Mozambique

Barroso au Mozambique et Tanzanie

(B2) Le président Barroso termine aujourd’hui (20 juillet), une visite au Mozambique, avant de continuer son voyage en Tanzanie samedi (21 juillet). Accompagné du commissaire européenne en charge du développement, Andris Piebalgs, le président Barroso s’est réjoui des résultats de la transition politique et des taux de croissance accélérés qui ont suivi, tout en ne manquant pas de rappeler que le défi est maintenant d’atteindre un développement plus «durable» et englobant surtout une plus large partie de la population. Durant cette visite, trois nouveaux accords bilatéraux ont été signés, visant à stimuler respectivement l’économie, l’Etat de droit et la société civile.
Commentaire : Le président Barroso poursuit une campagne destinée à peaufiner son image internationale, après une visite en Israël et en Palestine. Il sera intéressant de savoir s’il évoquera avec ses interlocuteurs tanzaniens la participation de ce pays à l’opération de renforcement des capacités maritimes (EUCAP Nestor) qui vient d’être lancée…

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Deux gardes privés interpellés au Mozambique

(B2) L’attorney général a ordonné la libération jeudi (3 mai) de deux gardes privés danois (Jack Nielsen et Peter Junlet). Ils avaient été arrêtés par la police mozambicaine dans le port de Nacala le lundi précédent parce qu’ils étaient en possession de gilets pare-balles. La police de ce port du nord du pays (province de Nampula) est sur les dents depuis qu’elle a saisi en mars dernier des armes sur un navire marchand. Armes destinées à se protéger de la piraterie mais qu’elle considérait comme transférées illégalement. Selon le site AllAfrica qui rapporte l’information, la police locale n’était tout simplement pas au courant d’accords préexistants permettant aux gardes privés de débarquer avec armes et bagages dans les ports du pays.

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Dernières nouvelles de la piraterie (4 juillet) (maj)

(BRUXELLES2) Selon un chiffre donné par les compagnies d’assurances et les réassureurs, la piraterie somalienne coûte en termes d’assurances environ 120 millions $ supplémentaires par an, précise le site Mer & Marine. Ce sont les assurances, en général, qui assurent le paiement des rançons mais aussi couvrent le risque supplémentaire d’immobilisation du navire et de la non-livraison à temps de la cargaison. La solution de déroutement par le Cap, recommandé par certains responsables politiques représente une solution peu durable et couteuse, explique M. Browning qui dirige l’association britannique du shipping : « pour un gros porte-conteneurs un reroutage par le Cap coûte entre 185.000 et 300.000 dollars. Les coûts additionnels d’assurance pour le transit sont compris entre 30.000 et 60.000 dollars ».

Mercredi (29 juin) 10 ans de prison pour un pirate somalien en Belgique

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a suivi le réquisitoire du parquet et condamné à 10 ans de prison un jeune Somalien (18 ans, environ) qui avait participé à l’attaque du Pompei, un navire belge, et du Petra I, un navire sous pavillon du Sierra Leone affrété par le Programme alimentaire mondial. C’est le premier procès pour piraterie en Belgique. Lire également : Dernières nouvelles de la piraterie (19 juin) (maj)

mardi (28 juin). L’Inde établit une loi anti-piraterie et revoit ses règles d’engagement

Le gouvernement indien a préparé un projet de loi anti-piraterie qui devrait permettre de mieux poursuivre les pirates. La piraterie est mieux définie, en ligne avec la convention sur le droit de la mer (UNCLOS), ainsi que la juridiction compétente et la peine applicable. L’Inde n’avait jusqu’ici pas de droit spécifique sur la piraterie mis à part le code pénal et le droit international. Et les pirates devaient être poursuivis pour activité illégale ou port d’arme, voire sous couvert de la bonne loi britannique de l’amirauté (Admiralty Law), selon notre confrère Times Of India. Alors que la piraterie se rapproche de l’Inde sérieusement et qu’il y a plus de 100 pirates déjà pris par les forces côtières, cette mise au point devenait urgente. L’Inde a également adopté de nouvelles règles d’engagement permettant à la marine indienne d’intervenir de façon plus pro-active. Un groupe interministériel chargé de la lutte contre la piraterie va également être créé et placé sous l’autorité du secrétaire de cabinet.

Mar (28 juin) Le Mozambique multiplie les accords d’assistance

L’Inde et le Mozambique signent un accord pour améliorer la sécurité maritime dans l’Océan indien que ce soit en matière de formation, de soutien logistique ou de patrouille conjointe. Cet accord est d’ailleurs plus vaste que la piraterie et vise la fourniture d’équipements à l’armée mozambicaine, la formation, la réparation de véhicules, d’avions ou de navires. Le Mozambique a signé également un accord avec l’Afrique du sud, en début du mois, afin de bénéficier de ses informations et renseignements ainsi que de patrouilles dans sa zone territoriale. Une des frégates sud-africaines sera ainsi déployée en permanence dans la région. Lire également : Renforcer les capacités maritimes de l’Océan indien, on patauge ?

Dim (26 juin) Le sud de l’Afrique s’organise

Les ministres de la Défense et de l’Intérieur des pays du sud de l’Afrique de la SADC (Southern Africa Development Community) conviennent de mettre en place une force d’alerte pour combattre la piraterie dans l’Océan indien ainsi qu’un centre régional de formation à la surveillance maritime. Font partie de la SADC notamment la Tanzanie, le Mozambique et l’Afrique du Sud. La Tanzanie a, selon d’autres informations, indiqué pouvoir accueillir la Cour somalienne contre la piraterie.

Dim (26 juin) Pardon présidentiel pour les convoyeurs de rançon

Les six hommes (Un Américain et 5 Britanniques dont certains à double nationalité) arrêtés au Somalie en possession de masses d’argent – sans doute destinés à verser des rançons – sont « pardonnés » par le président somalien, Sheikh Sharif Sheikh Ahmed et libérés malgré la peine de prison de 10 à 15 ans prononcée par un tribunal de Mogadiscio. Les avions ont également été débloqués. Mais l’argent resté confisqué. Lire également : Dernières nouvelles de la piraterie (19 juin) (maj)

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Coup de filet de la marine indienne : 61 pirates arrêtés en une prise

Le MV Vancouver Bridge n’a pas échappé tout seul aux pirates vendredi (11 mars). La marine indienne était sur place et avait envoyé un avion de reconnaissance maritime Dornier. En voyant les avions de la marine, les pirates ont abandonné leur attaque et essayé de fuir. On était à 600 milles à l’ouest des côtes indiennes. Le bateau-mère pirate a été repéré et suivi à la trace le lendemain (samedi 12 mars). Une corvette lance missiles de la Marine, le Khukri, et l’INS Kalpeni, ont été déroutés pour intercepter ce qui s’est révélé en fait le Vega 5, un navire de pêche mozambicain de la société Efritel par la flotte de pêche espagnole (Pescanova) capturé par les pirates le 28 décembre dernier.

La technique indienne : couler le bateau-mère, recueillir l’équipage

Les Indiens n’ont pas fait dans la demi-mesure. Selon la version officielle : « In the darkness, the pirate mother vessel launched two skiffs which fired at Kalpeni. INS Kalpeni responded with limited firing. Thereafter it was observed that a fire had broken out on Vega 5 (mother vessels are known to carry additional fuel drums to fuel the skiffs). » De fait, on peut avoir quelques doutes sur l’intégralité de cette version. Il semble bien que la marine indienne ait choisi d’affiner la technique anti-bateaux-mères en adoptant une méthode “plus robuste” que les forces multinationales. Sommation puis tir au but, de préférence dans les futs d’essence. Le résultat est immanquable, le navire prend feu. Les pirates comme l’équipage choisissent le sauve qui peut et sautent à l’eau. Les navires indiens présents sur place n’ont alors plus qu’a récupérer tout le monde vaille que vaille. Cela économise les forces d’assaut avec 100% de résultat (un peu de “casse” éventuellement du coté des marins ou pirates).

61 pirates arrêtés, 13 membres d’équipage libérés

Au résultat, les deux navires indiens ont ainsi repêché 74 personnes : 61 pirates et 13 membres d’équipage, selon eux. Seul problème l’équipage d’origine du Vega V comptait 24 personnes : 2 Espagnols (capitaine et maître d’équipage), 3 Roumains et 19 Mozambicains. Les deux Espagnols n’étaient pas à bord du navire. Ils avaient été transférés à terre avant le voyage vers l’Inde selon les premiers interrogatoires menés par la police indienne. Ils sont “en bonne condition” a précisé la ministre des Affaires étrangères, Trinidad Jimenez, assurant qu’elle préférait continuer à mener les négociations dans la discrétion. Mais on ne sait pas le sort des 9 autres membres d’équipage : a-t-il été considéré comme pirate ? Est-il noyé ? Ou n’était-il plus également à bord du navire ? A suivre…

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