Dernières nouvelles des missions PSDC de maintien de la paix de l’UE (août 2019)

(B2) A Pristina, la numérisation des anciens dossiers criminels est en bonne voie. La police somalienne reçoit un équipement de formation. En Afrique, les formations continuent : sûreté aérienne au Mali, maintien de l’ordre au Niger

Pristina (Kosovo). La numérisation des vieux dossiers criminels a été accélérée avec le soutien de la mission EULEX Kosovo. Pus de 170.000 personnes condamnés et plus de 207.000 incriminations pénales sont déjà enregistrées dans le nouveau fichier. Avantage : les juges et procureurs ainsi plus facilement retrouver toutes les données. video

Odessa (Ukraine). La mission européenne EUAM Ukraine (assistance aux forces de sécurité intérieure) a mené sa première formation ‘scène de crime’ dans la région d’Odessa pour les enquêteurs, inspecteurs criminels et patrouille de police de Podilsk. Informations

Rajlovac (Bosnie-Herzégovine). La général Reinhard Trischak commandant l’opération de stabilisation EUFOR Althea, a visité Rajlovac le 14 août, et a été briefé par le ministre de la Défense et les forces armées de Bosnie-Herzégovine des progrès faits par le pays dans le marquage, l’enregistrement et la gestion des armes. Autres informations.

Salalah (Oman). L’équipage de la frégate italienne ITS Marceglia s’est entraîné avec les forces de la marine d’Oman dans différents exercices de ‘Capacity Building’. Tandis que le contre-amiral Armando Paolo Simi, commandant de la force d’Atalanta, discutait avec les autorités à Salalah.

Operation ATALANTA Force Commander Meets with Omani Authorities

Djibouti. Le détachement aérien espagnol au sein EUNAVFOR Atalanta a célébré fin juillet sa 1500e mission de surveillance maritime avec un P3M Orion au large des côtes somaliennes, en même temps que la 66e rotation du détachement de surveillance maritime au sein de l’opération anti-piraterie de l’UE. Autres informations

(crédit : EUNAVFOR Atalanta)

SHIP IN A BOX – a new training facility for SPF Maritime Police Unit

(Mali). Dix officiers de l’armée de l’air malienne ont participé à un stage formation au commandement et à la conduite des opérations aériennes (CCOA). Leur diplôme de fin de cours a été remis le 19 août.

(crédit : EUTM Mali)

(crédit : EUTM RCA)

Formation au maintien de l’ordre par les Carabinieri (crédit : MOD Italie)

(NGV)

Mis à jour début septembre avec l’info Oman – EUNAVFOR Atalanta. Complété le 22 septembre avec les photos manquantes.

1000 nouvelles recrues entament leur formation « toutes armes » en Centrafrique

(B2) Une formation élémentaire toutes armes a débuté le lundi 24 juin sur les camps Kassai à Bangui et, pour la première fois, à Bouar

(crédit: EUTM RCA)

Formés par les instructeurs d’EUTM RCA, les instructeurs des forces armées centrafricaines (FACA) formeront eux-mêmes, pour la première fois, les 1000 jeunes recrues qui ont entamé leur formation opérationnelle élémentaire.

Les Européens de la mission EUTM RCA accompagneront ainsi les instructeurs des FACA chargés de dispenser les cours dans les camps de Kassai et, pour la première fois, dans celui de Bouar, situé à 400 de km à l’ouest de la capitale centrafricaine. A l’issue des quatre mois de formation de base du métier militaire, les soldats rejoindront les unités opérationnelles des FACA à travers le pays.

Depuis son lancement en juillet 2016, EUTM RCA a déjà formé et entraîné plus de 4000 soldats centrafricains. L’approche de formation des formateurs est au cœur de l’approche européenne, dans le but de construire les capacités nécessaires à la constitution d’une force armée moderne et professionnelle en RCA.

(MHA)

Centrafrique. Le premier détachement vers Bouar part

(B2) Le premier détachement de la mission de l’UE de formation de l’armée centrafricaine (EUTM RCA) est parti de Bangui ce jeudi (20 juin) vers Bouar. C’est la première fois que la mission de l’Union européenne sera déployée en dehors de la capitale centrafricaine.

Vue du convoi de véhicules vers Bouar (crédit : état-major espagnol des forces armées)

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE – PSDC (mars 2019)

(B2) En Bosnie-Herzégovine, un Portugais rejoint EUFOR Althea. Dans la Corne de l’Afrique, on renforce les capacités en informatique et enquête judiciaire. En Ukraine, c’est la lutte contre le crime organisé qui préoccupe. Et la formation des FACA se poursuit en Centrafrique

Camp Butmir. Un Portugais en Bosnie-Herzégovine

Un gendarme portugais a rejoint les rangs de l’opération de stabilisation de l’UE EUFOR Althea. Le nombre de pays contributeurs de troupes passe ainsi à un total de 20, dont 15 États-membres de l’UE. La cérémonie de levée de drapeau a eu lieu le 27 mars, en présence du Chef de Mission, le Général-Major Martin Dorfer et du chef d’état-major du QG de l’OTAN à Sarajevo (NHQSa), le colonel hongrois Tibor Papp.

(crédits: EUFOR Althea)

Garowe (Somalie). L’informatique, un allié nécessaire

Une formation en informatique et technologie a été dispensée à 20 officiers du Département d’enquête criminelle de la police du Puntland avec le soutien d’EUCAP Somalia. L’objectif est de former la police à collecter et stocker les informations sur les activités criminelles au Puntland, afin de mieux pouvoir les utiliser et les partager avec les agences chargées de faire appliquer la loi. Le cours s’est déroulé du 2 au 11 mars.

(crédits: EUCAP Somalia)

Golfe d’Aden. Exercice ‘Passex’ avec les Japonais

Le destroyer japonais Samidare, et la frégate espagnole Navarra (F-85) ont effectué fin mars 2019 un exercice, désormais classique, de communication (dit Passex). Les commandants des forces en présence ont profité de l’occasion pour discuter des opérations en cours (boire un verre) et échanger des informations sur la sécurité maritime, indique l’opération. Le dernier ‘Passex’ avec la marine japonaise date du 20 décembre 2018.

(crédits: EUNAVFOR Atalanta)

Seychelles. L’opération Atalanta en soutien des capacités d’enquête judiciaire

Des stagiaires seychellois des agences judiciaire et de police ont participé à un programme de développement des capacités d’enquête judiciaire du 18 au 20 mars. Co-organisé par l’opération anti-piraterie de l’UE (EUNAVFOR Atalanta) et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), la formation s’est centrée sur les procédures légales, notamment l’arrestation et la condamnation de pirates.

(crédits: EUNAVFOR Atalanta)

Irak. Le nonce apostolique d’Irak à la mission EUAM Irak

Les enjeux auxquels est confrontée la minorité chrétienne d’Irak ont été au cœur des discussions entre le chef de mission d’EUAM Irak, Markus Ritter, et le Nonce apostolique d’Irak, Alberto Ortega Martin, le 28 mars dernier. La population chrétienne d’Irak est passée de 1,5 million en 2003 à quelque 300.000 aujourd’hui.

(crédits: EUAM Iraq)

La Haye et Talinn. Les procureurs ukrainiens en formation

Des procureurs ukrainiens ont effectué deux voyages d’étude à La Haye (Pays-Bas) et à Talinn (Estonie), afin de se former sur les meilleurs pratiques en matière de coopération transfrontalière dans la lutte contre le crime organisé. L’occasion de se mettre à jour sur le fonctionnement des agences européennes Europol et Eurojust comme du Réseau judiciaire européen.

(crédits: EUAM Ukraine)

Ukraine. Première série de formation pour le Bureau d’enquêtes national

Un groupe détaché du Bureau d’enquêtes national ukrainien a assisté à une série de quatre formations dispensées par EUAM Ukraine entre le 10 et le 15 mars. Les meilleurs pratiques européennes en termes d’enquêtes sur les crimes graves, de mécanismes d’échange d’information au travers d’Interpol et d’Europol, ainsi que le crime électronique, étaient au cœur des discussions.

(crédits: EUAM Ukraine)

Zhytomyr (Ukraine). Mafia : EUAM Ukraine passe à l’attaque

14 enquêteurs de la police et 14 procureurs de la région de Zhytomyr ont été formés par la mission de conseil de l’UE pour les forces de sécurité intérieure (EUAM Ukraine) à la lutte contre le crime organisé, au début du mois de mars. La formation s’est centrée sur les concepts d’action policière, en particulier le renseignement, les enquêtes financières, la coopération légale internationale, l’évaluation de la performance des procureurs, et les difficultés rencontrées lors d’enquêtes sur le crime organisé. Cette formation fait suite à un cours de coopération trilatérale dispensé conjointement à la police, aux garde-frontières et aux services de douanes, dans le but d’augmenter la coopération entre les trois services.

(crédits: EUAM Ukraine)

Bangui (RCA). La formation du bataillon d’infanterie territoriale se poursuit

Le bataillon d’infanterie territorial 4 des forces armées centrafricaines (FACA) poursuit sa formation. Dans le courant du mois de mars, les formateurs d’EUTM RCA ont dispensé des formations sur l’installation et le maintien d’un poste de contrôle, le tir à l’arme fétiche, l’AK-47, le montage et démontage d’une mitrailleuse de type Browning, l’assemblage des pièces du mortier, ou encore le combat tactique.

(crédits: EUTM RCA)

Kassaï (RCA). Début de formation « Emploi des réseaux mobiles »

Une nouvelle session de formation a démarré le 4 mars et s’étalera sur 16 semaines. Au terme de cette instruction, les 28 stagiaires des FACA recevront un certificat technique élémentaire sur l’emploi de réseaux mobiles. La formation est dispensée par des techniciens instructeurs des FACA.

(crédits: EUTM RCA)

Enquête criminelle et cyber-crime. Des Palestiniens suivent l’exemple danois

Quatre procureurs de l’unité économique spécialisée et du cyber-crime du bureau du Procureur général palestinien ont effectué une visite d’étude à Copenhague, du 4 au 6 mars 2019. L’objectif de ce voyage était d’élargir les connaissances des participants sur le thème des procédures d’enquête criminelle en matière d’évidence digitale et de cyber-crime.

(crédits: EUPOL COPPS)

(MHA)

FACA : début de la formation d’application d’Infanterie

(B2) Une trentaine de lieutenants des Force armées centrafricaines (FACA) ont débuté leur formation d’application d’infanterie. Ce cours d’approfondissement s’étalera sur les six prochains mois.

(crédits: EUTM RCA)

Rédaction d’ordre initial, entraînement tactique, commandement des troupes, topographie… Ceux-ci ne sont que quelques-uns des domaines dans lesquels les officiers des FACA seront formés par les Européens de la mission EUTM RCA. L’objectif : préparer ces lieutenants à perfectionner leurs capacités techniques de commandement d’une section d’infanterie. Dispensé par les formateurs des FACA, ce cours « met également l’accent sur l’exemplarité, le respect du règlement et l’éthique du commandement », indique-t-on à la mission européenne.

(MHA)

EUTM RCA entame la formation d’un nouveau bataillon d’infanterie territoriale

(B2) La formation du 4ème bataillon d’infanterie territoriale a débuté

(crédit : EUTM RCA)

La cérémonie d’ouverture a eu lieu sur le camp Kassaï le 16 janvier dernier. Les instructeurs d’EUTM RCA entraîneront les deux compagnies des Forces Armées Centrafricaines (FACA) au combat, à la topographie, à la tactique et à la prévention sanitaire.

Plus de 3400 entraînés par EUTM

Avec la fin de la formation du bataillon amphibie le 6 décembre dernier, les FACA comptent « désormais plus de 3400 hommes et femmes entraînés par EUTM au sein de bataillons opérationnels et d’unités constituées » a indiqué le commandant de la mission, le général (portugais) Hermínio Maio. Des forces actives : environ 1200 hommes des FACA sont déployés sur le terrain.

Objectif : la formation des cadres

Dans peu de temps, EUTM va prendre en charge de nouvelles missions, tout en poursuivant ses actions traditionnelles. Elle « accompagnera l’instruction des nouvelles recrues aux côtés des instructeurs FACA » a précisé le général. La formation des cadres, « c’est le socle de toute armée ; […] les cours qualifiants jalonnent les carrières des officiers et des sous-officiers ». La formation des cadres se concentrera sur les cours qualifiants des carrières des officiers et des sous-officiers. Et le général d’espérer que l’école d’application pour les officiers d’infanterie « pourra démarrer dans un proche avenir ».

(MHA)

Le Brésil rejoint EUTM RCA

(B2) Seize ans après l’opération Artémis, le Brésil fait son retour parmi les partenaires de l’Union européenne en rejoignant la mission de formation de l’UE en Centrafrique, EUTM RCA

(crédit: EUTM RCA)

Trois militaires brésiliens ont rejoint début janvier la mission européenne dont le QG est établi à Bangui. Le Brésil devient ainsi le 12ème pays participant et le 4ème pays tiers (après la Géorgie, la Serbie et la Bosnie) à participer à la mission de formation de l’Union Européenne en République Centrafricaine. Présent dans la région au sein des forces onusiennes depuis plusieurs années (MINUSCA, MONUSCO, UNAMID, UNMISS), c’est dans la mission des Nations Unies au Soudan du Sud qu’est actuellement déployé le principal des forces brésiliennes.

(MHA)

Les Européens se préparent pour s’implanter dans le camp d’instruction militaire de Bouar (V2)

(B2) Les spécialistes de la force des Nations unies (MINUSCA) et de la force européenne (EUTM RCA) établies en République centrafricaine (RCA) ont terminé une étude du site de Bouar qui constituera pour les Européens, un second point d’appui après Bangui.

Visite mixte EUTM-Minusca du site de Bouar (Crédit : EUTM Rca)

Le premier poste fixe en dehors de Bangui

Ce sera le premier ‘poste permanent’ établi en dehors de la capitale centrafricaine de la mission européenne. Une demande de Bangui mais aussi une nécessité stratégique. Une quarantaine de Français pourraient y être déployés, en liaison avec les éléments français au Gabon, pour l’équipe de formation. C’est une des spécialités des EFT qui ont ainsi formé ou entraîné plusieurs troupes africaines (du Cameroun, du Gabon, du Tchad, du G5 Sahel, de Centrafrique…). Pour rendre ce déploiement opérationnel, il reste encore à trouver l’élément de soutien médical (le rôle 2) qui n’était pas encore en décembre totalement certain. Un nouveau tour de piste des États membres a été entamé pour pourvoir ces éléments.

Ne pas laisser un vide se créer au profit des Russes

« Il ne faut pas traîner et laisser se créer un vide dont d’autres pourraient profiter », a confié à B2 un responsable européen. Les ‘autres’, ce sont les Russes, déjà installés près de Bouar, où ils consolident leur emprise, en installant leur propre piste d’atterrissage (différente de la piste de l’aéroport qui a été rénové par les soins de la Minusca). « Il faut donc être prêt à répondre à la demande des Centrafricains ». Le centre rénové permettra tant à EUTM RCA qu’à la Minusca de compléter la formation et l’entraînement des FACA, les forces armées centrafricaines.

Le retour à une tradition militaire

Le choix de Bouar n’est pas fait au hasard. Cette ville placée sur un axe vital, reliant le Cameroun à la capitale centrafricaine Bangui, a toujours joué un rôle stratégique, et a une longue tradition militaire. Le centre de formation, anciennement dénommé Camp Leclerc, a joué un rôle historique durant des dizaines d’années, avant et après l’indépendance. A partir de 1981, après l’opération Barracuda destinée à renverser le président (dictateur) Bokassa, il a abrité les éléments français d’assistance opérationnelle et technique (EFAO) chargé de reconstruire l’armée centrafricaine. Ce jusqu’en 1998 (1). Le départ des Français a été acté en 1997 par la décision de Paris de diminuer ses emprises africaines, en les recentrant sur quelques points forts, notamment au Tchad, dans le centre de l’Afrique, dans le cadre d’un accord avec le gouvernement centrafricain dirigé par Ange-Félix Patassé (2).

Un centre réhabilité partiellement en 2017

Le Centre d’instruction militaire (CIM) a fait récemment l’objet d’une réhabilitation partielle, achevée en mai 2017. Menée avec le soutien de la Minusca, elle a permis notamment la remise en état de trois salles de classe, cinq dortoirs, un pavillon d’hospitalisation, un bâtiment pour soins intensifs et maternité (lire ici) (3). C’est la seconde réhabilitation d’un site militaire entreprise par la mission des Nations unies après celui du camp Kassai à Bangui.

(Nicolas Gros-Verheyde)

  1. Sur les opérations françaises en Centrafrique, on doit lire avec intérêt l’étude réalisée par Florent Saint-Victor, « 45 ans d’opérations militaires françaises en Centrafrique », publiée par le CDEF, Centre de doctrine d’emploi des forces, décembre 2013.
  2. Une décision qui consacre le divorce entre Paris et Bangui selon Jean Guisnel. Lire « Le repli de la coloniale », Le Point, avril 1998.
  3. En parallèle, plusieurs structures civiles, notamment le bâtiment administratif de la ville, ont été rénovées avec le soutien de l’Union européenne.

Mis à jour le 1.1.2019 : précisions sur l’utilisation du centre de Bouar par EUTM RCA et la Minusca et sur la piste d’aviation utilisée par les Russes.

Le bataillon amphibie des FACA formé

(B2) Après trois mois de formation, les militaires du bataillon amphibie des forces armées centrafricaines (FACA) ont finalisé leur entraînement avec les militaires européens de la mission EUTM RCA. Une cérémonie a clos le cycle ce jeudi (6 décembre)

(crédit : EUTM Rca)

Un exercice de restitution

Un exercice dit de ‘restitution des acquis fondamentaux’, s’est déroulé jeudi (29 novembre) sur le camp Kassaï, avec la présence des compagnies de manœuvre, de la compagnie de commandement d’appui et des services et de l’état-major du bataillon, des processus de décision militaire du niveau section, à celui de commandement de l’état-major du bataillon, l’assaut délibéré des compagnies, les équipes de soins mobilisées.

La protection du fleuve en ligne de mire

La formation a été dispensée par les militaires européens de la mission d’entrainement de l’Union Européenne en Centrafrique (EUTM-RCA). C’est le quatrième bataillon formé par les forces européennes. Le bataillon amphibie, fort de 330 hommes, est chargé de la protection du fleuve Oubangui — qui sépare la Centrafrique du RD Congo — et des populations environnantes. Une cérémonie a clot ce jeudi (6 décembre), de façon solennelle, tout ce cycle en présence du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

(NGV)

Mis à jour le 6.12 (cérémonie de clôture)

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE – PSDC (septembre 2018)

(B2) En Centrafrique, c’est le début d’entraînement opérationnel du bataillon amphibie des Forces armées (FACA). Et un petit exploit logistique avec la reconstruction du pont de Zinga. En Bosnie-Herzégovine, un exercice militaire de réponse rapide est mené par EUFOR Althea.
Kassaï (Centrafrique). Début d’entraînement opérationnel pour le bataillon amphibie

(Crédit : CNC)

Depuis le 27 août, et au cours des trois prochains mois, EUTM RCA, la mission de formation des forces armées centrafricaines (FACA) va former le bataillon amphibie au centre de formation de Kassaï. Ce sont 333 militaires des FACA qui vont ainsi bénéficier d’un entrainement opérationnel, des fondamentaux, aux savoir-faires tactiques, en passant par le processus de décision d’État-major. Le tout pour être opérationnel et autonome. Cette formation suit celle de l’ensemble du bataillon d’infanterie territoriale n°2 (BIT 2). Ces deux dernières années, EUTM RCA a formé plus de 3000 personnels. Bangui-Zinga (Centrafrique). Le pont de Zinga est reconstruit
Le pont de Sapeke remonté à Zinga dans la région de Lobaye (crédit : DICOD / EMA / EUTM RCA)

Les sapeurs du génie centrafricain des FACA, les forces armées centrafricaines, ont reconstruit le pont de Zinga, en transférant le pont de Sapeke, depuis Bangui, 170 kilomètres plus au sud. Cette opération a été effectuée avec le soutien et l’expertise des militaires français du génie de la mission européenne de formation des FACA (EUTM RCA). Il a été inauguré le 22 septembre en présence des ministres de la Défense Marie-Noëlle Koyara, et des Travaux publics Ahamed Senoussi de la RCA. Ce pont va aider la ville de Zinga à sortir de l’isolement, à rétablir le trafic sur l’Oubangui, bref à développer les échanges commerciaux avec la RD Congo et le Congo. L’opération a été possible avec le soutien du détachement égyptien de la MINUSCA (mission de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique), qui a prêté des camions pour le transfert du matériel.

Bosnie-Herzégovine. Réalisation exercice de réponse rapide 2018
Des troupes turques participent à un exercice de contrôle des foules (Crédit : EUFOR Althea)
L’opération militaire de stabilisation en Bosnie-Herzégovine (EUFOR Althea) a organisé un exercice de réponse rapide (Quick response 2018) par des troupes venues de différents États européens — du 25e bataillon d’infanterie de Roumanie, Bulgarie, Autriche, Italie —avec d’autres force — armée de Bosnie, 3e régiment de parachutistes britannique et la force de réserve tactique de l’OTAN au Kosovo (NFTR)… Du 3 au 7 septembre se sont déroulés différents exercices tels que l’attaque d’un convoi VIP à l’aéroport, la protection de sites de stockage d’armes et de munitions, le contrôle des foules, l’évacuation de blessés par hélicoptère, de bâtiments, l’établissement de périmètres de sécurité, notamment à Pazaric, Travnik, Kula, Camp Butmir et Sarajevo. (informations rassemblés par Amélie Pugnet st.)

(Informations recueillies par Aurélie Pugnet st.)