piraterie

1 million $ pour les forces navales somaliennes

(B2) Les Emirats arabes unis ont confirmé leur engagement à contribuer à hauteur de 1 million $ au renforcement des capacités des forces navales somaliennes et à la constitution d’un corps de gardes-côtes, a annoncé le ministre des Affaires étrangères, Anwar Mohammed Gargash, à l’issue de la conférence de Dubai jeudi (28 juin). Cette contribution passera par l’intermédiaire du trust fund mis en place au niveau international pour lutter contre la piraterie somalienne. Elle permettra de doter en « bateaux, communication et équipements le corps de gardes-côtes somaliens, ainsi que de mettre en place un commandement central des opérations à Mogadiscio » a précisé le ministre selon l’agence de presse des Emirats. La période de transition du gouvernement somalien se termine le 20 août avec la formation d’un gouvernement central permanent et l’annonce d’une nouvelle constitution.

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La piraterie coûte cher au Yemen

(B2) 150 millions de $. C’est ce que le Yemen a perdu en 2011 à cause de la piraterie, a affirmé le ministre des Affaires étrangères de ce pays à la conférence de Dubai sur la piraterie qui s’est tenue les 27 et 28 juin. Les navires de pêche ou de petit commerce yéménite sont une proie facile pour les pirates ; plusieurs centaines de pêcheurs yéménites ont ainsi été concernés voire privés de leur liberté. Une quinzaine d’entre eux ont été tués pour les pirates. Le ministre a aussi pointé du doigt les forces internationales. Si « la présence de ces forces au large des côtes somaliennes a réduit le risque de piraterie, elle pose aussi un obstacle au développement de la pêche dans la région », une des principales ressources pour les familles yemenites. « Les pêcheurs yéménites sont toujours sous le feu des forces internationales et des équipes de sécurité embarqués à bord des navires marchands ». Selon les médias yéménites, 57 bateaux ont été capturés dans les eaux territoriales du Yemen tandis qu’il y a eu 225 attaques avortées pour la seule année 2010.

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Le centre maritime de Djibouti ouvre ses portes

(B2) Le centre d’opérations navales de Djibouti a été inauguré très officiellement mercredi 23 juin par le président de la république du pays, Ismail Omar Guelleh, Un centre mis en place avec l’aide de la France et des Américains. Objectif : permettre aux forces maritimes de ce petit Etat de la Corne de l’Afrique, place à un point stratégique, au débouché du canal de Suez, de pouvoir suivre les mouvements de navires dans ses eaux territoriales. NB : C’est un des éléments clés de la lutte contre la piraterie dans la région. Et la mission européenne Eucap Nestor qui démarre devrait l’appuyer.

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Cellule anti-piraterie aux Seychelles

(B2) Une première cellule anti-piraterie a été inaugurée à Mahé aux Seychelles le 4 juin. Financée par l’Union européenne à hauteur de 2 millions d’euros, dans le cadre du programme régional de sécurité maritime MASE mis en œuvre par la Commission de l’Océan indien (COI), elle regroupera à terme des experts en piraterie maritime des cinq Etats Membres de la COI issus de divers domaines (pénitencier / militaire / police / juridique / judiciaire). Le programme Mase se déroule sur cinq ans et est doté de 37,5 millions d’euros. Il vise le renforcement des capacités de coordination, d’échange d’informations et des systèmes de justice criminelle pour poursuivre en justice et détenir les pirates arrêtés.

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Les Néerlandais mettent le paquet sur le renseignement et sur Ocean Shield

(BRUXELLES2) Le Parlement néerlandais a accepté hier (mardi 12 juin) un engagement plus fort des Pays-Bas dans l’opération anti-piraterie de l’OTAN, Ocean Shield. L’opération de l’UE, Atalanta, à quant-à-elle été jugée « controversée », par les parlementaires néerlandais, du fait de son nouveau mandat étendu aux côtes somaliennes, et devra donc être discutée après les élections en septembre.

Pour Ocean Shield, les Pays-Bas vont donc envoyer le Hr. Ms. Rotterdam, un navire de transport amphibie, doté de deux hélicoptères Cougars et d’un drone. A bord du navire également une unité spéciale d’infanterie de marine pour permettre d’effectuer les opérations de contrôle et de libération. Un sous-marin va également rejoindre la mission dans le seconde moitié de l’année. Ce qui permettra d’accroitre la fonction de “renseignement” sur zone, précise le ministère de la Défense. Coût de cet engagement supplémentaire : 13 millions d’euros.

Sécurité privée : toujours non

Le Ministre de la Défense, Hans Hillen, s’est prononcé contre l’utilisation de firmes de sécurité privée pour les équipes de protection embarquées (VPD). Malgré les coûts supplémentaires, il a déclaré que « toutes les forces armées doivent être sous la responsabilité de l’Etat afin d’assurer la précision et des mesures proportionnelles » rapporte nos confrères de la radio néerlandaise. Un point de vue qui ne surprendra pas car il confirme une position déjà prise et défendue dans le passé.

Lire également :

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Accalmie notable sur le front de la piraterie somalienne début 2012

Accalmie notable sur le front de la piraterie somalienne début 2012

Un dhow indien libéré par les forces européennes (crédit : Eunavfor Atalanta)

(BRUXELLES2) Le changement météorologique provoque actuellement une baisse notable des attaques pirates dans l’Océan indien et le Golfe d’Aden. Avec l’arrivée de la mousson du sud-ouest entre juin et septembre, les petits bateaux et skiffs ont du mal à parcourir l’Océan indien et s’attaquer à des proies importantes. Les pirates doivent donc disposer de navires plus importants pour pouvoir mener à bien les attaques. C’est un rituel habituel… Mais cette année, le contexte est particulier. Les bandits des côtes venus de Somalie n’ont pas entrepris ni réussi à prendre autant de navires que les années passées.

Un nombre de navires retenus par les pirates au plus bas

Depuis plusieurs mois, la baisse à la fois des navires capturés par les pirates mais aussi du nombre d’attaques est en effet notable. Il y a ainsi aujourd’hui 7 navires (marchands) et 213 otages entre leurs mains, sans compter les bateaux de pêche locaux – yemenites, iraniens… – qui leur servent de dhows. Et, en 2012, selon les statistiques d’Eunavfor, il y a eu (seulement) 25 attaques – c’est-à-dire localisation par les pirates, et ciblage très clair du navire afin d’en prendre le contrôle (*) – et 5 bateaux capturés – contrôle du navire par les pirates. 11 attaques ont été déjouées par l’intervention d’un navire européen d’Eunavfor.

Une baisse significative par rapport à 2011 et 2010

Soit une baisse très significative à la fois du nombre d’attaques et du nombre de bateaux capturés par rapport aux années précédentes d’intermousson. Selon les statistiques du Nato Shipping centre, il y avait ainsi dans la même période l’année 35 bateaux approchés,  et 15 bateaux capturés par les pirates et 93 bateaux attaqués durant la même période. 20 bateaux capturés et 54 bateaux attaqués durant la même période en 2010.

Plusieurs explications

Si la baisse des prises pirates peut avoir une explication par les moyens déployés en mer, la baisse des attaques répond à d’autres raisons. Comme souvent, il n’y a cependant pas une cause mais plusieurs causes à cette baisse.

Premièrement, les forces en mer sont plus présentes et mieux coordonnées. Cette année, il y avait un nombre assez important de navires sur zone. Les moyens d’Eunavfor – la force européenne anti-piraterie – notamment avaient été renforcés (lire :) . Et sur zone, aujourd’hui, il y a toujours 6 navires au titre de l’Union européenne (Eunavfor) et 5 avions de patrouille maritimes – auxquels on peut ajouter 6 autres navires au titre de l’OTAN et la CTF 151 qui opèrent en étroite coordination. En tout, il y a 48 navires présents sur zone (toutes nations confondues). La meilleure coordination entre les forces présentes permet aussi de mieux répartir les efforts et les besoins.

Second facteur de cette baisse. Les nouvelles tactiques, plus robustes et offensives, employées par les forces maritimes comptent également. La reprise de force des navires, comme le blocage des dhows bateaux mères au large des côtes somaliennes, empêche ainsi soit des pirates de partir à l’attaque, soit de revenir avec leur butin. L’usage de la technique de la “citadelle” facilite ces opérations offensives, permettant la mise à l’abri de l’équipage durant l’assaut. La bonne application par les navires des bonnes pratiques comme la présence de gardes armés (militaires ou gardes privés) participe également de la limitation des prises par les pirates.

Troisième facteur. La situation à terre devient difficile pour les pirates. Entre les mouvements de l’Amisom – la force de maintien de la paix de l’Union africaine – des forces kenyanes et éthiopiennes d’un coté, et des shebabs de l’autre, et les combats, le “business” devient un peu moins facile qu’auparavant. Les actions des forces de police du Puntland, aussi deviennent, plus notables et ont permis la neutralisation de certains équipes “pirates” à terre. Ceci est aussi conjugué avec la récente attaque des forces européennes à l’aide d’un hélicoptère.

Quatrième facteur, beaucoup plus difficile à cerner, l’attitude de la population. Il semble que les pirates aient aussi quelques difficultés entre eux et sur place. L’accueil des “ainés” dans les villages n’est plus ainsi aussi conciliant pour les pirates qu’auparavant. Et on peut considérer aussi que l’effet du nombre d’arrestations de pirates – même si tous ne sont pas poursuivis – a aussi un effet psychologique. Revenir sans prise constitue une perte sèche pour les gangs. La baisse du nombre de bateaux pris – et donc de libération possible – limite aussi certains de leurs moyens financiers, et donc de leur emprise sur les populations locales. On peut s’interroger néanmoins sur d’autres raisons qui ont limité les attaques des pirates somaliens.

Lire aussi : baisse

(*) Il y a parfois des “présences” de bateaux pirates qui ne sont pas automatiquement des attaques en tant que tels.

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Pirates de Somalie

(BRUXELLES2) Ils étaient pêcheurs, paysans ou chauffeurs de taxis… ils sont devenus les pires ennemis des navires marchands qui traversent le Golfe de Suez et l’Océan indien, partant à l’assaut des tankers comme des petits voiliers de plaisance. Jean Guisnel et Viviane Mahler expliquent l’origine et le devenir de ces pirates, leurs motifs, leurs méthodes … L’intervention des commandos après la capture du Ponant, la libération du Tanit sont décrites par le menu. Tout comme l’organisation des pirates, avec notamment certaines “professions” qui se sont développées en Somalie comme les “négociateurs” ou “blanchisseurs de rançons”. Ouvrage nécessaire si on veut comprendre comment la piraterie a ressurgi des tréfonds de l’histoire pour devenir aujourd’hui une des menaces importantes du transport maritime moderne.

• Jean Guisnel et Viviane Mahler, “PIrates de Somalie”, éditions Grasset, 316 pages, 20,50 euros

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