EUPOL Afghanistan ferme

(BRUXELLES2) Après près d’une décennie de soutien à la police civile en Afghanistan, la mission de police de l’Union européenne en Afghanistan (EUPOL) a clôturé officiellement son activité ce samedi (31 décembre) à minuit. Dans les faits, la mission a déjà ralenti ses activités depuis quelques jours déjà. Une réunion marquant la fin de la mission a été organisée, mercredi 14 décembre, à quelques jours de la fin officielle de la mission.

Un succès à demi teinte

Depuis sa création en 2007, pour fournir un soutien solide aux autorités afghanes, « nous avons parcouru un long chemin. EUPOL a rempli son mandat en augmentant les capacités du ministère afghan de l’Intérieur » a jaugé à cette occasion le secrétaire général adjoint du service diplomatique européen chargé de la PSDC, Pedro Serrano. 

Les Européens ont salué le « succès » de cette mission. « EUPOL Afghanistan, en étroite collaboration avec le gouvernement afghan, a réalisé des progrès concrets dans plusieurs domaines clés : la professionnalisation de la police nationale afghane; l’introduction du concept de police communautaire en Afghanistan; l’augmentation des capacités du Ministère afghan de l’Intérieur; l’alignement de la législation afghane sur les normes pertinentes en matière de droits de l’homme »

Un constat assez optimiste pour une mission dont, au mieux, tous les observateurs s’accordent pour dire que les résultats sont (très) « mitigés ». 

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Une transition pour « liquider » la mission

D’une façon formelle, la mission a été prolongée jusqu’au 15 septembre 2017. Mais si jusqu’au 31 décembre 2016, EUPOL Afghanistan agit « conformément aux objectifs » de son mandat, à partir du 1er janvier 2017, elle sera chargée de « procéde(r) à la liquidation de la Mission ». C’est l’actuel chef de soutien de la mission (support mission) EUPOL qui servira de chef de mission pour la liquidation.

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UE-Afghanistan, la coopération continue

« La fin de la mission EUPOL n’est que la fin d’un chapitre. Le voyage commun de l’Union européenne et de l’Afghanistan se poursuivra » précise le commandant des opérations civiles de l’Union, Kenneth Deane. L’UE reste déterminée à contribuer au développement ultérieur d’une police civile durable et efficace sous la tutelle des Afghans. « L’UE continuera à travailler avec le gouvernement afghan sur l’état de droit et la police, avec 44 millions d’euros versés annuellement par l’intermédiaire du Fonds fiduciaire administré par le PNUD en Afghanistan », a souligné Marjeta Jager, en charge de la coopération internationale et développement. 200 millions seront déboursés entre 2017 et 2019, dans le cadre du contrat de construction de l’État qui fournit un soutien budgétaire direct à l’Afghanistan et 78 millions d’euros seront affectés au soutien des Afghans de retour et seront administrés par un fonds spécial. 

(Leonor Hubaut)

(Crédit: EUPOL Afghanistan)

Afghanistan, la réforme de la gestion de crise progresse… doucement

(Crédit: EUPOL Afghanistan)

(Crédit: EUPOL Afghanistan)

(BRUXELLES2) Les experts de la mission EUPOL Afghanistan soutiennent le ministère de l’Intérieur afghan dans la réforme de leur structure de gestion de crises. En janvier 2016, le document stratégique de gestion de crises est entré en vigueur. Il inclut une procédure de fonctionnement standard, visant à renforcer les capacités de la Police nationale afghane. Reste maintenant à passer de la théorie à la pratique…

De nouvelles pratiques à enseigner aux recrues

Pour diffuser les nouvelles pratiques, quoi de mieux que de commencer par les nouvelles recrues? C’est l’idée d’EUPOL, qui a organisé un premier séminaire avec des officiers supérieurs de la police afghane et un groupe d’enseignants en charge de la formation des recrues. Pendant une semaine, ils ont étudié de vrais scénarios d’incidents, pour analyser la réaction actuelle et vérifier sa conformité aux plans de réformes. Au résultat : la rédaction d’un guide du formateur qui sera intégré dans le système de formation afghan.

Premier test de haut niveau …

Début mai, un exercice de simulation a été effectué dans les locaux d’EUPOL, en utilisant la procédure de fonctionnement standard (SOP). B2 a pu savoir que les simulations ont tourné autour de deux cas concrets : une attaque terroriste lors de la visite d’un représentant VIP d’un Etat étranger et des manifestations violentes simultanées de grande ampleur dans divers point de Kaboul. L’exercice a permis d’analyser la coordination entre les responsables de différentes unités: police, lutte contre-terrorisme, unité policière dédiée aux catastrophes naturelles, pompiers, unité Tashkeel (en charge de la réforme de la structure de la police).

Des défis toujours à résoudre …

Les deux exercices pratiques ont permis d’identifier des défis sur lesquels continuer à travailler. Les structures du ministère afghan de l’Intérieur restent trop hiérarchiques et empêchent une « réponse rapide et efficaces » aux crises. De manière plus circonstancielle, les experts d’Eupol signalent la difficulté pour les Afghans à se concentrer sur le travail de planification, notamment l’élaboration d’une procédure standardisée, tout en luttant contre l’insurrection.

Un accord historique entre Police et Justice 

Un point d’inflexion dans la réforme afghane a été pris le 28 mai 2016. Le ministre de l’Intérieur, le général Taj Mohammad Jahed, et le procureur général, Farid Hamidi ont signé la procédure opérationnelle standard (SOP) mettant en place une coopération systématique entre la police et le procureur général et son bureau. Pour la chef de la mission européenne, Pia Stjernvall, c’est le résultat « d’années de conseil de la part d’EUPOL. Ce SOP va renforcer la coopération entre le ministère de l’Intérieur et le bureau du Procureur général dans la lutte contre la corruption. » Un thème qui « ne manque pas de défis en Afghanistan » où la coopération entre ces institutions n’a jamais été vraiment réglementée 

… A suivre de prêt

EUPOL va surveiller la mise en oeuvre de cet accord jusque ce que son mandat finisse, à la fin de 2016. « Les Etats membres de l’UE ont décidé que ce travail continuera ». Un groupe de suivi doit être instauré. Son mandat et sa forme sont encore en discussion… comme le futur de la mission elle-même.

(LH)

Lire aussi : Eupol Afghanistan, comme un sentiment d’échec…

(B2 Pro) Carnet (10.06.2016). Agenda du COPS. Côte d’Ivoire (Sanctions). Ban Ki Moon (Casques bleus). Coalition Daesh (Italie). Maintien de la paix (ONU). Suède (budget défense, coopération USA). Danemark (JSF F-35). Macédoine (OTAN). Haiti (MOE). Israël (attentat). UE-ACP. Canada (migration). Syrie (pourparlers). Afrique australe (accord SADDC). Cybercriminalité. Asile (audition). Au Parlement européen.

(B2) Parus récemment : Le Coreper, instance de tous les compromis EUCAP Libya, la mission de soutien à la police et justice libyenne, se prépare Et sur le blog : A Berbera, un centre de contrôle maritime s’ouvre © Confidentiels PESC /  PSDC © A l’agenda du COPS. Les ambassadeurs du COPS ont eu  jeudi […]

L'équipe de la patrouille 14.000

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE – PSDC (février-mars 2016)

(B2)  Mtskheta (Géorgie). EUMM Georgie passe le seuil des 14.000 patrouilles

L'équipe de la patrouille 14.000

L’équipe de la patrouille 14.000

La mission d’observation de l’UE en Géorgie (EUMM Georgia) a réalisé sa patrouille portant le numéro 14.000.

Cette patrouille a été réalisée le 3 février par l’équipe du bureau de Mtskheta, ville à une trentaine de kilomètres au nord de Tbisili. Ils se sont rendus sur la ligne de frontière administrative pour observer la situation sécuritaire générale et la liberté de mouvement dans la région.

 

Vushtrri (Nord Kosovo). Formation IT pour les criminalistes kosovars 

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En complément à la formation, EULEX a fait don de matériel qui sera utilisé en médecine légale de l’informatique.

Les experts de la mission européenne « Etat de droit » (EULEX Kosovo) ont organisé, du 15 au 18 février, un atelier de formation à l’Académie de la police kosovare.

Une trentaine d’enquêteurs et techniciens criminalistes ont acquis des capacités IT (technologies de l’information) pour le traitement de preuves électroniques sur les scènes de crime, notamment dans la lutte contre le crime organisé, selon EULEX Losovo.

« De nos jours, presque tout est numérisé. Les agents de police doivent donc être préparés pour prévenir et combattre les crimes les plus difficiles. Cela comprend la cybercriminalité et d’autres crimes impliquant des appareils numériques », explique le colonel Hajra, en charge de la formation pour les enquêtes médico-légales au sein de la police du Kosovo.

Ramallah (Palestine). Formation en gestion d’incidents pour la police civile

14 policiers civils, de tous les districts de Cisjordanie, ont terminé, jeudi (10 mars), une formation spécialisée sur la gestion d’incidents et de crises. Coordonné par la mission européenne de soutien à la police auprès de l’Autorité palestinienne (EUPOL COPPS), le cours s’est centré sur le développement de plans d’opération, la bonne gestion des ressources humaines, la gestion du stress et la communication avec les parties prenantes. Avec cas pratiques à la clé.

Kaboul (Afghanistan). Plan de renseignement pour 2016

Eradiquer le crime organisé est un défi majeur pour la police nationale afghane. Pour atteindre cet objectif, la collecte, l’évaluation et le partage des données et de renseignement est important. L’unité de renseignement de la mission européenne EUPOL Afghanistan a ainsi défini, fin février, avec les experts du ministère afghan de l’Intérieur le plan de développement pour 2016 du renseignement. Le focus est mis sur la « poursuite de la coopération entre la police et les forces spéciales afghanes, le développement du système national de gestion de l’information et du modèle afghan de police du renseignement » selon a pu savoir B2.

Camp de Butnir (Bosnie). Changement de commandement du bataillon EUFOR Althea

ChangementCommandement BataillonEurforAlthea@EEAS160224Le commandement du bataillon multinational a été remis, mercredi 24 février, par le colonel autrichien Reinhard Bacher au colonel Michael Vitovec.

Les deux hommes sont membres du contingent autrichien de l’EUFOR, le plus important dans la force de stabilisation européenne.

 

EUCAP Sahel Mali. Premiers résultats de la formation des formateurs 

(Crédit: EUCAP Sahel Mali)

(Crédit: EUCAP Sahel Mali)

40 nouveaux sergents issus de la toute dernière promotion de l’école des sous-officiers de l’armée et affectés à la Garde nationale ont terminé, vendredi 11 mars, une formation de quatre semaines en Maintien de l’ordre et en intervention professionnelle.

La formation a été donnée par des cadres de la Garde nationale malienne préalablement formés par la mission EUCAP Sahel Mali. « Il s’agit d’une véritable première entrée en action des formateurs maliens. C’est l’aboutissement que nous cherchons tous à atteindre, une capacité de formation autonome », se félicite John Veneau, chef des opérations de la mission EUCAP Sahel Mali.

Suite à la vague actuelle de recrutements au sein de la Garde nationale (1000 nouvelles recrus), de la Police (2500 recrus) et de la Gendarmerie (1000 recrus), les Forces de sécurité Intérieure vont être confrontées à un besoin grandissant de formateurs maliens de haut niveau.

(LH)

DonVéhiculesUESmmUkraine@OSce160203

L’Europe donne 20 véhicules de plus à l’OSCE

DonVéhiculesUESmmUkraine@OSce160203

Le chef des observateurs de l’OSCE, Ertugrul Apakan remercie l’ambassadeur de l’UE en Ukraine Jan Tombinski qui se tient aux cotés du numéro 2 de la mission EUAM Ukraine, Hugues Fantou (crédit : OSCE/Evgeniy Maloletka)

(B2) La Mission de surveillance spéciale de l’OSCE en Ukraine (SMM) a reçu 20 véhicules blindés offerts par l’Union européenne (UE). Des véhicules qui étaient auparavant affectés à la mission EUPOL Afghanistan, la mission européenne de soutien à la police afghane qui est actuellement en phase de retrait.

Permettre aux observateurs de circuler en toute sécurité

Ce don a été officialisé ce mercredi (3 février), lors d’une cérémonie de remise officielle qui a eu lieu à proximité du siège de la Mission à Kiev. Les 20 véhicules Mercedes de type G seront déployés pour être utilisé par les équipes dans l’est du pays « dans les prochains jours » annonce l’OSCE.  Cela « permettra davantage d’activités de surveillance en toute sécurité pour les observateurs, qui travaillent dans des conditions de sécurité imprévisibles dans la zone de conflit », a souligné Jan Tombinski, le chef de la délégation (= ambassadeur) de l’UE en Ukraine. Ils représentent une valeur estimée de 685.000 euros au total.

Le second don effectué par l’Union européenne

L’OSCE dispose de 188 véhicules blindés et 132 non blindés déployés à travers l’Ukraine. L’Union européenne avait déjà il y a un an fait don de 24 véhicules.

NB : Un moyen pour l’Union européenne de contribuer à la mission de surveillance en Ukraine comme de trouver une seconde utilisation à des véhicules en surplus ou inutilisés.

(NGV)

(Crédit: EUAM Ukraine)

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE – PSDC (décembre 2015)

(B2)

Lviv (Ukraine). Mini sommet des agences de gardes frontières 

(Crédit: EUAM Ukraine)

Les cinq agences travailleront ensemble pour une meilleure gestion des frontières (Crédit: EUAM Ukraine)

Réunis pour la première fois, les chefs des services de garde-frontières des pays frontaliers à l’Ukraine (Pologne, Slovaquie, Hongrie, Roumanie et Ukraine) ont voulu définir des « stratégies intégrées de gestion des frontières », lors de leur rencontre à Lviv, le 2 décembre dernier. Objectif : savoir comment faciliter la libre circulation des personnes et des marchandises à travers la frontière. Un enjeu majeur « dans le cadre des aspirations d’intégration européenne de l’Ukraine » au moment où l’accord de libre échange entre en vigueur (le 1er janvier). Les experts européens d’EUAM Ukraine, qui organisaient la réunion, ont souligné l’importance de « poursuivre la réforme de la sphère civile du secteur de sécurité à la frontière » (NB : pour abandonner son organisation militaire qui prévalait jusqu’ici) et de « renforcer la coopération » avec les services des autres pays dans la lutte contre la criminalité transfrontières, notamment la contrebande.

Kaboul (Afghanistan). Conférence de gestion de crise à l’EUPOL

Plus d’une trentaine de personnes ont participé à la conférence de gestion de crise organisée par la mission européenne EUPOL Afghanistan, le 20 décembre 2015 à Kaboul. Au programme : la gestion de crise, le leadership et le retour d’expérience. Les participants en ont profité pour faire le suivi du séminaire de formation des formateurs réalisé en Allemagne, qui portait tant sur la gestion des crises de la situation que sur les stratégies anti-corruption et droits de l’homme et de l’égalité.

Niamey (Niger). Matériel radio et roulant pour les postes de commandements mixtes

La mission civile européenne de renforcement des capacités  des forces de sécurité nigériennes, (EUCAP Sahel Niger) a décidé d’équiper les postes de commandement mixtes des différentes régions du Niger. 12 véhicules de commandement mobile et 60 stations fixes radio de longue portée, ont ainsi été fournis au ministère de l’Intérieur du Niger, à mi-décembre 2015. Objectif : « renforcer les capacités opérationnelles de coordination des autorités nigériennes et des forces de défense et de sécurité dans la gestion des crises et la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée ».

(LH)

Lire aussi sur les missions de la PeSDC :

 

 

GeneralKhodamani@EupolAfghanistan151121

Les Afghans inquiets de la fermeture d’EUPOL Afghanistan

GeneralKhodamani@EupolAfghanistan151121(B2) Le chef par intérim du centre de formation afghans (General Training command), le général Sarder Muhammad Khodamani, reste « préoccupé » face à la réduction des effectifs européens et la fermeture éventuelle des activités d’EUPOL, la mission européenne de police, en Afghanistan. Il l’a exprimé lors d’une réunion avec ses homologues européens en novembre. « L’Union européenne maintiendra son soutien à la police afghane » lui a assuré Tarmo Miilits, le chef par intérim d’EUPOL. Des réunions conjointes avec les bailleurs de fonds internationaux disposés et capables de poursuivre le soutien d’EUPOL à la formation de la police devraient d’ailleurs être organisées régulièrement à partir de décembre 2015.

Cérémonie de clôture (Crédits: EUPOL Afghanistan)

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix l’UE (PSDC) – mai 2015

(B2)

Cérémonie de clôture (Crédits: EUPOL Afghanistan)

Cérémonie de clôture célébrée le 6 mai. (Crédits: EUPOL Afghanistan)

Herat (Afghanistan). Fin de la présence européenne à Herat

La mission européenne de police (EUPOL Afghanistan) va fermer son bureau extérieur à Herat (Ouest de l’Afghanistan) à la fin de mai, après sept années de soutien à leurs homologues afghans. Pour le chef de la mission, Pia Stjernvall, le bureau à Herat a obtenu de bons résultats, en particulier dans la promotion des principes et méthodes de la police communautaire ainsi que l’amélioration de la coopération entre la police, les procureurs et les avocats de la défense. « Les partenaires afghans peuvent prendre le relais maintenant pour un service de police professionnel, responsable et efficace ».

(Crédits: EUCAP Nestor)

(Crédits: EUCAP Nestor)

Djibouti. Gardes-côtes équipés et formés pour les enquêtes sous-marines

Fidèle à sa devise « former et équiper », le Chef de Mission d’EUCAP Nestor, Etienne de Poncins, a remis, à l’issue de la formation, au chef des gardes-côtes djiboutiens, le colonel Wais Omar Bogoreh, des lots d’équipements composés de matériel de plongée, d’enquêtes et de recherche sous-marine ou terrestre. Ces kits, permettant d’équiper 8 plongeurs, seront utilisés pour des exercices de formation plus complexe telle que la délimitation de scènes de crime sous-marine, la recherche de preuves en profondeur ou même la photographie sous-marine. Ces entrainement variés donneront la capacité aux gardes-côtes d’intervenir directement sur les lieux d’un crime en mer, tout particulièrement la piraterie, pour permettre notamment de retrouver des preuves qui auraient été jetées à l’eau par les criminels.

Eunavfor Atalanta. L’Espagne prend le commandement 

Cérémonie de la 19º rotation de commandement de l'opération Atalanta (Crédits: Eunavfor Atalante)

Cérémonie de la 19º rotation de commandement de l’opération Atalanta (Crédits: Eunavfor Atalanta)

L’amiral Alfonso Gómez de la marine espagnole a pris, le mercredi 6 mai 2015, le commandement de la force navale sur zone (FHQ) de l’opération européenne de lutte anti-piraterie (EUNAVFOR Atalanta) lors d’une cérémonie tenue à Djibouti.

Il dirigera la force navale de l’UE pendant environ cinq mois. Force composée de quatre navires : la frégate allemande FGS Bayern (F-217) équipée de deux hélicoptères Super Lynx Mk.88A, la frégate italienne Grecale (F-571) de la classe Maestrale, équipé de 2 hélicoptères AB-212 ASW et les deux navires espagnols, la corvette Infanta Cristina et le Galicia. Auxquels il faut ajouter deux avions : un CASA espagnol CN 235 VIGMA et un P-3C Orion allemand Jester, basés en temps ordinaire à Djibouti.

L’amiral Gomez remplace ainsi  l’Amiral Jonas Haggren, de la Marine suédoise présent sur zone depuis février 2015 ayant lui-même pris le relais des Italiens (lire : Passage de flambeau entre Italiens et Néerlandais dans l’Océan indien

(Crédits: EUNAFOR )

(Crédits: EUNAFOR )

Dar Es-Salaam (Tanzanie). Formation anti-incendie

Le navire espagnol de débarquement Galicia (L51), qui participe à la mission anti-piraterie de l’UE dans l’Océan indien (EUNAVFOR Atalanta), a assuré à la mi-mai, la formation maritime des marins de la Marine Tanzanienne lors d’une visite de port à Dar es-Salaam. Après un briefing sur le système de commandement et de contrôle utilisé sur le navire de guerre espagnole pour surveiller toutes les activités en mer, l’équipage et les visiteurs du navire ont effectué un exercice pratique anti-incendie.

Camp de Jazeera – Mogadiscio (Somalie). Cours terminé pour les commandants de pelotons

La cérémonie de clôture pour le Cours de commandant de peloton a eu lieu au camp d’entraînement Jazeera le 30 avril à Mogadiscio. L’événement a marqué le passage en grade des 58 futurs leaders du peloton. Planifié, organisé et dirigé par EUTM Somalia, ce cours d’une durée de 15 semaines avait commencé en Ouganda, dans l’Académie militaire, et a été complété au camp d’entraînement Jazeera. Les officiers seront maintenant déployés sur tout le territoire somalien, précise-t-on au QG de la mission européenne.

Bapho (Mali). Entraînement au « Combat River Crossing » (CRC)

(Crédit: EUTM Mali)

(Crédit: EUTM Mali)

Pendant neuf semaines, les ingénieurs maliens ont appris à assembler et manoeuvrer un ferry ponton de plus de 1200 kg. Ils ont prouvé leurs compétences dans un exercice final, réalisé sous une extrême chaleur, précise la mission européenne EUTM Mali qui a organisé le cours. Cette formation dite « CRC » (Combat River Crossing) est une compétence clé, compte tenu de l’insuffisance des infrastructures et du petit nombre de ponts sur le fleuve Niger. Cette formation, effectuée par des ingénieurs allemands, est un complément à la formation fournie à Koulikoro.

Kiev (Ukraine). Les équipes pour la gestion de frontières se mettent au travail 

(Crédits: EUAM Ukraine)

(Crédits: EUAM Ukraine)

Une réunion du  » Border Management Assistance Group  » (BMAG) a été organisée, pour la première fois, le 15 mai par la mission de l’UE de conseil à la sécurité intérieure en Ukraine (EUAM Ukraine). Objectif : identifier et trouver des solutions pour les problèmes ukrainiens dans la protection de leurs frontières. Alors que moins de 10% du personnel aux frontières est entrainé pour agir en zones de conflits, les Européens veulent apporter leur expérience dans la vérification des passeports, la communication entre agences et la mise en place de capacités.

Pristina (Kosovo). Formation pratique de juristes sur les crimes de guerre

Que faire lorsqu’un témoin ne raconte pas tous les évènements ou ne s’en rappelle pas l’ordre ? C’est autour de ce cas pratique que les enquêteurs et procureurs kosovars ont travaillé, ce 22 mai. Objectif de la formation faite par les magistrats d’EULEX Kosovo : mettre l’accent sur l’amélioration des capacités des enquêteurs pour mener les interrogatoires et obtenir des déclarations admissibles dans la lutte contre les crime de guerre mais aussi dans les cas d’agressions sexuelles. Le programme de protection de témoins a été aussi étudié pour établir comment l’utiliser dans ces cas précis.

(Leonor Hubaut)

Deux des véhicules atteints dans l'attaque (Crédit : BBC)

Attentat à Kaboul. Un membre de la mission EUPOL Afghanistan tué (maj2)

Deux des véhicules atteints dans l'attaque (Crédit : BBC)

Deux des véhicules atteints dans l’attaque (Crédit : BBC)

(BRUXELLES2) Un attentat suicide, à la voiture piégée près de l’aéroport international de Kaboul, a tué, ce dimanche (17 mai) matin, un membre de la mission européenne de soutien à la police afghane (EUPOL Afghanistan). Bilan confirmé par EUPOL Afghanistan. « Trois autres membres de la mission qui se trouvaient à bord du véhicule visé ont été conduits en lieu sûr. Deux d’entre eux ont été blessés. Mais leurs blessures ne sont pas mortelles. » indique un communiqué de la mission. La personne tuée serait, selon nos informations, un membre de l’équipe de sécurité rapprochée d’EUPOL, de nationalité britannique, comme l’a confirmé le ministère britannique des Affaires étrangères (Foreign Office).

Attentat à la voiture bélier

Les premiers éléments de l’enquête montrent que les assaillants ont utilisé une voiture bélier bourré d’explosifs pour commettre leur forfait. Selon un porte-parole de la police, Ebadullah Karimi, cité par les agences, un « kamikaze » dans une Toyota Corolla a percuté le véhicule d’EUPOL sur la route de l’aéroport principal de Kaboul, à environ 200 mètres de l’entrée de l’aéroport principal, le long de la route menant à la base militaire toute proche de l’OTAN. Deux civils, deux jeunes filles afghanes, selon l’AFP, ont également été tuées dans cette attaque revendiquée par les talibans. Et 18 autres personnes blessées, dont plusieurs enfants. Plusieurs autres véhicules (civils) présents sur place ont été détruits.

Un engagement nécessaire des autorités afghanes

La Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères a rapidement réagi ce matin, apportant sa « plus profonde sympathie aux familles, amis et proches de notre collègue et de toutes les autres victimes innocentes ». Mais Federica Mogherini a tenu aussi à tenir un langage plus politique en guise d’avertissement aux autorités afghanes. « Le gouvernement afghan doit veiller à ce que les responsables de cette attaque soient traduits en justice » a-t-elle déclaré. « Le chemin de la paix et de la stabilité en Afghanistan est long. Il nécessite un engagement fort du gouvernement afghan, l’unité du peuple afghan et tout le soutien international dont les Afghans ont besoin. En tant qu’Union européenne (…), (nous allons) continuer notre engagement pour la sécurité, le développement et le respect et l’amélioration des droits de tous, à commencer par celui des enfants et des femmes ».

Détermination intacte

« Je peux vous assurer que ce crime odieux ne pourra pas arrêter EUPOL de poursuivre son soutien au peuple et au gouvernement afghans » a précisé la chef de la mission, Pia Stjernvall. « Nous sommes plus que jamais déterminés à continuer à travailler avec nos partenaires afghans et internationaux pour un Afghanistan plus sûr ».

Une mission déjà touchée dans le passé

Il semble bien cette fois que ce soit la mission EUPOL qui ait été visée en tant que telle. Un véhicule de la mission EUPOL Afghanistan avait été « impliqué » dans un attentat suicide, début janvier 2015 à Kaboul, a confirmé la mission européenne de soutien à la police afghane (Lire : Un véhicule européen (EUPOL Afghanistan) visé par un attentat suicide à Kaboul). Deux autres membres de la mission étaient décédés en janvier 2014 dans un attentat qui visait un restaurant fréquenté par les étrangers de la capitale afghane (Lire : 2 morts à EUPOL Afghanistan dans un attentat d’un restaurant à Kaboul).

NB : C’est la 54e personne à décéder dans le cadre d’une mission ou délégation européenne, depuis la mise en place de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) de l’Union euroépenne. Lire mémoriam

(NGV)

(Maj) dim. 12h45. Mis à jour avec précisions sur le mode opératoire, nationalité et fonction de la victime, le bilan plus complet de l’attentat + déclaration de Federica Mogherini

Une certaine remise en ordre des missions et opérations de la PSDC … comme de l’OTAN ?

(BRUXELLES2) Les missions et opérations de maintien de la paix soutenues par l’Union européenne sont le coeur et la raison d’être de la politique de sécurité et de défense commune. Les ministres de la Défense des « 28 » devraient le rappeler lundi (18 mai) lors de leur réunion semestrielle à Bruxelles. Mais l’heure n’est-il pas venu de faire des choix, de trancher des noeuds gordiens jamais tranchés ? D’aboutir aussi à une certaine répartition des tâches avec l’OTAN, plus nettes qu’aujourd’hui ?

Retrouver la raison d’être

On peut, en effet, se poser la question : l’objectif réel des missions de la PSDC est-il atteint aujourd’hui ? Pour Arnaud Danjean, c’est clair : « beaucoup trop de missions sont devenues aujourd’hui des missions alibis. Cela permet de planter un drapeau européen sur un point de la carte. Et on dit c’est couvert ». Le propos est dur et pourrait être discuté. Mais il est un fait, peu de missions/opérations remplissent aujourd’hui l’objectif fixé à la PSDC : être une garantie d’interposition, de maintien de la paix, manifester la présence européenne de « force », être présent au début de la crise (et non après)… L’assistance ou l’expertise fournie à des Etats pour retrouver la maitrise de certaines de leurs politiques ressort d’une autre logique.

Des missions aux ambitions faibles

Les deux dernières missions qui viennent d’être lancées illustrent ce propos, avec un mandat assez limité et un nombre de personnels faible. La mission civile de conseil dépêchée en Ukraine (EUAM Ukraine) pour conseiller le gouvernement ukrainien sur la réforme de ses forces de sécurité intérieure (police, gardes-frontières, renseignement…) compte une centaine de personnes et n’a qu’un mandat de conseil (non de formation). Idem pour la mission militaire lancée en République centrafricaine pour conseiller la restructuration de l’armée (EUMAM Rca) qui ne compte qu’une soixantaine de personnes. Mission limitée car plusieurs Etats membres ne souhaitaient pas mettre en place (immédiatement) une mission de formation de l’armée (type EUTM). Il est sans doute trop tôt pour évaluer leurs résultats. Mais on ne peut que constater que ces missions ont, à la fois, une ambition et des moyens réduits par rapport au champ des menaces et des ambitions exprimées par les uns et les autres. On est très loin ainsi de l’objectif exprimé notamment au sommet de Petersberg, en 1992, lors de la création de la PSDC, d’intervention de faire cesser des combats ou de maintien de la paix.

Ne pas hésiter à fermer ou remodeler

Certaines missions ne doivent-elles pas être fermées ? Il faut avoir le courage de poser ces questions. C’est le cas pour EUFOR Althea Bosnie-Herzégovine dont l’utilité militaire est très limitée et n’a plus vraiment de raison d’être avec la nouvelle stratégie introduire pour la Bosnie-Herzégovine. Ce peux être le cas également pour EUBAM Libya qui devrait être fermée sans tarder, quitte à rouvrir ensuite dans un autre format, voire conservée juste fictivement (juridiquement). La mission d’assistance aux frontières EUBAM Moldova/Ukraine (*) pourrait aussi décroitre de voilure ou changer de focus. Cependant, à l’inverse de certains observateurs, je ne pense pas qu’une telle attitude peut se justifier pour EUBAM Rafah – qui constitue la pièce d’un puzzle très difficile à reconstituer car inclus dans le processus, très délicat, de paix au Moyen-Orient. Les missions de formation ou de conseil qu’elles soient civiles (EUPOL Copps en Palestine) ou militaires (EUTM Mali, EUTM Somalie) ont prouvé leur efficacité. Elles doivent évoluer dans le temps. Mais, sur ce modèle, peuvent être bâties aussi d’autres vecteurs de performance pour l’Union européenne.

Introduire une troisième voie pour les opérations/missions de la PSDC !

La mise en place du Traité de Lisbonne devrait amener des initiatives nouvelles. En mettant sous la même autorité hiérarchique, celle de la Haute représentante / Vice présidente de la Commission, les instruments financiers et les délégations de l’UE comme les missions / opérations PSDC , elle autorise à réfléchir à d’autres voies d’intervention. La simple contractualisation à des partenaires (publics ou privés), méthode privilégiée de la Commission européenne, et la mise en place d’une mission / opération PSDC, ne permettent pas de faire face à toutes les situations. La première méthode (la contractualisation) est souple d’emploi mais a un gros défaut : l’éparpillement des contrats, l’absence de marque, de présence européenne, le manque de suivi d’un contrat à l’autre et des résultats parfois hasardeux. L’opération PSDC est souvent lourde à mettre en place. Entre le début de la crise, son paroxysme, la volonté vacillante des Etats membres, il peut s’écouler un long laps de temps qui fait que cette mission/opération n’est plus adaptée au moment. C’est dans ces sables mouvants que s’est fait prendre EUBAM Libya mais aussi d’autres missions qui ont mis un certain temps avant de s’adapter à une nouvelle donne. Cette méthode devrait être réservée soit aux opérations à mandat exécutif (EULEX Kosovo, EUNAVFOR Atalanta, EUFOR Rca), soit aux missions d’observation ou d’interposition (EUMM Georgia), voire de formation structurelle qui s’étalent sur une durée assez longue (EUTM Somalia et EUTM Mali).

Des équipes d’experts PSDC dans les délégations

Il y a sans doute place pour une troisième voie d’intervention. Des synergies pourraient être exploitées davantage avec les réseaux des délégations pour mettre en place des « pools d’experts », sur une durée variable, plus ou moins longue, pour conseiller et suivre un certain nombre de projets en matière de coopération sécuritaire. Cela pourrait très bien remplacer certaines missions « en fin de vie » (ou en survie palliative : Libye, Congo) ou, à l’inverse, permettre le démarrage rapide de projets dans des pays où la nécessité d’une mission / opération « en plein régime » n’est pas automatiquement nécessaire  (Nigeria, Côte d’Ivoire, Mauritanie, Tunisie) ou la situation susceptible d’évoluer rapidement. Ce dispositif aurait l’avantage de la souplesse de mise en place – en se greffant sur une délégation existante – pour évoluer rapidement (crescendo ou descresndo) en s’adaptant à de nouveaux besoins ou menaces.

… pour servir de précurseur aux missions PeSDC

Ils permettraient de doter les délégations les plus exposées non pas d’un simple attaché mais d’un « pool » d’experts, provenant du personnel diplomatique ou communautaire (SEAE ou CE) comme des Etats membres. La mise en place d’une mission / opération PSDC pourrait venir dans un second temps, le « pool » d’experts assurant ainsi les premiers pas, comme un groupe d’avant-garde. Cette méthode aurait l’avantage d’éviter le long délai qui marque souvent le temps entre la décision politique et la réelle efficacité d’une mission (civile) sur place, pour un coût moindre, en permettant d’aiguiller plus sûrement les objectifs d’une telle mission. A l’inverse, rien n’empêcherait ce « pool » d’experts d’être renforcé par des contrats externes, qu’il pourrait gérer directement.

Un peu de remise en ordre entre UE et OTAN

Une certaine remise en ordre entre l’OTAN et l’UE pourrait aussi se justifier. Les menaces ne manquent pas aujourd’hui, les champs d’action non plus. Et certains doublo,nages paraissent aujourd’hui un peu superflus. Au niveau des opérations, les deux opérations anti-pirates menées dans l’Océan indien — l’une par l’OTAN (Ocean Shield), l’autre par l’Union européenne (EUNAVFOR Atalanta) — n’ont aucune justification sinon des contingences politiques : la Turquie et le Danemark ne participent pas à la PSDC de l’Union européenne. Ce d’autant que Ocean Shield est, pour l’instant, réduite au minimum (Américains et Britanniques notamment ayant d’autres priorités) et n’assure plus de permanence dans la zone. A l’inverse, en Afghanistan, l’Union européenne, qui a un rôle très limité et parcellaire, ne devrait-elle pas mettre fin à sa mission EUPOL, au champ d’action assez limité, pour laisser la place comme au Congo à une équipe plus réduite par exemple, et se recentrer sur son voisinage ?

Une opération « promenade du dimanche »

Cette remise en question doit concerner aussi certaines opérations de l’OTAN. Est-il justifié de maintenir des milliers de militaires de l’OTAN sur le sol kosovar. L’heure de la décrue de la KFOR devrait être engagée très rapidement. Cette force monopolise aujourd’hui plusieurs milliers de normes et sert bien souvent d’excuse à certains pays pour ne pas s’engager ailleurs. Cette opération « tout confort », « 3 ou 4 étoiles », à quelques centaines de km de son domicile, est effectivement tentante pour de nombreuses armées d’Etats membres. Mais elle a très peu à voir avec la stabilisation. On se situe davantage dans l’exercice de santé ou la promenade du dimanche à côté d’autres opérations beaucoup plus risquées et engageantes (comme au Mali ou en Centrafrique).

Certains « experts » pourraient observer que les évènements récents en Macédoine (avec l’introduction de « groupes armés venant du Kosovo ») justifient plus que jamais de conserver ces forces. C’est renverser le problème : la présence de ces forces en nombre au Kosovo a-t-elle réussi à empêcher ces incidents et dérapages graves ? Une présence, plus limitée mais plus pointue, n’est-elle pas plus adaptée ? Répondre à ces questions, c’est répondre de fait à la nécessité de revoir rapidement le format KFOR.

(Nicolas Gros-Verheyde)

(*) Cette mission n’est officiellement pas une mission PSDC mais un « contrat » Commission européenne délégué à des prestataires extérieurs bien qu’elle en présente toutes les caractéristiques : présence de policiers / douaniers en uniforme, fonction de mentoring, contribution des Etats membres, système hiérarchisé, rapport au COPS, etc. Ce qui représente aujourd’hui une anomalie qui devrait être résorbée.

L'Adroit (crédit : Eunavfor Atalanta)

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE (PSDC) – avril 2015

(BRUXELLES2)

Port Victoria (Seychelles) – Exercice de recherche et sauvetage d’urgence

« 13 passagers et 2 membres d’équipage d’un avion qui a amerri en mer après des problèmes de moteur, à récupérer, dans un canot pneumatique dérivant au large ! « C’est le scénario de l’exercice organisé par les Européens de la mission de renforcement des capacités maritimes (EUCAP Nestor) et le navire amphibie néerlandais Johan de Witt (L-801), qui participe à l’opération anti-piraterie de l’UE (Eunavfor Atalanta) avec les agences seychelloises compétentes (gardes-côtes, armée de l’air, autorité civile d’aviation et administration de sécurité maritime). Après le signal «Mayday», le navire des gardes-côtes seychellois, le Topaz, s’est immédiatement déployé sur les lieux, avec un avion de patrouille maritime de la Seychelles Air Force. Le but de l’exercice était de tester les plans et les procédures pour les opérations de recherche et de sauvetage d’urgence. L’année dernière, deux grands exercices ont déjà été réalisés, un exercice de lutte contre la piraterie et un exercice de déversement de pétrole. Tous avec le même objectif de mettre en pratique la coopération entre les organismes participants dans des scénarios spécifiques.

Océan Indien (Atalanta) – L’Adroit rejoint la lutte contre anti-piraterie de l’UE

L'Adroit (crédit : Eunavfor Atalanta)

L’Adroit (crédit : Eunavfor Atalanta)

Le patrouilleur français de haute mer, l’Adroit (P-725) a rejoint, à la mi-avril, l’opération de lutte anti-piraterie (Eunavfor Atalanta) pour trois mois. Il avait appareillé le 10 mars du port de Toulon mais, avant de rejoindre l’opération européenne, a participé (sous commandement national) à une opération d’évacuation au Yemen (lire : Une centaine de ressortissants évacués du Yémen par la Royale) et a également escorté des navires de réfugiés qui fuyaient le pays vers Djibouti.

Ce navire peut être équipé d’un drone et d’un RHIB et peut accueillir un hélicoptère. Il a un statut particulier au sein de la Marine. C’est l’industriel DCNS qui l’a « mis à la disposition » jusqu’à l’été 2015. Cela permet à la marine nationale de disposer d’un navire supplémentaire et à l’industriel d’en tester toutes les capacités.

Niamey (Niger) – Formation à la gestion du parc de véhicules

Crédits : EUCAP Sahel niger

Elèves mécaniciens  après la formation. Crédit : EUCAP Sahel niger

Une formation en gestion de parc de véhicules a été dispensée par les experts européens d’EUCAP Sahel Niger. Il s’agissait de la seconde session de formation de ce module. 21 mécaniciens de la Gendarmerie venus de toutes les régions y ont participé. Cette formation s’inscrit du renforcement des capacités nigériennes dans le domaine des matériels roulants. Des activités des ateliers automobiles des différentes forces ont déjà permis de renforcer les actions de maintenance avec la fourniture d’outillage.

Bangui (RCA) – Premières réunions entre Européens et la défense centrafricaine 

Le général Laugel a présenté la nouvelle mission militaire de l’Union européenne en Centrafrique (EUMAM RCA) au ministère de la Défense et de l’Etat-major général de la République centrafricaine. Une première occasion pour les conseillers de EUMAM de rencontrer leurs homologues nationaux. Lire aussi : EUMAM RCA lancée. Mais effet retard pour les effectifs

 

Ramallah (Palestine) – Des kits d’identification pour la police

La mission européenne de soutien à la police palestinienne (EUPOL Copps) a remis des kits de preuves au responsable du Système d’identification automatique d’empreintes digitales de la police civile palestinienne (PCP). Le département des districts de la police est à court de sacs plastique adéquats pour recueillir les preuves et objets saisis. La livraison prévoit de couvrir les besoins du Département des enquêtes criminelles pour les trois prochaines années. Cela permettra aux enquêteurs sur les lieux du crime de recueillir des éléments sans compromettre la nature des preuves. (Lire notre reportage, à suivre…)

 Kiev (Ukraine) – Réforme du Service pénitentiaire ukrainien

Crédit: EUAM Ukraine

 Crédit: EUAM Ukraine

La coopération avec le Service pénitentiaire d’Ukraine (SPV) et la mission européenne sur l’aide à la réforme du secteur de la sécurité intérieure en Ukraine (EUAM Ukraine) a démarré. Durant cette première réunion de travail, les représentants du SPV et le chef de la mission, Kálmán Mizsei, se sont engagés à élaborer un mémorandum de réformes.

Odessa (Ukraine) – Aide à la mise en place de la zone de libre échange

Une première réunion du groupe de travail, avec l’aide d’EUBAM Moldova-Ukraine, a permis d’identifier les besoins clés pour aider la Moldavie comme l’Ukraine à remplir leurs obligations douanières en vertu de l’Accord d’association et pour la mise en place d’une Zone de libre échange entre l’Ukraine/Moldavie avec l’UE. Les priorités seront l’introduction d’opérateurs économiques agréés, un système de garantie de la dette douanière, d’un nouveau système de transit informatisé, et d’un audit et contrôle post-dédouanement. L’assistance européenne inclura un soutien dans l’infrastructure, la législation et la formation.

Kabul (Afghanistan) – Signature d’un protocole de coopération sur la Police

La mission européenne d’assistance à la police (EUPOL Afghanistan) a signé un protocole de coopération avec le ministère afghan de l’Intérieur, le 23 avril. EUPOL veut mettre l’accent pour 2015-2016 sur trois domaines clés : la réforme institutionnelle au sein du ministère de l’Intérieur, la professionnalisation de la Police nationale afghane, le développement de liens entre la justice et la police.

(Leonor Hubaut)

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