La chasse au sous-marin devient un sport européen

(BRUXELLES2) Plusieurs avions de patrouille maritime, dont un Atlantique 2 français, ont participé à une chasse d’un sous-marin étranger au large de la côte ouest de l’Écosse fin novembre / début décembre. Deux avions de l’US Navy P3 Orion, un CP-140 Aurora de la Force aérienne royale du Canada et un avion radar de reconnaissance britannique Raytheon Sentinel, ont également participé à la chasse, rapporte Aviation Weekopérant à partir de Lossiemouth, la base RAF dans le nord de l’Ecosse.

Un périscope suspect au large de l’Ecosse

L’incident a commencé quand un périscope a été aperçu dans les eaux britanniques là où d’autres sous-marins feraient normalement surface pour se diriger vers la base de la Royal Navy de Faslane des sous-marins de missiles balistiques. Si le ministère britannique de la Défense n’a pas voulu donner de détails, un porte-parole du ministère a confirmé à l’hebdomadaire spécialisé avoir « demandé l’assistance de forces alliées pour baser des avions de patrouille maritime de la RAF Lossiemouth pour une période limitée ».

Le précédent suédois

En octobre, un sous-marin avait également été repéré dans l’archipel de Stockholm, dans les eaux territoriales suédoises. Sans succès. Le sous-marin n’avait pas été retrouvé. Mais le ministère suédois avait confirmé « avec le plus haut degré de certitude, être en mesure de confirmer une violation des eaux territoriales suédoises » par un sous-marin dont « il n’a pas été possible d’établir la nationalité » (lire ici).

Une puissance étrangère… venue de l’Est ?

« Nous ne savons pas qui est derrière la . « Mais laissez-moi vous dire ceci, de façon claire et forte, à ceux qui sont responsables : c’est totalement inacceptable. Nous exigeons le respect des frontières de la Suède. (…) Nous ne tolérerons pas d’activités sous-marines étrangères dans nos eaux. Nous allons renforcer notre capacité à détecter et identifier toute personne engagée dans des activités illégales. »

(NGV)

Naufrage du Baltic Ace en mer du Nord : moyens belges et néerlandais engagés (maj3)

Navire de sauvetage à l'oeuvre (ministère néerlandais de la Défense)

(BRUXELLES2) Les opérations de secours se sont déclenchées pour venir au secours de l’équipage du Baltic Ace, qui a coulé mercredi soir (5 décembre) après une collision avec un autre navire, le Corvus J, un porte-containers battant pavillon chypriote, à environ 65 km des côtes de la Hollande méridionale (Zuid-Holland). Le Baltic Ace, un cargo grec battant pavillon des Bahamas et transportant des voitures était parti du port de Zeebruge en Belgique à destination de Kotka en Finlande.

A son bord, 24 personnels d’équipage (chiffre encore à préciser). 11 d’entre eux seraient de nationalité polonaise, selon l’agence PAP (six sont rescapés). Les autres marins sont Bulgare (un rescapé), des Ukrainiens et Philippins.

13 rescapés, 5 morts, 6 disparus

13 marins ont pu être récupérés très vite : les uns par le Corvus, les autres par les moyens militaires et civils, néerlandais et belges, mobilisés sur place sous la coordination des gardes-côtes néerlandais de Den Helder. Ils ont été transportés les uns à l’hôpital Erasme de Rotterdam, les autres vers les hôpitaux d’Ostende et de Furnes en Belgique, en état d’hypothermie mais vivants.

A 22h30, 11 marins restaient disparus. Avec des espoirs assez minces de parvenir à tous les récupérer. La mer est forte (avec des vagues de force 6 à 7 et une température de l’eau à 10°). Mais surtout, les marins n’auraient pas tous des combinaisons de survie. Selon les sauveteurs, le temps de survie serait de trois heures. Peter Verburg, des gardes côtes de Dan Helder, a ainsi confirmé dans la nuit que 4 corps avaient été repêchés. Les recherches ont été suspendues à 2 heures du matin précise la garde-côtière. Elles ont repris au petit matin. Ce qui a permis de repêcher un 5e corps. 2 marins polonais, 1 marin ukrainien et 2 philippins figurent parmi les décédés. Il reste 6 disparus. Les recherches ont été à nouveau interrompues, cette fois définitivement, vendredi soir.

Navires et hélicoptères mobilisés

Huit navires, dont trois navires de la société néerlandaise de sauvetage en mer (KNRM) et deux navires de la marine, le Friesland et le Groningen, ainsi que 1 avion de patrouille maritime et 4 hélicoptères, dont un AB 412 SP de la défense néerlandaise et deux Sea King de la base aérienne belge de Coxyde, ont été mobilisés pour les opérations de recherche en mers et de secours.

(mis à jour, jeu 6 décembre 1h – ven 7 décembre 8h et 19h)

Un réseau en Atlantique pour la surveillance maritime

(BRUXELLES2) Suite directe de la réunion informelle des Ministres de la Défense à Göteborg (1), la Commission européenne a proposé, jeudi (15 octobre), d’aller plus loin dans la coordination des politiques maritimes. Elle prône ainsi une approche par bassin : « les priorités et les instruments de la politique maritime doivent être adaptés en fonction du contexte géophysique, économique et politique propre à chacun des grands bassins maritimes européens ».

Au-delà des aspects, c’est un nouveau de gisement de compétences qui s’ouvre pour l’UE. « L’UE est déterminée à contribuer à la mise en place d’une capacité internationale de la Communauté qui lui permettra de surmonter les défis maritimes actuels et futurs ».

Toutefois, le partage de données et l’interopérabilité des systèmes de surveillance posent certains problèmes sur les plans technique et juridique, ainsi que du point de vue de la sécurité. Dans sa proposition, la Commission propose de lancer deux projets pilotes destinés à tester concrètement l’intégration de la surveillance maritime : en Méditerranée et proche Atlantique ; et en mer du Nord.

Télécharger le rapport

(1) Lire : La Suède veut renforcer la coopération de l’UE dans la surveillance maritime