Mission PeSDC

La mission européenne en Palestine recrute sept experts

La mission européenne d’assistance à la police palestinienne (EUPOL COPPS) recrute plusieurs experts : deux peuvent être recrutés sous forme de contrat (externe) ou détachement (de leur administration) : Chief Human Resources, Human Resources Officer. Les autres sont en détachement exclusivement (Staff and Liaison Officer, Lead Police Adviser, Specialist Police Adviser CID, Palestinian Civil Police (PCP) HQ Training Adviser, Police Training Adviser).

Date limite de dépôt des candidatures : 11 mars 2011. Les postes sont à pourvoir, selon les cas, entre “aussitôt que possible” et juillet 2011. Télécharger la fiche de poste PDF (5), le formulaire de candidature doc_logo

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L’opération Althea (Bosnie) va perdre quelques effectifs d’ici la fin de l’année

La mission militaire de l’UE en Bosnie-Herzégovine va perdre peu à peu ses effectifs. Mais les ministres de la Défense n’arrivent toujours pas à trouver un terrain d’entente pour clore cette mission. Le ministre néerlandais de la Défense, Hans Hillen, a averti, lors de la réunion informelle de Budapest, que la contribution des Pays-Bas en Bosnie “va être supprimée en novembre 2011“, date prévue pour l’expiration de la résolution de l’ONU. Son homologue bulgare, Aniu Zaprianov Angelov, a été moins explicite déclarant que la Bulgarie participera à l’opération Althea “jusqu’à novembre” et analysera ensuite “la possibilité de modifier la participation du pays en conformité avec les besoins et la situation en Bosnie-Herzégovine“. Plusieurs pays : la France, le Royaume-Uni, l’Espagne se sont déjà désengagés de cette mission qui compte aujourd’hui environ 1500 militaires, voire moins (dont un gros contingent turc, ainsi que des Allemands, des Autrichiens, des Bulgares et des Hongrois).

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Atalanta pourrait étendre ses missions au renforcement des capacités maritimes

Le comité politique et de sécurité (COPS) doit examiner, mercredi (23 février), la nouvelle mission de renforcement des capacités maritimes sur la Corne de l’Afrique. Cette mission doit se dérouler au Yemen et Djibouti. Ce qui reste délicat, actuellement, vu les situations troublées que connaissent ces deux pays.

L’idée qui a été mise sur la table est de commencer cette mission, assez rapidement, donc dans le cadre de l’opération anti-piraterie Atalanta.  Il n’est ainsi nécessaire de n’avoir qu’une extension du mandat d’Atalanta, voire simplement du concept et du plan d’opération. Et, seulement dans un second temps, de mettre en place une nouvelle mission PeSDC. Cette option – qui est toujours sur la table – prend en effet davantage de temps, ne serait-ce que pour obtenir l’accord unanime des 27 sur une décision de lancer la mission, d’avoir un effectif, un concept et OpPlan… Elle est aussi plus complexe politiquement.

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Budget augmenté pour la mission EUjust Lex en Irak

Les ambassadeurs de l’UE doivent prochainement approuver une augmentation de budget pour la mission “Etat de droit” (EUJUST lex) en Irak qui vise à former les cadres de la police et de la justice du nouvel Etat irakien. 4,8 millions d’euros vont être ajoutés au budget actuel (17,5 millions d’euros) pour la période actuelle (juillet 2010 – juin 2011). Il s’agit de permettre à la mission de “transfe?rer ses activite?s vers l’Iraq, en mettant l’accent sur la formation spe?cialise?e” et de couvrir les frais de sécurité. Précisons que d’un point de vue budgétaire, c’est le chef de mission qui endosse la responsabilité des dépenses, et doit rendre compte à la Commission européenne.

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Les missions de la PeSDC en projet ou dans les cartons

Plusieurs missions de la politique (européenne) de sécurité et de défense commune (PeSDC) sont actuellement dans les cartons ou en projet. En voici les principaux actuellement en cours. Gageons que l’entretien qu’a, en ce moment, Alain Juppé avec la Haute représentante portera au moins sur plusieurs d’entre elles

(Nb : les noms de missions sont données à titre indicatif et ne reflètent pas des noms validés officiellement).

Mission de formation aux frontières à Gaza (EUBAM 2)

Cette mission (civile) s’insère dans un package de mesures négociés avec les autorités palestiniennes et israéliennes, comprenant de l’infrastructure, l’équipement nécessaire ainsi que la formation des personnels de douane pour permettre un flux de marchandises et de camions vers Gaza. Les discussions sur un papier d’orientations stratégiques sont déjà entamées et le comité de gestion de crises civiles (CivCom) devait y consacrer une partie de sa séance hier (mercredi 26). Plusieurs options sont en jeu, apparemment techniques mais très politiques en fait. L’Union européenne a, en effet, déjà deux missions (civiles) déployées en Palestine : la mission de formation de la police palestinienne (EUPOL) ou la mission aux frontières (EUBAM).

Plusieurs options sont possibles. Soit on établit une nouvelle mission (ce qui semble assez difficile à justifier). Soit on étend une des deux missions existantes. Si on choisit l’option EUBAM, cela permettrait de réanimer une mission qui est en “stand by” actuellement, et lui donner une nouvelle raison d’être. Si on choisit l’option EUPOL, cela a également une logique. Cette mission fait déjà la formation des policiers (y compris de la police judiciaire) et son rôle a déjà été étendu à la formation pénitentiaire ; ce serait logique d’avoir une extension supplémentaire aux Douanes.

Une dernière option très radicale consisterait à profiter de l’occasion pour fusionner les deux missions. Ce qui aurait une certaine logique administrative et opérationnelle mais serait une erreur politique. La mission EUBAM tient actuellement à un accord lié au retrait israélien de certains territoires occupés. Ce serait d’une certaine façon reconnaître que la position israélienne l’a emporté sur la position palestinienne. Cela obligerait également en cas de nouvel accord à renégocier un accord d’intervention européen. Doublement délicat !

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Mission de renforcement des capacités maritimes dans la Corne de l’Afrique (EUMAR HOA)

Entamée depuis plus d’un an, le travail a repris dans les différents groupes de travail. Si la mission est assez simple, sans risque réel, et s’impose au regard de l’urgence d’agir sur la piraterie, comme l’a rappelé encore récemment par le rapport de Jack Lang à l’ONU, il reste encore certaines réticences politiques à vaincre (la fameuse “valeur ajoutée“). Les experts du dossier veulent cependant avancer et les ambassadeurs du COPS ont, récemment, fixé un calendrier, ambitieux. L’objectif est d’aboutir à une décision lors de la réunion des ministres de la Défense en mai. Une mission exploratoire se rend sur le terrain à Yemen et Djibouti. Et un papier d’options militaires stratégiques (MSO) est attendu pour mars, les options seraient choisies en avril, et une Instruction militaire initiale (IMD) début mai 2011, pour voir le Conops et l’OpPlan, préalables nécessaires au lancement de la mission approuvés en mai. Cette mission durerait deux ans.

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Mission de renforcement des capacités judiciaires en Somalie (EUJUST Somalie)

Pour ceux qui ont suivi l’affaire de la piraterie depuis le début, cette option avait été mise sur la table, il y a plus d’un an également, en même temps que le projet de formation des militaires somaliens. Elle a ressurgi de façon plus précise dans le papier d’options que l’Union européenne a préparé pour améliorer les poursuites judiciaires des pirates, en Somalie même. L’objectif est d’aider à la mise en place de tribunaux dédiés à la piraterie et, dans le même temps, de renforcer l’Etat de droit dans les différentes parties de la Somalie. Cette mission pourrait être limitée à une expertise juridique ou, être plus large, allant jusqu’à l’assistance dans les jugements (surtout pour un tribunal à composante internationale) et comprendre également un volet formation des juges somaliens, voire un volet “équipement”. Elle pourrait comprendre différents corps de métiers judiciaires : magistrats, procureurs, greffiers.

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D’autres actions

A cela, il faut ajouter deux projets d’actions qui ne rentrent pas strictement (du moins actuellement) dans les missions classiques de la Défense commune mais correspondent à la nouvelle approche globale voulue par le Traité de Lisbonne en matière de politique extérieure européenne.

L’action européenne en Côte d’Ivoire

Il ne s’agit pas, a priori, d’une mission de la PeSDC en tant que telle. Mais une demande des Nations-Unies, transmise par la France à Cathy Ashton, à laquelle il faut bien répondre. L’idée d’une force européenne à l’intérieur de la force des Nations-Unies (comme l’est la force française Licorne) ou, a minima, d’une coordination étroite de la réponse européenne à cette demande, à l’instar de ce qui avait été fait au Liban pour la mission FINUL 2, doit être étudiée.

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Un plan européen au Sahel

Avec l’enlèvement et la mort de plusieurs otages européens dans cette région comprise entre Niger, Mali et Mauritanie, la nécessité d’un plan global de l’Union européenne comprenant un volet “sécurité” et un volet “développement” devient urgente. La Haute représentante avait promis un plan global pour début janvier. Ce plan a pris un peu de retard. Le COPS devrait en examiner les grandes lignes début février. Et les ministres des Affaires étrangères l’endosser lors de leur réunion de février (le 21 février). Outre son intérêt opérationnel évident, ce plan a aussi une vertu symbolique et politique. Ce sera la première “vraie” nouvelle action présentée par la Haute représentante depuis son entrée en fonction. Et son contenu aux frontières des missions de défense ou d’affaires intérieures, incluant un volet “développement” voire humanitaire, se doit de réfléter la nouvelle approche “globale” de l’UE.

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Eupol Congo recrute une douzaine d’experts

La mission de police de l’Union européenne au Congo recrute une douzaine d’experts. Deux postes sont ouverts aux “contractuels” : expert en justice militaire et agent pour les marchés publics. La plupart des postes sont ouverts par détachement d’agents des Etats membres : expert interpilier, expert en formation, en organisation, en ressources humaines, en justice civile, en protection de l’enfance, conseiller et formateur de police judiciaire, formateur en maintien de l’ordre, etc. Date limite pour poser candidature : 1er février. Mais les postes sont à pourvoir aussi rapidement que possible (ASAP).

Télécharger le formulaire de candidatures

Mission Descriptif des jobs Date limite
Formulaire de candidature Contact email
EUPOL RD CONGO PDF (5) 1 February 2011 doc_logo cpcc.eupolrdcongo@consilium.europa.eu
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Former les gardes-côtes au Yemen et à Djibouti : une nouvelle mission PeSDC ?

vedette des gardes-cotes yemenites (crédit : ministère français de la Défense)

Un nouveau projet de mission européenne de défense commune (PeSDC) dans l’Océan indien devrait être mis rapidement sur la table des 27 Etats membres.

L’objectif de cette mission est, aux cotés de l’action directe en mer (Eunavfor Atalanta) et de l’action de formation des forces de sécurité somaliennes (Eutm Somalia), de venir renforcer les capacités maritimes locale pour la lutte anti-pirates (formation, entrainement tactique, mise en condition…). Deux pays “test” seraient choisis pour démarrer l’opération, situés en bordure du Golfe d’Aden : Djibouti et le Yemen.

Ces gardes-côtes auraient des missions simples au départ : patrouilles dans la zone, informations et renseignement sur les bateaux en circulation, accompagnements simples ou relais des forces internationales le long de côtes. Cela ne signifie pas une « sécurité totale. Il ne faut pas rêver. mais cela pourrait permettre une meilleure couverture de la zone. Et également de dégager de certaines missions les forces européennes et internationales » a précisé un expert européen à Bruxelles2.

Une lente, très lente, réflexion

Le projet d’une telle mission de la défense commune européenne n’est pas vraiment nouveau pour qui suit régulièrement les nouvelles de ce blog. Cela fait même bientôt deux ans qu’on en parle dans les cercles européens. C’est en juillet 2009, en effet, que les Ministres des “27″ se mettent d’accord sur la nécessité d’une telle mission. On a alors deux projets sur la table : le projet de formation des forces de sécurité somaliennes et “une possible action de la PSDC pour renforcer la capacité maritime régionale dans la Corne de l’Afrique“. Seul le premier ira, alors, à son terme sous le nom d’EUTM Somalia. Mais divers avatars en ont empêché la réalisation.

Concernant l’aspect maritime, un “papier d’options militaires stratégiques” est bien élaboré à l’automne 2009 et présenté en décembre 2009. Des discussions commencent au printemps 2010 dans les groupes de travail (CIVCOM et groupe politico-militaire). En juin 2010, au conseil des Ministres de Luxembourg, les ministres réévoquent le sujet, en abordant le futur des actions anti-pirates dans l’Océan indien, en présence du Rear Admiral Hudson, qui commande l’opération Atalanta. Mais on en reste là… Les changements en cours au sein du service diplomatique, le changement de chef au comité militaire et à la tête de l’opération Atalanta, expliquent, en partie, cette latence. Il faut ajouter à cela un manque d’impulsion certain de la Haute représentante, Cathy Ashton, qui a alors d’autres chats à fouetter et d’autres priorités.

Aujourd’hui, on n’est pas encore au démarrage de l’opération. Mais, au moins, le débat va pouvoir être relancé parmi les Etats membres ; ce qui entame la phase décisionnelle.

Une action plus complète que le “containment” est nécessaire

Comme l’a expliqué en substance aux Ministres de la Défense en décembre, le général britannique Buster Howes, qui commande actuellement l’opération Atalanta, on sait très bien que dans l’Océan indien, nous « contenons le phénomène de piraterie. Mais rien de plus. La piraterie continue d’augmenter. Il faut, très vite, réfléchir à un dispositif additionnel pour en renforcer l’efficacité. Il faut remonter aux sources de la piraterie ».

La mission de renforcement des capacités maritimes au Yemen et Djibouti serait un élément de cette nouvelle implication européenne. Elle s’accompagnerait, explique-t-on au service diplomatique européen, d’une action sur terre, d’une part pour mieux lutter contre l’insécurité « par le renforcement des structures judiciaires (prison et justice somaliennes), d’autre part, par « une action au développement plus affirmée ». D’autres actions, plus policières, pour tracer les complicités dans la piraterie, notamment dans le blanchiment de l’argent des rançons, sont aussi en cours de réflexion et d’application.

Pourquoi le Yemen et Djibouti ?

La mission de renforcement des capacités maritimes se déroulerait au Yemen et Djibouti pour plusieurs raisons. D’une part, il y a déjà un cadre bien défini (le “code de Djibouti”) qui constitue le cadre politique international permettant une telle action. Il prévoit, entre autres, la mise en place d’un centre régional de formation à Djibouti, financé par l’Union européenne et le Japon, et d’un centre de partage de l’information (au Yemen). Ensuite, ce sont dans ces deux pays que l’Europe aurait le plus “de valeur ajoutée”. Dans le bassin sud somalien, il y a déjà une action bien entamée aux Seychelles (avec les Emirats arabes unis et l’Inde pour le matériel, les Européens pour l’aspect judiciaire et la formation) et bientôt à l’Ile Maurice. Et un coup de pouce européen supplémentaire ne serait pas aussi « perceptible » que dans le versant nord de l’Océan indien. En Somalie même, des difficultés d’un autre ordre se présentent (lire ci-après). Enfin il n’est pas inutile de préciser que renforcer les capacités maritimes au Yemen comme à Djibouti présentent un intérêt tout aussi majeur sur d’autres aspects de la sécurité comme la lutte contre les différents trafics illégaux (etres humains, contrebande…) et pour prévenir une possible menace terroriste.

Précisons, en outre, qu’au Yemen, plusieurs pays de l’Union européenne (la France, l’Italie et le Royaume Uni) ainsi que les Etats-Unis et le Japon, ont déjà entamé, à titre bilatéral, des actions de formation ou de structuration des forces de gardes-cotes. Et d’autres pays, comme l’Allemagne les Pays-Bas, et dans une moindre mesure le Danemark et la république Tchèque ont une action de soutien financier au développement du pays qui est un des plus pauvres de la planète. Idem au Djibouti avec certains des acteurs déjà cités (France, Allemagne, ainsi qu’Etats-Unis et le Japon très présent).

L’Union européenne intervient également directement dans le cadre de l’aide humanitaire et au développement au Yemen pour faire face à l’afflux de réfugiés (174.000 sont arrivés ces derniers temps), de personnes déplacés (340.000 personnes dans le nord du Yemen) et aux ravages du conflit intérieur. La commissaire européenne à l’Aide humanitaire, Kristalina Georgieva qui était en visite au Yemen, samedi (15 janvier), et a ouvert un bureau de l’Office européen d’aide humanitaire (ECHO), a d’ailleurs annoncé l’augmentation de l’aide humanitaire européenne. Celle-ci va passer de 10 à 15 millions d’euros. Ce sans compter l’aide au développement de l’UE qui atteint déjà 17 millions d’euros par an en moyenne (70 millions d’euros pour la période 2007-2010).

Pourquoi pas la Somalie directement

Créer un corps de gardes-côtes en Somalie serait plus risqué. Au niveau européen, les Etats membres « ne feront rien tant qu’on n’aura pas un minimum de contrôle à 100% » explique un expert du sujet. Chacun se souvient en effet de la précédente expérience menée par la communauté internationale, de formation de gardes-côtes somaliens. Une expérience « plutôt réussie », ajoute un observateur ironiquement. Ces gardes-côtes se sont, en effet, retournés contre les bateaux qu’ils avaient à protéger et ont été les premiers de cette nouvelle lignée de pirates somaliens qui font fureur actuellement dans l’Océan indien. Concrètement, côté européen, on veut se « garder de nourrir le feu ». Sans de sérieux gardes-fous, « on risque demain de retrouver ces gardes-côtes sur le front de la piraterie, de l’autre bord, avec en plus de l’entraînement et du matériel ».

On se souvient également des discussions longues et animées pour convaincre certains Etats membres de la nécessité d’une mission pour la formation des forces de sécurité somaliennes (la mission EUTM). Former des gardes-côtes présenterait des « difficultés autrement plus conséquentes » car on ne pourrait notamment pas compter sur l’encadrement sur place qu’effectuent les troupes de l’AMISOM, ougandaises et burundaises.

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Le chapitre 31 est clos pour l’adhésion de la Croatie

forces croates dans Eufor Tchad/RCA (crédit : armée croate)

Les négociateurs européens et croate ont clos, mercredi 22, le “chapitre 31″ du processus d’adhésion de la Croatie. Chapitre consacré à la politique de sécurité et de défense commune.

La Croatie devra néanmoins continuer à renforcer la mise en oeuvre et la disponibilité de ses capacités (civils et militaires de gestion de crises), ainsi que continuer à appliquer la stratégie européenne pour combattre l’accumulation illicite et le trafic des armes légères, souligne-t-on du coté européen. La question des bonnes relations de voisinage est aussi fondamentale. Et l’UE invite la Croatie à trouver des solutions définitives et acceptables sur toutes les questions en suspens. On vise ici notamment le litige frontalier avec la Slovénie et le processus de réconciliation en cours (sur le retour des réfugiés serbes notamment).

La Croatie espère clore tous ses chapitres d’adhésion cette année 2011, voir le traité d’adhésion ratifié et signé en 2012 pour une adhésion en 2013. (État des lieux des négociations d’adhésion)

Coopération politique et suivi des exportations/importations d’armes

Dans la coopération politique, on ne note pas de difficultés particulières. Au contraire, depuis mai 2008, la Croatie a répondu à toutes les invitations. De même pour la coopération avec les organisations internationales. L’Union européenne apprécie ainsi l’engagement de la Croatie de soutenir la Cour pénale internationale et de ne pas signer de traité d’exemption avec les Etats-unis ou tout autre pays.

Concernant le contrôle de l’exportation d’armes, la Croatie s’est mise aux normes européennes. Elle a adopté en juillet 2008, une loi sur l’exportation et l’importation d’équipements à usage militaires ou à usage non-militaire, compléter par un règlement du ministère des Finances en janvier 2009, doté de sanctions plus rigoureuses, en ligne avec la position commune de juin 2003 et décembre 2008. Un système électronique, Tracker, a été ainsi mis en place pour tracer l’importation et l’exportation des marchandises soumis au régime de licence.

Implication dans les missions de défense de l’UE

Enfin, la Croatie est un “bon” élève des missions européennes de maintien de la paix. Elle a ainsi participé à la mission Eufor Tchad (en 2008-2009) et participe toujours aux missions au Kosovo (4 officiers et 3 agents administratifs et judiciaires Eulex), en Afghanistan (2 officiers à Eupol) et dans l’Océan indien (5 officiers à Eunavfor Atalanta). Elle fournit surtout un soutien logistique et technique à la mission de police (Eupm) et la mission militaire (Eufor Althea) en Bosnie-Herzégovine en mettant à disposition ses aéroports, ports et services et services de contrôle aérien.

La Croatie participe également à la force de réaction rapide de l’ue : en fournissant une équipe d’évacuation médicale (Medevac) formée de 21 personnes et 2 hélicoptères Mi171Sh pour le battlegroups nordique qui sera d’astreinte au 1er semestre 2011. Elle participera également au battlegroup sous commandement allemand au 2e semestre 2012

Enfin elle est également présente dans la mission de l’Otan au Kosovo (Kfor) avec 2 hélicoptères et une vingtaine d’hommes

La Croatie participe également aux différences instances de la politique de défense commune en tant qu’invité au Comité militaire de l’UE ou à la conférence sur les battlegroups, ainsi qu’au Comité politique et de sécurité (2 réunions par an).

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