pirates

Six “suspects” appréhendés dans l’Océan indien

(crédit : marine espagnole)

(BRUXELLES2) Le navire espagnol, Rayo, qui participe à l’opération EUNAVFOR Atalanta, a relâché vendredi (9 mai) six hommes somaliens dont on ne peut vraiment dire s’il s’agit de pirates mais dont on ne peut dire également que ce sont de simples pêcheurs.

C’est le thonier espagnol Txori Toki, qui opérait dans la région, qui avait donné l’alerte quelques jours auparavant. Il avait repéré l’embarcation toute proche, à environ 4 miles de l’endroit où il était.

L’alerte donnée via le COVAM, le centre opérationnel de surveillance et d’action de la marine espagnole, a été transmise au QG anti-piraterie de l’UE et au Rayo, qui se trouvait à ce moment à 150 miles. Le skiff “suspect” a été localisé et abordé par l’équipe de visite du navire espagnol, mardi (6 mai) à 250 miles nautiques à l’est de Mogadiscio. Le skiff dérivait, ses moteurs endommagés.

L’inspection effectuée par les militaires espagnols n’a pas permis de rapporter des preuves évidentes de piraterie. Mais cependant certains signes laissaient à penser qu’il ne s’agissait pas que de pêcheurs. Le bateau ne disposait d’aucun matériel classique du pêcheur. En revanche, il était doté de deux moteurs hors bord puissants, d’un GPS et de plusieurs téléphones mobiles sans cartes. Compte tenu des mauvaises conditions de mer, du manque de nourriture, les “marins” ont été embarqués sur le navire et “retenus” à bord, avant d’être redéposés sur la terre ferme en Somalie. Aucun fait précis ne permettant de les traduire en justice, cette méthode permet cependant de neutraliser toute velléité d’action.

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En Allemagne, un demandeur d’asile soupçonné de piraterie

(B2) Un Somalien demandeur d’asile en Allemagne est soupçonné d’un acte de piraterie. Arrêté à Giessen lors d’un contrôle de routine, les autorités l’ont confondu avec ses empreintes digitales, rapporte l’agence DPA se fondant sur un article à paraître dans l’édition de lundi du Neue Zeitung Osnabruecker. Elles seraient identiques à celles prélevées sur le Marida Merguerite, après son détournement par les pirates le 8 mai 2010. Selon le procureur Alexander Retemeyer, l’homme a partiellement avoué et pourrait être inculpé de prise d’otages avec demande de rançon et lésions corporelles graves.

Détourné le 8 mai 2010, le Marida Merguerite et ses 22 marins avaient été retenus pendant 8 mois par les pirates somaliens jusqu’à qu’une rançon de 5,5 millions $ soit versée. L’homme aurait participé à la sécurisation des approvisionnements alimentaires et a été payé avec l’argent de la rançon. Pendant le détournement, les otages auraient été torturés, parfois contraints nu dans le congélateur du navire et, d’autres fois, presque étouffés avec des sacs en plastique sur la tête. Lire aussi : Pirates : un nouveau pas dans l’escalade a été franchi

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L’équipage du MV Leopard libéré. Une rançon importante versée

Le Mv Leopard (crédit : Shipcraft)

(BRUXELLES2) Les six membres du MV Leopard — 2 Danois et 4 Philippins — détenus par les pirates somaliens depuis plus de deux ans « sont maintenant sains et saufs » vient d’annoncer le ministre danois de la Défense, Nick Hækkerup. Les hommes des forces spéciales de la marine danoise (Frømandskorpset) avec l’hélicoptère de la frégate Iver Huitfeldt ont récupéré les otages sur les côtes somaliennes dans des circonstances qui n’ont pas été détaillées par les autorités danoises. « Søren Lyngbjørn et Eddy Lopez et leurs 4 collègues philippins » ont été « mis en sécurité », à bord de la frégate et ont « reçu des soins médicaux » précise le ministère danois de la Défense.

Des “criminels cyniques”

Le ministre des Affaires étrangères, Villy Søvndal, a lancé un appel à la presse pour laisser les marins libérés en « paix » quelques temps et leur permettre « de se concentrer sur son retour à une vie dans la liberté et d’être avec leurs familles après la conclusion d’une longue période en captivité ». Il avait auparavant condamné « dans les termes les plus forts » les preneurs d’otages. « Ce sont des criminels cyniques et sans scrupules qui méritent d’être capturés et traduits en justice. Et même si les efforts internationaux de lutte contre la piraterie ont limité la capacité des pirates somaliens à prendre de nouveaux otages, de nombreux marins sont encore en captivité. »

Les otages sans le navire

Les six marins avaient été capturés en janvier 2011, au large des côtes d’Oman alors que le MV Leopard estimant être sorti de la zone dangereuse, venait de se séparer de son équipe de sécurité (lire sur Somalia Report: Mystery of Missing MV Leopard Crew Member). Le navire avait été endommagé lors de l’attaque et n’était plus utilisable. Les pirates – qui opéraient loin de leur base à l’aide d’un bateau mère qu’ils avaient également capturé – avaient alors décidé d’abandonner le navire à la dérive et de conserver uniquement les otages. Technique plutôt originale dans les modalités habituellement suivies par les pirates. Lire : Dans le Golfe, les pirates s’en donnent à coeur joie

Une rançon importante versée

« Depuis l’enlèvement, nous nous sommes battus tous les jours, aidés de nos conseillers, pour trouver une solution » a expliqué Claus Bech, le directeur de Shipcraft, l’armateur du MV Leopard, tenant à remercier « les experts externes et les autorités danoises pour leur aide et leur assistance durant cette période difficile ». Cette affaire des otages a traîné pendant plus de deux ans. (Mais) Nous sommes une très petite entreprise. Et les pirates avaient des attentes irréalistes pour obtenir une rançon » a-t-il précisé. Même s’il n’a pas voulu précisé le montant de la somme versée « par souci de toutes les situations de prise d’otages à venir », le directeur a cependant convenu qu’une rançon « plus élevée que lors des précédentes prises d’otages où des Danois avaient été impliquées » avait été versée.

NB : les rançons versées pour les navires varient de 1,5 millions $ à 13 millions $ (selon notre base de données). Pour la libération du navire danois M/V CEC Future, une rançon de 1,7 millions de $ avait été versée. Mais c’était début 2009. Pour la libération du navire allemand MV Beluga Nomination, une rançon de 5 millions $, en avril 2011, avait été versée.

Commentaire : si l’on ne peut que se réjouir de l’issue heureuse de cette prise d’otages, surtout après une aussi longue durée, on ne peut cependant qu’être inquiet du versement d’une somme d’argent importante qui va redonner aux pirates le souffle d’air qui leur manquait jusqu’ici pour mener des opérations. Gageons (espérons) cependant que des actions, discrètes, sont mises en oeuvre pour soit mettre la main sur certains des auteurs, soit sur une partie de l’argent, afin de neutraliser cet effet négatif

Lire aussi : 54 otages et 2 navires aux mains des pirates

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Le bon filon du “faux pirate”

(BRUXELLES2) Ils sont apparemment quelques uns au Kenya à avoir surfé sur la vague de la piraterie dans la banlieue de Nairobi. Ainsi que le raconte  Channel Four, plusieurs médias ont ainsi été abusés par une entreprise apparemment artisanale mais bien rodée. Un “fixer” offre aux journalistes l’occasion d’interviewer de vrais pirates en direct moyennant le paiement d’une commission. Il faut faire durer le plaisir, montrer que ce n’est évident d’atteindre les pirates, et au passage encaisser un peu plus. Plus la recherche dure longtemps, plus le fixer et ses complices encaissent.

Bashir, un Kenya d’ethnie somalienne a ainsi tenu un beau rôle de pirate pour le Time magazine comme dans un documentaire tourné pour la télévision danoise (Lire : journey into piracy), racontant une histoire, après tout plausible, d’un pauvre pêcheur devenu pirate. Les pirates auraient voulu le recruter car il « savait nager », une connaissance précieuse pour les autres recrues. Et de s’interroger sur la crédulité des journalistes blancs : « Les pirates ont de l’argent. Pourquoi feraient-ils cela de témoigner dans un film ? Ils n’ont pas le temps de raconter leur histoire à des blancs pour de l’argent ? ». Adan, un autre de ces acteurs, tire la leçon. « Vous savez, les gars de l’Ouest pensent que les Africains sont des imbéciles. Mais nous avons prouvé que nous ne sommes pas dupes. Nous sommes plus intelligents qu’eux. »

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Volte-face italienne. Les Maro rentrent en Inde

(crédit : Conseil des ministres italien)

(BRUXELLES2) Les évolutions du dossier des fusiliers marins italiens (Maro) impliqués dans la mort de deux pêcheurs au large des côtes indiennes deviennent illisibles. Massimiliano Latorre et Salvatore Girone sont ainsi rentrés en Inde vendredi (22 mars). Les deux militaires seront cependant jugés par un tribunal ad hoc, créé pour la circonstance, ainsi que l’a ordonné la Haute Cour de New-Delhi. Le gouvernement italien a finalement décidé de renvoyer les deux “inculpés” en Inde.

Le Comité interministériel pour la sécurité de la République présidé par le Premier Ministre Mario Monti a désavoué ainsi la décision du ministre de la Défense, Di Paola, et du ministre des Affaires étrangères, Terzi. Les ministres n’étaient pas sur la même longueur d’onde, a reconnu ce dernier.

L’assurance écrite des autorité indiennes que la peine de mort ne sera pas appliquée

Un retour justifié officiellement par « l’intérêt des fusiliers marins » de respecter la parole donnée lors du retour au pays (justifié par la nécessité de voter pour les élections législatives) et « l’assurance écrite (des) autorités indiennes sur le traitement qui sera réservé aux fusiliers-marins et protection de leurs droits fondamentaux ».

Sulla base delle decisioni assunte dal CISR, il Governo italiano ha richiesto e ottenuto dalle autorità indiane l’assicurazione scritta riguardo al trattamento che sarà riservato ai fucilieri di Marina e alla tutela dei loro diritti fondamentali. Alla luce delle ampie assicurazioni ricevute, il Governo ha ritenuto l’opportunità, anche nell’interesse dei Fucilieri di Marina, di mantenere l’impegno preso in occasione del permesso per partecipare al voto, del ritorno in India entro il 22 marzo. I Fucilieri di Marina hanno aderito a tale valutazione.

La fureur de l’Inde et l’ampleur pris par la crise diplomatique dans ce pays clé de l’Asie a, apparemment, provoqué cette décision. Le ministre des Affaires étrangères l’a expliqué, vendredi, dans une interview au quotidien Republica. « La tension montait ». Les Indiens « ont également exprimé leur préoccupation pour la sécurité de notre ambassadeur. L’histoire a connu un retentissement international, jusqu’à l’ONU et l’UE. » Mais le ministre estime que l’action a atteint « l’effet que nous attendions ». « Sans (ce retour), nous ne pouvions pas négocier avec le gouvernement indien, sur les conditions de vie quotidienne dans le pays et la garantie que la peine maximale (ne sera pas appliquée) pour le crime dont ils sont accusés. Maintenant, nous n’avons plus ce problème. » Et d’ajouter : « nos efforts ne s’arrêtent pas là. Avec l’Inde, nous venons d’ouvrir un canal de communication, (pour) des discussions diplomatiques et juridiques de différentes hypothèses, basées sur le principe du respect mutuel entre les deux pays ».

Lire aussi les dernières péripéties :

On peut lire l’article du Times of india : le business a-t-il influencé cette décision

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Un autre navire libéré des pirates (maj2)

Un autre navire libéré des pirates (maj2)

Le Mv Smyrini libéré escorté par le Mendez Nunez (crédit : marine espagnole / Eunavfor Atalanta)

(BRUXELLES2) Un autre navire détenu par les pirates, le Mv Smyrni (ou Smrini), vient d’être libéré, en même temps que le MV Royal Grace (lire aussi : Un navire emirati libéré. Les marins espagnols à la rescousse). Le ministre indien du transport maritime, K. Vasan l’a annoncé hier (samedi) à la presse indienne, comme le rapporte le Times of India. Les 11 membres d’équipage indiens vont être rapatriés chez eux, a-t-il précisé. Le navire avait à son bord 26 hommes d’équipage, dont 11 Indiens et 8 philippins. Même si les circonstances de la libération n’ont pas été précisées, l’hypothèse du versement d’une rançon semble probable.

Cette libération a été confirmée par le QG d’Atalanta à B2, libération effective en soirée dimanche. La frégate espagnole ‘Méndez Núñez (navire amiral de la force européenne anti-piraterie) a assuré la sécurité du Smyrni. Le «Méndez Núñez est resté dans les environs du Smyrni jusqu’à ce qu’une équipe de sécurité privée montée à bord d’un remorqueur, le «Condor», à partir duquel avait été mené les négociations de libération, reprennent le relais pour assurer la sécurité du tanker », précise-t-on du côté de la marine espagnole. « Une fois la libération confirmée, la frégate a escorté le navire le long de la côte somalienne jusqu’à des eaux plus sûres ».

Ce tanker grec sous pavillon liberian, opéré par la société Dynacom Tankers Management, avait été capturé en mer d’Arabie, au large d’Oman le 10 mai 2012 lors d’une attaque menée par une dizaine de pirates à bord de deux skiffs, soutenus par un bateau-mère. Les pirates n’auraient ainsi plus en leur possession que deux navires marchands (*) : le MV Albedo (capturé en novembre 2010) et le FV Naham 3 (capturé en mars 2012) ainsi que 60 marins.

(*) Les dhow yemenites ne sont pas décomptés dans ce chiffre

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Un navire emirati libéré. Les marins espagnols à la rescousse

(crédit : Eunavfor)

(BRUXELLES2) Après un an de captivité, le MV Royal Grace a été libéré ainsi que l’équipage. Ce chimiquier emirati, battant pavillon panaméen, avait été capturé par les pirates le 2 mars 2012 au large d’Oman, alors qu’il faisait route de Dubai vers le Nigeria. Il faisait partie des navires dont le président somalien espérait récemment sa libération grâce à la négociation avec les pirates (lire : Les otages des pirates en voie de libération ?). Une rançon aurait été versée selon les autorités du Puntland comme le relate l’agence Reuters.

Hier matin (vend 8 mars), alors que le Mendez Nunez « menait des patrouilles de lutte contre la piraterie à 20 miles nautiques au large de la côte nord de la Somalie » — raconte l’officier de permanence au QG d’Eunavfor Atalanta —, il aperçut le MV Royal « dérivant au nord de son ancrage pirate à une vitesse de 4 noeuds ». Peu de temps après, la passerelle du navire espagnol « a reçu un appel radio du capitaine du MV Royal Grace, confirmant que son navire était libre et que ses 20 hommes d’équipage (*) avaient besoin de nourriture, d’eau et d’assistance médicale ».

Le capitaine du Méndez Núñez a alors rapidement envoyé ses équipes de visite et une équipe médicale pour fournir les premiers soins et le nécessaire en eau et vivres. Le MV Royal Grace a alors pu reprendre sa route. Il est en route vers Mascatte (Muscat) sous surveille d’un autre bâtiment de la flotte européenne, le Rayo (de la marine espagnole).

(*) L’équipage comprenait 22 personnes en tout au départ de Dubai : 17 Indiens, 1 Pakistanais, 1 Bangali, 3 Nigérians. Un des Nigérians est mort durant la captivité par manque de soins et médicaments.

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Neuf pirates de plus aux mains de la justice

descente des pirates aux Seychelles (crédit : Eunavfor / marine néerlandaise)

(BRUXELLES) La frégate HrMs De Ruyter a remis neuf pirates suspects aux autorités des Seychelles ce lundi (25 février), annonce le QG anti-piraterie de l’Union européenne à Northwood. Les suspects avaient été arrêtés le 19 février dernier dans le cadre d’une opération menée de concert avec la frégate espagnol Mendez Nunez – qui sert de navire-amiral à l’opération Eunavfor Atalanta – et un avion de patrouille espagnol P3 Orion, le 19 février dernier, à 120 miles nautiques au large de la côte somalienne. Les suspects vont désormais être poursuivis selon la procédure de la Common law britannique en usage dans l’ile de l’archipel indien.

Lire aussi : Neuf pirates arrêtés au large de Eyl

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