EUBAM

Ca recrute dur pour six missions européennes. A vos CV…

(BRUXELLES2) Le renouvellement des équipes en Afghanistan et au Kosovo surtout (c’est là où les postes offerts sont les plus nombreux) mais aussi au Congo ou en Palestine et la mise en place de trois nouvelles missions de l’UE en Afrique (notamment au Niger) amènent actuellement le service diplomatique européen à passer offre sur offre de recrutement. Ces appels font suite à la fin de certains contrats mais aussi aux plans de révision des missions qui entraînent un repositionnement des profils recherchés. Il y en cinq en cours actuellement.Et cela ne semble pas tout à fait fini

L’embarras du choix ?

Si vous voulez partir à l’étranger, vous n’avez donc que l’embarras du choix… Il y a pour tous les goûts et toutes les professions. Plus d’un millier de postes sont ainsi offerts, en détachement de votre fonction dans un Etat membre ou par contrat (selon les cas). Le salaire est souvent confortable. Mais les lieux d’affectation ne sont pas toujours très riants ! (notamment en Afghanistan). Et au bout du chemin, il peut y avoir des déceptions. Le travail peut paraître donc souvent loin de l’aventure au grand large. Et les difficultés nombreuses. Mais l’enjeu et les défis à relever valent aussi le déplacement. Alors… gardez la tête sur les épaules !

Quelques conseils…

Il est fortement conseillé de lire attentivement les descriptifs de postes offerts et bien compléter le formulaire de candidature. Les profils recommandés nécessitent souvent une forte et longue expérience, la connaissance du pays ou de la zone concerné, une parfaite connaissance de l’anglais (et du français pour les zones francophones) et une certaine solidité psychologique. Les candidatures pour des postes offerts en détachement doivent toujours transiter par l’intermédiaire de votre « hiérarchie » dans votre Etat membre. Pour les postes en contractuels, si ce n’est pas obligatoire au sens strict, c’est aussi conseillé de prendre l’attache avec votre Etat d’origine et d’obtenir conseils et recommandations.

Postes recherchés

En Afghanistan (EUPOL), on recrute différentes fonctions : officier de sécurité, officier de santé, électricien, presse et information, . Mais ce sont surtout des formateurs/conseillers dans tous les secteurs: justice, État de droit, anti-corruption, police (commandement, contrôle et communications), frontières, anti-criminalité, renseignement. Des « mentors » auprès des différents responsables (ministre de l’Intérieur, ministre de la Justice, Attorney général…) sont également recherchés. Enfin les programmes de justice et de police urbaine (CPJP) recrutent des spécialistes de haut vol pour conseiller, former et encadrer les équivalents afghans – au niveau de la police, de la justice, de l’Anti-corruption – dans les provinces. La plupart des postes sont localisés à Kaboul, mais certaines affectations sont dans les provinces (Herat, Bamyan, Mazar-e-Sharif, Kunduz, Kandahar, Pol-e Khomri, Chaghcharan).

Au Kosovo (EULEX), la sphère recrutement est aussi assez large. Mais de par la dimension fortement juridique de la mission, on ne sera pas étonné de voir rechercher des profils de procureurs, magistrats, juges civils ou criminels, juristes et experts législatifs, …. Mais en fait c’est un peu toute la chaîne policière et judiciaire que l’on recrute : des spécialistes d’investigation criminelle et policière (identification légale, police judiciaire…) au coordinateur des opérations héliportées, en passant par certaines qualifications précises (officier d’opérations au centre de situations, spécialiste des droits de l’homme, des crimes de guerre, des droits de propriété, des armes…, douaniers, greffiers ou greffiers en chef). La mission recrute également son encadrement et son soutien : information presse, gestionnaire des ressources humaines, responsable des transports, chef de l’unité logistique et logisticiens, télécommunications, gestionnaire de l’entrepôt, de l’approvisionnement en essence, etc. Les postes sont souvent basés à Pristina. Mais certains le sont à Mitrovica (au nord du Kosovo).

Au Congo (EUPOL), ce sont naturellement surtout des experts auprès de la Police nationale congolaise (PNC) qui sont recherchés : experts législatifs, formateurs, police, droits de l’homme et droits des enfants, maintien de l’ordre et contrôle de foule…

En Palestine (missions EUBAM et EUPOL), on recherche des profils plus limités : Conseiller politique, officier de liaison, chargé du développement de logiciel, conseillers police, expert en poursuite judiciaire (procureurs), conseiller sur le programme justice (pour la mission EUPOL), douanier et expert du contrôle aux frontières (pour la mission EUBAM)

Au Niger (pour la nouvelle mission EUCAP), la future mission de renforcement des capacités procède à sa vague de recrutements. Les candidats devront prendre leur fonction soit au 1er août, soit au 1er septembre. On recrute ainsi (ou on est en passe de le faire), le chef adjoint de mission (qui servira aussi de chef du personnel), le conseiller politique, le chef des opérations, le chef de l’équipe de coordination, un officier de presse, un expert en formation de renseignement criminel (de rang de capitaine de gendarmerie), un expert militaire expérimenté (de rang de colonel), des officiers de liaison auprès des principaux ministères (Intérieur, Justice, Défense). Et certaines fonctions de soutien (ressources humaines, marchés publics, logistique, systèmes d’information, médical, sécurité, comptabilité, information presse)… NB : Tous les postes sont basés à Niamey, la capitale.

Pour aller plus loin…

Récapitulatif des missions, listes des postes, date limite, formulaire de candidature, contact… tout est résumé dans ce tableau. NB : inutile de m’appeler ou de m’envoyer votre CV, je n’en aurai pas beaucoup l’utilité.

Nom de la mission

Liste et des descriptif des postes offerts (à télécharger)

date limite pour poser candidature
(cette date est parfois repoussée)

 Formulaire de candidature
(à télécharger)

Contact email

EUPOL AFGHANISTAN PDF (5) 22 juin 2012 doc_logo cpcc.eupolafghanistan@eeas.europa.eu
EUPOL RD CONGO PDF (5) 22 juin 2012 doc_logo cpcc.eupolrdcongo@eeas.europa.eu
EUCAP NIGER (Sahel) PDF (5) 22 juin 2012 pour certains postes (date limite normalement fixée au 8 juin pour les autres ) doc_logo cpcc.cfc@eeas.europa.eu
EUPOL COPPS (Palestine) PDF (5) 15 juin 2012 doc_logo cpcc.eupolcopps@eeas.europa.eu
EUBAM Rafah PDF (5) 15 juin 2012 doc_logo cpcc.eubamrafah@eeas.europa.eu
EULEX KOSOVO PDF (5) 13 juin 2012
22 juin 2012 pour certains postes
doc_logo cpcc-kosovoforgen@consilium.europa.eu
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Ukraine et Moldavie ouvrent un poste-frontière commun

Le poste commun sera géré selon les normes européennes (Crédit : EUBAM Moldova Ukraine)

(BRUXELLES2) Le poste-frontière de Briceni-Rossoshany – entre Moldavie et Ukraine – sera, à partir d’aujourd’hui (22 février), géré en commun par les gardes frontières et douanes des deux pays, selon les normes européennes (type Schengen) ! Ce projet-pilote est le premier du genre, initié et soutenu par les douaniers de la mission européenne EUBAM (assistance à la gestion des frontières) déployée en Moldavie et en Ukraine.

La phase-test va durer six mois. Au cours de ces six mois, l’entrée et le contrôle de sortie sera menée sur le territoire de l’Ukraine, à Rossoshany. Et les procédures de la garde-frontière et les services douaniers de la Moldavie et l’Ukraine seront unifiés, simplifiée et optimisée. Les auteurs de ce projet espèrent que le temps nécessaire pour traverser la frontière pour les voyageurs et les marchandises sera « considérablement réduit », avec une utilisation « plus efficace » des ressources humaines et techniques, éviter les duplications.

Pour en arriver là, il fallu plusieurs années de travail aux experts deux pays réunis dans un groupe de travail mené par EUBAM. Un protocole JoBCP avait été signé par les services des gardes-frontières et des douanes des deux pays, en décembre 2011 ; et le document final opérationnel le 7 Février. Si l’expérience s’avère positive, l’expérience pourrait étendue à d’autres postes entre les deux pays.

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Les missions en Palestine recrutent

(BRUXELLES2) Les deux missions civiles de l’UE déployées en Israël et Palestine recrutent quelques experts pour des postes à pourvoir aussi vite que possible (Asap comme on dit en bon « européen »).

La mission de surveillance du poste frontière EUBAM Rafah recrute un expert de contrôle des frontières, en détachement d’un Etat membre. Délai limite pour poser candidature : 30 décembre.

Le site web de EUBAM Rafah - Détails des postes : PDF (5)  – Formulaire de candidature : doc_logo

La mission de police EUPOL Copps recrute 4 personnes : deux en contractuel ou détachement – le chef des ressources humaines et un officier supérieur de sécurité – ; deux autres en détachement – un officier de sécurité et un officier logisitique. Délai limite pour poser candidature : 14 décembre.

Le site web de EUPOL COPPS - Détails des postes : PDF (5) – Formulaire de candidature : doc_logo

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Eubam recrute formateurs pour camp d’été

(BRUXELLES2) Le PNUD (programme des nations-unies pour le développement) recrute pour la mission européenne d’assistance aux frontières (EUBAM) en Moldavie et Ukraine quelques formateurs pour le camp d’été « Borders of Europe » qu’elle organise à Odessa du 3 au 10 juillet. Ce camp réunit des jeunes des universités de sciences politiques et économiques d’Ukraine et de Moldavie (Transnistrie comprise). L’objectif étant de leur procurer une formation sur l’acquis de Schengen, le contrôle des frontières, la lutte contre la corruption. Langues requises : Anglais, Russe, Ukrainien.

Date limite pour poser candidature : 22 juin. Renseignements ici

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Les nouvelles priorités de la politique de voisinage

L'Union européenne est prête à s'impliquer dans la résolution du conflit du Nagorno-Karabakh (crédit : OSCE, 2006)

(BRUXELLES2) La nouvelle approche du voisinage que la Haute représentante, Cathy Ashton et le commissaire Stefan Füle, présentent aujourd’hui, entend s’adapter à la nouvelle donne en cours dans les pays arabes et également dans les pays du Caucase.

Objectif : démocratie

Nous voulons « apporter un plus grand soutien dans la construction de la démocratie » expliquent les responsables européens. Cela comprend la liberté d’expression et la formation des partis politiques mais aussi une justice indépendante et équitable, la lutte contre la corruption, une sécurité assurée par une police et des forces armées responsables…

Un voisinage instable

Car le voisinage européen reste traversé de conflits, actifs ou gelés et est particulièrement instable. Du Nagorno-Karabakh au Sahara occidental, en passant par la Géorgie, la Transnistrie, « le conflit israélien-palestinien, et les autres conflits dans le Moyen-Orient, (…) continuent d’affecter d’importantes franges de la population, nourrissant la radicalisation ». L’UE veut donc « intensifier sa coopération politique et en matière de sécurité », sur trois sujets principaux : la résolution des conflits, l’assistance directe à la réforme de la justice ou des services de sécurité, faire face aux nouvelles menaces.

La résolution des conflits

L’Union européenne est engagée dans des mécanismes de résolution de ses conflits : Quartet au Moyen-Orient, discussions 5+2 en Transnistrie-Moldavie. Elle est ainsi « prête à s’impliquer dans des formats où elle n’est pour l’instant pas représentée, comme le groupe Minsk de l’OSCE sur le conflit du Nagorno-Karabakh ».

Des missions d’assistance à la sécurité ou « Etat de droit »

L’UE dispose également de plusieurs missions déployées sur le terrain : observateurs en Géorgie (EUMM), assistance aux frontières (EUBAM) en Moldavie, formation de la police et surveillance des frontières (EUPOL et EUBAM) dans les territoires palestiniens. Et on peut faire plus, est-il mentionné, « en utilisant davantage les instruments de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et les autres instruments de l’Union européenne ». Le document propose ainsi le « soutien (de l’UE à ces pays partenaires dans leurs efforts pour réformer la justice et la réforme de du secteur de sécurité », avec des missions Etats de droit ou d’autres instruments de la PESC. Elle entend aussi « faire un plein usage des dispositions du Traité de Lisbonne » pour répondre à toutes les autres menaces d’intérêt commun : sécurité des ressources énergétiques, non prolifération, criminalité transfrontière…

NB : précisons que la terminologie de la politique de sécurité et de défense commune a (quasi) totalement été évacuée de ce document. Il n’est mentionné qu’à une seule reprise, presque par inadvertance.

Télécharger le document complet dans la section les docs de B2

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Quand le Parlement note les missions de l’UE

(BRUXELLES2) Le rapport de Roberto Gualtieri (parti démocrate italien), adopté par le Parlement européen, mercredi a passé en revue les opérations menées par l’Union européenne dans le monde. Et il note ainsi que bien souvent les missions s’effectuent sans « stratégie politique bien définie« . Ce lien est « absent dans la plupart des cas, ce qui a une influence négative sur l’efficacité et l’efficience des missions« . En passant en revue les missions, le constat est parfois rapide et impitoyable.

Bien

• EULEX Kosovo, malgré « de nombreux obstacles, notamment liés à l’absence de mesures d’accompagnement et à des contraintes d’effectifs (joue) un rôle important dans le domaine de l’état de droit, et continue de contribuer à la stabilité de la région »

Bien mais …

• EUNAVFOR Somalie (opération Atalanta) menée « avec succès ». Mais « la question du traitement judiciaire des pirates doit être résolue d’urgence, notamment sur la base du rapport Lang ». L’opération Atalanta est « entravée par l’absence d’application d’une stratégie régionale bien définie visant à supprimer les causes profondes du phénomène de piraterie et à faire face de manière efficace à l’instabilité chronique de la Corne de l’Afrique. Des mesures améliorant les capacités de surveillance maritime régionale doivent être prises d’urgence ».

• EUTM Somalia : « peut s’avérer contre-productive en améliorant les capacités militaires pour d’éventuels recrutements de milices en Somalie ».

Peut mieux faire

• EUBAM Rafah et EUPOL COPPS : « largement reconnues et acceptées en tant que principal interlocuteur international spécialisé dans les problèmes de maintien de l’ordre dans les territoires palestiniens ». Mais n’ont « pas été en mesure d’avoir un impact significatif sur l’évolution du conflit car elles sont dépourvues de stratégie politique et diplomatique solide, nécessaire par ailleurs en vue d’un engagement renouvelé dans les territoires palestiniens ».

Insuffisant

• EUPOL Afghanistan : « impact insuffisant en raison de l’absence de stratégie bien définie et de son intégration forcée dans la stratégie américaine AFPAK ».

EUPOL RD Congo et EUSEC RD Congo (existent depuis 2007 et 2005 respectivement) : « leurs effets positifs sur les groupes cibles ont été limités, voire nuls ». Le Parlement « recommande de se concentrer davantage sur le problème de la violence sexuelle afin d’accroître l’efficacité des deux missions ».

A fermer

• EUFOR Althea en Bosnie-Herzégovine (lancée en 2004) : a « atteint ses principaux objectifs ». Elle doit être fermée dit le parlement. « Une évaluation politique de l’opportunité de la considérer comme terminée et de récupérer d’importantes ressources financières et humaines (plus de 1 400 personnes) s’impose. »

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Le mandat d’EUBAM Rafah bientôt prolongé et aménagé

(BRUXELLES2) Le mandat d’EUBAM Rafah, la mission européenne de surveillance aux frontières à Gaza doit être prolongé jusqu’au 31 décembre. Cette mission, qui est actuellement en stand bye en attendant un feu vert des autorités israéliennes et palestiniennes, pourrait être appelée à jouer un nouveau rôle en cas d’évolution du processus de paix au Moyen-Orient ou de reconnaissance de l’Etat palestinien. Et cette prolongation est donc sensible. Les ambassadeurs du COPS – le comité politique et de sécurité – doivent donner leur accord le 17 mai si l’autorité palestinienne et Israël marquent leur accord. Selon les informations qui m’ont été rapportées, l’accord de la première est acquis et on est en attente de l’accord israélien.

La décision fondant EUBAM Rafah sera également modifiée sur deux points pour préparer une évolution future en la rapprochant de l’autre mission de l’UE (police). Ainsi EUBAM Rafah va recevoir dans ses missions celle « d’aide(r) EUPOL COPPS dans ses autres tâches dans le domaine de la formation du personnel de l’Autorité palestinienne, chargé de la gestion des frontières et des points de passage aux points de passage de Gaza ».

De son coté, le COPS recevra mandat des 27 ministres des Affaires étrangères, pour « nommer un chef de mission et modifier l’OPLAN », le plan d’opération, ainsi que sur les « compétences nécessaires pour prendre des décisions ultérieures concernant la nomination du chef de mission ». Le Conseil reste, en revanche, « investi du pouvoir de décision (sur) les objectifs et la fin de la mission ».

La fusion possible avec la mission EUPOL, tout comme la redéfinition des pouvoirs de la mission, sont des questions éminemment politiques qui ne peuvent être tranchées par avance. L’idée d’une fusion des deux missions envisagée un certain temps ne semble plus être automatiquement la voie majoritaire.

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Accord Fatah-Hamas, la frontière entre Gaza et l’Egypte s’ouvre, et l’UE ?

(BRUXELLES2) L’accord survenu entre palestiniens du Hamas et du Fatah a été accueilli du bout des lèvres et avec une très grande prudence par la Haute représentante de l’UE pour la politique étrangère, Cathy Ashton. « Je suis cette décision de former un gouvernement intérimaire avec une grande attention. L’UE a constamment appelé pour la paix et la réconciliation, sous l’autorité du président Abbas, mettant fin à la division entre la Cisjordanie et Gaza (…). Nous allons étudier les détails de cet accord et en discuter avec les collègues de l’UE et de la région ». (*)

Effectivement cet accord mérite d’être étudié dans le détail. Mais on peut y voir un évènement notable, non sans conséquences pour la région, le processus de paix israélo-palestinien comme pour le rôle de l’UE. Cela permet de sortir de l’impasse politique internationale, en permettant les discussions avec un seul interlocuteur palestinien (donc avec le Hamas). Conjuguée avec la réouverture du poste frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte – décidée par le nouveau régime égyptien – cet accord a au moins un avantage : mettre fin à un « trou noir » dans la frontière, nid de contrebande et de possibles réseaux terroristes. Et cela permet de remplir plusieurs des conditions posées au redémarrage de la mission de contrôle aux frontières (EUBAM Rafah) – qui est pour l’instant en « sommeil ».

Reste à savoir si les autorités, égyptiennes comme israéliennes, voudront accepter un contrôle international sur cette frontière. C’est de leur intérêt. Reste également au Hamas de faire un geste de bonne volonté en libérant le soldat franco-israélien Shalit. Ce n’est pas hors de portée (si l’intéressé est toutjours vivant). Et il n’est pas interdit – au rythme où vont les évènements dans le Moyen-Orient – qu’une annonce politique tacite, équivalent à une simili reconnaissance d’Israël pourrait être faite. Dans le cadre de l’objectif national des Palestiniens de proclamation d’un Etat palestinien en septembre, rien n’est tout à fait totalement impossible désormais.

(*) « On behalf of the EU, I am following the decision to form an interim Palestinian Government with great interest. The EU has consistently called for peace and reconciliation, under the authority of President Abbas, leading to an end to the division between the West Bank and Gaza and in support of greater security and stability across the region. We will study the detail of this agreement and discuss with colleagues in the EU and in the region. »

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La mission de surveillance aux frontières EUBAM Rafah peut-elle redémarrer ?

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