Acquittement de deux accusés dans l’affaire du meurtre d’un policier kosovar

(B2) Un panel de trois juges internationaux du tribunal de Mitrovica a acquitté, le 20 avril, deux accusés d’avoir participé au meurtre du policier kosovar Enver Zymberi, le 26 juillet 2011, lors de l’attaque contre le convoi de police du Kosovo. Il n’a « pas été prouvé au-delà de tout doute raisonnable qu’ils ont commis, en coaction, les infractions qui leur étaient reprochées » précise le communiqué de la mission européenne EULEX. L’acte d’accusation avait été dressé le 8 mai 2014 et l’affaire était suivie par un procureur international et local du parquet du tribunal de première instance de Mitrovica. C’est la première des trois procédures judiciaires actuellement ouvertes pour l’assassinat de l’agent de police.

(NGV)

Lire aussi :

10 suspects arrêtés à Mitrovica, soupçonnés de faire partie de la mafia

(B2) La Police du Kosovo – l’Unité régionale d’enquête de Mitrovica Sud — et l’unité spécialisée de la police d’EULEX contre le crime organisé – Crime Unit —, ont effectué, mercredi (25 mars), des perquisitions dans six endroits de Vushtrri / Vucitrn. Recherches « liées à l’extorsion, l’évasion fiscale et trafic interdit » précise le porte-parole de la mission européenne de renforcement de l’Etat au Kosovo (EULEX Kosovo). « Dix suspects impliqués dans cette enquête ont été arrêtés, la plupart de la même famille. » L’enquête est menée par des procureurs internationaux du Bureau des poursuites de Première instance de Mitrovica.

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Deux Kosovars plaident coupables

logoTribFerizajKosovo(B2) Un tribunal composé de deux juges internationaux (de la mission EULEX Kosovo) et d’un juge local, a accepté, lundi (15 décembre), le plaidoyer en culpabilité de deux accusés, B.V et S.M  devant le tribunal de première instance (Basic Court) de Ferizaj/Uroševac.

Le premier, désigné par ses initiales B.V, était accusé de deux chefs de trafic d’influence, d’extorsion de fonds et de possession illégale d’armes. Le second, S.M, était accusé des mêmes préventions (sauf la possession d’armes). Avec 4 autres personnes, ils sont parties d’un procès qui a commencé le 19 mai. Deux des accusés étaient des membres de police du Kosovo au moment des infractions alléguées, l’un avec le grade de lieutenant. Un septième accusé, a pris la fuite avant l’acte d’accusation, un mandat d’arrêt a été dressé à son encontreL’affaire est suivie par un procureur international au Bureau du Procureur spécial du Kosovo (SPRK).

Stylo@Eulex1411

EULEX réaffirme sa politique de tolérance zéro envers la corruption

Stylo@Eulex1411

crédit : EULEX Kosovo

(B2) Gabrielle Meucci, le chef de EULEX Kosovo, a pris la plume pour défendre sa mission « Etat de droit » qu’il juge attaquée de toute part, à tort, face aux allégations de corruption (lire : La mission EULEX aux prises avec une « sale » affaire). « Nous avons pas répondu à chacune et chacun de ces accusations » dit-il dans un éditorial publié sur le site de la mission. « Toutefois, permettez-moi d’être très clair: la mission Eulex prend ces allégations au sérieux. Nous avons une politique de tolérance zéro envers la corruption, et je confirme mon engagement personnel à toujours appliquer cette politique. » (*)

Une enquête judiciaire en cours

Une enquête judiciaire en cours sur les allégations, déjà bien avant les révélations, remarque Meucci. Un groupe de travail mixte composé de procureurs et d’enquêteurs de la police a été créé il y a plusieurs mois pour mener une enquête judiciaire, « longtemps avant toute publication de ces allégations ».

Immunité partielle levée

L’immunité d’une personne mise en cause a été levée partiellement « afin de permettre à cette enquête de progresser ». « Ce processus de levée partielle de l’immunité a été lancé cet été et achevé avant la publication des allégations ». C’est une « preuve du sérieux avec lequel nous avons pris cette question ».

Une enquête difficile, qui n’est pas publique, pour protéger la présomption d’innocence

« Nous souhaitons tous que les résultats soient visibles rapidement » affirme le chef de mission. Mais la vérité oblige à dire « que ces enquêtes sont complexes et difficiles. Il faut du temps pour poursuivre toutes les pistes. Les enquêteurs font de leur mieux pour apprécier les faits. Il est vrai aussi que les enquêtes ne sont pas menées en public. L’un des principaux principes dans de telles procédures est, en effet, le principe de confidentialité. Cela protège non seulement les témoins potentiels et la personne qui a fait les allégations, mais aussi ceux qui sont présumés innocents jusqu’à preuve du contraire et dont la réputation peut être sensiblement endommagé par de telles allégations. »

Une volonté de transparence

Mais Gabriele Meucci veut changer l’état d’esprit de discrétion qui a jusqu’ici été mené. « Soyez assurés que lorsque l’enquête se concluera, EULEX ne se dérobera pas à ses obligations de poursuivre toutes les actions judiciaires ou d’investigation complémentaire, appropriées et nécessaires. Tout ce que nous attendons d’autres, nous l’appliquons aussi à nous-mêmes. Et si, à l’avenir, ces allégations doivent être prouvées infondées, mon espoir est que les médias feront rapport à ce sujet de la même manière qu’ils ont établi ces allégations. »

(NGV)

(*) Déclaration parue en anglais, et traduite par nos soins

La médiatrice européenne, E. O'Reilly (crédit : médiateur européen)

La curieuse façon de procéder du médiateur européen

La médiatrice européenne, E. O'Reilly (crédit : médiateur européen)

La médiatrice européenne, E. O’Reilly (crédit : médiateur européen)

(BRUXELLES2) Le médiateur européen a décidé, vendredi, d’ouvrir sa propre enquête sur la mission européenne « Etat de droit » (EULEX Kosovo) (lire sur le Club : Le médiateur européen déclenche une enquête sur EULEX Kosovo). Ce qui ne va faire qu’ajouter à la confusion. Le Parlement européen s’est déjà saisie de cette affaire. Une enquête interne est en cours. La justice kosovare est saisie. Et la justice italienne va l’être si elle ne l’est pas déjà (un juge italien étant impliqué). La Haute représentante de l’UE a nommé un « sage » pour faire le point sur les dysfonctionnements. Nous avons donc déjà donc 4 enquêtes à plusieurs niveaux — interne, politique, judiciaire et fonctionnel. Mais apparemment cela ne suffit pas pour l’Irlandaise Emily O’Reilly, qui assure la fonction de « médiateur européen ». Elle a décidé d’entrer dans la danse, « de sa propre initiative », dit-elle officiellement. Et sur la foi uniquement d’articles parus dans les médias (NB : la médiatrice est une ancienne journaliste, ceci explique peut-être cela). Mais est-ce vraiment sérieux ? N’est-ce pas surtout une manière de se faire un peu « mousser » ? Est-ce que cette enquête va nous permettre d’en savoir beaucoup plus ? Est-ce qu’elle va faire avancer les autres enquêtes ? On peut en douter…

2014-11-03 17.42.48

EULEX Kosovo. L’opacité règne

2014-11-03 17.42.48(BRUXELLES2) Les eurodéputés tiennent en ce moment une séance à huis clos sur la situation dans la mission EULEX Kosovo (lire : La mission EULEX aux prises avec une « sale » affaire).

La porte-parole de la nouvelle Haute représentante Federica Mogherini avait promis à midi lors du point de presse régulier avec les journalistes d’agir « en toute transparence« . En fait, il faut lire plutôt « en toute opacité ».

Cette séance à huis clos sans qu’aucune conférence de presse soit organisée à un moment donné sur cette affaire est un mauvais coup donné à la sérénité de l’information. La méthode utilisée par les autorités européennes – « circulez il n’y a rien à voir » – ne contribue pas vraiment à éteindre l’intérêt des médias. Au contraire, elle l’excite. Elle laisse la part belle à toutes les informations et toutes les rumeurs. Comme toutes les affaires, ce genre d’attitude contribue souvent par faire exploser la baraque là où il ne s’agit parfois que d’un gros pétard… (cf. l’affaire Cresson).

(NGV)

Un des jugements prononcés par EULEX Kosovo, à Prizren (crédit : EULEX Kosovo)

La mission EULEX aux prises avec une « sale » affaire

Un des jugements prononcés par EULEX Kosovo, à Prizren (crédit : EULEX Kosovo)

Un des jugements prononcés par EULEX Kosovo, à Prizren (crédit : EULEX Kosovo)

(BRUXELLES2) Un procureur accusé de corruption, un autre soupçonné d’avoir fait fuiter des documents à l’extérieur, un troisième d’avoir bloqué une enquête, tous trois étant parmi les plus haut placés dans la hiérarchie de la mission EULEX. La nouvelle fait la une dans les journaux kosovars et serbes, beaucoup moins ailleurs. C’est une « sale » affaire à laquelle doit faire face la mission européenne « Etat de droit », déployée au Kosovo (EULEX Kosovo), qui pourrait prendre rapidement une tournure plus européenne.

Les instances européennes bientôt saisies

Le Parlement européen pourrait, en effet, s’en saisir dès la semaine prochaine. Certains eurodéputés voulant qu’une enquête indépendante soit menée. Pour la Haute représentante, Federica Mogherini, qui prend tout juste ses fonctions aujourd’hui, ce n’est pas une bonne nouvelle. D’autant plus que toute la « chaîne de responsabilité » est aujourd’hui italienne : du Haut représentant au chef de mission en passant par le principal suspect dans l’affaire.

Plusieurs capitales concernées au premier chef

Le sujet est devenu une quasi-affaire d’Etat au Kosovo. Et il pourrait faire la Une bientôt dans les différentes capitales européenne. Berlin, Londres et Rome sont concernés au premier chef, de par la nationalité des personnes impliquées : le chef de la mission sous lequel se sont déroulés les faits est allemand, le nouveau qui doit gérer l’affaire est italien. Et trois magistrats de premier plan sont également concernés : un Britannique (la dénonciatrice), un Italien (soupçonné de corruption), une Tchèque (soupçonnée d’avoir bloquer l’enquête).

Un vrai thriller…

Les faits sont assez simples au départ. La famille d’une des personnes accusées par les procureurs d’EULEX a dénoncé le fait d’avoir dû payer des pots de vins, assez importants — on parle de 350.000 euros — à un des procureurs italiens de la mission. Une autre magistrate de la mission (britannique) a, sur la foi d’écoutes téléphoniques et de témoignages, saisi sa hiérarchie. Elle est à son tour, accusée, d’avoir communiqué des documents confidentiels à l’extérieur, notamment à la presse (ou peut-être plus grave à certains accusés), et a été suspendue. L’enquête est en cours, très discrètement, depuis un an déjà.

Attention aux idées simples

D’après les premières informations recueillies par B2, la présentation des faits avec une magistrate se drapant dans le rôle du héraut anti-corruption, et victime de sa hiérarchie (*), n’est pas aussi simple. Et les possibilités de manipulations visant à déstabiliser la mission EULEX, ne sont pas à dédaigner.

Une tentative de déstabilisation de EULEX

Ce ne serait pas la première fois d’ailleurs. Mais celle-ci pourrait être particulièrement élaborée et permettre de mettre à bas notamment l’idée d’un tribunal spécial chargé de juger des personnes, très proches des anciens dirigeants de l’UCK et du pouvoir à Pristina.

Une corruption endémique

De nombreuses personnes kosovares sous le coup d’une inculpation comme certains responsables de Pristina, parfois de haut niveau, ont d’ailleurs intérêt au départ des procureurs et policiers européens qui troublent le jeu d’un jeune Etat dont la corruption est endémique.

Des erreurs profondes européennes

On perçoit aussi également combien les autorités européennes ont sous-estimé le risque. Et, encore aujourd’hui, ils tentent de minimiser l’affaire.

La tentation de cacher la poussière sous le tapis

L’affaire est connue en interne depuis plus d’un an. Mais aucune autorité politique (Conseil, Parlement…) n’a officiellement été informée. La mise en place d’une enquête interne, dont on ne sait pas à qui elle est confiée, ni pour quel motif, rend la situation encore plus confuse. Les différents responsables de la mission n’ont pas encore vraiment pris la mesure d’une explication franche et détaillée de tous les pans de l’affaire. En se réfugiant derrière un soit-disant secret de l’instruction, elles ne font qu’aggraver la situation.

Une communication de crise désastreuse

La communication à la presse est désastreuse. Aucune information à la presse n’a été faite jusqu’à la publication par Koha Ditore des premières informations. Et encore a-t-il fallu attendre plus de 48 heures pour qu’une conférence de presse soit organisée à Pristina uniquement. Ce alors que les autorités d’EULEX savaient depuis près d’une semaine qu’un article allait paraitre prochainement. Les autorités européennes ont bien pris soin de ne pas retransmettre cette conférence de presse à Bruxelles, se contentant d’une information a minima. Comme si les autorités européennes avaient quelque chose à cacher. Ce qui ne prête pas à la tendresse de la presse et ne contribue pas peu à augmenter la tension. Tension d’autant plus palpable que la conseillère est accusée d’avoir faire pression sur le journaliste Vehbi Kajtazi de Koha Ditore pour ne pas publier leurs informations. On est, ici, à l’inverse de tous les préceptes pourtant bien connus en matière de communication de crise mais assez peu appliqués au niveau européen.

Une irresponsabilité juridique

Enfin, il faut le reconnaitre, la mission EULEX évolue dans un no mans land juridique qui n’est pas sain. Les juridictions kosovares ne sont pas responsables tout comme les juridictions européennes. Le problème du statut des contractuels de la mission le prouve. Ils sont baladés d’un tribunal à l’autre qui s’estiment tour à tour incompétents. Ce qui est un véritable déni de justice…

(Nicolas Gros-Verheyde)

(*) Un rôle qu’elle a déjà joué au Royaume-Uni obtenant au terme d’une procédure à l’amiable une indemnité de 250.000 £

Lire aussi : notre série d’articles parus sur le Club (abonnés)

  1. Une affaire de corruption sème le trouble au coeur d’EULEX (28 octobre)
  2. Affaire Eulex. Les Verts demandent une enquête indépendante (1er nov)
  3. Affaire EULEX. Une tentative de pression sur la presse ? (1er nov.)
  4. Affaire EULEX. Le chef de mission Meucci réagit. Des détails supplémentaires (1er nov)

Lire aussi  : La communication de crises. Parent pauvre au niveau européen ? Des remèdes

ETUM Mali

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE (PSDC) – été 2014

(B2) Durant l’été, les missions et opérations de maintien de la paix ou de consolidation de l’Etat de droit ont continué leurs activités, tour de piste…

ETUM Mali

( Crédit : EUTM Mali)

 Kalifabougou (Mali) – Formation aux  tirs d’artillerie du 5e bataillon « Debo »

Le 5e bataillon interarmes, formé à Koulikoro par la mission européenne EUTM Mali, a reçu officiellement son nom de baptême fin juillet. Il porte le nom de « Debo », le plus grand lac du Mali, situé au centre du pays dans le delta du Niger, aux environs de Mopti. Un symbole fédérateur pour les soldats du groupement tactique interarmes (GTIA) qui sont, dans leur majorité, originaires de régions riveraines de ce lac. C’est le même jour que la batterie d’artillerie du GTIA DEBO, instruite par les instructeurs espagnols de l’EUTM, a effectué une campagne de tirs sur le champ de tir de Kalifabougou. Après sept semaines d’instruction théorique et pratique, les artilleurs de DEBO ont pu mettre en œuvre leur savoir-faire : six roquettes de 122 mm  ont ainsi été tirées sur des objectifs à une distance de 5 à 6 kilomètres. Lire aussi : Français, Maliens et Néerlandais à la recherche du vol d’Air Algérie

Mogadiscio (Somalie). 250 militaires de l’armée nationale somalienne terminent le cursus de réintégration

Les soldats de l’armée nationale somalienne ont terminé le deuxième cours de réintégration organisé par la mission de formation de l’Union européenne en Somalie (EUTM Somalia). La cérémonie de fin de formation a eu lieu dans le camp d’entraînement Jazeera (JTC) à Mogadiscio, le 31 juillet, en présence du Commandant de la Force AMISOM, le lieutenant-général Silas Ntigurirwa, le directeur du personnel de l’armée nationale somalienne, le général de brigade Abdullahi Einte et le commandant de la mission EUTM Somalia, le général de brigade Massimo Mingiardi. Les 250 militaires de l’armée nationale somalienne ont été formés aux différentes compétences militaires générales : les techniques et les procédures de base de l’infanterie, y compris l’éthique militaire ainsi que le Basic Life Support (BLS). Un accent particulier a été mis sur « le droit international humanitaire, la protection des enfants et le Code de conduite » précise-t-on à la mission EUTM Somalia.

( Crédit EUFOR RCA)

( Crédit EUFOR RCA)

Bangui (République Centrafrique) – EUFOR RCA contribue au bon déroulement de la « marche de la paix »

La mission EUFOR RCA a fourni des troupes pour assurer la sécurité à Bangui, le 9 août lors d’un discours de la Présidente intérimaire Samba Panza. Environ 3000 personnes ont défilé dans la ville et écouté le discours de la Présidente. Les forces de sécurité supplémentaires, à la police de Bangui ont été déployées le long des itinéraires de la manifestation pour assurer la sécurité. La « Marche de la paix » est un événement organisé pour fêter la signature des accords de Brazzaville.

Lire aussi :

( Crédit EUBAM Moldova-Ukraine)

( Crédit EUBAM Moldova-Ukraine)

Tudora-Starokozache (Moldavie) – EUBAM Moldova-Ukraine soutient la police aux frontières dans le lancement d’un « code de conduite »

La police aux frontières moldave a lancé, le 7 août, un nouveau code de conduite à Tudora-Starokozache, point de passage entre l’Ukraine et la Moldavie. La mission EUBAM Moldova a soutenu et encouragé le projet en contribuant à la production de ce livret d’information pour le public sur les valeurs et les bonnes pratiques pour améliorer le service. Pour le chef de la mission EUBAM Moldova-Ukraine, l’Italien Francesco Bastagli, « Le code n’est pas seulement un livret à conserver dans votre poche. Il représente un ensemble de valeurs et de pratiques qui doivent être suivies efficacement et portées à l’attention de toutes les personnes impliquées. »

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( Crédit : EUFOR Althéa)

Tuzla (Bosnie-Herzégovine) – La reconstruction des ponts

Les soldats de l’opération européenne militaire EUFOR Althéa ont débuté, le 11 août, avec les forces armées de Bosnie-Herzégovine, la reconstruction de ponts, détruits lors des inondations de mai dernier, dans la municipalité de Tuzla. Cela devrait permettre à 350 ménages d’avoir un accès facile entre leurs propriétés et le reste de la commune, et aux agriculteurs ont d’avoir accès à leurs terres agricoles. « La construction  devrait être achevée au cours du mois prochain », indique-t-on à EUFOR Althéa.

Merdare (Kosovo). Le travail  d’identification des personnes disparues à Raska se poursuit

Le département de médecine légale de EULEX Kosovo a reçu, le vendredi 22 août, des autorités serbes un certain nombre de restes exhumés, rapatriés suites aux dernières exhumations de Raska. Les restes seront transportés au quartier général de Pristina, où le travail d’identification va continuer. Les restes seront ensuite remis aux familles, avec l’aide de la commission sur les personnes disparues du gouvernement kosovar, une fois le travail d’identification terminé. À ce jour, 456 opérations ont été menées sur le terrain, au cours desquelles les restes de 413 personnes ont été remis à leurs familles. Parmi celles-ci, 315 étaient répertoriés comme des personnes disparues.

Kaboul (Afghanistan). 34 enquêteurs formés à la gestion d’une scène de crime

Après cinq semaines d’études, 34 enquêteurs, dont une femme, ont obtenu leur diplôme d’investigateur lors du 7ème programme de formation de gestion de la criminalité (Crime Management College). L’objectif principal du programme de formation était ​​la gestion d’une scène de crime, la gestion des enquêtes, la collecte de preuves et d’informations pour les enquêteurs. L’enseignement a été basé sur les plans du ministère afghan de l’Intérieur (MoI) et organisés par CMC pour le renforcement des capacités des enquêteurs.

(Informations recueillies par Jérémy Cauderlier st.)

Sur l’opération anti-piraterie Eunavfor Atalanta, lire :

Les accusés des crimes de Vaganica et Likovc blanchis

(BRUXELLES2) Des juges européens ont acquitté jeudi (29 mai),  devant le tribunal de Mitrovica, quatre accusés de crimes de guerre. Ismet Haxha, Shefki Hyseni, Nexhat Qubreli et Sylejman Selimi, étaient accusés sous plusieurs chefs d’inculpation d’avoir assassiné des civils.

Pas de preuve suffisante

Le tribunal n’a pas pu prouvé, « hors de tout doute raisonnable », que les événements qui se sont produit entre les villages de Vaganica et Likovc, à des dates non précisées, fin 1998 et début 1999, pouvaient leur être attribués. L’un d’entre eux (Shefki Hyseni) a cependant été reconnu coupable d’enlèvement – selon la loi pénale de la République de Serbie, en vigueur au moment des actes. Mais il a été acquitté, l’infraction étant prescrite. Les accusés ont été immédiatement libérés à l’exception de Haxha Selimi – qui reste en détention provisoire étant impliqué dans l’affaire de la Drenica.

Une affaire très sensible

A la mission européenne EULEX Kosovo, on sait très bien que cette affaire est « difficile » et très « sensible ». « Nous reconnaissance l’importance de cette affaire pour la population du Kosovo et les victimes » a expliqué dans un communiqué le chef de la Mission. Le procureur européen de la mission a d’ailleurs annoncé vouloir « regarder avec attention tous les attendus du jugement », se réservant le « droit de faire appel ».

L’UCK impliquée ?

Mais il doit être « clair » – a également averti le chef de mission- « que l’UCK n’était pas en procès ici, seuls l’étaient des accusés individuellement. Il est primordial de comprendre que la culpabilité est individuelle et non collective. » Et d’ajouter : « ce verdict n’affaiblira, en aucun cas, la détermination du SPRK (le procureur spécial du Kosovo) de poursuivre tous les cas de crimes de guerre avérés, y compris les cas de violence sexuelle ».

(Nicolas Gros-Verheyde)

(*) Cette affaire (Drenica) a commencé d’être jugée la semaine dernière (22 mai), même si 3 des 7 accusés n’étaient pas présents dans le box du tribunal de Mitrovica. Un mandat d’amener a été lancé contre eux. La mission EULEX a d’ailleurs appelé les services criminels du Kosovo, comme les autres institutions, et la police du Kosovo, à « redoubler d’efforts pour amener les trois fugitifs devant la justice ».

Véhicules d’EULEX Kosovo pris pour cible dans le nord (Maj)

(BRUXELLES2) Deux véhicules de la mission « Etat de droit » de l’Union européenne au Kosovo (EULEX Kosovo) ont été l’objet de tirs sur la route de Brnjak ce vendredi soir (25 avril) vers 20h. Aucun blessé. Que des dégâts matériels. Mais une enquête a été lancée par la task force Mitrovica pour trouver les auteurs. Un appel à témoins a été lancé. « Toute attaque contre EULEX est une attaque contre l’Union européenne » précise-t-on au siège de la mission à Pristina. Ce n’est pas la première fois que des incidents se produisent dans cette commune de Zubin Potok, où est situé le poste-frontière avec la Serbie. (NGV)

(Mis à jour 27.4) La Haute représentante de l’UE a réagi, avec un temps de retard (samedi après-midi), par un communiqué (en anglais *) envoyé à la presse « condamnant fermement » cette attaque et « appel(é) à une enquête rapide et approfondie afin que les auteurs soient traduits en justice. » « Ces actes d’intimidation sont inacceptables » a-t-elle ajouté. « L‘Union européenne est déterminée à poursuivre son engagement en faveur de la primauté du droit dans tout le Kosovo ».

Lire aussi :

(*) NDLR : Texte traduit par nos soins ! Comme c’est devenu la règle, les communiqués de la Haute représentante sont désormais quasi systématiquement publiés en anglais. Ce qui est en contravention avec toutes les règles en usage dans la diplomatie mondiale et européenne, les trois langues de travail étant au niveau de la Commission européenne l’anglais, le français et l’allemand ; tandis que les deux langues de travail en usage dans la PESC sont l’anglais et le français.

Texte original : « The High Representative strongly condemns the attack that targeted vehicles of EULEX Kosovo last night in northern Kosovo. She calls for a prompt and thorough investigation in order for the perpetrators to be brought to justice. Such acts of intimidation are unacceptable. As reiterated this week by the High Representative, the European Union is determined to continue its engagement in favour of the rule of law throughout Kosovo. »

EnverZymberi

Un homme suspect du meurtre d’un policier kosovar arrêté au Kosovo

EnverZymberi(B2) La Task Force Mitrovica (TFM) assistée par les policiers européens d’EULEX ont arrêté un individu à Zupče / Zupç, dans le nord du Kosovo, soupçonné du meurtre d’une policier.

L’homme âgé de 32 ans est soupçonné d’avoir assassiné un policier de la police kosovare (KP), Enver Zymberi, à l’été 2011, lors de l’attaque d’un convoi de la KP dans lequel il se trouvait. Un mandat d’arrêt international avait été émis par Interpol sur demande de la MINUK – la mission des Nations Unies pour le Kosovo. Le suspect arrêté a été transféré sur la base logistique de EULEX de Mitrovica pour un nouvel interrogatoire.

Né en 1979, Enver Zymberi s’était engagé dans la police du Kosovo en 2002. Il faisait partie des forces spéciales. Il a été abattu à Leposavic, le 26 juillet 2011, à proximité du point de passage de la frontière entre le Kosovo et la Serbie, lors d’une opération de l’Etat kosovar pour assurer la sécurité sur la zone du nord Kosovo qui échappait à son contrôle. A l’époque, des membres de « structures parallèles » extrémistes serbes avaient organisé plusieurs attaques contre les forces. Abattu par un sniper à la tête, le policier avait été évacué dans un état critique vers la clinique universitaire de Pristina (QKUK) où il était décédé dans la soirée.

(Nicolas Gros-Verheyde)