Pétrole

En route vers l’Ouest pour le Godetia

(BRUXELLES2) Le navire de soutien logistique Godetia (A-960), de la marine belge, appareille de son port d’attache, Zeebruge, la semaine prochaine (mardi 5 février). Direction pour ses 75 membres d’équipage: la côte ouest-africaine. Et le capitaine de corvette Luc Desanghere au commandement. Avec une mission qui n’a pas de rapport direct avec la crise malienne. Il va ainsi participer au programme sous conduite américaine “Africa Partnership Station” (APS) pour « perfectionner les compétences des marines africaines ». Conduit sous la houlette de la garde côtière américaine (US Coast Guard), il vise à sécuriser la navigation maritime internationale : piraterie et vols à main armée, lutte contre la pêche illégale, le trafic d’êtres humains et d’armes, trafic de drogues, et autres prébendes… Un programme plus spécifique est tourné vers le Bénin, le “Maritime Capacity Building Benin” (MCB). Un pays qui est un des « partenaires privilégiés » de la Belgique. La composante Marine soutient ainsi particulièrement la marine béninoise dans le développement de sa capacité maritime. Des étudiants béninois seront d’ailleurs embarqués à bord du Godetia pour une formation approfondie au niveau de tous les aspects de la sécurité maritime. Durant la mission, le Godetia en profitera pour acheminer 213 m³ de biens humanitaires au Sénégal, au Bénin, au Congo et en Gambie. Une aide rassemblée par différentes ONG’s et destinées à des projets tels que des hôpitaux et des écoles. Une mission identique, avec ses trois objectifs s’était déroulée en 2011. Le retour est prévu pour le 9 mai 2013 (jour de la fête de l’Europe).

Lire également (sur le programme européen) : “Crimgo” se lance à l’assaut des pirates de l’ouest-africain

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USA et Britanniques défendront la circulation dans le détroit d’Ormuz

(B2) Lors de leur rencontre à Washington, le 18 juillet, ministres britannique et américain de la Défense ont lancé un nouvel avertissement à l’Iran assurant que les Etats-Unis et la Grande Bretagne veillent au grain. « Une tentative iranienne pour fermer le détroit d’Ormuz à la navigation est quelque chose que nous serons en état à faire échouer». Il est clair que pour le secrétaire d’Etat américain à la défense « les Iraniens doivent comprendre que les Etats-Unis et la communauté internationale les tiendront directement pour responsable pour la moindre perturbation du trafic dans la région». Le ministre britannique Philip Hammond s’est d’ailleurs réjoui de la décision américaine d’envoyer le porte-avion USS John C. Stennis dans la région. Le détroit, par lequel passe un quart des acheminements en pétrole, sera en outre, en septembre, le théâtre d’un exercice international de dragage de mines réunissant plus de vingt Etats. Un exercice pas tout à fait inopiné…

Lire aussi : Philip Hammond veut conforter la relation spéciale Uk-Us

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Les trois pistes pour renforcer les sanctions sur la Syrie

(BRUXELLES2) Plusieurs pistes sont actuellement étudiées par les Européens pour accentuer la pression sur le régime syrien. Une volonté exprimée clairement par les ministres des Affaires étrangères des “27″ lundi dernier. « L’UE va poursuivre sa politique d’imposer des mesures supplémentaires visant le régime, et non pas la population civile, tant que la répression se poursuit. » Ces sanctions sont de trois ordres.

Premièrement, de nouveaux noms et entités pourraient être ajoutés. C’est un exercice désormais routinier. Le 25 juin, les “27″ ont ainsi entériné un 16e train de sanctions. 129 personnes et 49 entités sont déjà sur la liste noire de l’UE avec leurs avoirs gelés et (pour les personnes) interdiction d’entrée dans un pays de l’Union européenne.

Deuxièmement, il faut frapper le régime là où cela fait mal, l’économie. L’embargo sur les phosphates évoqué un temps pourrait revenir sur la table. Question délicate pour un Etat membre, la Grèce, qui a une usine de phosphates dépendant du minerai syrien. Pour Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères français, « il faut savoir ce qu’on veut. Il faut s’attaquer au portefeuille, à l’économie. Et çà a parfois des conséquences négatives sur certains de nos pays.  » Une compagnie qui assure les transmissions, télécommunications utile pour écouter – en lien avec Ericsson – pourrait aussi être mise sur la liste “noire” de l’UE.

Troisième évolution possible, le contrôle des mesures déjà prises, notamment l’embargo sur les armes. Les experts “relations extérieures” de l’UE penchent actuellement sur un contrôle qui ne se déroulerait pas en mer mais dans les ports. En fait, il y aurait renforcement des contrôles portuaires, et surtout des échanges d’information entre les différents ports européens, sur les bateaux suspectés de transporter des armes. L’avantage du contrôle portuaire est de ne pas nécessiter de mesures supplémentaires – notamment du conseil de sécurité de l’ONU – ; il peut s’exercer par l’autorité nationale du port concerné. Pour un contrôle en mer, c’est un peu plus compliqué. On peut certes se reposer sur la convention du Droit de la mer (*) ; mais cela ne semble pas suffisant. Il faudrait obtenir alors une résolution du Conseil de sécurité ; ce qui est toujours bloqué.

(*) La convention de Montego Bay n’autorise ainsi un droit de visite par les « navires de guerre » que dans certains cas bien déterminés : piraterie, transport d’esclaves, émissions non autorisés de polluants, navires sans pavillon, navires du même pavillon ou ayant tenté de le dissimuler.

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L’Iran privé de débouché européen pour son pétrole

(BRUXELLES2) Dans quelques heures, le 1er juillet à 0h00, plus une goutte de pétrole iranien ne devra entrer dans l’Union européenne. C’est la conséquence d’une mesure prise en janvier par l’Union européenne pour sanctionner le régime iranien pour la poursuite de son programme nucléaire pas tout à fait civil…

Une mesure unique

Une mesure pour le moins peu courante qui n’a pas été prise sans douleur. Les temps ne sont guère propices à se priver de ressources énergétiques à bon marché. « L’Europe n’a jamais pris de telles mesures dans de telles conditions. En décembre, on aurait pu dire que c’était mission impossible » souligne en effet un expert du dossier. D’autant qu’elle s’accompagne de mesures complémentaires, frappant le transport du pétrole, le crédit et l’assurance.

Il a donc fallu donner un délai aux différents pays européens qui ont l’Iran comme fournisseur : la Grèce essentiellement, l’Espagne ou l’Italie également. Des pays qui ont plutôt quelques soucis de trésorerie en ce moment ; la fin du pétrole iranien, acheté à crédit, tombait on ne peut plus mal. Mais les ministres des Affaires étrangères, le 25 juin dernier à Luxembourg, n’ont pas voulu revoir cette décision prise en janvier dernier. Pour prolonger la dérogation, il aurait d’ailleurs fallu l’unanimité (c’est d’ailleurs l’aspect “intéressant” de cette décision : avoir acté en janvier un embargo, avec une dérogation laissée jusqu’à fin juin, sans prévoir de prolongation automatique).

Frapper l’Iran au portefeuille

L’UE – comme les USA – sont, en effet, bien décidés à toucher l’Iran là où çà fait mal : au portefeuille ! Comme l’explique un officiel européen, le pétrole représente 80% des recettes extérieures de l’Iran et 50% de son budget. Et, environ 20% du pétrole exporté l’est à destination de l’Union européenne (*). « L’effet n’est pas négligeable. » Il ne se manifestera pas tout de suite à plein , selon lui. « On peut s’attendre à un plein effet de cette mesure plutôt à la fin du second semestre 2012 ». Mais « On le voit déjà dans les chiffres, bien sûr, pas officiels. Il y a une diminution (des exportations de pétrole), selon les chiffres officieux. »

Compensation difficile pour l’Iran dans un contexte de crise

Les risques pervers de cette mesure semblent limités, selon lui.  « L’Iran ne pourra pas compenser. Ce n’est pas toujours facile pour ces États de substituer l’UE aux autres. » Le danger était, en effet, de voir le régime trouver d’autres clients sur le marché ou profiter d’une hausse du pétrole et compenser par la hausse du prix la baisse de la quantité. Ce double risque est pour l’instant contourné. « Il n’y a pas d’augmentation du prix ».

D’une part, la crise économique rend plutôt les cours de pétrole bas, la demande ayant tari l’effet inflationniste. Un léger rebond vient d’avoir lieu aujourd’hui en fin de sommet européen. Mais on ne peut se hasarder à faire des conjonctures pour l’avenir. Et, plusieurs pays pétroliers, du Golfe, notamment ont promis de compenser la diminution du brut iranien, pour éviter un emballement des prix. Ce qui a permis aujourd’hui de limiter le cours du pétrole.

Un embargo suivi d’autres mesures

D’autre part, plusieurs pays ont déjà suivi ou s’apprêtent à suivre l’Union européenne. La voie généralement trouvée n’est pas l’embargo total – seule l’Europe l’a imposé. « L’interdiction totale est une exclusivité européenne ». Le Japon et la Corée du Sud notamment (10% chacun des importations du brut iranien), l’Inde également se sont engagés à baisser leurs importations. Une décision qui ne s’est pas toujours prise de façon tout à fait spontanée. Elle suit un engagement américain d’accorder des dérogations aux pays commerçant avec l’Iran qui acceptent de baisser leurs importations de pétrole.

Enfin, l’Europe a rajouté une louche dans son embargo européen en prenant deux mesures complémentaires : l’interdiction de l’assurance et le transport de produits pétroliers iraniens. Ce qui touche de façon indirecte les exportations iraniennes vers d’autres pays ; il rend ainsi plus risqué les achats de pétrole iranien (ailleurs que sur le spot market). Et, là, c’est encore moins facile pour trouver des “assureurs” ou “financeurs” prêts à prendre le relais. « Une lettre de crédit nécessite d’être émise par une banque ayant une excellente note » par les agences de notation. De plus en plus rare, en ce moment…

D’autres sanctions : pas tout de suite

Quant à prédire d’autres sanctions contre l’Iran, notre interlocuteur se montrer prudent « Beaucoup de ce qui pouvait être fait a été fait. Car le pétrole est la principale source (d’argent) du régime. » « Des mesures additionnelles peuvent être prises, mais ce ne sera pas facile. (…) Une mesure (d’embargo, de sanction)s doit viser le régime et, dans le même temps limiter, l’effet pour la population. » « Il ne s’agit pas simplement de prendre les principaux secteurs de l’économie iranienne et de viser les principaux, il faut mesurer l’effet exact sur le régime et sur la population. »

(*) L’Union européenne est le second client du pétrole iranien (18%) après la Chine (22%), devant le Japon (14%), l’Inde (13%), la Corée du sud (10%) et la Turquie (7%)

Lire aussi :

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Sanctions contre l’Iran : qui suit l’UE en Europe

(B2) Une demi-douzaine de pays – la Croatie, la Macédoine/Fyrom, le Montenegro, l’Islande (pays candidats), l’Albanie, la Norvège, le Liechtenstein ainsi que la Moldavie – ont décidé d’emboiter le pas à l’Union européenne en imposant un embargo sur leurs importations pétrolières et en sanctionnant la banque centrale iranienne. On peut remarquer que ni la Turquie – pays candidat – ni l’Arménie – pays du voisinage qui a tissé des liens étroits avec l’Iran – ne figurent dans cette liste.

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Embargo pétrole iranien : la Grèce se tourne vers la Libye

(B2) La Grèce mène actuellement des discussions avec la Libye pour son approvisionnement en pétrole, a confirmé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères grec jeudi (23 février).

L’objectif est d’augmenter la part des importations libyennes pour la Grèce et de permettre de diminuer les importations de pétroles d’Iran après l’embargo décidé par l’UE. Lire également : Iran : des sanctions très progressives sur le pétrole

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La mesure de rétorsion de l’Iran: un avertissement sans frais

(B2) La décision iranienne de stopper ses exportations de pétrole vers deux pays de l’Union européenne – Royaume-Uni et France – annoncée dimanche (19 février) par le porte-parole du ministère iranien du pétrole – ressemble plutôt à un coup d’épée dans l’eau. Le Royaume-Uni avait déjà cessé toute importation de brut iranien. Et, pour la France, ce pays ne représentait qu’une part limitée des importations (2,80% dans les premiers mois de 2011). Après les sanctions décidées par l’Union européenne, le 23 janvier, « les sociétés françaises ont déjà cessé leurs achats de pétrole iranien » a confirmé le quai d’Orsay, hier. L’Iran qui avait menacé de prendre, dès le lendemain, des mesures de rétorsion contre ses partenaires européens a donc gradué sa réplique au minimal, de façon à ne pas toucher ses partenaires essentiels (Grèce, Italie…) mais aussi son industrie pétrolière qui aurait sans doute des difficultés à trouver preneur sur le marché mondial immédiatement. Il s’agit donc là d’un avertissement sans frais.

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Les Pays-Bas prêts à aider les Américains à garder le détroit d’Ormuz ouvert

(B2) Le ministre de la Défense néerlandais, Hans Hillen, l’a confirmé au détour d’un couloir à Münich, « les Pays-Bas sont prêts, sur le principe, à aider les Etats-Unis en cas de blocus iranien du détroit d’Ormuz. » « Quand j’étais le mois dernier à Washington, les Américains m’ont interrogé pour savoir si nous serions prêts avec nos chasseurs à aider à maintenir ouvert le détroit d’Ormuz », raconte-t-il à nos confrères du NRC Handelsblad,. « J’ai dit oui en fait. Mais, en moi-même, je me grattais la tête tout de suite, parce que nous avons seulement six dragueurs de mines. Lorsque j’ai pris mes fonctions en tant que ministre, nous avons eu dix. Dans le cadre des réductions de la défense, quatre navires seront hors service. »

NB : l’art du politique étant de tout prévoir, les Américains ont commencé à consulter les différents alliés de façon concrète sur l’apport qu’ils pourraient apporter à une opération menée, en coalition, dans le Golfe. Mission à haut risque vu la présence iranienne, mais mission stratégique, car il s’agit de garder le robinet de pétrole du Golfe ouvert. La démonstration de force des six navires, américains essentiellement, aidé d’un Britannique et d’un Français, il y a quelques jours (lire : Le La Motte-Piquet dans le détroit d’Ormuz avec une task force américaine) n’était donc pas aussi fortuite que l’Etat-Major des armées a bien voulu l’affirmer.

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