La mission néerlandaise de formation au Niger interrompue

(B2) Les quatre soldats néerlandais qui assureraient un stage de dix semaines à l’armée nigérienne sont rentrés fin juin de façon prématurée aux Pays-Bas

Le ministère de la défense explique cette décision par une cause : « en raison de changements de circonstances, l’assistance médicale des soldats ne pouvait plus être garantie. » Mais La Haye espère pouvoir bientôt renvoyer des soldats : « Une solution est en cours d’élaboration avec le partenaire américain. » Et d’ici « deux semaines », le ministère de la Défense espère pouvoir renvoyer l’équipe, pour assurer le reste de la formation. Les soldats néerlandais intervenait dans le cadre de l’initiative américaine dénommée Global Peace Operations Initiative (GPOI) (1) qui affiche comme objectif « d’augmenter la capacité des unités militaires africaines pour des opérations de paix ».

(NGV)

(1) anciennement Africa Contingency Operations (Acota)

Retour en images sur l’action clé des chasseurs alpins dans le Liptako malien et nigérien

(B2) L’intervention des commandos et chasseurs alpins les 13 et 14 juin dans le sud du Liptako malien contre un groupe groupe de l’Etat Islamique au Grand Sahel (EIGS) a été vif et intense, au vu des témoignages diffusés par l’état-major des armées. Échanges de tirs, de mortiers, hélicoptères…

Opération Aconit – Barkhane (crédit : DICOD / EMA)

L’engagement a pris de multiples facettes (lire notre papier remis à jour avec le témoignage du col. De Chilly du 4e RCH de Gap, chef du 2e groupement blindé engagé sur place).

De façon plutôt non usuelle, le ministère français des armées a diffusé plusieurs images de cet engagement, soigneusement choisies, mais montrant toute l’intensité de l’engagement néanmoins.

(NGV)

Un soldat de Barkhane décède par accident

(B2) Un soldat du 2e régiment de hussards de l’armée de terre décédé suite à un accident dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-on appris ce dimanche (9 décembre). C’est sur la base d’Aguelal au Niger, que le brigadier-chef Karim El Arabi a été victime d’un accident de véhicule. « Il n’était pas engagé dans une activité opérationnelle au moment des faits », prend bien soin de préciser l’état-major des armées. Malgré une rapide prise en charge par les secours vers l’hôpital militaire américain d’Agadez, il est décédé des suites de ses blessures. Une enquête est actuellement en cours sur les circonstances exactes de son décès.

(NGV)

Sa biographie sur le site des armées

Un drone Reaper de l’opération Barkhane se crashe au Niger

(B2) L’état-major des armées a confirmé samedi dans la nuit le crash d’un des drones français de surveillance (de fabrication US) opérés par les Français au Niger.

« Le 17 novembre, vers 1 heure du matin, heure de Paris, le contact a été perdu entre la base aérienne de Niamey et un drone Reaper de la force Barkhane qui rentrait de mission. Le drone s’est écrasé dans une zone désertique à quelques kilomètres de la piste, sans faire aucune victime » indique le communiqué.

Un drone Reaper au Niger (crédit : DICOD / EMA 2015)

« Les raisons exactes de cet accident ne sont pas connues. Une enquête pour en déterminer les causes est ouverte. » On peut noter qu’il s’agit du premier accident d’un drone Reaper français, depuis leur mise en service en janvier 2014 dans l’armée de l’air et au Sahel. « Les drones Reaper ont effectué plus de 23 000 heures de vol depuis leur mise en service opérationnel. »

NB : le crash de ce type d’engin MQ9 (version A Reaper ou B Predator) n’est pas rare. Les Britanniques avaient perdu un de leurs premiers Reaper en Afghanistan en 2008. Les États-Unis en ont perdu deux sur leur base des Seychelles, coup sur coup en 2011 et 2012, et deux autres en Afghanistan en 2015 et 2016. Un avait été détruit dans le nord Syrie lors d’une mission en juillet 2016 puis détruit au sol pour éviter toute réutilisation (lire ici).

(NGV)

De la Libye au Niger, jusque l’Europe. Où en est le mécanisme de transit d’évacuation d’urgence ?

(B2) Piloté par le Haut commissariat aux réfugiés (HCR), financé par l’Union européenne, le mécanisme de transit d’évacuation d’urgence a repris ses évacuations de demandeurs d’asile et réfugiés vulnérables hors des prisons libyennes. La réinstallation reste cependant compliquée

Le Niger avait stoppé sa collaboration pendant quasiment deux mois, entre mars et mai. B2 fait le point avec le bureau du HCR de Niamey, au Niger.

Femmes évacuées de Tripoli vers le Niger, mai 2018 © UNHCR/Tarik Argaz

Quand ce programme a-t-il commencé ?

Le programme a débuté en novembre 2017, date à laquelle le premier vol de migrants évacués de Libye atterrit au Niger. Il transporte alors 25 personnes. Mercredi (20 juin), le treizième vol atterrissait, avec 122 réfugiés. A son bord, le Haut commissaire aux réfugiés (UNHCR), Filippo Grandi, pour marquer la journée internationale des réfugiés (1).

Qui et combien de personnes ont été évacuées depuis ?

1287 personnes ont suivi le même parcours — de la Libye au Niger —, indique le bureau du HCR à Niamey. Un petit nombre de migrants ont été évacués en Italie (312 personnes) et dans un centre de transit en Roumanie (10 personnes). Au total, le nombre de demandeurs d’asile ou réfugiés évacués de Libye atteint 1609. Tous ont été repérés par le HCR dans les centres de détention libyens. Le HCR a choisi les plus vulnérables parmi les personnes ayant besoin d’une protection internationale.

Où sont-elles réinstallées ?

La très grande majorité des ‘évacués’ passe par le Niger, où l’attente d’un pays tiers où être réinstallé se prolonge, faute de transfert possible. Sur les 1287 personnes évacuées au Niger, seules 174 ont été réinstallées (bilan à la mi juin 2018) dans un autre pays.

Combien de demandeurs d’asile ont pris la direction de l’Europe ?

Très peu ! A peine 170 (en comptant les réfugiés libyens réinstallés depuis le mois de septembre, sans forcément passer par le Niger). Onze pays, dont huit de l’UE (France, Suède, Finlande, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Malte et Royaume-Uni + Norvège, Suisse, Canada), ont pris l’engagement d’accueillir des réfugiés évacués de Libye via le Niger. Pour un total de 3781 places. Seuls cinq pays (France, Finlande, Suisse, Pays-Bas et Suède) en ont effectivement déjà réinstallés.

Quelles sont les limites du dispositif ?

Le HCR bénéficie d’un droit d’accès aux centres de détention officiels en Libye, gérés par le gouvernement. Il n’a pas accès aux autres centres, qui sont sous la mainmise de certaines milices, voire des trafiquants. D’après les témoignages des migrants, beaucoup de ceux évacués sont passés par ces centres illégaux, pendant de longues périodes, avant même de rejoindre les autres centres.

Le Niger obligé de taper du poing sur la table !

Le HCR recherche d’autres pays pour accueillir des réfugiés sur une base temporaire. Car les capacités du Niger sont vite saturées. En mars, faute de voir les migrants repartir, le pays a décidé de suspendre leur accueil. Le gouvernement n’a autorisé la reprise des vols d’évacuation qu’au début du mois de mai. Depuis, de nouveaux vols sont arrivés à Niamey depuis la Libye. Mais la capacité d’accueillir de nouveaux réfugiés dépend de la libération de nouvelles places. Aujourd’hui, le centre de transit du Niger ne peut accueillir que 68 réfugiés supplémentaires.

(Emmanuelle Stroesser)

Lire : La réinstallation des migrants venant des camps en Libye bloquée… faute de places d’accueil (HCR)

En savoir plus. Télécharger : le point du HCR sur les réinstallations (au 11 juin 2018) et le communiqué du HCR le 20 juin sur le premier vol


Le Niger, premier bénéficiaire du fonds fiduciaire

L’eurodéputée travailliste Linda McAvan, présidente de la commission Développement (DEVE) du Parlement européen, le rappelait ce mardi (19 juin), lors d’une audition sur les impacts des financements extérieurs de l’UE sur les migrations. Le Niger, « était, fin 2017, le plus grand bénéficiaire des contributions du Fonds fiduciaire UE-Afrique (projets nationaux) ».

Télécharger le rapport 2017 du fonds fiduciaire pour l’Afrique (Commission européenne).

Les Italiens en renfort des Français au Niger

(B2) En visitant le navire Etna qui assure depuis peu le rôle de navire amiral de l’opération EUNAVFOR Med / Sophia, le Premier ministre italien Paolo Gentiloni a confirmé que l’Italie allait s’investir davantage dans le Sahel. « Nous devons continuer à concentrer notre attention et notre énergie sur la menace du trafic des humains et le terrorisme dans le Sahel ».

Une bascule de l’Irak vers la Niger

Le gouvernement va faire dans les prochains jours une proposition législative au Parlement pour permettre ce déploiement. Il s’agit de faire une bascule entre les effectifs se trouvant actuellement en Irak (1400 personnels) vers le Niger. « Plusieurs des forces en Irak seront déployées dans les prochains mois au Niger » a indiqué le Premier ministre.

Une force d’environ 500 militaires

De façon concrète, cette opération italienne bilatérale aura pour rôle de former l’armée nigériane, avec un rôle particulier contre la lutte contre la traite des êtres humains et le terrorisme. L’opération devrait comprendre 470 soldats et 150 véhicules.

Un premier contingent à Madama

Selon La Repubblica, les 150 premiers soldats pourraient partir rapidement, avant la fin de l’année ou dans les premiers jours de janvier. Le contingent italien devrait être déployé à Madama, en renfort des Français. Cet ancien fort de la Légion étrangère, aujourd’hui réactivé, placé dans un endroit stratégique à environ 100 km de la frontière libyenne et 260 km de la passe de Salvador (lieu de passage de tous les trafiquants), sert actuellement de base opérationnelle avancée pour l’opération Barkhane.

Commentaire : L’objectif des Italiens qui avait été annoncé il y a plusieurs mois déjà est de pouvoir bloquer les routes des trafics d’êtres humains du Sahel vers la Libye et d’arrêter les trafiquants, afin de contrôler la frontière terrestre, par le sud, de la Libye.

(NGV)

Lutter contre la fraude et le crime, la police de Niamey formée

Le directeur de la Police technique et scientifique de Niamey de montre sa nouvelle carte (Crédit: Eucap Sahel Niger)

(B2) La police nigérienne a récemment été victime d’un faussaire. L’individu, aujourd’hui en prison, faisait des copies des cartes professionnelles des officiers de police et les utilisait pour s’infiltrer dans les commissariats. Pour y faire face, c’est vers la mission de l’UE de soutien aux capacités de sécurité au Niger, EUCAP Sahel Niger, que les autorités nigériennes se sont tournées.

Livraison d’une nouvelle imprimante

Jusqu’à maintenant la carte de police des officiers nigériens ne comportait, en effet, aucune sécurité particulière. Cette carte pouvait être contrefaite à l’aide d’une simple machine à badge. EUCAP Sahel Niger a donc fourni une nouvelle imprimante aux autorités de Niamey et formé l’unité chargée de son utilisation. Les cartes des policiers nigériens sont maintenant recouvertes recto/verso d’un lamina holographique personnalisé infalsifiable. « L’hologramme a été dessiné par nos soins et seuls les services de police nigériens peuvent se le procurer auprès du distributeur » explique Moustapha Tahirou, directeur de la Police technique et scientifique de Niamey.

Modernisation de la Police technique et scientifique

Plus généralement, les Européens ont accompagné la police technique et scientifique (PTS) dans sa réorganisation, afin de la moderniser. Elle est désormais composée de quatre divisions : la division des laboratoires de police scientifique, la division de l’informatique et des traces technologiques, la division de l’identification et la division de la formation technique. Au bilan. « en 2016, nous avons été requis dans le cadre de 97 affaires, contre 55 en 2015, soit une progression de 57 %. La division de l’identification a enregistré une augmentation de 20% des constatations. On constate également une augmentation de 14% des individus signalisés. »

Création d’un centre d’excellence pour l’Afrique de l’ouest? 

Les Nigériens veulent maintenant aller plus loin. « Nous souhaitons capitaliser nos acquis et explorer de nouveaux domaines. La criminalité évolue sans cesse et nous avons besoin de nous adapter. Nous envisageons de faire de notre laboratoire PTS un centre d’excellence pour l’Afrique de l’ouest. Mais pour y parvenir, notre volonté ne suffira pas, nous manquons cruellement de moyens » souligne le directeur  de la PTS. L’appui d’EUCAP Sahel Niger est « indispensable ».

(Leonor Hubaut)

Le général Harvent écoute le plan d'opération élaborer par un groupe (Crédit: EUTM Mali)

Première formation en commun d’EUTM Mali pour les officiers du G5 Sahel

Le général Harvent écoute le plan d'opération élaborer par un groupe (Crédit: EUTM Mali)

Le général Harvent écoute le plan d’opération élaborer par un groupe (Crédit: EUTM Mali)

(BRUXELLES2) Pour la première fois, la mission européenne de formation au Mali (EUTM Mali) a organisé une formation pour une vingtaine d’officiers des cinq pays du Sahel (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Niger, Tchad) faisant du camp de Koulikoro le centre stratégique de l’interopérabilité militaire du G5 Sahel.

Renforcer l’interopérabilité du G5

La formation, de deux semaines, a eu pour but de « renforcer  la coordination et l’interopérabilité des forces armées » des pays du G5 Sahel, explique-t-on à EUTM Mali. La première semaine, c’est la théorie qui a primée. La seconde semaine était consacrée aux exercices pratiques, simulant des situations réelles dans lesquelles les officiers des cinq pays ont été amenés à se coordonner pour une opération conjointe. Ils ont travaillé en petits groupes, mélangeant les cinq nationalités. Chaque groupe devant présenter ensuite ses conclusions aux autres groupes ainsi qu’au commandant de la mission. L’enjeu primaire est d’établir un lien de confiance entre les officiers mais aussi, à long terme, d’établir une procédure conjointe.

… et sa capacité à collaborer avec les acteurs internationaux

Outre la coopération entre les armées des cinq pays, la formation avait pour objectif de favoriser la coopération avec les partenaires internationaux présents dans la région en introduisant les aspects politiques et légaux des opérations, le contexte sécuritaire de la région, la connaissance des acteurs internationaux impliqués sur le terrain. Une formation dont l’importance est à la hauteur du manque de connaissance du terrain. Les officiers du Tchad ont, par exemple, découvert l’existence d’EUTM Mali pendant le cours. Des représentants de l’opération Barkhane, de la mission onusienne MINUSMA et des missions européennes de renforcement des capacités civiles EUCAP Sahel Niger et EUCAP Sahel Mali, ont également participé à la formation, en donnant plusieurs cours expliquant leur rôle et zone d’intervention respectives.

La concrétisation de la volonté politique forte du G5

Pour le général Eric Harvent, qui commande EUTM Mali, c’est « un signal fort » au niveau politique.  « Cela montre la forte volonté de coopération, et la capacité de le transcrire en un geste quotidien ». A l’origine de l’initiative, le général Dacko, chef d’Etat-major des armées maliennes (FAMA), a souligné que le terrorisme ne connaissait pas de frontières. Une « réponse transnationale à cette menace est nécessaire. Une interopérabilité renforcée des différentes armées permet parfaitement et efficacement de contrer ce défi sécuritaire ».

Visite de l’envoyé spécial pour le Sahel

Ángel Losada Fernández, le Représentant spécial de l’Union européenne (RSUE) pour le Sahel, a tenu à profiter de cette occasion pour visiter la mission européenne. « Ces cours sont le reflet de la volonté européenne de soutenir le processus de régionalisation. » Losada, en poste depuis janvier 2016, est particulièrement favorable au processus de régionalisation qui entoure la création du G5 Sahel. C’est « une évolution de la plus grande importance », avec des « implications sécuritaires qui ne peuvent être mises de coté », expliquait-il début juin devant le Parlement européen (Lire: Au Mali, les terroristes, encore présents, se déplacent vers le sud (Losada)

(Leonor Hubaut)

Voir le vidéo de présentation de la formation ici

Lire : EUTM Mali, la transition vers le mandat « 3 » est lancée

(crédit : DICOD / EMA)

3 militaires de Barkhane blessés gravement au Mali. Les opérations continuent (Maj2)

(crédit : DICOD / EMA)

(crédit : DICOD / EMA)

(B2) Trois militaires français des forces spéciales ont été blessés au nord du Mali, mardi (13 octobre) en fin d’après-midi. Ils étaient engagés dans l’opération française anti-terroristes au Sahel « Barkhane ». Leur « véhicule a sauté sur une mine » indique le service de presse des armées. Les trois militaires qui étaient à bord « ont été grièvement blessés. Ils ont été évacués en France dans la nuit de mercredi à jeudi ».

Une opération de contrôle des points de passage

On apprend également que 40 militaires français, avec 210 militaires des FAMA (les Forces armées maliennes) et 90 soldats des FAN (Forces armées nigériennes), ont mené durant les premiers jours d’octobre une opération dénommée Djiguifa, à la frontière malienne et nigérienne. Objectif : « contrôler les zones de passage susceptibles d’être employées par des groupes armés terroristes ». Cette opération « planifiée par les armées nigériennes et maliennes » précise-t-on côté français s’est déroulée sur une assez vaste zone d’action = « 11 700 m2 ». Elle a été conduite « à partir du poste de commandement tri-partite déployé dans le camp des FAMa à Gao ».

(Mis à jour 26.11.2015) Un blessé décédé

Un des blessés — le sergent-chef Alexis Guarato qui appartenait du Commando Parachutiste de l’Air n°10 (CPA 10) — est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi (26 novembre) des suites de ses blessures, dans l’hôpital militaire où il avait été rapatrié. « J’ai un profond respect pour le sacrifice de ce sous-officier des forces spéciales » a indiqué dans un communiqué, François Hollande. « Les soldats français, engagés aux côtés de l’armée malienne et des forces des Nations Unies, accomplissent avec courage et efficacité cette mission pour consolider la souveraineté du Mali et lutter contre les groupes terroristes ». Le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, a salué « l’engagement courageux tout au long de sa carrière » du militaire et « s’associe à la peine de sa famille et de ses frères d’armes ». Le sergent-chef Alexis Guarato avait intégré les forces spéciales en 2007 et participé notamment à des opérations en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et au Mali.

(NGV)

La passe de salvador entre Niger et Libye

Un convoi intercepté au Niger près de la frontière avec la Libye

La passe de salvador entre Niger et Libye

La passe de salvador entre Niger et Libye

(B2) Un violent accrochage a eu lieu au sud de la passe de Salvador, jeudi (14 mai), près de la frontière libyenne, entre les forces françaises et nigériennes d’un côté et six individus lourdement armés à bord de deux pick-up, vient d’annoncer le ministère français de la défense.

Drogue et armes de guerre

Ce convoi de deux pick-up avait été observé « progressant à vive allure en direction d’un point de contrôle tenu par les éléments de la force Barkhane ». A l’approche du check-point, les occupants des deux pick-up ont « tenté de forcer le passage, répondant aux sommations par une ouverture brutale du feu ». Trois occupants du convoi ont été tués et 3 autres faits prisonniers, « remis aux forces armées nigériennes ». La fouille des véhicules a permis la saisie de « 1,5 tonnes de drogue, d’armes de guerre (fusils mitrailleurs de type PKM et Kalachnikov), ainsi que de moyens de communication ».

L’opération Kounama 3

La force Barkhane a déclenché le 9 mai dernier, aux côtés des forces nigériennes, une opération de contrôle de zone dans la région de la passe de Salvador située à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Manama, visant à déceler les éventuelles infiltrations dans cette importante zone de transit entre la Libye et le nord du Sahel. Cette opération, dénommée « Kounama 3 », a début dans la nuit du 9 au 10 mai par le parachutage d’une centaine d’hommes du 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP). Opération qui privilégiait la surprise.

Les forces déployées au sol ont été ensuite rejointes par une colonne de véhicules français et nigériens partis de Madama. Au total, 200 militaires ont été engagés dans cette opération de contrôle de zone : 150 soldats de la forces Barkhane (parachutistes du 2e REP et du 1er régiment de hussards parachutistes) et 50 soldats des forces armées nigériennes (FAN).

(NGV)

L'Adroit (crédit : Eunavfor Atalanta)

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE (PSDC) – avril 2015

(BRUXELLES2)

Port Victoria (Seychelles) – Exercice de recherche et sauvetage d’urgence

« 13 passagers et 2 membres d’équipage d’un avion qui a amerri en mer après des problèmes de moteur, à récupérer, dans un canot pneumatique dérivant au large ! « C’est le scénario de l’exercice organisé par les Européens de la mission de renforcement des capacités maritimes (EUCAP Nestor) et le navire amphibie néerlandais Johan de Witt (L-801), qui participe à l’opération anti-piraterie de l’UE (Eunavfor Atalanta) avec les agences seychelloises compétentes (gardes-côtes, armée de l’air, autorité civile d’aviation et administration de sécurité maritime). Après le signal «Mayday», le navire des gardes-côtes seychellois, le Topaz, s’est immédiatement déployé sur les lieux, avec un avion de patrouille maritime de la Seychelles Air Force. Le but de l’exercice était de tester les plans et les procédures pour les opérations de recherche et de sauvetage d’urgence. L’année dernière, deux grands exercices ont déjà été réalisés, un exercice de lutte contre la piraterie et un exercice de déversement de pétrole. Tous avec le même objectif de mettre en pratique la coopération entre les organismes participants dans des scénarios spécifiques.

Océan Indien (Atalanta) – L’Adroit rejoint la lutte contre anti-piraterie de l’UE

L'Adroit (crédit : Eunavfor Atalanta)

L’Adroit (crédit : Eunavfor Atalanta)

Le patrouilleur français de haute mer, l’Adroit (P-725) a rejoint, à la mi-avril, l’opération de lutte anti-piraterie (Eunavfor Atalanta) pour trois mois. Il avait appareillé le 10 mars du port de Toulon mais, avant de rejoindre l’opération européenne, a participé (sous commandement national) à une opération d’évacuation au Yemen (lire : Une centaine de ressortissants évacués du Yémen par la Royale) et a également escorté des navires de réfugiés qui fuyaient le pays vers Djibouti.

Ce navire peut être équipé d’un drone et d’un RHIB et peut accueillir un hélicoptère. Il a un statut particulier au sein de la Marine. C’est l’industriel DCNS qui l’a « mis à la disposition » jusqu’à l’été 2015. Cela permet à la marine nationale de disposer d’un navire supplémentaire et à l’industriel d’en tester toutes les capacités.

Niamey (Niger) – Formation à la gestion du parc de véhicules

Crédits : EUCAP Sahel niger

Elèves mécaniciens  après la formation. Crédit : EUCAP Sahel niger

Une formation en gestion de parc de véhicules a été dispensée par les experts européens d’EUCAP Sahel Niger. Il s’agissait de la seconde session de formation de ce module. 21 mécaniciens de la Gendarmerie venus de toutes les régions y ont participé. Cette formation s’inscrit du renforcement des capacités nigériennes dans le domaine des matériels roulants. Des activités des ateliers automobiles des différentes forces ont déjà permis de renforcer les actions de maintenance avec la fourniture d’outillage.

Bangui (RCA) – Premières réunions entre Européens et la défense centrafricaine 

Le général Laugel a présenté la nouvelle mission militaire de l’Union européenne en Centrafrique (EUMAM RCA) au ministère de la Défense et de l’Etat-major général de la République centrafricaine. Une première occasion pour les conseillers de EUMAM de rencontrer leurs homologues nationaux. Lire aussi : EUMAM RCA lancée. Mais effet retard pour les effectifs

 

Ramallah (Palestine) – Des kits d’identification pour la police

La mission européenne de soutien à la police palestinienne (EUPOL Copps) a remis des kits de preuves au responsable du Système d’identification automatique d’empreintes digitales de la police civile palestinienne (PCP). Le département des districts de la police est à court de sacs plastique adéquats pour recueillir les preuves et objets saisis. La livraison prévoit de couvrir les besoins du Département des enquêtes criminelles pour les trois prochaines années. Cela permettra aux enquêteurs sur les lieux du crime de recueillir des éléments sans compromettre la nature des preuves. (Lire notre reportage, à suivre…)

 Kiev (Ukraine) – Réforme du Service pénitentiaire ukrainien

Crédit: EUAM Ukraine

 Crédit: EUAM Ukraine

La coopération avec le Service pénitentiaire d’Ukraine (SPV) et la mission européenne sur l’aide à la réforme du secteur de la sécurité intérieure en Ukraine (EUAM Ukraine) a démarré. Durant cette première réunion de travail, les représentants du SPV et le chef de la mission, Kálmán Mizsei, se sont engagés à élaborer un mémorandum de réformes.

Odessa (Ukraine) – Aide à la mise en place de la zone de libre échange

Une première réunion du groupe de travail, avec l’aide d’EUBAM Moldova-Ukraine, a permis d’identifier les besoins clés pour aider la Moldavie comme l’Ukraine à remplir leurs obligations douanières en vertu de l’Accord d’association et pour la mise en place d’une Zone de libre échange entre l’Ukraine/Moldavie avec l’UE. Les priorités seront l’introduction d’opérateurs économiques agréés, un système de garantie de la dette douanière, d’un nouveau système de transit informatisé, et d’un audit et contrôle post-dédouanement. L’assistance européenne inclura un soutien dans l’infrastructure, la législation et la formation.

Kabul (Afghanistan) – Signature d’un protocole de coopération sur la Police

La mission européenne d’assistance à la police (EUPOL Afghanistan) a signé un protocole de coopération avec le ministère afghan de l’Intérieur, le 23 avril. EUPOL veut mettre l’accent pour 2015-2016 sur trois domaines clés : la réforme institutionnelle au sein du ministère de l’Intérieur, la professionnalisation de la Police nationale afghane, le développement de liens entre la justice et la police.

(Leonor Hubaut)

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