EULEX

Massacre au Kosovo en 1999 : Eulex ouvre l’enquête

(BRUXELLES2) Les procureurs spéciaux de la mission EULEX Kosovo ont mercredi (24 avril) « formellement ouvert une enquête sur les crimes de guerres » commis les 27 et 28 avril 1999 dans la municipalité de Djakovica et notamment dans les villages de Meja, Oriza et ceux de la vallée de Caragoj. Selon la mission européenne, ce massacre est le plus important commis pendant le conflit qui a ravagé la région en 1999.

Des crimes de grande ampleur

La plupart des 372 victimes albanaises ont été retrouvées dans une fosse commune à Batajnica, en Serbie. Les procureurs auraient identifié une vingtaine de personnes qui pourraient être inculpés pour crimes de guerre, la liste des exactions étant particulièrement longue puisque les procureurs font état « de tortures, traitement inhumains, immenses souffrances, dislocation et déplacement, confiscation de biens, pillages qui n’étaient pas justifiés par des besoins militaires ».

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La maire de Prizren accusé de corruption

(BRUXELLES2) Ce n’est pas une plaisanterie. C’est un procureur européen – membre de la mission “Etat de droit” (Eulex) – qui a déposé un acte d’accusation aujourd’hui (27 février) au tribunal de première instance de Prizren, un acte d’accusation pour corruption contre le maire de Prizren, Ramadan Muja et cinq autres fonctionnaires de la municipalité de Prizren. Le maire est accusé de quatre chefs d’abus de position ou de son autorité officielle, notamment en utilisant des terres appartenant à la municipalité et dans d’autres « actes qui résultent de violations sérieuses des droits de nombre de plaignants dans des litiges civils » précise le communiqué d’Eulex. La procédure va désormais suivre son cours…

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Deux officiers de police condamnés pour corruption (Mitrovica)

(BRUXELLES2) Un jury composé de trois juges européens (d’Eulex) du tribunal de Mitrovica a condamné, ce vendredi (15 février), deux officiers de police pour corruption, dans une affaire impliquant six officiers. Les accusés, tous les policiers, étaient soupçonnés et ont été inculpés par le procureur de l’office de poursuite spécial du Kosovo pour avoir transmis des informations sur la localisation des points de contrôle de police, et quel chemin prendre pour acheminer des marchandises en contrebande.

Le Tribunal a infligé une peine de cinq mois de prisons à Avni Shyti, pour abus de sa position officielle mais relaxé d’avoir accepté des pots de vins ; sa sentence a été suspendue pour une période probatoire de deux ans. Le second Nazmi Poterqoi a été condamné à un an et deux mois de prison pour abus de sa position officielle et acceptation de pots de vins ; sa sentence a été suspendue pour une période probatoire de deux ans et six mois. D’autres accusés (Naser Damati, Besim Smajli, Kemajl Hoti et Halit Fazliu) ont été reconnus non coupable et acquittés de leurs accusations.

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Profanation de cimetières serbes au nord Kosovo

(B2) Après la profanation dimanche (20 janvier) de plusieurs cimetières “serbes” au nord Kosovo (Klokot, Prilužje, Miloševo et Plemetina) et de lieux de culte à Đakovica, la mission européenne “Etat de droit” (EULEX) au Kosovo a tenu à condamner « les actes de vandalisme ou de toute forme de violence. La protestation pacifique est normale dans toute société moderne et démocratique. Mais la profanation délibérée de cimetières et de lieux de culte doit être absolument condamnée. EULEX appelle les citoyens à respecter la loi et s’abstenir de tout acte de violence. » Et d’ajouter : « La police et les procureurs d’EULEX surveillent de près la situation et la coordination avec la police du Kosovo et la KFOR. EULEX est prête à intervenir et à soutenir le maintien de l’ordre, en cas de besoin. » A Dakovica, selon le média serbe B92, la police kosovare KPS et la KFOR de l’Otan se sont rapidement déployées empêchant tout dégât.

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Le droit de propriété du monastère serbe de Decani au Kosovo. Sensible…

le monastère et sa zone agricole et boisée aux alentours (Source : kosovo.net)

(BRUXELLES2)  C’est un procès très sensible qui vient de s’achever devant la chambre spéciale du Kosovo. Un panel mixte, présidé par un magistrat européen, de la mission EULEX (Etat de droit), vient en effet de se prononcer jeudi (27 décembre) sur les droits de propriété de 23 hectares environ situés dans  la zone spéciale du monastère de Visoki Dečani, près de Pecs (est du Kosovo). Il a ainsi rejeté comme “infondées” les plaintes de deux sociétés collectives (ou SOE comme Socially Owned Enterprises) sur des terres administrées par le monastère.

Un litige touchant de près à l’âme et au fond du conflit serbo-kosovar

La SOE Apiko – sur lequel est établie une fabrique de miel – et l’hôtel Iliria contestaient l’usage des terres données au monastère par un document remontant aux dernières années d’avant l’indépendance.

Un petit retour en arrière s’impose pour bien comprendre la situation. Nous sommes en 1997. Le Kosovo est alors encore sous le contrôle étroit de la Serbie (son statut de province autonome ayant été supprimé en 1989). Mais l’UCK – l’armée de libération du Kosovo – livre une véritable guerre d’indépendance contre les autorités serbes (elle bénéficiera notamment de livraisons d’armes venant des arsenaux pillés en Albanie). Le gouvernement (de Belgrade) décide d’octroyer, dans deux actes séparés de donation, deux terres, de 12 hectares chacune environ, au monastère orthodoxe serbe de Visoki Dečani.

La Minuk en force protectrice

En décembre 2000, les deux sociétés entament une procédure contre le monastère, la municipalité de Decan et la république de Serbie, estimant cette emprise illégale. Un document – présenté par le représentant spécial de l’ONU, à l’époque Bernard Kouchner – confirme que le monastère de Decan a le droit d’utiliser et de cultiver la terre à proximité et prohibe les activités économiques de l’usine de miel et de l’hôtel, selon les sources kosovares (Kosovolive). Ce qui donnera lieu à des débats très politiques sur : la mixité des populations ; la notion d’antériorité dans le droit de propriétés ; la capacité des Kosovars Albanais à administrer leur terre comme celui des minorités à pouvoir y rester ; le tout sur un fond très sensible de la présence religieuse orthodoxe – question fondamentale pour les Serbes car ils estiment que le berceau de leur religion se situe justement… au Kosovo.

Un procès tout autant sur le fond sur sur la forme

Le débat durant ces 12 années de procédure a donc autant porté sur le fond – la propriété et l’usage des terres – que la manière de régler le litige et la procédure, les moines orthodoxes refusant la compétence des autorités kosovares. Ainsi le bureau des affaires juridiques de la Minuk – agissant au nom de l’agence de propriété du Kosovo – a été reconnu par le “Ownership Panel” (tribunal de conciliation sur les propriétés) comme le représentant légal des deux sociétés collectives.

Un jugement de Salomon

Le panel a reconnu qu’un accord avait été conclu entre la MINUK et le monastère prévoyant le renoncement aux droits des deux sociétés Apiko et Iliria sur les parcelles cadastrales à l’intérieur de la zone spéciale du Monastère de Dečani. Tandis que le monastère renonçait à toute prétention sur les parcelles cadastrales en dehors de la zone spéciale, ce en faveur de la société Iliria. La légalité de cet accord a été confirmée et les plaintes des entreprises publiques rejetées comme non fondées.

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Extradition d’un trafiquant de stup vers la Slovaquie

(B2) Baki Sadiki, fugitif recherché par la justice slovaque, pour son rôle dans le trafic de stupéfiants à grande échelle, a été extradé vendredi (28 décembre) du Kosovo vers la Slovaquie, précise un communiqué d’EULEX. La mission européenne de soutien à l’Etat de droit au Kosovo a en effet fourni une assistance à la procédure d’extradition, entre le ministère de la Justice de la République slovaque et le ministère de la Justice du Kosovo, ainsi que la remise ultérieure de la personne recherchée de la Police du Kosovo à la police slovaque. Badi Sadiki, qui dispose de la double nationalité slovaque et serbe, avait été arrêté au Kosovo en octobre dernier sur la base d’une alerte rouge d’INTERPOL publiée à la demande de Bratislava. La décision d’accorder son extradition a été prise par le ministre (kosovar) de la Justice après la décision sur la recevabilité de l’extradition de la Cour de district de Gnjilane, confirmée par la Cour suprême du Kosovo. NB : On peut rappeler que la Slovaquie est un des cinq pays européens (avec l’Espagne, la Roumanie, la Grèce et Chypre) à ne pas avoir reconnu l’indépendance de l’ancienne province serbe du Kosovo.

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Eulex Kosovo Vs Fatmir Limaj. Round 2 !

(Crédit : gustaf alstromer)

(BRUXELLES2) Fatmir Limaj a été une nouvelle fois arrêté par la mission européenne d’Etat de droit EULEX Kosovo. Cette fois-ci, ce n’est plus pour crime de guerre, mais pour crime organisé et délits de corruption alors qu’il était encore Ministre des transports et des télécommunication du pays. Limaj n’est pas n’importe qui. Il a été un des commandants de l’UCK – l’armée de libération du Kosovo – et un des fondateurs du Parti démocratique du Kosovo (PDK), le parti du Premier ministre Hashim Thaci. Plus précisément, l’homme a été arrêté avec 6 autres personnes, avec pour chef d’accusation : manipulation d’appels d’offres, acceptation et distribution de pots-de-vin et obstruction de justice en relation à trois affaires d’appels d’offres au sein de son ancien Ministère à des fins personnels. Coût de l’opération : environ 2 millions d’euros, selon Eulex. Les faits remontent à la période 2008-2010, bien qu’ils auraient continuer de recevoir des pots-de-vin jusqu’en 2012. A noter que Fatmir Limaj est également personnellement accusé de ne pas avoir déclaré de l’argent reçu lors de sa campagne municipal de 2007, ainsi que d’autres charges criminelles non précisées.

Lire aussi sur B2 : Inculpation pour crimes de guerre confirmée

(*) Florim Lima, Demir Lima, Endrit Shala, Nexhat Krasniqi, Florim Zuka et Gani Zogaj

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Enver Sekiraqa arrêté !

(crédit : Interpol)

(B2) Sous mandat d’arrêt de l’ONU depuis 2008 pour sa présumée participation dans le meurtre d’un officier des forces spéciales de police du Kosovo, Enver Sekiraqa a été arrêté vendredi (28 septembre) à Pristina par des agents de la mission européenne Etat de droit (EULEX). L’accusé se serait rendu lui-même aux autorités de l’Union, selon Eulex. Considéré comme l’un des parrains de la mafia kosovare et le criminel le plus recherché du pays, sa reddition constitue un point notable dans la lutte anti-criminalité au Kosovo. Outres les affaires de meurtres et de criminalités internationales organisées, l’homme de 38 ans est mis en cause par Interpol dans des affaires de viols et autres crimes sexuels. L’homme avait été retrouvé une première fois en 2010 en Irlande, mais n’avait pu être arrêté, faute de mécanisme européen d’extradition opérationnel pour le Kosovo.

 

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