Formation

Dernières nouvelles des missions de l’UE dans le monde (PSDC)

(BRUXELLES2)

©EUPOL Afghanistan Kaboul (Afghanistan). Du matériel pour la police afghane.

La police nationale afghane a reçu près de 600 gilets pares-balles et casques, de la part de la mission EUPOL Afghanistan et de l’organisation allemande « Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit» (GIZ). C’est le premier don, après la signature, en juillet 2013, de l’accord de coopération entre EUPOL Afghanistan et le GIZ, visant à soutenir le développement de la police afghane.

Pour David Oram, chef du projet pour la mission européenne, ces équipements ont un aspect « vital » pour la police nationale dans leur « lutte contre le terrorisme et la criminalité ». Le Général Zaher a, quant à lui, fait part de sa « gratitude » et promis que le matériel serait « rapidement » mis à disposition des unités de police.

© EUPOL RD CongoKinshasa (RD Congo). Police judiciaire au menu de la formation

La mission de soutien à la police congolaise (EUPOL RD Congo) a organisé une formation sur la « méthodologie de création des bases des données ». L’objectif de cet atelier, qui s’est tenu du 20 au 22 mai à Kinshasa, était de faire un état des lieux des besoins de la police nationale congolaise (PNC) dans le but d’établir une base de données criminelles.

EUPOL a également renforcé ses experts de la cellule d’appropriation et de mise en oeuvre (CAMO PJ) en faisant appel à l’expertise de la police fédérale belge durant les trois jours. Cette activité a bénéficié du soutien de la la police des Nations Unies (UNPOL), du consortium allemand pour le développement GIZ et du projet ALCOTT (appui à la lutte contre la criminalité organisée et le trafic transfrontalier) de l’ambassade de France.

©EUBAM Ukraine-Moldavie.Frontière Ukraine/Moldavie. Saisie de cigarettes

La police roumaine a fait une importante saisie de cigarettes à la frontière entre la Moldavie et la Roumanie, fin avril. Basées sur des informations provenant des douanes moldaves, EUBAM a suivi l’expédition suspecte de 12.400.000 pièces de cigarettes illégales et alerté l’Office européen de lutte antifraude et Europol. Le tabac été destiné à la Grèce. Si la cargaison avait atteint sa destination, l’Union européenne aurait perdu près de « 400.000 euros de droits de douane et de taxes », affirme un diplomate européen, membre de la mission EUBAM.

La contrebande de cigarettes est actuellement évaluée comme l’un des « risques les plus graves » pour la sécurité des frontières et la lutte contre ce phénomène est une priorité pour les services de gestion des frontières en Moldavie et en Ukraine. EUBAM mène la « Task Force Tabac » qui prévoit le contrôle des transits, des exportations, de l’information analytique et opérationnel, ainsi que des enquêtes et opérations communes. © EUPOL Copps

Ramallah (Cisjordanie). Formation pour les juges palestiniens

La mission de police de l’union européenne en Palestine (EUPOL Copps) a organisé, à Ramallah, une série d’ateliers pour les juges palestiniens du Conseil supérieur de la magistrature. Deux anciens juges britanniques – Sir Henry Brooke et Sir David Latham – ont dirigé ces échanges sur les bonnes relations entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif. Farid al-Jallad, juge suprême, – accompagné de six autres juges – se félicite de « l’expérience » apportés par les juges britanniques et des « suggestions » données aux juges palestiniens.

Koulikoro et Bamako (Mali). Formation du cinquième bataillon

La formation de deux semaines de l’encadrement du cinquième bataillon a commencé à Koulikoro pour les instructeurs maliens. Le commissaire chargé du développement, Andris Piebalgs, était d’ailleurs à Bamako pour rencontrer les dirigeants de la mission qui a entamé depuis le 18 mai son second mandat.

(Informations recueillies par Jérémy Cauderlier).

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L’Europe va former policiers et gendarmes maliens

(BRUXELLES2 à Luxembourg) Les 28 ont approuvé le cadre d’une nouvelle mission destinée à renforcer l’Etat de droit au Mali. La mission EUCAP Sahel Mali aura pour rôle de former et d’assurer la restructuration des forces de sécurité — police, gendarmerie, garde nationale — maliennes. Cette mission constitue le pendant « civil » de la mission de formation de l’armée malienne (EUTM Mali).

La mission comprendra un volet de conseil stratégique – au plus haut niveau y compris des ministères – ainsi que des formations à l’intention des trois forces de sécurité intérieure du Mali. Un complément « important à l’effort de l’Union européenne pour la stabilité, les réformes institutionnelles et le plein rétablissement de l’autorité de l’Etat malien dans l’ensemble du pays » souligné-t-on au service diplomatique européen (SEAE).

L’état-major de la mission sera installé à Bamako, la capitale du Mali. Le mandat de la mission aura une durée initiale de deux ans à partir de son lancement. Un budget de 5,5 millions d’euros a été alloué pour la phase de démarrage, qui durera neuf mois et s’achèvera le 14 janvier 2015.

Commentaire : cette mission aurait dû être lancée il y a presque deux ans. Mais le coup d’Etat puis l’offensive des mouvements rebelles avaient renversé la donne et mis la priorité sur le rétablissement de l’armée malienne avant le renforcement des forces de sécurité intérieur. La stabilisation relative du Mali, comme le bon déroulement des élections et la constitution d’un gouvernement élu, ont rendu possible cette mission. Les premiers recrutements ont commencé pour constituer le premier noyau dur de EUCAP Mali mais la mission ne devrait pas être lancée avant plusieurs semaines, une fois le chef de la mission recruté. Le déploiement et la montée en puissance se feront progressivement d’ici la fin de l’année.

Lir aussi (sur le Club) – le contenu détaillé des décisions :

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EUTM Mali : un an après (reportage)

EUTM Mali : un an après (reportage)

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A Koulikoro (© Leonor Hubaut / B2)

(BRUXELLES2 – au Camp de Koulikoro) Il y a un an, peu croyaient au succès d’une mission européenne pour l’armée malienne. Alors que l’opération Serval battait son plein dans le nord du Mali, installer, à l’arrière, à Koulikoro, une mission de formation paraissait un peu « décalé ». D’autant que la mission EUTM Mali affichait un objectif audacieux : reconstruire l’armée malienne.

A l’époque, B2 avait été un des premiers à être sur le terrain pour voir le travail qui commençait à être effectué auprès du premier bataillon. Aujourd’hui, pour son premier anniversaire, nous avons pu y retourner, rencontrer formateurs et élèves, … du 4e bataillon, « Balanzan » de son petit nom. Même les sceptiques ou railleurs de la première heure sont aujourd’hui forcés de le reconnaître, cette mission a tenu ses promesses.

Formation et expérience

Tirant partie de l’expérience d’EUTM Somalia, cette mission a tout de suite été dotée d’un double rôle. D’une part, donner une première formation aux soldats et officiers de l’armée malienne, reconstruire une hiérarchie et un sens de la discipline, et finalement redonner de la confiance aux cadres comme aux soldats ; d’autre part,  servir de conseil et d’expertise au niveau stratégique (Etat-major et ministère) pour remettre à plat tous les instruments législatifs et politiques de l’armée (plan stratégique, loi de finances, etc.). Ambitieux ! De bas en haut et du haut en bas ou, comme aiment à le dire les amateurs de formules anglo-saxonnes, une double approche « bottom-up » et « up-bottom ».

Faire travailler 22 nationalités : un vrai défi

C’est le Colonel Uhrich, du 68e régiment d’artillerie d’Afrique (RAA) qui commande aujourd’hui le camp d’entrainement de Koulikoro. A l’ombre des arbres (indispensable sous ces 55 degrés), c’est l’heure d’un briefing rapide. « Nous avons 190 militaires de 18 pays qui participent directement à la formation des Maliens et, en tout, 430 militaires venus de 22 pays» Faire travailler ensemble autant de nationalités est un véritable « défi ». Mais cela « fonctionne entre Européens », assure Alexis Uhrich. La relation entre les Européens se base sur « l’esprit de frères d’armes ». C‘est aussi « vrai pour la relation entre Européens et Maliens » précise-t-il.

Un impératif : être exemplaires, un résultat : la légitimité

« Nous devons être exemplaires » affirme Alexis Uhricht qui n’est pas peu fier d’affirmer que la mission a gagné en légitimité : aux yeux de leurs élèves — la formation ne peut se faire que sur une base de « respect » — comme de la population locale. Les équipes chargées de la protection des formateurs et des élèves impressionnent, hors du campement. Le Colonel met un point d’honneur également à rencontrer régulièrement les autorités traditionnelles de Koulikoro ainsi que les autorités politiques et religieuses. Aucun incident n’a eu lieu. Les Européens d’EUTM Mali se sont gagné la population.

Pour communiquer : le français 

Tous mes interlocuteurs européens parlent aisément anglais et dominent un français fluide. Entre eux, ils jonglent d’une langue à l’autre. Avec les Maliens, aussi, la communication ne pose pas de difficultés. Sourires aux lèvres,  ils se montrent patients et répondent à toutes les questions, en français. Seuls quelques uns ne parlent pas le français. « Mais ils le comprennent… quand ils veulent » assure le capitaine espagnol Barrera, provoquant un éclat de rire de l’unité qu’il a formé. Une relation de confiance, parfois de complicité, s’est établie entre Européen et Maliens. Dans chaque unité, le détenteur de tous les secrets est probablement le discret traducteur (bambara/français/anglais) qui accompagne les formateurs européens.

Redonner confiance

L’objectif de la formation est « de donner à un bataillon malien une structure robuste » et « une capacité de concevoir et de mener une mission ». Tout aussi important : le moral. Et il faut le faire en 10 semaines. Le Colonel Uhrich n’y va pas par quatre chemin. « Ils ont pris une raclée (NDLR : en janvier 2012 face aux rebelles venus du nord). Ils avaient besoin de se reconstruire. Et nous sommes là pour redonner confiance au soldat, en lui même et en ses chefs ». La tâche est ardue. Les recrues de l’unité de topographie savaient à peine additionner et soustraire à leur arrivée. Le programme est chargé : enseignement individuel basique du combattant, spécialisation et apprentissage du travail en compagnie. Le tout conclu par un exercice final de 4 jours qui sonne aussi comme l’heure de la dernière évaluation et des dernières recommandations.

Donner des limites à la guerre

Tout n’est cependant pas permis. Et, les Européens insistent bien sur les limites à l’action armée. Chaque formation comprend ainsi toujours un aspect « Droit international humanitaire » théorique et pratique. « Je donne des limites et des règles » explique Cynthia Petrigh. « Je leur explique comment réagir face aux combattants et aux non-combattants, lors de la prise de prisonniers…». Cynthia travaille ainsi main dans la main avec les militaires pour mettre en pratique les cours lors des exercices militaires. Cette formation est une innovation dans une instruction militaire. Et a son utilité. « Il y a un traumatisme des populations du nord, en souvenir des exactions commises par les Forces armées maliennes dans le passé, mais maintenant la confiance se rétablit ». Les trois premiers bataillons formés ont su mettre en oeuvre ces apprentissages sur le terrain et leurs cadres ont exprimé « être fiers de la gestion des tensions et de ne pas s’abaisser aux exactions ».

Prêts à 200% à aller dans le nord

Ouf… Le 4e bataillon a passé l’épreuve. Les Maliens, cadres comme soldats, sont enthousiastes et fiers de cette formation. « Nous sommes prêts à 200% pour aller au Nord » explique le jeune capitaine de l’unité « logistique ». Il n’y a pourtant jamais été. Mais nombre de ses compagnons y ont lutté en 2011. C’est le cas de Boubacar Sermé, qui se montre déterminé mai plus prudent. Fier commandant du bataillon Balanzan, la quarantaine, il refuse le titre de « bataillon d’élite ». C’est surtout une question de respect face au reste des Formes armées maliennes. Il semble indéniable que les Groupements tactiques inter-armes (GTIA), formés par les Européens, ont une place a part dans l’armée malienne. « Cela a créé un élan positif et a redonné le moral à l’armée malienne qui est, à nouveau, bien vue dans tout le pays. »

L’équipement reste encore un point d’interrogation

Au fil des conversations, il reste tout de même des doutes, des inquiétudes. La principale est l’équipement. Il doit être fourni par le ministère de la Défense malien. « Ils n’ont pas la capacité pour partir maintenant » reconnaît un officier. « Il manque des véhicules, des armes… » Même pour l’exercice final d’entrainement, les balles à blanc manquent et les soldats simulent les bruits des tirs. Le Colonel Uhrich, commandant du camp d’entraînement de Koulikoro se veut rassurant. « Le ministère  nous a donné l’assurance qu’ils auront les véhicules et autres éléments nécessaires. »

L’heure du thé

Autre problème, la communication entre les cadres des différentes unités et entre les soldats. Le résultat de la rigueur extrême de la hiérarchie malienne comme du manque d’expérience de certains éléments. Heureusement, il reste le thé. Peu importe la formation reçue, les habitudes culturelles s’imposent… Lorsque les soldats arrivent sur une position, la première préoccupation est de faire du feu pour le thé ou le riz du repas. Cela peut faire sourire un occidental. Pas ici. « La préocupation quotidienne des maliens  est de savoir ce qu’il vont manger. Il faut survivre à chaque jour. Dans l’armée, c’est la même chose. Manger est essentiel. »

Pour pouvoir partir, on forme des formateurs

«  Nous ne sommes pas destinés à rester ici pour toujours » explique le col. Uhrich. Mais pour partir, les forces armées maliennes doivent être autonomes.  Cet aspect de la mission a été lancé avec le bataillon Walanzan. Quatorze cadres, venus de Bamako, ont suivi une formation initiale de 15 jours. Ils ont ensuite été intégrés au bataillon où ils sont passés d’aides instructeurs à de plus en plus d’autonomie. « Ils sont maintenant capables de préparer une séance, la conduire et la débriefer ». Après le départ du bataillon, « ils resteront 15 jours de plus pour les évaluer ». Côté européen, l’accent est mis sur l’importance de donner « une bonne image à l’armée malienne des possibilités que ces gens ont pour leur propre futur ». 

(Leonor Hubaut)

A suivre (sur le Club) :

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Direction Golfe de Guinée pour le Godetia

EntrainZodiac@BE14

(crédit : ministère belge de la Défense)

(BRUXELLES2) Le navire de commandement et de soutien logistique Godetia a mis le cap sur le Golfe de Guinée, ce dimanche (23 mars). Objectif : donner des formations pour la lutte contre la piraterie, le trafic de drogue et la pêche illégale aux marins et garde-côtes de six pays d’Afrique de l’Ouest (Maroc, Gabon, Bénin, Togo, RD Congo et Congo Brazaville). « Nous donnerons des cours théoriques ayant toujours un aspect pratique » explique le capitaine de corvette Luc Desanghere. L’équipage comprend 90 marins et une quinzaine d’instructeurs. Une campagne de formation nommée « Maritime Capacity Building 2014″ menée dans le cadre de l’Africa Partnership Station, une initiative américaine pour renforcer la sécurité maritime autour de l’Afrique. Retour prévu à Zeebruges le 20 juin prochain. A noter : le Godetia achemine également 250 mètres cubes de biens de première nécessité dont du matériel médical pour des hôpitaux situés en Gambie, au Gabon, au Bénin et sur les deux territoires congolais.

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Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE (PSDC)

(BRUXELLES2)

Camp Butmir – Sarajevo (Bosnie-Herzégovine). Nouveau chef de personnel pour ALTHEA EUFOR 

Le nouveau chef du staff de l’opération européenne de maintien de la paix en Bosnie-Herzégovine (ALTHEA Eufor) a pris ses fonctions. Lors de la cérémonie au camp Butmir (Sarajevo), le général de brigade András Szücs (hongrois) a pris le relais de son compatriote le général de brigade József Szpisják. Il officie sous les ordres du général major Dieter Heidecker.

Herat (Afghanistan). Conférence sur l’entrée de femme dans la police

(Crédits: EUPOL Afghanistan)

Plus de 40 femmes, sur 150 participants, ont assister à la Conférence. (Crédit : EUPOL Afghanistan)

Le quartier général de la police provinciale de Herat a été le théâtre, le 25 février dernier, d’une Conférence sur les femmes policiers des régions de l’ouest (Hérat, Badghis et Farah) :  “Soutien aux femmes dans la police, dépasser les défis : Surmonter les défis et accélérer le recrutement”. Sur les 150 participants, il y avait 40 femmes. Parmi les invités à s’exprimer, le vice ministre afghan pour l’administration au ministère de l’Intérieur, le général Ikramuddin Yawar, et le chef du bureau égalité hommes femmes et droits de de l’Homme du ministère de l’Intérieur, le général de Brigade Hekmat Shahi Rasooli. Pour la mission européenne EUPOL Afghanistan, c’est Jean-Lucas Scimone, le chef du bureau d’Herat qui s’est exprimé. Il a rappelé l’importance d’améliorer les conditions de travail et la protection des femmes policières à l’intérieur de l’ANP (la police nationale afghane) pour leur permettre de travailler comme des professionnels.

Port-Victoria (Seychelles). Formation des gardes-côtes

Lors de son passage aux Seychelles ce jeudi 6 mars, la frégate FS Siroco de la mission européenne de lutte contre la piraterie Eunavfor Somalia, a accueilli vingt élèves des Gardes Côtes des Seychelles pour une formation. Une initiation à l’utilisation de matériel électronique de navigation (GPS, radar, gyro-compass) a ainsi pu être effectuée par le personnel de la mission civile EUCAP Nestor, dans le cadre du « Programme de formation basique » des gardes-côtes, qui s’étale sur 27 semaines. Le commandant en charge du Bureau des Gardes-côtes, le Lieutenant colonel Dine s’est félicité de cette formation « extrêmement utile qui donne aux élèves une formation pratique sur l’utilisation du matériel essentiel de navigation ».

Kinshasa (Congo). Fin de la formation initiale des commissaires de la Police Nationale

Les futurs commissaires de la Police Nationale Congolaise (PNC) ont reçu une formation initiale organisée conjointement par la mission européenne de formation de la police EUPOL RD Congo et la police des Nations Unies (UNPOL). L’objectif de cet atelier était de permettre aux participants d’élaborer deux instruments pédagogiques : le profil des compétences d’un commissaire et le curriculum de la formation initiale des commissaires. Ce dernier servira de base pour la rédaction des modules de formation initiale des commissaires de police, la programmation générale de la formation initiale des commissaires et les formations accélérées des commissaires. Prenant en considération l’importance de cet atelier, la mission EUPOL a également renforcé son pool d’experts de la CAMO Formation en faisant appel à un expert de la Police Fédérale belge durant les quatre jours de l’atelier. Des autres experts internationaux notamment de la Police des Nations Unies (UNPOL) et de la Délégation de l’Union Européenne (DUE) ont pris part à ces travaux.

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Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE (PSDC)

(B2)

Koulikoro (Mali). Le bataillon Balazan à pied d’oeuvre

(Crédit : EUTM Mali)

(Crédit : EUTM Mali)

Le bataillon Balanzan a débuté sa huitième semaine d’entrainement au camp de Koulikoro (au nord de Bamako) et passe ainsi des niveaux individuels et d’équipes aux exercices au niveau de la compagnie. Les formateurs européens préparent les soldats maliens à faire face à des situations qu’ils pourront potentiellement rencontrer lors de leur déploiement opérationnel au nord du pays. Parmi ces exercices : des patrouilles à pieds et en véhicules, des points de contrôle, des reconnaissances de bâtiments, des escortes de convois etc. Des incidents en lien avec des situations  humanitaires ont également été insérés par les formateurs. Objectif : permettre aux soldats d’adopter des comportements adaptés. Car le droit humanitaire et la prévention des violences sexuelles « est un aspect important de la formation délivrée par la mission EUTM » insistent les formateurs.

Tanzanie. Formation en investigation des scènes de crime par EUCAP Nestor 

La mission civile européenne EUCAP Nestor a organisé la formation de seize membres de la Marine et la Police tanzaniennes. Les 2 formateurs européens ont, pendant deux semaines, formés les élèves sur la gestion d’une scène de crime et la manipulation des évidences et de la documentation. L’ambassadeur de l’Union européenne, Filiberto Sebregondi, présidait le 28 février une cérémonie de remise des certificats.

Géorgie. Le Représentant spécial de l’OSCE au « Field office » de Gori

(Crédit : EUMM Georgie)

(Crédit : EUMM Georgie)

Le Représentant spécial de l’OSCE pour le Caucase du Sud, Angelo Gnaedinger, a visité vendredi 28 Février, le bureau régional de la mission européenne d’observation pour la Géorgie (EUMM Georgia), de Gori (qui a pour compétence l’Ossétie du Sud). Au programme : un briefing avec notamment le chef-adjoint de l’EUMM, Ryan Grist, et la visite d’une patrouille à la frontière administrative entre l’Ossétie et la Géorgie « afin de disposer d’informations de première main ». Pendant sa visite, l’ambassadeur a accentué le rôle et la coopération entre l’OSCE et  l’UE « pour faciliter le dialogue entre les parties  et salué les réunions « dans le cadre du Mécanisme de prévention d’incidents et de réponse (MPIR) » ainsi que le déroulement « des discussions internationales de Genève  ». Cette rencontre suivait de près la 42ème réunion du MPIR, organisée la veille à Ergneti et co-présidée par l’OSCE et EUMM.

Mogadiscio. EUTM Somalia commence son premier cours au camp Jazeera

La mission de formation militaire de l’UE pour la Somalie (EUTM Somalia) a commencé son premier cours de « formation des formateurs » mardi 25 février au camp d’entraînement Jazeera à Mogadiscio.  La formation est assurée par 16 formateurs – 8 à partir de l’Italie, de la Suède, 6 et 2 de la Hongrie, a affirmé la mission EUTM. Ils sont 60 militaires-stagiaires de l’armée nationale somalienne, préalablement formés par l’EUTM en Ouganda. Le cours dure quatre semaines et est centré sur les techniques et les procédures d’infanterie, avec aussi des éléments du droit international humanitaire et de l’éthique militaire.

Tripoli. 1000 recrues reçoivent leurs diplômes assisté par d’EUBAM Libya

(Crédit : EUBAM Lybie)

(Crédit : EUBAM Lybie)

Plus de 1000 recrues ont reçu leurs diplômes mercredi 19 février au Centre de formation des douanes à Tripoli, en présence de représentants d’EUBAM Lybia (*). Pour le chef adjoint de la Mission, Peter Rundell, « les douanes ont un rôle central, en aidant à promouvoir ce qui est bien – le commerce légitime, et les revenus qu’il apporte au gouvernement – et en empêchant ce qui est mal – la contrefaçon et la contrebande ». Après la cérémonie de remise des diplômes, EUBAM Libye a aussi reçu un prix par les autorités libyennes pour son soutien au développement de la douane libyenne. La création d’un groupe mixte EUBAM Libya sur les douanes et la structure du tarif douanier libyen avait été accepté au cours du mois par les autorités libyennes.

(*) NB: Selon nos informations, les Européens n’ont cependant pas formé et entrainé ces nouvelles recrues, contrairement à ce qui se passe dans les missions de formation type EUTM Somalia ou EUTM Mali. Simplement le centre de formation est soutenu financièrement par l’UE. La présence est donc plus symbolique de ce soutien financier.

(Loreline Merelle, Leonor Hubaut, Claire Saignol et Nicolas Gros-Verheyde)

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Un exercice « Hot Blade » très portugais

LogoHep(BRUXELLES2) Le prochain exercice d’entraînement des pilotes d’hélicoptères européens « Hot Blade » aura lieu cet été au Portugal sur la base de Ovar. C’est le troisième exercice du Programme européen d’exercices héliportés (HEP), de la série, destiné à s’entraîner dans une de courants d’airs chauds. Au total, plusieurs centaines de sorties et près de 1000 heures de vol sont prévues, permettant la poursuite de cette formation multinationale.

30 hélicoptères et 4 avions

La Conférence de planification principale qui s’est tenue à la mi-janvier a montré « un intérêt accru des Etats membres » explique-t-on à l’Agence européenne de défense qui gère ces exercices. Ainsi un total de « 30 hélicoptères, quatre avions de combat, trois avions de transport et un de renseignement », seront engagés. Sept pays participent à l’exercice : l’Autriche, la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Portugal, la Suède et le Royaume-Uni.

L’imbrication terre – air

Fait nouveau : la participation des forces terrestres en nombre. Aux côtés des Portugais, les Allemands, Néerlandais et Britanniques ont fait part de leur intention d’envoyer plus de 450 soldats pour effectuer des missions conjointes. Soit un nombre assez élevé. Un processus de planification intégrée des missions va donc être présenté, pour la première fois, afin d’assurer la coordination Terre – Air et l’intégration des forces terrestres dans les différents scénarios.

L’encadrement de l’exercice sera assuré par les « mentors » expérimentés – qui auront suivi le Cours européen d’instructeur de tactique d’hélicoptères, qui se tiendra en mars et mai, de cette année, pour la deuxième fois.

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Dernières nouvelles de la piraterie (29 déc. 2013)

(BRUXELLES2) Toujours près de 50 marins otages des pirates somaliens ! • Visite du Premier ministre espagnol à Djibouti • Procès reporté à l’ile Maurice • Formation pour la marine tanzanienne • Drone britannique à l’assaut des pirates • Un plan d’action pour le Somaliland

Toujours près de 50 marins otages des pirates somaliens !

Avec la diminution de la menace de la piraterie et la libération de presque tous les marins otages des pirates somaliens, on pourrait les oublier. Mais, au dernier bilan, il reste toujours 49 marins otages aux mains des pirates fin 2013 ! La plupart sont retenus prisonniers depuis de longs mois déjà, voire de longues années, et viennent du continent asiatique. Leurs pays et leurs armateurs semblent les avoir un peu abandonnés à leur sort. Citons-les : 4 marins thaïlandais du FV Prantalay (un navire de pêche thaïlandais), qui sont retenus depuis avril 2010 (3 ans 1/2 !) ; 11 marins du MV Albedo (7 Bangali, 2 Sri Lankais, 1 Indien et 1 Iranien, retenus prisonniers depuis novembre 2010), leur navire a coulé cet été  ; 7 marins indiens du navire norvégien MT Asphalt Venture ; et les 27 marins taïwanais, philippins, indonésiens, chinois et vietnamiens du FV Naham 3 (un navire thaïlandais).

Le Premier ministre M. Rajoy se rend à bord de la frégate espagnole (crédit : marine espagnole)

Le Premier ministre M. Rajoy se rend à bord de la frégate espagnole (crédit : marine espagnole)

Visite du Premier ministre espagnol à Djibouti

Mariano Rajoy, le Premier ministre espagnol a rendu visite à Djibouti, le 22 décembre, aux militaires espagnols engagés dans la lutte anti-piraterie tant au sein de l’OTAN que de l’Union européenne. Cette présence « est essentielle pour la protection des navires marchands qui transitent dans la zone, les pêcheurs comme les navires du Programme alimentaire mondial de l’ONU » a-t-il déclaré selon le communiqué diffusé par la Moncloa. Le Premier ministre est ainsi monté à bord de la frégate Alvaro de Bazan qui commande la mission Ocean Shield (OTAN) et a rendu visite au détachement de l’avion de patrouille maritime P3 Orion (EUNAVFOR Atalanta) qui est situé sur la base aérienne de Djibouti. Il a également rencontré le président djiboutien, Ismail Omar Guelleh.

Procès reporté à l’île Maurice

Le procès des 12 présumés pirates arrêtés par la frégate française Surcouf après l’attaque du MSC Jasmine se poursuit à l’Île Maurice mais à vitesse lente. Des officiers américains devraient être entendus en janvier et des officiers français à la mi-février. Transférés sur l’île en janvier, leur procès a d’abord pris comme du retard. Un prisonnier, malade, est toujours hospitalisé. Et certains d’entre eux se plaignent d’avoir été battus par leurs gardiens (les gardes-chiourmes), comme le souligne le quotidien de l’île, le Mauricien. Les arguties de procédure se multiplient. Les avocats de la défense contestent notamment chacune des preuves présentées, notamment le fait que les suspects ont été photographiés. Ils estiment aussi que les preuves, ramenées par un policier mauricien de Djibouti et fournies par la marine française n’ont pas été suffisamment sécurisées pour être valables. Lire aussi : Un groupe pirates déjoué près des côtes somaliennes. 12 suspects arrêtés

(crédit : marine espagnole)

(crédit : marine espagnole)

Formation pour la marine tanzanienne

Lors de leur escale au port de Dar Es Salaam, les marins espagnols du patrouilleur ESPS Tornado ont organisé, à la mi-décembre, une formation pour la marine tanzanienne. 19 membres de la marine tanzanienne ont ainsi reçu un briefing sur les opérations d’embarquement, suivi par un exercice d’embarquement.

Drone britannique à l’assaut des pirates

Le premier drone Scan Eagle de la Royal Navy a effectué son premier vol opérationnel à la mi-décembre. Lancé par une catapulte du pont du RFA Cardigan Bay, il a ensuite été récupéré  par un filin sur le côté du navire. Il sera utilisé dans « peu de temps », a précisé le ministre britannique de la Défense, Philip Hammond, à la presse lors d’une visite sur la base aérienne de  Waddington, « pour repérer les pirates » dans l’océan Indien. C’est la première fois que cette base secrète de la RAF, située dans le Lincolnshire, utilisée pour piloter les drones Reaper en Afghanistan, est ouverte à la presse (lire reportage dans le Daily Express et dans le Telegraph avec une video de ITN). Ce ScanEagle est un des deux drones acquis en juin dernier par la Royal Navy auprès de Boeing, pour un coût de 30 millions £ les deux. A noter que la marine néerlandaise utilise déjà ce type de drones, dont l’un s’est écrasé en mer. Lire : Un drone néerlandais s’écrase en merDe l’utilité des drones dans la lutte anti-pirates

(crédit : Eunavfor Atalanta / Eucap Nestor)

(crédit : Eunavfor Atalanta / Eucap Nestor)

Un plan d’action pour le Somaliland

Un plan conjoint, listant les programmes et activités futurs, de la mission européenne EUCAP Nestor au Somaliland a été adopté, dimanche (15 décembre). Une « étape capitale » pour la coopération technique entre les deux missions européennes (EUCAP Nestor et Atalanta) et le gouvernement de la province autonome, comme l’ont rappelé les responsables de missions européennes Etienne de Poncins (EUCAP Nestor) et le contre-amiral Hervé Bléjean (Eunavfor) qui recevaient au large de Berbera, à bord du FS Siroco, le navire-amiral de la force européenne anti-piraterie (Eunavfor), plusieurs responsables politiques du Somaliland, dont le vice-président du Somaliland, Abdirahman Abdallahi Ismail Saylici.

Suspects somaliens rapatriés

7 pirates somaliens, condamnés au Kenya, ont été rapatriés fin novembre vers Galkayo en Somalie pour achever leur peine. C’est l’UNODC qui a pris en charge leur rapatriement dans le cadre d’un accord Kenya-Somalie. De la même façon, 14 Somaliens qui avaient été arrêtés aux Maldives ont été rapatriés. Mais eux sont libres, les Maldives ont refusé de les juger, estimant leur législation pas adéquate aux questions de piraterie. Ils ont, en fait, été expulsés comme immigrants clandestins.

Nicolas Gros-Verheyde

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Et de Trois !

(Crédits: EUTM Mali)

Le bataillon « Sigui » (buffle en Bambara) est le troisième bataillon malien formé par la mission européenne. Le buffle est l’animal tutélaire du Mali. (Crédits: EUTM Mali)

(BRUXELLES2) La formation du troisième bataillon malien par la mission européenne (EUTM Mali) a officiellement pris fin ce samedi 7 décembre. Durant dix semaines d’entrainement, le bataillon « Sigui » a « amélioré ses savoir-faire de combat de même que sa capacité à planifier et conduire des opérations dans un cadre tactique réaliste, auquel ils pourront être confrontés après leur déploiement », annonce un communiqué de presse.  Le dernier exercice de formation a eu lieu du 2 au 4 décembre, dans la région du nord de Koulikoro « où des forces ennemies s’étaient emparées de la ville de Banamba, à partir de laquelle ils étaient en mesure  de lancer des  raids, menaçant ainsi la ville de Koulikoro ». Deux Mirage 2000, avions de chasse de la force française Serval, ont pris part à l’exercice, dans le cadre de l’évaluation des équipes TACP du bataillon (patrouille de contrôle aérien tactique). L’exercice a été un succès. Le bataillon Sigui a prouvé sa capacité à conduire une manœuvre coordonnée autonome de niveau de groupe tactique interarmes (GTIA), dans le cadre d’une offensive menée par des éléments armés.

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