Formation

Les Britanniques envoient leurs drones Reaper contre l’état islamique en Irak… ou en Syrie ?

(crédit : Min. Défense UK)

(crédit : Min. Défense UK)

(BRUXELLES2) L’armée britannique va déployer « au Moyen-Orient » des drones « Male » (Moyenne altitude, longue endurance) de type Reaper pour lutter contre l’état islamique (ISIL / EIIL), a annoncé le ministère britannique de la Défense. Objectif : fournir des moyens supplémentaires de renseignements, de surveillance et de soutien à la reconnaissance, a priori sans action de combat.

Armé si nécessaire

Mais si des opérations de frappe sont nécessaires, le Reaper a « la capacité de compléter l’action des Tornado de la RAF » ajoute-t-on au ministère. En effet, outre la surveillance, un Reaper peut être armé et emmener deux bombes guidées laser de type GBU12 de 250 kg (500 livres) ou 4 missiles AGM-114 Hellfire. « C’est un atout précieux pour le gouvernement irakien et les alliés de la coalition pour aider à contrer la menace de ISIL et soutenir nos intérêts vitaux dans la région » souligne le ministre de la Défense Michael Fallon. 

Au Moyen-Orient

Commentaire : On peut remarquer que le terme « Moyen-orient » est employé de préférence à celui de l’Irak. Ce qui pourrait signifier que la zone d’action de ces Reaper pourrait englober la Syrie ou d’autres pays… Les Reaper seront d’ailleurs placés sur une base tenue secrète.

Première utilisation hors Afghanistan

C’est la première utilisation opérationnelle des Reaper britanniques hors Afghanistan. Les Britanniques possèdent 10 engins MQ9 (alias Reaper) servis par le 13e Squadron de la Royal Air Force (5 en service, 5 en commande). Livrés en octobre 2007, ils ont entamé leur mission opérationnelle en mars 2008. Une unité « drones » est composée de 2 stations de contrôles et 4 appareils (+ 1 en réserve). Le Reaper est équipé de 2 caméras « jour » ou « infrarouges », peut tenir 24 heures en l’air, voler à une vitesse maximale de 460 km / h et atteindre une altitude de 15.000 mètres.

Formation terminée pour une première unité de peshmergas

Par ailleurs, le premier programme de formation britannique des forces kurdes dans le nord de l’Irak est terminé. 40 peshmergas viennent de terminer leur stage d’une semaine, destiné à les initier à l’utilisation des mitrailleuses lourdes données par le Royaume-Uni en septembre. Formation dispensée par des militaires du 2e Bataillon du Yorkshire Regiment.

(NGV)

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Le cri d’alarme du général Mingiardi : il faut plus de moyens en Somalie

Le général Mingiardi avec le ministre de la Défense somalien (crédit : SEAE)

Le général Mingiardi avec le ministre de la Défense somalien (crédit : SEAE)

(BRUXELLES2) Dans une interview donnée à  l’agence ADNkronos le général Mingiardi commandant la mission européenne de formation de l’armée somalienne (EUTM Somalia) lance un cri d’alarme.

Un appel aux Etats membres

« Il y a encore beaucoup à faire. La mission doit être renforcée. Il y a un besoin d’argent et d’hommes, j’ai demandé d’autres soldats, je suis toujours en attente des réponses des Etats membres ». C’est inquiétant ! Il y a presque un mois, à la réunion informelle des ministres de la Défense, à Milan, le général avait lancé le même appel (lire sur le Club : « Former une armée qui est en guerre, un vrai défi » (Mingiardi / EUTM Somalia). NB : Depuis il y a eu peu d’avancements, semble-t-il. Aucun Etat membre ne se bouscule au portillon.

Le problème d’équipement de l’armée somalienne

Mais le général met aussi le doigt sur un problème tout aussi important les conditions « de travail » de l’armée somalienne. « Les soldats qui suivent les cours n’ont pas d’uniformes. Il n’y a pas de caserne parce que les bâtiments ont été bombardés. Les soldats dorment actuellement sur le terrain. Et il n’y a pas d’eau potable… ». Au surplus, ils n’ont pas d’équipements. « La formation des hommes n’est pas la solution des problèmes, il y a besoin d’uniformes et d’équipements ». Et d’ajouter : « Je suis un peu leur commandant. Mais je n’ai pas le pouvoir d’intervenir » NB : Un projet est en cours de débat dans les instances européennes sur ce point. Mais aucune solution n’est encore en vue. Et les postulats posés semblent encore bien timides. Lire aussi (Club – exclusif) : Le concept « Train & Equip ». Les premiers principes sont posés

L’Europe aura-t-elle un peu de courage ?

« Nous avons gagné le respect et la considération des institutions du pays, à commencer par le ministre de la Défense. Mais nous devrions avoir plus de courage pour oser, profiter du moment favorable » explique Mingiardi. « Face à cette situation, il est nécessaire pour l’Europe d’intervenir. »

NB : un peu de courage sans doute mais aussi de prospective. La bataille menée par la communauté internationale contre les Shebabs islamistes en Somalie repose sur un équilibre. A l’avant, l’Union africaine (AMISOM) mène les combats à terre, avec des éléments de l’armée somalienne, et en l’air quelques drones américains (qui mènent un peu leur propre guerre). A l’arrière, les Européens structurent et finalisent la formation de l’armée somalienne. Les équipements sont le maillon faible du dispositif. S’il y a des éléments manquants, le succès de l’opération peut être remis en cause. Cette bataille, même si les éléments sont différents, doit être rapprochée de ce qui se passe dans le Golfe. Or, quand on regarde le coût d’une telle mission de formation, même en ajoutant les équipements nécessaires, cela reste modeste au regard de tout l’arsenal mobilisé en Irak contre l’état islamique (Daech). Une année de mission équivaut ainsi à quelques jours de frappes en Irak ou en Syrie !

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE (PSDC) – été 2014

(BRUXELLES2) Durant l’été, les missions et opérations de maintien de la paix ou de consolidation de l’Etat de droit ont continué leurs activités, tour de piste…

ETUM Mali

( Crédit : EUTM Mali)

 Kalifabougou (Mali) – Formation aux  tirs d’artillerie du 5e bataillon « Debo »

Le 5e bataillon interarmes, formé à Koulikoro par la mission européenne EUTM Mali, a reçu officiellement son nom de baptême fin juillet. Il porte le nom de « Debo », le plus grand lac du Mali, situé au centre du pays dans le delta du Niger, aux environs de Mopti. Un symbole fédérateur pour les soldats du groupement tactique interarmes (GTIA) qui sont, dans leur majorité, originaires de régions riveraines de ce lac. C’est le même jour que la batterie d’artillerie du GTIA DEBO, instruite par les instructeurs espagnols de l’EUTM, a effectué une campagne de tirs sur le champ de tir de Kalifabougou. Après sept semaines d’instruction théorique et pratique, les artilleurs de DEBO ont pu mettre en œuvre leur savoir-faire : six roquettes de 122 mm  ont ainsi été tirées sur des objectifs à une distance de 5 à 6 kilomètres. Lire aussi : Français, Maliens et Néerlandais à la recherche du vol d’Air Algérie

Mogadiscio (Somalie). 250 militaires de l’armée nationale somalienne terminent le cursus de réintégration

Les soldats de l’armée nationale somalienne ont terminé le deuxième cours de réintégration organisé par la mission de formation de l’Union européenne en Somalie (EUTM Somalia). La cérémonie de fin de formation a eu lieu dans le camp d’entraînement Jazeera (JTC) à Mogadiscio, le 31 juillet, en présence du Commandant de la Force AMISOM, le lieutenant-général Silas Ntigurirwa, le directeur du personnel de l’armée nationale somalienne, le général de brigade Abdullahi Einte et le commandant de la mission EUTM Somalia, le général de brigade Massimo Mingiardi. Les 250 militaires de l’armée nationale somalienne ont été formés aux différentes compétences militaires générales : les techniques et les procédures de base de l’infanterie, y compris l’éthique militaire ainsi que le Basic Life Support (BLS). Un accent particulier a été mis sur « le droit international humanitaire, la protection des enfants et le Code de conduite » précise-t-on à la mission EUTM Somalia.

( Crédit EUFOR RCA)

( Crédit EUFOR RCA)

Bangui (République Centrafrique) – EUFOR RCA contribue au bon déroulement de la « marche de la paix »

La mission EUFOR RCA a fourni des troupes pour assurer la sécurité à Bangui, le 9 août lors d’un discours de la Présidente intérimaire Samba Panza. Environ 3000 personnes ont défilé dans la ville et écouté le discours de la Présidente. Les forces de sécurité supplémentaires, à la police de Bangui ont été déployées le long des itinéraires de la manifestation pour assurer la sécurité. La « Marche de la paix » est un événement organisé pour fêter la signature des accords de Brazzaville.

Lire aussi :

( Crédit EUBAM Moldova-Ukraine)

( Crédit EUBAM Moldova-Ukraine)

Tudora-Starokozache (Moldavie) – EUBAM Moldova-Ukraine soutient la police aux frontières dans le lancement d’un « code de conduite »

La police aux frontières moldave a lancé, le 7 août, un nouveau code de conduite à Tudora-Starokozache, point de passage entre l’Ukraine et la Moldavie. La mission EUBAM Moldova a soutenu et encouragé le projet en contribuant à la production de ce livret d’information pour le public sur les valeurs et les bonnes pratiques pour améliorer le service. Pour le chef de la mission EUBAM Moldova-Ukraine, l’Italien Francesco Bastagli, « Le code n’est pas seulement un livret à conserver dans votre poche. Il représente un ensemble de valeurs et de pratiques qui doivent être suivies efficacement et portées à l’attention de toutes les personnes impliquées. »

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( Crédit : EUFOR Althéa)

Tuzla (Bosnie-Herzégovine) – La reconstruction des ponts

Les soldats de l’opération européenne militaire EUFOR Althéa ont débuté, le 11 août, avec les forces armées de Bosnie-Herzégovine, la reconstruction de ponts, détruits lors des inondations de mai dernier, dans la municipalité de Tuzla. Cela devrait permettre à 350 ménages d’avoir un accès facile entre leurs propriétés et le reste de la commune, et aux agriculteurs ont d’avoir accès à leurs terres agricoles. « La construction  devrait être achevée au cours du mois prochain », indique-t-on à EUFOR Althéa.

Merdare (Kosovo). Le travail  d’identification des personnes disparues à Raska se poursuit

Le département de médecine légale de EULEX Kosovo a reçu, le vendredi 22 août, des autorités serbes un certain nombre de restes exhumés, rapatriés suites aux dernières exhumations de Raska. Les restes seront transportés au quartier général de Pristina, où le travail d’identification va continuer. Les restes seront ensuite remis aux familles, avec l’aide de la commission sur les personnes disparues du gouvernement kosovar, une fois le travail d’identification terminé. À ce jour, 456 opérations ont été menées sur le terrain, au cours desquelles les restes de 413 personnes ont été remis à leurs familles. Parmi celles-ci, 315 étaient répertoriés comme des personnes disparues.

Kaboul (Afghanistan). 34 enquêteurs formés à la gestion d’une scène de crime

Après cinq semaines d’études, 34 enquêteurs, dont une femme, ont obtenu leur diplôme d’investigateur lors du 7ème programme de formation de gestion de la criminalité (Crime Management College). L’objectif principal du programme de formation était ​​la gestion d’une scène de crime, la gestion des enquêtes, la collecte de preuves et d’informations pour les enquêteurs. L’enseignement a été basé sur les plans du ministère afghan de l’Intérieur (MoI) et organisés par CMC pour le renforcement des capacités des enquêteurs.

(Informations recueillies par Jérémy Cauderlier)

Sur l’opération anti-piraterie Eunavfor Atalanta, lire :

Crash de deux tornados italiens en formation. Equipage perdu

la zone boisée où a eu lieu l'accident - crédit : @oiramdivito

la zone boisée où a eu lieu l’accident – crédit : @oiramdivito

(BRUXELLES2) L’armée de l’air italienne a perdu deux avions Tornado, qui se sont écrasés mardi après-midi (19 août), dans les Marches, près de Ascoli Piceno, après être entré en collision. Les recherches ont continué toute la journée sans espoir de retrouver des survivants.

Recherches rendues difficiles

Dès les premières heures de l’aube, ce mercredi matin, les hélicoptères de sauvetage de l’armée de l’air ont ainsi décollé de la base aérienne d’Amendola (Foggia), précise-t-on du côté de l’Etat-major des armées italiennes. Ils se sont joints au drone Predator,pour participer aux actions de reconnaissance de la zone du sinistre, alors que les recherches sont menées à terre par les équipes du secours alpin du Corps forestier. Les recherches ne sont pas facilitées par l’incendie qui s’est déclenché dans la zone boisée où le crash s’est produit.

Peu d’espoirs

Mais les espoirs de retrouver un survivant sont très faibles voire quasi nulles. « Nous excluons que les pilotes portés disparus soient encore en vie » a expliqué un officier des carabinieri, interrogé par nos confrères du quotidien régional Resto del Carlino. Deux corps avaient déjà été retrouvés ou du moins localisés dans la journée. A bord des deux avions, se trouvaient – selon le communiqué des armées – les capitaines pilotes Mariangela Valentini et Alessandro Dotto, et les capitaines navigateurs Giuseppe Palminteri et Piero Paolo Franzese. C’est la « première fois qu’une femme militaire est tuée en service » a précisé la ministre de la Défense, Roberta Pinotti, visiblement émue d’après nos confrères italiens, devant les commissions des Affaires étrangères et de la Défense de la Chambre et du Sénat aujourd’hui (lire la Repubblica).

Une mission de formation

Les deux Tornado avait décollé mardi de la base de Ghedi, dans la province de Brescia, pour une mission de formation, en vue d’un exercice de l’OTAN prévu pour l’automne prochain. Ils sont entrés en collision pour une raison encore inconnue. Des débris ont atteint des maisons et détruit une voiture selon les premiers éléments de l’enquête. D’ores et déjà le procureur en chef a ouvert une information judiciaire pour homicide involontaire. Et le substitut du procureur Umberto Monti est descendu sur les lieux. De son côté, le procureur militaire de Vérone (dont dépend la base de Ghedi) a également entamé une procédure identique. Une commission d’enquête a été mise en place pour faire la lumière sur cet incident.

(Nicolas Gros-Verheyde)

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE dans le monde (PSDC) – juin 2014

(BRUXELLES2)

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(Crédit : EUPOL RD Congo)

Kinshasa (RD Congo) Contrôle des connaissances pour la police nationale Congolaise.

La mission de police de l’Union européenne, EUPOL RD Congo, a organisé – en collaboration avec la Police Nationale Congolaise (PNC) – une session d’évaluation et de remise à niveau sur le maintien et rétablissement de l’ordre public. Près de 60 formateurs de la Légion nationale d’intervention (LNI) et des Groupes Mobiles d’interventions (GMIs) « Est » et « Ouest » Kinshasa de la PNC ont bénéficié, du 19 mai au 14 juin 2014, de cette formation. Cette session a eu pour objectif de procéder au contrôle des enseignements préalablement dispensés par les experts de la mission EUPOL sur le maintien de la paix afin de s’assurer que ces fonctions sont véritablement assimilées par les formateurs de la Police Nationale Congolaise. Ce « monitoring » – assuré par trois formateurs français des CRS (Compagnies Républicaines de Sécurité) – a également permis de contribuer à l’uniformisation des techniques d’interventions et des méthodes de travail entre les unités nationales et territoriales de la PNC spécialisées dans le domaine du maintien de l’ordre.

(Crédit EUPOL Afghanistan)

(Crédit EUPOL Afghanistan)

Kaboul (Afghanistan) « L’intérieur » du Centre national de coordination de la police

Au ministère afghan de l’Intérieur, toutes les forces de sécurité afghanes aidées par des membres d’EUPOL contrôlaient la sécurité pour le jour de l’élection (14 juin). Le général et ministre délégué à la sécurité, Mohammad Ayoub Salangi, et le chef de la mission EUPOL, Karl Ake Roghe, étaient – le jour des élections – à l’intérieur du centre de commandement – gardant un œil sur tout. Sous le commandement du général Salangi, des dizaines de personnes de la police, l’armée, des membres de la mission étaient présentes pour s’assurer que le jour de l’élection se déroule sans incident. Pour Karl Ake Roghe, a été « impressionné par la gestion professionnelle (des Afghans). Ils étaient en plein contrôle de la situation, ils ont montré un véritable leadership ».

(Crédit EUCAP Nestor ) Remise de médaille EUCAP Nestor

(Crédit EUCAP Nestor ) Remise de médaille EUCAP Nestor

Djibouti (Djibouti). Remise de médailles pour EUCAP Nestor

18 membres du personnel d’EUCAP Nestor ont reçu la médaille du service de la politique européenne de sécurité et de défense pour leurs services lors d’une cérémonie qui s’est tenue au siège d’EUCAP Nestor à Djibouti le mercredi 11 Juin. Les récompenses ont été remises par le chef de la mission EUCAP Nestor. « Avec cette cérémonie, nous voulons également hommage à nos trois collègues, blessés dans l’attaque terroriste à Djibouti le 24 mai, Ils auraient dû être avec nous aujourd’hui et auraient dû être debout dans les rangs », a déclaré le chef de la mission, Etienne de Poncins, lors d’un discours prononcé en présence de l’amiral Bob Tarrant, commandant de l’opération anti-piraterie de l’UE EUNAVFOR Atalanta en visite à Djibouti et de l’ambassadeur de la délégation de l’UE à Djibouti, Joseph Silva. Cette médaille est une décoration militaire internationale décernée à des individus, à la fois militaires et civils, qui ont servi lors des missions de politique de sécurité et défense commune (PSDC) pendant plus de 30 jours. La tradition a été établie par le Haut Représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de défense en 2003.

(Crédit EUBAM Libye)

(Crédit EUBAM Libye) Entrainement des gardes côtes libyens.

Malte. Formation pour les gardes côtes libyens

La Mission d’assistance frontalière de l’Union européennes en Libye – EUBAM Libya – assure une formation de 4 semaines à la recherche et sauvetage (SAR) pour 11 marins et gardes côtes libyens jusqu’au 28 Juin 2014. Celle-ci fait suite, à une formation d’un mois de la brigade maritime des forces armées maltaises soutenue par EUBAM Libya. Basée à Malte, les gardes côtes libyens ont effectué une série d’entraînement sur la sécurité et la sûreté maritime durant le mois de mai. Objectif : pour mettre en place des procédures pour mener un arraisonnement conforme et être en mesure de se défendre si la situation dégénère. Cet entraînement fait partie d’une formation globale dispensée par l’EUBAM Libya à ses homologues libyens.

A voir : Vidéo de formation des gardes côtes libyens (Crédit EUBAM Libye).

Sarajevo (Bosnie-Herzégovine). Don du sang pour EUFOR

Les membres de la mission EUFOR Althea ont participé à un don du sang –  dans le camp de Butmir – à l’occasion de la Journée mondiale du don de sang (organisée par l’Organisation mondiale de la santé le samedi 14 juin). Le conseiller médical de l’EUFOR, le major Radoslav Ivanov, a permis d’organiser le don avec le personnel médical disponible et rappelle que « tous les donateurs devaient passer un examen médical préliminaire pour s’assurer de leur sang était approprié avant de commencer ».

(Informations recueillies par Jérémy Cauderlier).

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE dans le monde (PSDC) – mai 2014

(BRUXELLES2)

©EUPOL Afghanistan Kaboul (Afghanistan). Du matériel pour la police afghane.

La police nationale afghane a reçu près de 600 gilets pares-balles et casques, de la part de la mission EUPOL Afghanistan et de l’organisation allemande « Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit» (GIZ). C’est le premier don, après la signature, en juillet 2013, de l’accord de coopération entre EUPOL Afghanistan et le GIZ, visant à soutenir le développement de la police afghane.

Pour David Oram, chef du projet pour la mission européenne, ces équipements ont un aspect « vital » pour la police nationale dans leur « lutte contre le terrorisme et la criminalité ». Le Général Zaher a, quant à lui, fait part de sa « gratitude » et promis que le matériel serait « rapidement » mis à disposition des unités de police.

© EUPOL RD CongoKinshasa (RD Congo). Police judiciaire au menu de la formation

La mission de soutien à la police congolaise (EUPOL RD Congo) a organisé une formation sur la « méthodologie de création des bases des données ». L’objectif de cet atelier, qui s’est tenu du 20 au 22 mai à Kinshasa, était de faire un état des lieux des besoins de la police nationale congolaise (PNC) dans le but d’établir une base de données criminelles.

EUPOL a également renforcé ses experts de la cellule d’appropriation et de mise en oeuvre (CAMO PJ) en faisant appel à l’expertise de la police fédérale belge durant les trois jours. Cette activité a bénéficié du soutien de la la police des Nations Unies (UNPOL), du consortium allemand pour le développement GIZ et du projet ALCOTT (appui à la lutte contre la criminalité organisée et le trafic transfrontalier) de l’ambassade de France.

©EUBAM Ukraine-Moldavie.Frontière Ukraine/Moldavie. Saisie de cigarettes

La police roumaine a fait une importante saisie de cigarettes à la frontière entre la Moldavie et la Roumanie, fin avril. Basées sur des informations provenant des douanes moldaves, EUBAM a suivi l’expédition suspecte de 12.400.000 pièces de cigarettes illégales et alerté l’Office européen de lutte antifraude et Europol. Le tabac été destiné à la Grèce. Si la cargaison avait atteint sa destination, l’Union européenne aurait perdu près de « 400.000 euros de droits de douane et de taxes », affirme un diplomate européen, membre de la mission EUBAM.

La contrebande de cigarettes est actuellement évaluée comme l’un des « risques les plus graves » pour la sécurité des frontières et la lutte contre ce phénomène est une priorité pour les services de gestion des frontières en Moldavie et en Ukraine. EUBAM mène la « Task Force Tabac » qui prévoit le contrôle des transits, des exportations, de l’information analytique et opérationnel, ainsi que des enquêtes et opérations communes. © EUPOL Copps

Ramallah (Cisjordanie). Formation pour les juges palestiniens

La mission de police de l’union européenne en Palestine (EUPOL Copps) a organisé, à Ramallah, une série d’ateliers pour les juges palestiniens du Conseil supérieur de la magistrature. Deux anciens juges britanniques – Sir Henry Brooke et Sir David Latham – ont dirigé ces échanges sur les bonnes relations entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif. Farid al-Jallad, juge suprême, – accompagné de six autres juges – se félicite de « l’expérience » apportés par les juges britanniques et des « suggestions » données aux juges palestiniens.

Koulikoro et Bamako (Mali). Formation du cinquième bataillon

La formation de deux semaines de l’encadrement du cinquième bataillon a commencé à Koulikoro pour les instructeurs maliens. Le commissaire chargé du développement, Andris Piebalgs, était d’ailleurs à Bamako pour rencontrer les dirigeants de la mission qui a entamé depuis le 18 mai son second mandat.

(Informations recueillies par Jérémy Cauderlier).

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