Les clôtures à Ditsi « Une situation inacceptable » selon le chef d’EUMM
(BRUXELLES2) Situation tendue en Géorgie. Des habitants de Ditsi (tout près de Tskhinvali) se sont insurgés contre l’installation de clôtures, afin de marquer la séparation avec l’Ossétie du sud (où sont présentes les forces de sécurité russes). Lundi 27 mai, les différents protagonistes, le ministre des affaires intérieurs géorgiens et les services russes des gardes frontières, se sont rencontrés afin de discuter de la situation. Les observateurs européens de la mission EUMM Georgia étaient présents à la demande des participants.
Une situation « inacceptable »
« EUMM a constaté une augmentation de la construction de clôtures et d’obstacles, ce qui a un impact négatif sur les populations locales » a déclaré le chef de la mission, Andrzej Tyszkiewicz. Le mardi 28 mai, l’ambassadeur est retourné sur place pour faire un point sur la situation et récolter des informations supplémentaires afin de préparer le réunion de vendredi 31 mai du Mécanisme de prévention et de réponse aux incidents (IPRM). Ce mécanisme réunit, une fois par mois, l’ensemble des acteurs autour de la table. Tyszkiewicz a rappelé que « la liberté de circulation des communautés (…) est une des priorités de la mission ». L’installation de ces clôtures est « inacceptable ». La situation dans la région risque de se tendre du fait de « l’augmentation de la présence d’acteurs de sécurité ».






« Il faut le reconnaître. A partir du moment où ces « frontières » ont été assurées par les soldats russes et non plus par la police ossète, c’est devenu calme. Il n’y a plus d’incident, ni de fusillade. Tout cela est maintenant terminé. » a expliqué Krzysztof Lisek, eurodéputé polonais (Plateforme civique / PPE) qui faisait rapport à la dernière réunion de la sous-commission défense au Parlement européen de sa visite en Géorgie en juillet. Et celui qui parle, le reconnait lui-même : « je ne suis pas fan de la présence des soldats russes dans la région ». D’ailleurs ce « constat est corroboré tant par les ambassadeurs lituaniens ou polonais qu’américain ». Pour autant le député ne satisfait pas de la situation actuelle qui rend impossible aux observateurs européens de pénétrer dans les deux anciennes provinces géorgiennes qui ont déclaré leur « indépendance ».