Formation

La formation des militaires libyens outre-Manche en déroute

La caserne de Bassingbourn va retourner à son état naturel : vide (crédit : MOD.uk)

La caserne de Bassingbourn va retourner à son état naturel : vide (crédit : MOD.uk)

(BRUXELLES2) Atteintes sexuelles et viols, indisciplines et coup de feux… la formation « off shore » des soldats libyens par les autorités britanniques, qui devrait être un modèle, tourne à la déroute. La première série de 325 recrues libyennes a été, purement et simplement, renvoyée à la maison. Et l’affaire commence à faire grand bruit outre-manche. Le premier ministre étant en première ligne. C’est en effet David Cameron, en personne, qui avait pris cet engagement, lors du G8 à La Haye en juin 2013, d’apporter son aide à la formation des militaires libyens.

Un programme de formation de 2000 soldats

A l’origine, le ministère britannique de la Défense avait prévu de former 2.000 Libyens, dont de nombreux anciens révolutionnaires, à la caserne de Bassingbourn (dans le district de Cambridge).  Une caserne qui avait fermé ses portes en août 2012 mais avait rouvert spécialement pour l’occasion. Commencée en juin, la formation aurait dû se terminer fin novembre de cette année. Elle a été interrompue de façon prématurée. Le ministère britannique l’a confirmé dans un communiqué. « Nous avons convenu avec le gouvernement libyen que le mieux pour tous ceux impliqués serait d’avancer la date de la fin de formation. Les recrues vont rentrer en Libye dans les prochains jours ».

Un tiers des effectifs renvoyé ou démissionnaire

Les problèmes ne datent pas d’aujourd’hui mais ont commencé dès le début de la formation, en juin, remarque notre confrère du Guardian. Près de 90 recrues – soit près d’un tiers du premier contingent de militaires – sont rentrés chez eux, prématurément, plus ou moins volontairement, apprend-on. Certains pour des raisons « disciplinaires et de comportement », d’autres pour « des raisons personnelles et médicales ». D’autres enfin ont exprimé leur « peu d’intérêt » pour la formation. Mais il y a plus grave. Cinq « stagiaires » ont également été inculpés d’infractions sexuelles, allant jusqu’au viol. « Deux ont admis devant le juge une agression sur une femme sur la place du marché de Cambridge le 26 octobre dernier, deux autres ont été inculpés de viol sur un homme et le cinquième inculpé de trois séries d’agressions sexuelles… » détaille la BBC.

Viols, indiscipline, coups de feux, évasions,

Dans un premier temps, les recrues avaient reçu l’ordre de rester sur la base et tous leurs déplacements interdits, sauf escorte. Mais la règle s’est assouplie ensuite Mais certains d’entre eux ont causé des incidents. Certains ont cherché à s’évader. Des coups de feux ont été entendus par les voisins, rapport le journal local Cambridge News. Et le député local Andrew Lansley a écrit, lundi, au ministère de la Défense pour demander la fin de la mission. Un certain nombre de recrues, environ 20, ont également demandé l’asile.

Triés soigneusement sur le volet

Et pourtant, officiellement, les « stagiaires » avaient triés sur le volet, « soigneusement sélectionnés » expliquait le ministère britannique de la Défense. De fait, semble-t-il, des discussions avaient éclaté entre les différentes milices sur le choix des « stagiaires », retardant le début des sélections de trois mois jusqu’à mai dernier. Au moment du début de la formation, Phil Hammond, alors ministre de la Défense, n’était pas peu fier. «Au cours des 24 prochaines semaines, l’armée britannique offrira une formation de classe mondiale pour les soldats libyens, qui permettra de mieux les préparer à soutenir la transition de la Libye vers une démocratie stable et ouvert » avait-il déclaré (lire ici sur le site du ministère britannique de la Défense).

Pas de financement…

Cette formation n’était pas un « don » pur de la Couronne britannique. Tripoli devait contribuer à la formation. Or, si la Libye a versé la première tranche de la trésorerie à la Grande-Bretagne pour la formation, 2,5 millions £ (tout de même !), le reste de l’argent n’est pas arrivé, note The Guardian.

Pas de formation, l’échec du programme US également

Un manque d’argent qui a fait sombrer également le programme américain. Vous vous rappelez, il y a plus d’un an. Washington battait tambour, se vantant de pouvoir former plusieurs milliers de personnels en Bulgarie. Or cet été, un an après l’accord de principe, pas un seul soldat n’a été formé par les Etats-Unis, tout simplement, parce que le gouvernement libyen n’a pas réussi à fournir l’argent promis…

Commentaire : une question européenne également

C’est un peu l’arroseur arrosé. On se rappelle les leçons données par les experts britanniques au niveau européen (ils n’étaient pas les seuls, il faut le reconnaître) et leur réticence face à certaines missions européennes de formation, quant à la sélection du personnel notamment pour la mission de formation EUTM Somalie, ou pour la mise en place de missions en Libye. On voit bien toutes les difficultés qu’ils rencontrent aujourd’hui et la difficulté de mener ce type de programme au niveau bilatéral, sans un contrôle minimum.

Ce clin d’oeil mis à part, il faut bien rester conscient que, au-delà de l’échec britannique, c’est l’échec de la communauté internationale toute entière qui se consume actuellement à Tripoli. L’Union européenne n’a pris le problème libyen que très tardivement à coeur. Et encore cela n’a pas vraiment été la priorité et cela ne l’est pas toujours. Les récents évènements – en Ukraine, au Moyen-Orient ou dans le Golfe – ont encore relégué la question libyenne, en bas de l’agenda. Il y avait toujours, alors, une bonne excuse, invoquée par l’ancienne Haute représentante, Catherine Ashton, pour ne pas agir trop vite. La mission européenne en Libye (EUBAM Libya), repliée aujourd’hui à Tunis, est également en total échec.

De fait, on peut se demander si au-delà du réel bazar qu’était la Libye, la Haute représentante, Catherine Ashton ne cherchait pas à préserver les prétentions de quelques Etats membres qui entendaient prendre une « part de gateau ». Face à la situation dramatique de la Libye, jusqu’à peu encore, « quelques Etats membres – la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni — étaient dans le déni total » constate ainsi Ana Gomes, l’eurodéputée portugaise (socialiste) spécialiste de la Libye, qui s’exprimait cet après-midi au Parlement européen. « Et Me Ashton a une responsabilité » dans cette « non-approche ».

Au final, l’opération militaire de 2011, et la défaite de Kadhafi, voulue essentiellement par Paris et Londres s’avère aujourd’hui une amère victoire, de très courte durée, et une vraie défaite politique sur le moyen terme. La vaste zone incontrôlée, que devient la Libye, pourrait demain poser davantage de problèmes aux Européens, que la victoire de l’organisation de l’état islamique (ISIS / ISIL alias Daech) en Irak…

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Une unité de sécurité civile en formation « Ebola » en Guinée

LogoSectionNimbaProtecCivile@Fr141027(B2) Trente formateurs français sont arrivés en Guinée dimanche (26 octobre) a indiqué le Quai d’orsay pour former 200 personnels des unités de la protection civile guinéenne. Leur mission se déroulera pendant neuf semaines à Kafiliyah et comportera 2 volets : une formation de protection civile (sauvetage aquatique, feu de brousse, secourisme, dépollution) et une formation spécifique à la lutte contre l’épidémie d’Ebola (suivi des personnes ayant été au contact des malades, appui logistique aux centres de traitement).

Cette coopération s’inscrit dans le cadre fixé lors du conseil restreint de défense le 22 octobre pour soutenir la Guinée dans sa lutte contre l’épidémie d’Ebola. Ce soutien prévoit à la fois des actions de formation et la mise en place de deux nouveaux centres de traitement s’ajoutant à celui qui sera ouvert courant novembre en Guinée forestière.

NB : L’aide française concrète semblait très en retard sur celle annoncée et rendue effective notamment par le gouvernement britannique.

Les Britanniques envoient leurs drones Reaper contre l’état islamique en Irak… ou en Syrie ?

(crédit : Min. Défense UK)

(crédit : Min. Défense UK)

(BRUXELLES2) L’armée britannique va déployer « au Moyen-Orient » des drones « Male » (Moyenne altitude, longue endurance) de type Reaper pour lutter contre l’état islamique (ISIL / EIIL), a annoncé le ministère britannique de la Défense. Objectif : fournir des moyens supplémentaires de renseignements, de surveillance et de soutien à la reconnaissance, a priori sans action de combat.

Armé si nécessaire

Mais si des opérations de frappe sont nécessaires, le Reaper a « la capacité de compléter l’action des Tornado de la RAF » ajoute-t-on au ministère. En effet, outre la surveillance, un Reaper peut être armé et emmener deux bombes guidées laser de type GBU12 de 250 kg (500 livres) ou 4 missiles AGM-114 Hellfire. « C’est un atout précieux pour le gouvernement irakien et les alliés de la coalition pour aider à contrer la menace de ISIL et soutenir nos intérêts vitaux dans la région » souligne le ministre de la Défense Michael Fallon. 

Au Moyen-Orient

Commentaire : On peut remarquer que le terme « Moyen-orient » est employé de préférence à celui de l’Irak. Ce qui pourrait signifier que la zone d’action de ces Reaper pourrait englober la Syrie ou d’autres pays… Les Reaper seront d’ailleurs placés sur une base tenue secrète.

Première utilisation hors Afghanistan

C’est la première utilisation opérationnelle des Reaper britanniques hors Afghanistan. Les Britanniques possèdent 10 engins MQ9 (alias Reaper) servis par le 13e Squadron de la Royal Air Force (5 en service, 5 en commande). Livrés en octobre 2007, ils ont entamé leur mission opérationnelle en mars 2008. Une unité « drones » est composée de 2 stations de contrôles et 4 appareils (+ 1 en réserve). Le Reaper est équipé de 2 caméras « jour » ou « infrarouges », peut tenir 24 heures en l’air, voler à une vitesse maximale de 460 km / h et atteindre une altitude de 15.000 mètres.

Formation terminée pour une première unité de peshmergas

Par ailleurs, le premier programme de formation britannique des forces kurdes dans le nord de l’Irak est terminé. 40 peshmergas viennent de terminer leur stage d’une semaine, destiné à les initier à l’utilisation des mitrailleuses lourdes données par le Royaume-Uni en septembre. Formation dispensée par des militaires du 2e Bataillon du Yorkshire Regiment.

(NGV)

Le cri d’alarme du général Mingiardi : il faut plus de moyens en Somalie

Le général Mingiardi avec le ministre de la Défense somalien (crédit : SEAE)

Le général Mingiardi avec le ministre de la Défense somalien (crédit : SEAE)

(BRUXELLES2) Dans une interview donnée à  l’agence ADNkronos le général Mingiardi commandant la mission européenne de formation de l’armée somalienne (EUTM Somalia) lance un cri d’alarme.

Un appel aux Etats membres

« Il y a encore beaucoup à faire. La mission doit être renforcée. Il y a un besoin d’argent et d’hommes, j’ai demandé d’autres soldats, je suis toujours en attente des réponses des Etats membres ». C’est inquiétant ! Il y a presque un mois, à la réunion informelle des ministres de la Défense, à Milan, le général avait lancé le même appel (lire sur le Club : « Former une armée qui est en guerre, un vrai défi » (Mingiardi / EUTM Somalia). NB : Depuis il y a eu peu d’avancements, semble-t-il. Aucun Etat membre ne se bouscule au portillon.

Le problème d’équipement de l’armée somalienne

Mais le général met aussi le doigt sur un problème tout aussi important les conditions « de travail » de l’armée somalienne. « Les soldats qui suivent les cours n’ont pas d’uniformes. Il n’y a pas de caserne parce que les bâtiments ont été bombardés. Les soldats dorment actuellement sur le terrain. Et il n’y a pas d’eau potable… ». Au surplus, ils n’ont pas d’équipements. « La formation des hommes n’est pas la solution des problèmes, il y a besoin d’uniformes et d’équipements ». Et d’ajouter : « Je suis un peu leur commandant. Mais je n’ai pas le pouvoir d’intervenir » NB : Un projet est en cours de débat dans les instances européennes sur ce point. Mais aucune solution n’est encore en vue. Et les postulats posés semblent encore bien timides. Lire aussi (Club – exclusif) : Le concept « Train & Equip ». Les premiers principes sont posés

L’Europe aura-t-elle un peu de courage ?

« Nous avons gagné le respect et la considération des institutions du pays, à commencer par le ministre de la Défense. Mais nous devrions avoir plus de courage pour oser, profiter du moment favorable » explique Mingiardi. « Face à cette situation, il est nécessaire pour l’Europe d’intervenir. »

NB : un peu de courage sans doute mais aussi de prospective. La bataille menée par la communauté internationale contre les Shebabs islamistes en Somalie repose sur un équilibre. A l’avant, l’Union africaine (AMISOM) mène les combats à terre, avec des éléments de l’armée somalienne, et en l’air quelques drones américains (qui mènent un peu leur propre guerre). A l’arrière, les Européens structurent et finalisent la formation de l’armée somalienne. Les équipements sont le maillon faible du dispositif. S’il y a des éléments manquants, le succès de l’opération peut être remis en cause. Cette bataille, même si les éléments sont différents, doit être rapprochée de ce qui se passe dans le Golfe. Or, quand on regarde le coût d’une telle mission de formation, même en ajoutant les équipements nécessaires, cela reste modeste au regard de tout l’arsenal mobilisé en Irak contre l’état islamique (Daech). Une année de mission équivaut ainsi à quelques jours de frappes en Irak ou en Syrie !

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE (PSDC) – été 2014

(BRUXELLES2) Durant l’été, les missions et opérations de maintien de la paix ou de consolidation de l’Etat de droit ont continué leurs activités, tour de piste…

ETUM Mali

( Crédit : EUTM Mali)

 Kalifabougou (Mali) – Formation aux  tirs d’artillerie du 5e bataillon « Debo »

Le 5e bataillon interarmes, formé à Koulikoro par la mission européenne EUTM Mali, a reçu officiellement son nom de baptême fin juillet. Il porte le nom de « Debo », le plus grand lac du Mali, situé au centre du pays dans le delta du Niger, aux environs de Mopti. Un symbole fédérateur pour les soldats du groupement tactique interarmes (GTIA) qui sont, dans leur majorité, originaires de régions riveraines de ce lac. C’est le même jour que la batterie d’artillerie du GTIA DEBO, instruite par les instructeurs espagnols de l’EUTM, a effectué une campagne de tirs sur le champ de tir de Kalifabougou. Après sept semaines d’instruction théorique et pratique, les artilleurs de DEBO ont pu mettre en œuvre leur savoir-faire : six roquettes de 122 mm  ont ainsi été tirées sur des objectifs à une distance de 5 à 6 kilomètres. Lire aussi : Français, Maliens et Néerlandais à la recherche du vol d’Air Algérie

Mogadiscio (Somalie). 250 militaires de l’armée nationale somalienne terminent le cursus de réintégration

Les soldats de l’armée nationale somalienne ont terminé le deuxième cours de réintégration organisé par la mission de formation de l’Union européenne en Somalie (EUTM Somalia). La cérémonie de fin de formation a eu lieu dans le camp d’entraînement Jazeera (JTC) à Mogadiscio, le 31 juillet, en présence du Commandant de la Force AMISOM, le lieutenant-général Silas Ntigurirwa, le directeur du personnel de l’armée nationale somalienne, le général de brigade Abdullahi Einte et le commandant de la mission EUTM Somalia, le général de brigade Massimo Mingiardi. Les 250 militaires de l’armée nationale somalienne ont été formés aux différentes compétences militaires générales : les techniques et les procédures de base de l’infanterie, y compris l’éthique militaire ainsi que le Basic Life Support (BLS). Un accent particulier a été mis sur « le droit international humanitaire, la protection des enfants et le Code de conduite » précise-t-on à la mission EUTM Somalia.

( Crédit EUFOR RCA)

( Crédit EUFOR RCA)

Bangui (République Centrafrique) – EUFOR RCA contribue au bon déroulement de la « marche de la paix »

La mission EUFOR RCA a fourni des troupes pour assurer la sécurité à Bangui, le 9 août lors d’un discours de la Présidente intérimaire Samba Panza. Environ 3000 personnes ont défilé dans la ville et écouté le discours de la Présidente. Les forces de sécurité supplémentaires, à la police de Bangui ont été déployées le long des itinéraires de la manifestation pour assurer la sécurité. La « Marche de la paix » est un événement organisé pour fêter la signature des accords de Brazzaville.

Lire aussi :

( Crédit EUBAM Moldova-Ukraine)

( Crédit EUBAM Moldova-Ukraine)

Tudora-Starokozache (Moldavie) – EUBAM Moldova-Ukraine soutient la police aux frontières dans le lancement d’un « code de conduite »

La police aux frontières moldave a lancé, le 7 août, un nouveau code de conduite à Tudora-Starokozache, point de passage entre l’Ukraine et la Moldavie. La mission EUBAM Moldova a soutenu et encouragé le projet en contribuant à la production de ce livret d’information pour le public sur les valeurs et les bonnes pratiques pour améliorer le service. Pour le chef de la mission EUBAM Moldova-Ukraine, l’Italien Francesco Bastagli, « Le code n’est pas seulement un livret à conserver dans votre poche. Il représente un ensemble de valeurs et de pratiques qui doivent être suivies efficacement et portées à l’attention de toutes les personnes impliquées. »

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( Crédit : EUFOR Althéa)

Tuzla (Bosnie-Herzégovine) – La reconstruction des ponts

Les soldats de l’opération européenne militaire EUFOR Althéa ont débuté, le 11 août, avec les forces armées de Bosnie-Herzégovine, la reconstruction de ponts, détruits lors des inondations de mai dernier, dans la municipalité de Tuzla. Cela devrait permettre à 350 ménages d’avoir un accès facile entre leurs propriétés et le reste de la commune, et aux agriculteurs ont d’avoir accès à leurs terres agricoles. « La construction  devrait être achevée au cours du mois prochain », indique-t-on à EUFOR Althéa.

Merdare (Kosovo). Le travail  d’identification des personnes disparues à Raska se poursuit

Le département de médecine légale de EULEX Kosovo a reçu, le vendredi 22 août, des autorités serbes un certain nombre de restes exhumés, rapatriés suites aux dernières exhumations de Raska. Les restes seront transportés au quartier général de Pristina, où le travail d’identification va continuer. Les restes seront ensuite remis aux familles, avec l’aide de la commission sur les personnes disparues du gouvernement kosovar, une fois le travail d’identification terminé. À ce jour, 456 opérations ont été menées sur le terrain, au cours desquelles les restes de 413 personnes ont été remis à leurs familles. Parmi celles-ci, 315 étaient répertoriés comme des personnes disparues.

Kaboul (Afghanistan). 34 enquêteurs formés à la gestion d’une scène de crime

Après cinq semaines d’études, 34 enquêteurs, dont une femme, ont obtenu leur diplôme d’investigateur lors du 7ème programme de formation de gestion de la criminalité (Crime Management College). L’objectif principal du programme de formation était ​​la gestion d’une scène de crime, la gestion des enquêtes, la collecte de preuves et d’informations pour les enquêteurs. L’enseignement a été basé sur les plans du ministère afghan de l’Intérieur (MoI) et organisés par CMC pour le renforcement des capacités des enquêteurs.

(Informations recueillies par Jérémy Cauderlier)

Sur l’opération anti-piraterie Eunavfor Atalanta, lire :

Crash de deux tornados italiens en formation. Equipage perdu

la zone boisée où a eu lieu l'accident - crédit : @oiramdivito

la zone boisée où a eu lieu l’accident – crédit : @oiramdivito

(BRUXELLES2) L’armée de l’air italienne a perdu deux avions Tornado, qui se sont écrasés mardi après-midi (19 août), dans les Marches, près de Ascoli Piceno, après être entré en collision. Les recherches ont continué toute la journée sans espoir de retrouver des survivants.

Recherches rendues difficiles

Dès les premières heures de l’aube, ce mercredi matin, les hélicoptères de sauvetage de l’armée de l’air ont ainsi décollé de la base aérienne d’Amendola (Foggia), précise-t-on du côté de l’Etat-major des armées italiennes. Ils se sont joints au drone Predator,pour participer aux actions de reconnaissance de la zone du sinistre, alors que les recherches sont menées à terre par les équipes du secours alpin du Corps forestier. Les recherches ne sont pas facilitées par l’incendie qui s’est déclenché dans la zone boisée où le crash s’est produit.

Peu d’espoirs

Mais les espoirs de retrouver un survivant sont très faibles voire quasi nulles. « Nous excluons que les pilotes portés disparus soient encore en vie » a expliqué un officier des carabinieri, interrogé par nos confrères du quotidien régional Resto del Carlino. Deux corps avaient déjà été retrouvés ou du moins localisés dans la journée. A bord des deux avions, se trouvaient – selon le communiqué des armées – les capitaines pilotes Mariangela Valentini et Alessandro Dotto, et les capitaines navigateurs Giuseppe Palminteri et Piero Paolo Franzese. C’est la « première fois qu’une femme militaire est tuée en service » a précisé la ministre de la Défense, Roberta Pinotti, visiblement émue d’après nos confrères italiens, devant les commissions des Affaires étrangères et de la Défense de la Chambre et du Sénat aujourd’hui (lire la Repubblica).

Une mission de formation

Les deux Tornado avait décollé mardi de la base de Ghedi, dans la province de Brescia, pour une mission de formation, en vue d’un exercice de l’OTAN prévu pour l’automne prochain. Ils sont entrés en collision pour une raison encore inconnue. Des débris ont atteint des maisons et détruit une voiture selon les premiers éléments de l’enquête. D’ores et déjà le procureur en chef a ouvert une information judiciaire pour homicide involontaire. Et le substitut du procureur Umberto Monti est descendu sur les lieux. De son côté, le procureur militaire de Vérone (dont dépend la base de Ghedi) a également entamé une procédure identique. Une commission d’enquête a été mise en place pour faire la lumière sur cet incident.

(Nicolas Gros-Verheyde)

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