont réussi à prendre le contrôle d’un navire de pêche, dimanche (22 novembre) dans la matinée (à 11h Zoulou). Le navire de pêche iranien avec 15 membres d’équipage a été attaqué au large d’Eyl, à 6°16 Nord et 53°30 Est. Il a pris la direction de Hobyo, le repaire des pirates en Somalie, selon John Steed de Oceans Behond Piracy, cité par l’AFP.

Trois attaques ont eu lieu dans la semaine, indique-t-il. Un bateau de pêche thaïlandais a notamment été attaqué lundi, mais il a réussi à fuir. En cause selon l’expert maritime, la pêche illégale qui semble avoir repris de plus belle depuis la diminution de la menace de la piraterie.

(NGV)

4 pêcheurs iraniens otages des pirates libérés

(B2) Plusieurs pêcheurs iraniens otages d’un groupe de pirates en Somalie ont été libérés, mercredi (4 novembre), ont annoncé des responsables locaux le lendemain. Les forces de sécurité du Galgadud (une des régions de Somalie) ont perquisitionné une maison près de Adado et réussi à libérer 4 ou 5 otages (le chiffre varie selon les sources).

« Les forces de sécurité ont libéré quatre Iraniens retenus en otages par des pirates », a déclaré Abdirahmen Mohamed, un responsable des services de sécurité du Galgadud à l’AFP. « Deux des ravisseurs ont été arrêtés lors du raid » a-t-il ajouté.

Les pirates avaient réussi à s’emparer d’un bateau de pêche iranien en mars dernier (la première prise depuis 2012). Un autre bateau iranien avait été capturé en mai, officiellement après avoir dû entrer dans un port du Galgadug en raison d’un problème mécanique. De nombreux bateaux pêchent dans la zone économique somalienne, réputée très poissonneuse.

Il reste 41 marins otages des pirates somaliens, selon notre base de données, 26 selon le décompte officiel de l’UE et de l’OTAN (Lire aussi : Combien de marins sont encore otages des pirates somaliens ?)

(NGV)

Le FV Siraj et le FV Jaber au mouillage au large de la Somalie, vu par un avion d'EUNAVFOR / Crédit : EUNAVFOR Atalanta

Combien de marins sont encore otages des pirates somaliens ?

Le FV Siraj et le FV Jaber au mouillage au large de la Somalie, vu par un avion d'EUNAVFOR / Crédit : EUNAVFOR Atalanta

Le FV Siraj et le FV Jaber au mouillage au large de la Somalie, vu par un avion d’EUNAVFOR / Crédit : EUNAVFOR Atalanta

(BRUXELLES2) C’est un drame silencieux. Et personne ne soucie vraiment de leur sort.

Le bilan officiel…

Officiellement il reste toujours 26 marins otages des pirates somaliens. Ceux du FV Naham 3 depuis presque 4 ans (3 ans et plus de 200 jours) retenus contre leur gré quelque part en Somalie. Ce bateau de pêche sous pavillon omanais avait été capturé le 26 mars 2012 à environ 65 milles nautiques au sud des Seychelles. 3 marins sont morts : un lors de l’attaque, 2 durant leur captivité. Lire notamment : Le FV Naham 3, repéré sans otages

… et le bilan officieux

A ce bilan officiel il faut ajouter les 19 marins du bateau de pêche iranien FV Siraj capturé le 26 mars 2015 au large des côtes d’Hobyo en compagnie du FV Jaber (1) et qui seraient détenus en mer, près du village de Ceel Huur dans la région du Galmudug.

Heureusement le Jaber et son équipage (de 17 personnes selon l’agence iranienne d’informations) ont réussi à s’échapper, le 27 août dernier selon l’ONG Ocean Behond Piracy. « Ils ont profité d’un moment d’inattention de leurs gardiens, survolés par un hélicoptère ou autre chose, pour couper les amarres et remettre le moteur » raconte John Steed de l’OBP à Reuters. En remontant, par leurs propres moyens, vers le nord-est, en direction de l’Iran, selon nos informations, ils ont ensuite « rencontré », un navire espagnol de la force EUNAVFOR, le ESPS Galicia, qui leur a alors remis des vivres et de l’eau, permettant de recompléter leur ravitaillement.

45 marins otages

De fait, il reste donc 45 marins aux mains des pirates somaliens, auxquels on peut ajouter 2 Kenyans capturés à terre et détenus par un des groupes pirates selon OBP.

(NGV)

(1) Une capture non recensée par les forces internationales dans le Golfe. Les Somaliens arguent qu’ils pêchaient illégalement dans leurs eaux (un motif souvent invoqué par les pirates pour donner une couleur « non criminelle » à leurs agissements. L’Iran est le principal pays qui n’est pas associé directement au processus de coordination et de déconfliction SHADE qui réunit tous les 3 mois normalement à Bahrein.

PiratMaritPrisonsCouv@UNODC1509

Quelles sont les causes principales de la piraterie ?

PiratMaritPrisonsCouv@UNODC1509(B2) Une enquête, réalisée auprès de 66 pirates somaliens qui se trouvent dans les prisons au Somaliland, au Puntland et aux Seychelles, vient d’être publiée. C’est une des premières études réalisée de la sorte qui permet de mieux saisir les ressorts de la piraterie somalienne, et les moyens de dissuasion.

La situation économique cause de la piraterie

Réalisée par l’ONUDC en collaboration avec l’ONG Behond the piracy (OBP), elle désigne la pauvreté comme une des raisons principales du passage à l’acte. Les mauvaises conditions économiques sont en effet citées comme une raison principale pour passer à l’acte et faire de la piraterie. « Je n’avais plus d’argent, j’ai donc décidé de rejoindre les pirates afin d’obtenir de la nourriture » cite l’un d’eux. « Ma famille est pauvre, voilà pourquoi je rejoins les pirates » précise un autre.

La pêche illégale menée dans leur région est une autre raison rationnelle souvent citée pour justifier la piraterie. Les « pêcheurs illégaux nous ont amené à devenir pirates » fait remarquer un prisonnier. Un nombre important de détenus rejettent ainsi le terme « pirates » ou de « piraterie ». Ils se considèrent comme des pêcheurs.

L’action des marines internationales facteur dissuasif

L’action des marines internationales, plus que toute autre activité de lutte à la piraterie, ont le principal moyen de dissuasion. La présence de gardes armés à bord des navires a souvent aussi été mentionnée, avec la crainte de se faire tirer dessus.

Les prisonniers se déclarant très impactés par la prison, et expriment une forte volonté d’éviter d’y retourner. Pour ceux qui connaissent quelqu’un qui a quitté la piraterie, la pression familiale ou de la communauté est souvent cité comme un facteur d’abandon.

(NGV)

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le Scan Eagle sur le pont du Galicia (crédit : marine espagnole)

Une première pour la marine espagnole. Un drone Scan Eagle embarqué dans l’Océan indien

le Scan Eagle sur le pont du Galicia (crédit : marine espagnole)

le Scan Eagle sur le pont du Galicia (crédit : marine espagnole)

(B2) Les marins espagnols ont mis en oeuvre un drone Scan Eagle sur le navire amphibie Galicia (1) qui opère dans l’Océan indien et sert de navire amiral à l’opération EUNAVFOR Atalanta. Une première pour la marine espagnole qui n’avait pas testé ce drone dans une opération maritime (2).

Scan Eagle est « devenu l’un des moyens de produire des renseignements plus précieux » pour la Force navale de l’Union européenne (EUNAVFOR) dans l’opération Atalanta, qui opère dans les eaux de l’océan Indien, souligne-t-on à l’état-major de l’armée espagnole. Spécialement conçu pour l’acquisition des données, de l’imagerie et de la vidéo, de jour comme de nuit, il fournit « des images en temps réel, en toute discrétion, et durant une longue période (il peut voler en continu pendant plus de 18 heures). Ce qui aide grandement à la prise de décision ».

Début septembre, le «Scan Eagle» a déjà effectué 175 heures de vol « sans dommage notable ». Il a ainsi effectué en juin des missions de reconnaissance sur la côte Nord de la Somalie, et plus récemment sur la côte Est de la Somalie afin de « identifier et localiser d’éventuelles activités illégales dans la bande côtière, liées à la piraterie ».

Le système se compose de quatre appareils, dont l’un est spécialement conçu pour l’acquisition des images et le vol de nuit. Les drones sont lancés à partir d’une catapulte du pont du navire. La collecte des informations est effectuée au moyen d’une caméra, située dans l’aile du drone. Des antennes assurent l’échange des informations entre la station de commande, et le drone. La station de pilotage est située dans le vol du hangar du navire où se trouvent les opérateurs du 11e escadron nouvellement formé, au sein de l’aéronautique navale espagnole. Cette unité aérienne embarquée (UNAEMB), dédiée entièrement au «Scan Eagle», se compose de 3 officiers pilotes, ainsi que de 3 sous-officiers et 1 marin pour les travaux d’entretien et de préparation pour le vol

(NGV)

(1) Le navire d’assaut amphibie Galicia » est le navire amiral pour l’opération EUNAVFOR Atalanta pour cette période été-automne jusqu’au 6 octobre prochain, date du passage de commandement.

(2) Ce système a déjà été déployé en Afghanistan, sur la base d’appui avancée (FSB) de Qala i Naw jusqu’au retrait du contingent espagnol en 2013.

 

Les 5 pirates arrêtés par le Siroco en jugement à Port-Victoria

(BRUXELLES2) Le procès aux Seychelles des 5 pirates somaliens arrêtés par le navire français TCD Siroco, en janvier 2014, dans le cadre de l’opération européenne anti-piraterie (EUNAVFOR Atalanta) est entré dans une nouvelle phase. C’est dans le cadre de la nouvelle cour spécialisée dans les affaires maritimes des Seychelles que les 5 inculpés, âgés de 19 à 22 ans, vont désormais être jugés, annonce Seychelles news. La mise en place et la construction de cette cour spéciale, dédiée en partie à la piraterie, a été financée de concert par le Bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), le Royaume-Uni, les Pays-Bas et le Fonds d’affectation spécial international contre la piraterie.

Arrêtés près des côtes yemenites

Les 5 pirates avaient été arrêtés près des côtes yémenites et omanes, le samedi (18 janvier), par l’équipage du chaland de débarquement TCD Siroco (L-9012). Ils étaient alors à bord d’un dhow indien leur servant de bateau-mère (le Shane Hind) et venaient de mener une attaque contre le tanker Nave Atropos battant pavillon des îles Mashall. Les 11 pêcheurs avaient été libérés. Un avion de patrouille maritime japonais P3 Orion et un premier repérage par l’hélicoptère de bord du navire japonais JS Samidare avaient alors permis de localiser le dhow et prendre les premières photos. (Lire aussi : Arrestation des 5 pirates dans le Golfe d’Aden).

Preuves jetées par dessus bord

Les suspects avaient bien essayé de se dédouaner de tout acte délictueux. A la vue de l’hélicoptère, ils avaient ainsi jeté par-dessus bord leurs différents équipements de piraterie. Mais la manoeuvre avait été dûment enregistrée par l’hélicoptère français et les marins du RHIB. Ce qui a permis de constituer des preuves utiles pour le jugement. Les autorités seychelloises ayant accepté de prendre en charge les suspects et de les juger, les suspects leur ont été remis le 29 janvier suivant ainsi que toutes les preuves (lire : Les pirates remis aux Seychelles)

30 ans de prison encourus

Le jugement des 5 pirates présumés a débuté en janvier par l’audition des témoins français et elle se poursuit actuellement par les témoins japonais. lls encourent une peine de prison de 30 ans mais, en général, les peines sont un peu inférieures (entre 7 et 20 ans de prison selon les faits). Normalement, ils n’effectueront d’ailleurs pas cette peine dans l’archipel de l’Océan indien mais en Somalie. Les pirates somaliens condamnés sont, en effet, rapatriés dans leurs pays pour y subir leur peine. Une trentaine de pirates somaliens, déjà jugés, sont en attente de leur rapatriement, signale notre confrère seychellois.

(NGV)

Un navire de pêche iranien capturé par les pirates en Somalie ?

(B2) Un bateau de pêche iranien aurait été capturé par les pirates somaliens au large des côtes somaliennes, « cette semaine », annonce l’AFP qui cite un responsable de l’UNODC (l’office des Nations unies contre la drogue et le crime). Le navire de pêche aurait été en situation de pêche illégale. Une information qui suscite cependant certaines interrogations. B2 a pu avoir Alan Cole, le responsable de l’UNODC, qui a confirmé l’information. Du côté de la force maritime européenne anti-piraterie (EUNAVFOR) présente dans la zone, on est plus prudent et on confirme juste « enquêter » sur ce cas.

Si elle devait être confirmée, Ce serait ainsi la première prise des pirates depuis presque trois ans et l’arraisonnement du pétrolier grec Mv Smyrni le 10 mai 2012 en mer d’Arabie au large d’Oman (lire : Un autre navire libéré des pirates).

Des tankers iraniens attaqués à plusieurs reprises dans le Golfe d’Aden ?

De son côté, l’agence iranienne de presse (IRNA) mentionne que la marine iranienne a déjoué plusieurs attaques de pirates contre des tankers iraniens dans le Golfe d’Aden et dans l’Océan indien.

La dernière attaque en date a été déjouée mercredi (25 mars) matin, alors qu’un groupe de 32 pirates — à bord de 4 skiffs rapides, assistés d’un baleinier, jouant sans doute le rôle du bateau-mère — a tenté de prendre d’assaut un tanker dans le détroit de Bab-el-Mandeb, qui contrôle l’entrée de la mer rouge, entre le Yemen et Djibouti.

Une autre attaque avait été signalée dimanche (22 mars) quand plusieurs pirates, à bord de deux skiffs, ont tenté d’arrêter le tanker tout près du détroit de Bab-el-Mandeb en ouvrant le feu. Une première intervention de la marine n’a pas suffi. Trois heures plus tard, les pirates à bord de six skiffs, cette fois, sont repassés à l’attaque avec des « armes semi-lourdes » précise Irna (des RPG sans doute). « Ils ont été forcés de se retirer après plusieurs heures d’échanges de tirs. C’est le plus sévère engagement de la marine iranienne dans leur mission de protection des navires marchands iraniens » précise le commandement de la marine iranienne.

Le 3 février, la 33e flotte de la marine iranienne — composée du destroyer Shahid Qandi, du navire logistique Bandar Abbas et du sous-marin Tareq — avait également déjoué deux attaques séparées de pirates contre des tankers iraniens en haute mer.

Des incidents qui n’ont pas été signalés par les forces maritimes présentes dans la zone (notamment EUNAVFOR *) comme les sources professionnelles maritimes (BMI). NB : il est vrai que la marine iranienne est la seule marine présente dans la zone à ne pas faire partie du système « de partage d’information et déconfliction » (Shade) qui regroupe tous les navires de l’OTAN, européens, asiatiques comme russes, actifs dans la lutte anti-piraterie.

(NGV)

(*) La force de l’OTAN « Ocean Shield » n’est plus présente en permanence dans la zone.