Un soutien américain a bien été fait en Somalie également

(BRUXELLES) Dans une lettre au speaker de la Chambre et au président par interim du Sénat, le président américain Obama a aussi confirmé dimanche (13 janvier), un soutien américain dans l’opération de libération d’un otage français mené. « Les Etats-Unis ont fourni un soutien technique limité aux forces françaises dans cette opération mais n’ont pas pris part directement à l’assaut sur les campements, où on croyait le citoyen français retenu en otage. Un avion de combat US est entré brièvement dans l’espace aérien somalien pour soutenir l’opération de secours, si nécessaire. Cet avion n’a pas utilisé d’armes durant l’opération. (…) Les forces US qui soutenaient cette opération ont quitté la Somalie samedi (11 janvier) à 8 heures » (heure de New-York), soit à Minuit (heure de Somalie).

NB : D’après les informations de mon collègue Jean Guisnel, un avion américain a effectivement de « piquet radio » « pour assurer les transmissions entre le poste de commandement installé sur le Mistral positionné très loin au-delà de l’horizon et les hélicoptères envoyés vers la localité de Bulomarer » (lire son compte-rendu détaillé ici).

La récupération d’un otage français en Somalie échoue (Maj)

(BRUXELLES2 à Paris) C’est un échec. Il fallait sans doute le tenter. Mais l’opération de sauvetage de l’agent de la DGSE retenu en otage en Somalie depuis 3 ans et demi a échoué. L’otage, Denis Allex, a été exécuté par les preneurs d’otage, selon des sources au ministère de la Défense. « Tout donne à penser » que Denis Alex a perdu la vie, a précisé, plus prudent, JY Le Drian, lors de sa conférence de presse aujourd’hui (12 janvier).

2 morts et 1 disparu coté français, 17 coté shebab

Le raid a été mené dans la nuit du 11 au 12 janvier par le service action de la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure), elle-même. « Le commando de la DGSE a fait face d’emblée à une forte résistance. » Les échanges de tirs ont été « violents » – selon le communiqué officiel. Deux autres militaires français ont également perdu la vie selon le communiqué. « Un militaire a été tué, un autre a disparu », a confirmé lors de son point de presse, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Une confusion qui pourrait naître que toutes les opérations sur place ne sont pas terminées, notamment pour récupérer les différents corps. 17 des preneurs d’otage ont également été tués.

3 ans et demi de détention dans des conditions difficiles

Denis Allex avait été enlevé à Mogadiscio le le 14 juillet 2009 alors qu’il effectuait une mission officielle d’assistance auprès du Gouvernement Fédéral de Transition (GFT). Son état s’était assez vite aggravé et il était dans un état qui n’était pas très bon (selon les informations de B2). « Face à l’intransigeance des terroristes, qui ont refusé pendant trois ans et demi toute négociation, et qui retenaient Denis Allex dans des conditions inhumaines, une opération a été planifiée et mise en œuvre » explique-t-on au ministère de la Défense.

Commentaire : on pourra sans doute gloser sur les conditions de ce raid. Malgré les pertes, cette tentative a une signification. 1. la France ne laisse pas tomber ses citoyens français retenus à l’étranger. 2. Elle n’hésite pas – le cas échéant – tenter une action de reprise de force, quitte à perdre la vie de l’otage.

Dernières nouvelles de la piraterie (2 décembre 2012). Encore 136 marins détenus par les pirates…

(BRUXELLES2) 5 navires et près de 136 marins sont encore détenus par les pirates somaliens, selon le dernier bilan effectué par les forces européennes anti-piraterie au 30 novembre (Eunavfor Atalanta) et mis à jour par B2.

Libération de 4 marins sud-coréens

Après 582 jours de détention, les 4 marins sud coréens du MT Gemini encore détenus par les pirates ont été libérés par les pirates samedi (1er décembre) dans la matinée. Ce tanker appartenant à une firme de Singapour avait été capturé le 30 avril 2011 à 180 milles à l’Est de Malindi (Kenya). Une rançon aurait été payée. Les otages ont été récupérés près des côtes somaliennes par un destroyer de la marine coréenne de l’unité de Cheonghae, la force anti-piraterie coréenne placée sous le commandement de la CTF-151. Et ils sont en route vers le port de Mombasa au Kenya où ils devraient arriver lundi, précise le Korean Times. Le navire ainsi que 21 marins (Indonésiens, Chinois et Birmans) avaient été relâchés il y a un an, en décembre 2011, après un accord de versement de rançon. Mais les pirates avaient gardé en captivité les Coréens, estimant que le prix payé n’était pas suffisant.

Fin de mission pour le Floréal

La frégate française Floréal rentre à son port d’attache à la Réunion, Port de Galet. Elle a quitté dimanche (2 décembre) l’opération de l’UE (Eunavfor Atalanta) après un mois et demi d’engagement dans la lutte anti-piraterie. Elle est remplacée par la frégate légère furtive Surcouf (avec à son bord un hélicoptère britannique). Lire aussi : Un hélicoptère britannique engagé dans l’opération Atalanta sur le Surcouf

Citadelle obligatoire

Le gouvernement sud-coréen a rendu obligatoire la mise en place d’une « citadelle » à bord des navires marchands traversant les zones à risque, destiné à protéger les marins de possibles attaques pirates. La loi a été révisée et votée le 22 novembre.

Lire aussi : 8 Somaliens condamnés en Italie

Dernières nouvelles de la piraterie (4 novembre 2012)

(BRUXELLES2)

Les pêcheurs seychellois sont libres

Rolly Tambara et Marc Songoire, les deux pêcheurs des Seychelles de l’Aride, capturés par les pirates somaliens l’année dernière à 65 miles des Seychelles sont libres, a confirmé la présidence des Seychelles dimanche (4 novembre). Ils ont été libérés en Somalie et sont « maintenant dans une zone sûre. Tous les arrangements sont pris pour les rapatrier aux Seychelles le plus rapidement » a précisé James Michel dans un communiqué reçu par B2.

Des avions russes sur la base française de Djibouti

La relève russe est en route vers l’Océan indien. Le navire anti-sous-marin « Maréchal Chapochnikov » et des navires de soutien de la Flotte russe du Pacifique ont quitté vendredi (2 novembre) le port de Vladivostok en direction des côtes somaliennes. A leur bord deux hélicoptères K-27 et une unité de la marine de la Flotte du Pacifique. La nouveauté est cette fois en l’air. Les Russes vont envoyer deux avions de reconnaissance Iliouchine-38 qui seront basés sur la base militaire française de Djibouti. Une présente négociée entre les deux pays lors de la rencontre des chefs de diplomaties et des ministres de la Défense des deux pays.

Photo de groupe lors de la rencontre sur l'ITS Giusto (crédit : Eunavfor)

Rencontre avec des pêcheurs Somaliens

Les représentants des pêcheurs somaliens et les « ainés » des communautés locales sont montés à bord, lundi (29 octobre), de l’ITS Giusto, le navire amiral de la force européenne anti-piraterie (Eunavfor Atalanta). Une rencontre, placée sous l’égide de la Somali Seafarers Initiative (SSI), projet conjoint de la FAO (l’organisation des Nations-Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation) et de la force EUNAVFOR, qui a permis à chacun d’échanger leurs vues à la fois sur la lutte contre la piraterie, le rôle de la force européenne mais aussi des problèmes auxquels les pêcheurs locaux font face en Somalie et en mer. « C’était la première fois que nous nous rencontrions — a ainsi affirmé le contre-amiral, Enrico Credendino qui commande la force sur zone — et j’espère sincèrement que ce sera la première étape d’un long chemin que nous parcourrerons ensemble. » L’objectif de la rencontre est aussi de « rassurer les pêcheurs locaux que les forces navales qui opèrent dans la zone ne sont pas une menace et qu’il n’y a pas de raison d’être effrayés de la présence militaire » précise-t-on du côté d’Eunavfor.

Libération des marins du Bourbon Liberty 249 (Nigeria)

Les sept marins (six Russes et un Estonien) enlevés au large du Nigeria, lors de l’arraisonnement du Bourbon Liberty 249, le 15 octobre 2012, sont libres. L’armateur français l’a confirmé jeudi (1er novembre). « Malgré des conditions de détention difficiles, leur état de santé paraît satisfaisant. Ils sont actuellement pris en charge par la cellule de crise de Bourbon au Nigéria où ils bénéficient d’un suivi médical et psychologique attentif » a précisé l’armateur français qui tenu à remercier les gouvernements nigérian, russe, estonien, luxembourgeois et français pour leur assistance ainsi que les forces spéciales du Nigeria, les forces de l’armée et la police nigérianes.

Pirates = une perte pour le Yemen

La piraterie a causé au Yemen « une perte importante à l’économie locale » a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Abu Bakr Al-Qirbi, lors de la dernière réunion des pays de l’Océan indien. Une perte qui a été chiffré à environ 200 millions $ par le gouvernement.

7 marins enlevés au large du Nigeria

(BRUXELLES2) 7 marins — 6 russes et 1 estonien — ont été enlevés lors de l’arraisonnement du Bourbon Liberty 249, survenu le 15 octobre 2012 au Nigéria, a confirmé son armateur français Bourbon aujourd’hui. « Les 9 autres membres d’équipage demeurés à bord sont sains et saufs et en bonne santé. Le navire est en route vers le Port de Onne. » Les attaques pirates sont désormais monnaie courante dans le Delta du Niger qui est devenu une zone aussi dangereuse, sinon plus qu’au large de la Somalie. Les otages auraient été rapatriés à terre. Et coté russe, on prend la chose très au sérieux. Le ministère russe des Affaires étrangères a notamment mobilisé son ambassade au Nigeria pour arriver à localiser les ravisseurs et tenter de libérer ses nationaux.

Patrouilles pour retrouver les 2 « humanitaires » de MSF otages au large de la Somalie

(B2) Plusieurs vols de reconnaissance d’avions et d’hélicoptères ont eu lieu ces dernières semaines pour vérifier la présence ou non à bord de bateaux retenus par les pirates des deux travailleurs de MSF Espagne, Blanca Thiebaut et Montserrat Serra. Certaines sources indiquaient en effet que les deux coopérants se trouvaient à bord de navires dans un des repaires pirates à Harardhere. Des photos haute résolution ont été prises. Selon le renseignement militaire, qui s’est confié à nos confrères espagnols, la présence de « blancs » à bord a pu être identifiée mais pas de trace des deux humanitaires. Les deux femmes avaient été enlevées il y a un an alors qu’elles étaient en route pour le camp de réfugiés de Dadaab au Kenya. Leur conducteur kenyan avait été blessé dans l’embuscade. En janvier dernier, une information s’était répandue que leurs ravisseurs d’El Shabaab avaient « vendu » leurs proies aux pirates somaliens plus à même de négocier une rançon.

Les otages du Sy Choizil sont libres

(B2) Les deux marins du yacht Choizil sont libres : le Sud africain Debbie Calitz et l’Italien Bruno Pelizzari avaient été été enlevés, le 26 Octobre 2010, par des pirates somaliens alors qu’ils étaient à bord du bateau « Sy Choizil » au large de la côte de la Tanzanie. La rançon demandée par les pirates, de 10 millions $ au départ a baissé à 500.000 $ en 2011 selon les médias sud-africains. Un troisième homme avait pu échappé à ses ravisseurs et être récupéré par une frégate française participant à l’opération européenne anti-piraterie. Lire : Le skipper sud-africain sain et sauf. Récit d’un week-end mouvementé

Lire aussi :

Le Mv Liquid Velvet libéré

(B2) Le MV Liquid Velvet a été libéré le 5 juin dernier. Ce chimiquier grec avait été capturé le 31 octobre dernier avec 22 hommes d’équipage à bord alors qu’il transitait de Suez vers l’Inde. Les pirates avaient tenté un moment de l’utiliser comme un bateau-mère permettant d’attaquer d’autres navires. Mais les forces anti-pirates avaient réussi à bloquer cette tentative. Même si ce n’est pas officiellement confirmé, la libération a eu lieu contre une rançon. Les pirates en décembre demandaient environ 8 millions $, selon le site Somalia report.

Comment négocier avec les pirates ? Petit guide à destination des Européens

(crédit : marine nationale française / DICOD)

(BRUXELLES2) Comment l’UE pourrait-elle mieux négocier avec les pirates somaliens pour ne pas se ruiner en rançons et rendre ainsi la piraterie moins attractive ?  C’est un peu la trame du mémoire de Master de Alix Willemez que nous avons reçu (et lu). En analysant le processus de négociation du paiement des rançons, cette étudiante du Collège de Bruges émet quelques recommandations. D’ailleurs, c’est le titre du mémoire: « Petit guide de négociations avec les pirates somaliens pour les négociateurs européens ». La négociation est une partie de « l’approche globale » que l’UE semble avoir oublié, explique-t-elle. Et il serait temps que l’Union européenne s’y penche.

Première recommandation : Créer une cellule européenne de négociation

Partant du principe que les négociations pour le paiement de la rançon sont effectuées sur une base nationale (que ce soit directement par l’entreprise propriétaire du bateau capturé, par une agence gouvernementale de type GIGN, ou bien encore par un négociateur indépendant), et qu’il n’y a pas de coordination au niveau européen, la recommandation principale est de créer une une équipe européenne de négociation (EU CMT: European Union Crisis Management Team) spécialisée dans les affaires de piraterie. L’objectif est d’apporter une réponse coordonnée à chaque demande de rançon, afin de réduire au maximum celle-ci. Cela permettrait également de rassembler des informations sur les pirates afin de mieux les comprendre et faciliter ainsi les négociations.

Mieux communiquer avec les pirates: pourquoi ne pas utiliser Skype ?

Il existe un paradoxe néfaste pour les négociations souligne l’auteure du mémoire. Alors que la zone d’action est très bien couverte par les télécommunications, les négociateurs n’utilisent pas tous les moyens modernes à leur disposition. Ainsi, pourquoi ne pas utiliser Skype ? Un contact visuel renforce la relation entre le négociateur et le pirate, et permet de lire les émotions en face. Par ailleurs, il faut chercher des informations sur les pirates à qui on parle: en utilisant les réseaux sociaux, que ces derniers utilisent de plus en plus depuis que la piraterie est devenue une activité organisée avec des moyens logistiques de plus en plus considérables. A cet égard, « l’UE doit être une institution moderne, et non pas laissée à la traîne à cause d’une structure bureaucratique« .

Parler la langue des pirates: pas inutile…

L’équipe européenne devrait toujours avoir un native-speaker somalien ainsi qu’un « expert culturel » sur le pays pour aider les négociateurs. Au moins pour « dire quelques mots en Somali » et permettre ainsi d’établir une meilleure relation entre les négociateurs et les pirates…

Utiliser l’expérience d’anciens otages au niveau européen

Au lieu de faire des débriefings nationaux avec les otages libérés, il faudrait que ces débriefings soient faits sous la supervision de l’UE, avec l’équipe européenne de négociation présente pour prendre des informations sur le mode de vie des pirates à bord des bateaux. EUNAVFOR recommande déjà cela, sans pour autant fournir les moyens nécessaires à cette coordination.

Mieux gérer le paiement des  rançons et tracer les flux financiers qui en découlent

Concernant le paiement de la rançon, une possibilité consisterait à créer une agence de l’UE pour gérer cela, afin que cette activité ne devienne pas un marché pour certaines entreprises. Mais cela signifierait la reconnaissance du paiement, ce dont les Etats ne veulent pas. Ils n’admettent pas officiellement avoir payé de rançon, préférant éviter (autant que faire se peut) une publicité qui risquerait de rendre cette activité plus attractive encore. Une autre possibilité consisterait alors à dédier deux avions d’Atalanta à la livraison de la rançon. Il faut aussi enquêter pour tracer les flux financiers liés à ces rançons: ce devrait être le rôle d’Europol et d’Interpol, selon ce mémoire.

S’assurer que les pirates relâchent les otages comme prévu

Afin d’être sûr que les pirates relâchent les otages après la rançon payée, les navires d’Atalanta devraient escorter les bateaux jusqu’au port et garantir ainsi que les otages n’auront pas à entamer de nouvelles négociations (et payer une rançon supplémentaire) pour être effectivement libérés. NB : cette action d’accompagnement et de protection est déjà assurée soit à titre national, soit si le bateau n’est pas disponible par un des navires européens ou de l’OTAN.

Autoriser les VPD et attaquer les pirates quand c’est possible

Enfin, l’étudiante encourage le Parlement Européen à légiférer sur l’utilisation des équipes de protection embarquées (Vessel Protection Detachment, VPD) afin qu’elles protègent au moins les plus gros bateaux transportant les cargaisons les plus chères. De plus, elle considère qu’il faut attaquer les pirates quand ce n’est pas trop dangereux pour les otages, « sur le modèle français » (en référence à l’intervention pour la libération des otages du Ponant). De même, il ne faut pas payer trop facilement, « comme le font la Grèce et l’Italie ».

En conclusion, Alix Willemez rappelle qu’une approche globale, vraiment globale, est nécessaire. Elle appelle notamment à développer l’utilisation des VPD, ce qui devrait réduire les coûts d’Atalanta et lui permettre de continuer après 2014. Mais aussi à développer les capacités judiciaires et pénales en Somalie.

Télécharger le mémoire ici.

Otage tué au Nigeria. Un sentiment d’humiliation et de colère à Rome

(BRUXELLES2) Humiliation, colère, ces mots reviennent souvent dans la presse italienne ce matin après la mort d’un otage Italien au Nigeria suite à une opération combinée des forces britanniques et nigérianes. Apparemment, Rome n’était pas au courant de la décision du Royaume-Uni d’intervenir par la force pour libérer les otages. Et Mario Monti, le Premier ministre, a été informé par Cameron de la mort d’un de ses citoyens. Cette désinvolture est jugée sévèrement dans la péninsule. « Une humiliation inacceptable. Les excuses ne suffisent pas » explique le Corriere della Sera : « Le Royaume-Uni est encore nostalgique de sa gloire impériale, ce qui le conduit à entreprendre ses actions militaires de façon isolée, mû par un sentiment de supériorité. Les responsabilités britanniques sont évidentes : la gestion de la mission, son échec, l’absence de communication avec l’Italie. » Du coté britannique, on tente de rester fair play. Rome a été avertie de l’opération dès le début et ne s’y est pas opposée, a expliqué William Hague à Copenhague. Version légèrement différence coté italien. Le gouvernement italien n’avait pas été mis au courant de la décision de Londres d’engager une opération aussi importante et Monti a été informé par un coup de téléphone d’excuses de Cameron. Des excuses ne suffisent pas, il faut une explication… répond-on au Quirinal, après une réunion du Comité interministériel pour la sécurité de la République. Pour le président Giorgio Napolitano, « il est nécessaire d’avoir une clarification sur la politique et diplomatique ».

Lire également : L’opération de libération tourne mal, les 2 otages européens tués

L’opération de libération tourne mal, les 2 otages européens tués

(B2) L’opération menée par les forces britanniques et nigérianes visant à libérer deux otages – l’un britannique Chris McManus, l’autre italien Franco Lamolinara – s’est mal terminée. Les deux otages sont morts. Ils avaient été enlevés le 12 mai dernier à Birnin Kebbi tout au nord Nigeria, près de la frontière du Niger, où ils travaillaient pour une entreprise de construction. Le mouvement islamiste Boko Haram serait à l’origine de ces évènements. Un décès confirmé par le Premier ministre britannique, David Cameron, dans un communiqué. « C’est avec grand regret que je dois dire que Chris et Franco ont perdu la vie. Nous attendons toujours la confirmation des détails, mais les premières indications indiquent clairement que les deux hommes ont été assassinés par leurs ravisseurs, avant qu’ils puissent être sauvés. » Le Premier ministre a précisé aussi pourquoi l’opération avait été tentée. « Après des mois à ne pas savoir où ils étaient détenus, nous avons reçu des informations crédibles sur le lieu (où ils étaient détenus). Une fenêtre d’opportunité s’est présentée pour obtenir leur libération. » Et « nous avions (toutes les) raisons de croire que leur vie était en danger imminent et croissant. »