Piraterie

Un thonier français attaqué au large des Seychelles

Un thonier français, le Talenduic a été attaqué mardi matin (vers 9 heures locales), non loin des Seychelles, comme l’indiquent le (mon) quotidien Ouest-France, et le site d’information basque espagnol Deia. Selon la méthode habituelle, deux skiffs pirates sont arrivés rapidement sur le bateau de pêche, avec tir au RPG à la clé. Les fusiliers marins, embarqués à bord du navire, ont répliqué et fait fuir les assaillants. Plusieurs thoniers basques espagnols ont été attaqués ces dernières semaines (1). De source militaire, on confirme que dans la zone au nord des Seychelles se trouvent un ou plusieurs groupes-pirates.

Ce n’est pas la première fois que le Talenduic est ainsi attaqué, il en ainsi été en mars dernier (2). Et à la dernière saison inter-moussons, au printemps, les thoniers basques ou bretons avaient été la proie de quasiment une attaque par jour (3).

Lire également :

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Un thonier basque attaqué par les pirates. Bis repetita

Un thonier basque espagnol a été attaqué par les pirates somaliens, samedi après-midi, rapportent les médias espagnols, notamment l’agence EuropaPress. L’Albacan, qui appartient à l’armateur Albacora de Bermeo, se trouvait à 550 milles au nord de Mahé, l’île principale des Seychelles quand deux skiffs sont arrivés à grande vitesse. Les pêcheurs n’ont dû leur salut qu’en accélérant et aux quatre gardes privés embarqués à bord qui ont dû tirer pour que les pirates abandonnent la poursuite. C’est la cinquième attaque en quelques semaines sur un thonier espagnol. Le Demiku a subi une attaque similaire, dans la zone économique exclusive des Seychelles, à 170 milles de Mahé, une semaine auparavant et l’Alai Elai, fin octobre (lire : Un thonier basque attaqué au large des Seychelles). Malgré les nombreux groupes pirates démantelés par les forces européennes et de l’OTAN, la piraterie continue de faire des siennes…

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Pirates prenez garde ! l’Awacs veille

(crédit : Sirpa Air)

Un awacs français, le E3F du 36ème escadron de détection et de contrôle aéroporté (EDCA) de Avord, est de retour dans l’opération européenne anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta (1). Basé à Djibouti, il a effectué son premier vol opérationnel mardi et devrait rester actif dans la zone pendant trois semaines environ.

Avantage d’un tel appareil. Avec une capacité de scanner une zone sur 360° et 250 milles nautiques, il a un spectre d’action plus large que les avions de patrouille maritime (PatMar). Bien utile alors que la zone de “chalandise” des pirates s’accroit tant au sud qu’à l’est (2). Même s’il est moins fin qu’un PatMar, l’Awacs peut permettre de repérer les différents navires marchands qui naviguent dans la zone, comme ceux piratés, voire utilisés par les pirates (3).

Il peut servir également de relais radio entre les différents QG, les navires et avions engagés dans la zone, en cas d’absence de couverture radio.

(1) Un Awacs était déjà présent il y a un an, quelques semaines, à partir de fin août 2009.

(2) Lire notamment :

(3) Lire : Un navire de l’AMISOM attaqué par les pirates. Un cargo en bouclier

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Un nouveau navire piraté pas loin de l’Inde

MV HANNIBAL IIPas de jour férié pour les pirates somaliens. Ce 11 novembre au matin, les pirates ont attaqué et capturé un navire marchand « plus près des côtes indiennes que de la Somalie » comme le confirme le QG Atalanta, de la mission européenne anti-piraterie. Le MV Hannibal II,  un chimiquier de 24.100 tonnes battant pavillon panaméen, faisait route de Pasir Gudang (Malaisie) vers Suez transportant de l’huile végétale quant il a été attaqué à 860 milles des côtes somaliennes. Son capitaine a confirmé que les pirates étaient à bord. L’équipage formé de 31 marins (23 Tunisiens, 4 Philippins, 1 Croate, 1 Géorgien, 1 Russe et 1 Marocain) est retenu en otage.

Selon nos informations, un groupe pirates était signalé depuis plusieurs jours dans cette zone à environ 11° Nord et 66° Est. Le navire sorti des chantiers de La Ciotat (France) en 1983 appartient à la société tunisienne Gabes Marine Tankers (GMT) du groupe Setcar dirigé par Férid Abbas.

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Un navire de l’AMISOM attaqué par les pirates. Un cargo en bouclier

Le Mv Izumi sert désormais de plate-forme d'attaque pour les pirates somaliens. Plus sûr que les petits baleiniers

Décidément ! Les pirates s’adaptent vite. Ils semblent avoir changé de tactique par rapport aux précédentes “saisons”. Et on pourrait même dire qu’un nouveau cran a été franchi dans la “guérilla” qui les oppose aux navires marchands et aux navires de guerre dans l’Océan indien. Ils utilisent désormais de gros cargos ou pétroliers capturés comme plateforme d’attaque. Et non plus seulement de “petits” bateaux-mères type baleiniers ou dhows “empruntés” à des pêcheurs yémenites, iraniens, somaliens ou égyptiens. Cela avait le cas pour la capture du MV Polar. L’aventure s’est répétée samedi dernier (1), sans succès cette fois.

Dans la nuit du 5 au 6 novembre, au large des cotes somaliennes, les pirates n’ont, en effet, pas hésité à utiliser le MV Izumi, un cargo japonais battant pavillon panaméen, capturé le 10 octobre (2), pour partir à l’attaque d’un autre navire marchand, le MV Petra 1, qui croisait dans l’Océan indien. Or le MV Petra 1 transportait du fret pour l’AMISOM (la force de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie) et donc dûment escorté (1). En l’occurrence, par la frégate espagnole, Infanta Cristina, qui fait partie de la force européenne anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta.

Au vu de l’attaque, la frégate a accéléré sa vitesse et manœuvré pour se placer entre les attaquants et le Petra 1, précise-t-on coté européen. Plusieurs coups de feux ont été échangés. Des tirs de sommation tout d’abord. Les pirates n’ont – semble-t-il – alors pas répugné à utiliser leur arme favorite : le lance-roquette. Les Espagnols ont répliqué par des des « tirs directs », avec « la force minimale afin de ne pas mettre en danger les otages » assure-t-on au QG d’Atalanta. Les pirates ont fui. Le navire de l’Amisom a pu, ensuite, continuer sa route vers sa destination (Mogadiscio disent les Européens, Mombasa disent les Espagnols !), sans encombre. Aucun blessé n’est à déplorer coté européen. On ne sait pas encore, en revanche, s’il y a des pertes coté somalien.

C’est la première fois qu’un navire de l’AMISOM est ainsi attaqué alors qu’il est sous escorte. Et, même s’il n’est pas avéré que les pirates avaient vent du nom de l’affreteur du Petra 1 (j’ai un doute), on sent bien qu’un nouveau stade est franchi. Il est en effet plus difficile pour les forces multinationales de lutter contre un gros cargo, aux mains des pirates. Le risque de dégâts est important tant humain (la vie des otages), matériels (explosion ou incendie du navire par un tir direct) ou environnementaux. Les pirates peuvent se sentir plus invincibles et limiter la riposte. En même temps, manoeuvrer de tels navires suppose de réelles connaissances de navigations si on n’obtient pas d’aide de l’équipage capturé (aide donnée par la force ou… “conviction”). Et il expose les captures auparavant bien à l’abri dans les ports somaliens. Ce pourrait être ainsi une sorte de jeu, dangereux, de quitte ou double !

(1) Lire : Un tanker capturé à l’est de Socotra

(2) Lire : Le MV Izumi capturé par les pirates

(3) Depuis trois ans, les navires de l’AMISOM ou du PAM sont systématiquement accompagnés par un navire de guerre.

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Le skipper sud-africain sain et sauf. Récit d’un week-end mouvementé

Le yacht près des cotes somaliennes (crédit : Eunavfor)

Le capitaine sud-africain d’un yacht piraté par les pirates somaliens dans l’Océan indien n’est pas mort comme la rumeur s’en était répandue ce week-end. Il leur a échappé. Il a été recueilli « à bord d’un navire militaire et est sain et sauf » vient de confirmer un porte-parole de l’opération européenne anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta.

Son sauvetage a cependant été mouvementé, d’après le premier récit que viennent d’en faire les militaires. Et les marins du Floréal, la frégate française qui participe à l’opération Atalanta, ont été aux avant-postes.

Les marins du Floréal pris sous le feu des pirates

Le yacht, dénommé “Choizil”, est repéré par la frégate Floréal, le samedi 6 novembre. Les marins détectent des mouvements et des navires « suspects à proximité ». Ils tentent alors à plusieurs reprises d’entrer en contact avec le yacht, « notamment en effectuant un survol en hélicoptère ». En vain. Décision est alors prise d’envoyer une équipe d’abordage à bord d’un bateau pneumatique pour en savoir plus. Lors de l’approche, les marins essuient « des coups de feu venant du yacht ». Et « un SOS est reçu ». Il est désormais clair pour les marins que le navire de plaisance a été piraté et que son équipage est aux mains des forbans. Les militaires prennent alors la sage décision de rebrousser chemin. Mais le Floréal reste à proximité.

Le lendemain matin, nous sommes le 7 novembre (dimanche), selon le porte-parole d’Atalanta, « le yacht se rapproche tout près de la côte et s’échoue ». Les pirates quittent le bord en tentant d’emmener avec eux, trois membres d’équipage. Mais « le skipper sud-africain résiste, et refuse de quitter le bateau, tandis que les pirates emmènent les deux autres membres de l’équipage comme otages ». Selon certains témoignages, il saute alors à l’eau. Dès que les pirates quittent le yacht, le skipper est « récupéré par les marins et rapatrié sur le Floréal », confirme le QG d’Atalanta, avant d’être transféré sur un autre navire militaire, néerlandais cette fois (le Amsterdam sans doute), et évacué sur Mombasa. NB : l’histoire est sans doute un peu compliquée que cela. A suivre…

(mise à jour, 8 novembre) Le skipper a été « transféré aux autorités sud-africaines », à Mombasa, a précisé un porte-parole d’Atalanta en fin de soirée. « Le sort des deux autres otages reste inconnu ». Mais les forces européennes dans la région « suivent la situation ».

Deux otages sud-africains

(mise à jour, 9 novembre) Un hélicoptère a tenté « durant plusieurs heures dans la journée du 7 novembre de localiser les deux otages emmenés à terre par les pirates », m’a-t-on précisé, aujourd’hui, au QG d’EUNAVFOR Atalanta. Mais sans succès. « Depuis hier, tous les navires de guerre ont désormais quitté la zone. Notre mission est sur mer, pas sur terre ». Quant aux gardes côtes des Seychelles et au représentant d’EUNAVFOR dans cet archipel, ils ont démenti formellement que le yacht ait été pris dans les eaux de l’archipel. « L’incident s’est déroulé dans les eaux kenyanes » précise un communiqué (1), appelant à plus d’attention sur certaines informations provenant de “pirates”. Et effectivement, on commence à en savoir plus sur le trajet du yacht et ses occupants. Selon la presse sud africaine, les deux personnes aux mains des ravisseurs seraient un couple, Bruno Pelizzari et Deborah, vivant à Bluff, près de Durban, avant de partir naviguer vers Madagascar il y a un an. Le couple a ainsi quitté Dar es Salaam (en Tanzanie) le 21 octobre avec un autre plaisancier, dénommé Peter, pour convoyer un navire vers Richard Bays (Afrique du Sud). C’est au large des côtes kenyanes (NB : ce qui n’est trop le chemin pour aller en Afrique du Sud) qu’ils ont été attaqués par des pirates qui les ont ramené vers Baraawe dans le sud de la Somalie, où ils ont été repérés par les forces navales.

(1) The Seychelles Coast Guard and the EU NAVFOR Atalanta representative in Seychelles have confirmed that the yacht was not taken hostage in Seychelles waters, as reported by Agence France Presse, which quotes a pirate in the Somali port of Harardere. The incident took place in Kenyan waters (…) The pirates are most probably using the word “Seychelles” to grab media attention, and therefore journalists need to be cautious of the reports they obtain on the internet, particularly when pirates are quoted as sources.
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Les camps pirates vus au ras de l’eau ; un sous-marin en action

Vu du périscope (crédit : marine néerlandaise)

Le périscope au ras de l’eau, c’est plutôt discret… et du moins peu repérable par les pirates. Durant deux mois, le sous-marin néerlandais, Hr. Ms. Zeeleeuw, a ainsi navigué au plus près des cotes somaliennes, en toute discrétion, dans le cadre de la mission anti-piraterie de l’OTAN, “Ocean Shield”. Ce moyen “d’intelligence” vient ainsi compléter les autres moyens déployés dans la zone (avions de patrouille maritime d’EUNAVFOR) et hélicoptères embarqués à bord des navires.

Le périscope au ras de l'eau (crédit : marine néerlandaise)

Une mission de renseignement “d’une grande utilité”, selon la marine néerlandaise, qui a permis de recueillir des “informations précieuses” sur les modes d’action et d’organisation des pirates somaliens.

A la clé, notamment un repérage et un recensement des différents camps pirates installés sur la cote, et les différentes “routes” suivies par les “forbans de la mer” pour regagner le large.

Baleinier "pirate" avec ses skiffs à la remorque, vu du sous-marin (Crédit : marine néerlandaise)

Ce suivi a permis également de donner l’alerte, “de façon très précoce” sur les groupes de bateaux qui prennent le large; le relais étant ensuite passé aux navires présents dans la zone, comme le HMS Montrose, pour procéder à des interceptions préventives. Ce n’est pas dit officiellement. Mais il semble certain également que le sous-marin a ainsi pu, tracé, les allées et venues des pirates à bord des navires capturés.

  • On émerge (Crédit : marine néerlandaise)
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    Un navire comorien pris par les pirates très au sud…

    Un navire battant pavillon de l’archipel des Comores, le MV Aly Zoulfecar, a été piraté le 3 novembre au matin alors qu’il faisait route entre les Comores et Dar Es Salam (Tanzanie), vient de confirmer le QG anti-piraterie de l’UE (Eunavfor Atalanta). Le capitaine de ce navire de 43 mètres a confirmé la présence de pirates à bord. Le Mv Aly Zoulfecar, long de 43 mètres, a 29 personnes à bord – précise-t-on au niveau européen – : 9 membres d’équipage (1 Tanzanien, 4 Comoriens et 4 Malgaches) et 20 passagers (12 Tanzaniens et 8 Comoriens).

    Le navire, qui appartient à la compagnie Oceaniss et effectue la navette entre les Comores et le continent (Tanzanie et Kenya), se situait lors de la capture à 05°15 Sud et 43°39 Est. C’est, selon moi, la prise la plus au sud jamais faite par les pirates. Ce qui confirme après l’extension de la piraterie à l’Est, qu’aucune zone de l’océan indien n’est désormais à l’abri dans un rayon de… 1300 milles marins à partir des côtes somaliennes !

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