RAF aircraft provides South Sudan evacuation

Sud Soudan : on évacue

RAF aircraft provides South Sudan evacuation

un C-17 lors d’une autre opération internationale (crédit : ministère UK de la Défense)

(BRUXELLES2) Un avion C17 britannique de la Royal Air Force a évacué aujourd’hui de Juba au Sud Soudan 182 passagers (Britanniques, du Commonwealth et de l’UE), rapidement embarqués et dirigés vers Entebbe en Ouganda. Le vol – ou plutôt l’atterrissage a été assez mouvementé, comme l’indique un communiqué du ministère britannique.

Réquisitionné par le Foreign Office (FCO), l’avion militaire avait décollé dans la nuit (après 3 heures du matin de la base de la RAF de Brize Norton. Mais à l’arrivée, après un vol de 9 heures, sur l’aéroport de la capitale sud-soudanaise Juba,le pilote a été surpris. La piste était encombré par un avion civil de ligne, un Boeing 737 immobilisé aux 2/3 de la piste, le train avant affaissé. Le C-17 a cependant pu atterrir, sans dommage, après un atterrissage dit « de précision ». Comme l’a raconté, le commandant du 99e Squadron, le Commander Stuart Lindsell, « Nous pratiquons des atterrissages courts en formation. Mais arriver sur une piste avec un avion qui s’est écrasé et en occupe une grande partie oblige vraiment à se concentrer l’esprit un peu plus que ce qu’on attend normalement. Le commandant du C17 et son équipage ont eu une des journées les plus difficiles de tout l’escadron depuis que celui est en place, il ya 12 ans. »

Ordre d’évacuation à Londres et Berlin

Après les violences (qui ont fait au bas mot « 500 personnes et fait près de 800 blessés à Juba, dont de nombreux civils », selon le Quai d’Orsay) et le couvre-feu, plusieurs pays comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni ont donné l’ordre à leurs ressortissants de quitter le pays. Un second vol a d’ailleurs été programmé par les Britanniques. Les ressortissants étant priés de se présenter à l’aéroport avec le moins de bagages possibles (voire sans aucune bagage). Côté français, le ministère des Affaires étrangères a « recommandé » aux ressortissants – une soixantaine actuellement – « d’emprunter les vols disponibles pour quitter temporairement le Soudan du Sud » (certains ont pris apparemment les vols de « nos amis » britanniques).

Pas d’opération française

Contacté par B2, l’Etat-Major des armées (français) dément certaines informations parues dans la presse, comme de planifier une opération d’évacuation des ressortissants, « n’ayant reçu pas de demande en ce sens du ministère des Affaires étrangères ». Et comme le précise un haut responsable français, de passage à Bruxelles, « on est déjà bien occupés ailleurs pour intervenir en plus au Sud Soudan. Vous n’y pensez pas ». Et d’ajouter « même si certains problèmes sont liés. On retrouve en Centrafrique et au Sud Soudan certains éléments communs. Comme il y a des éléments de Boko Haram. »

NB : l’Union européenne avait déployé sur l’aéroport de Juba une petite mission de conseil et d’expertise pour la sécurité aérienne de l’aéroport (EUAVSEC South Sudan). La décision de fermeture de cette mission avait déjà été prise avant les évènements, pour des raisons différentes. Lire : on ferme

RemiseMedailles@Euavsec1311

On ferme…

RemiseMedailles@Euavsec1311

Remise des médailles de participation à une mission PeSDC au Sud Soudan (crédit : SEAE/Euavsec)

(BRUXELLES2) Deux missions européennes de gestion de crises (PeSDC) sont en cours de fermeture : au Sud Soudan (EUAVSEC) et en Irak (EUJUST Lex). La décision devrait être avalisée par les ministres des Affaires étrangères et de la défense des « 28 » lundi et mardi (18 et 19 novembre).

La mission de sécurisation de l’aéroport au Sud Soudan (EUavsec South Sudan), devrait ainsi terminer ses activités à la mi-janvier de l’année prochaine. Soit au terme de son premier, et unique, mandat de un an. Les ambassadeurs n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur son renouvellement. Il faut dire que cette mission n’a pas vraiment prouvé son efficacité. Et personne parmi les délégations ne « s’est vraiment battu » pour trouver un prolongement à cette mission, selon plusieurs diplomates contactés.

La mission d’assistance à l’Etat de droit en Irak (EUJUST Lex) doit aussi fermer ses portes à la fin de l’année. On se trouve là dans un autre cas de figure. Cette mission a presque 10 années derrière elle. Entamée en 2005, elle avait un double objectif. D’une part, réconcilier les Européens avec eux-mêmes et avec l’Irak, après le « schisme » de 2003 qui avait vu. D’autre part, aider l’Irak à reconstruire ses fonctions de police et de justice après la guerre et le régime de Saddam Hussein. Exécutant ses missions « off shore » – par des formations en Europe ou dans les pays avoisinants – la mission était depuis peu présente dans le pays. Mais le retour du climat de violence accru a, quelque peu, entravé son bon déroulement dans les derniers mois. « C’est difficile » lâchait récemment un membre de la mission contacté par B2.

Le problème aujourd’hui posé est que : faire après ces deux missions ? Qui va prendre le relais ? Et là la question reste posée…

Tous les détails, et dessous, de ces fermetures sur le Club de B2

Un Danois à la tête de la mission EUAVSEC

(BRUXELLES2) Lasse Rosenkrands Christensen vient d’être nommé par le Comité politique et de sécurité (COPS) de l’Union au poste de chef de la mission EUVASEC au Sud-Soudan. Il prendra ses fonctions le 1er septembre. Cet ancien responsable de la police danoise connaît bien la situation au Soudan pour y avoir opéré entre 2006 et 2007 en qualité de chef de la logistique pour la mission de l’ONU. Il a une expérience certaine des situations de crise puisqu’il a beaucoup travaillé au Liban, en Syrie ou encore dans les territoires palestiniens pour différentes missions de la communauté internationale entre 2007 et 2009, ainsi qu’en Bosnie Herzégovine en 1996, et au Kosovo pour la mission EULEX depuis 2011.

La mission européenne à l’aéroport de Juba, au Soudan du Sud, vise à renforcer la sureté aérienne du nouvel Etat, notamment en formant et en encadrant les services de sécurité nationaux (Lire : La mission EUAVSEC au Sud Soudan lancée). Mission qui devrait convenir parfaitement à M. Rosenkrands Christensen puisqu’entre 2000 et 2005 il a servi en tant que commandant adjoint de l’aéroport de Copenhague et participé alors au comité danois de l’aviation civil et de la sécurité des aéroports durant la même période.

Trois missions en cours de déploiement

(BRUXELLES2) Trois missions sont en cours de déploiement au niveau européen. Les équipes sont en passe d’être recrutées. Et elles devraient être déployées, plus ou moins rapidement, sur le terrain. Le point…

Lire également :

EUAVSEC South Sudan

Mission civile avec pour objectif d’améliorer la sûreté de l’aéroport contre les risques externes (terrorisme, drogues…). La mission n’a pas de rôle exécutif mais de soutien, formation des personnels et mise au point des différentes procédures. Des experts européens seront placés auprès de l’autorité aéroportuaire et du ministère des transports sud-soudanais afin d’aider à mettre en place et codifier les différentes règles de sûreté (mission de conseil et d’assistance).

  • Budget : 12,5 millions d’euros – budget UE
  • Personnel : 64 personnes – 43 experts européens et 21 locaux
  • Quartier général et zone d’action : Juba (Sud Soudan).
  • Chef de mission : xxx
  • Durée du mandat : 19 mois
  • Lancement : le recrutement de l’équipe centrale (core team) du chef est en cours. Elle devrait être déployée sur le terrain en septembre, après la traditionnelle séance de training à Bruxelles. Le complément de l’équipe sera déployé d’ici la fin de l’année, pour permettre un travail à plein sur une année complète

Lire aussi :

EUCAP Nestor (ex RMCB)

Mission de renforcement des capacités maritimes des pays de la Corne de l’Afrique. La mission vise à renforcer les capacités des pays concernés à lutter contre la piraterie, que ce soit en matière de formation des personnels (police, magistrats, gardes-côtes), d’assistance à la mise en place d’une législation et d’une procédure judiciaire et la fourniture de certains matériels.

  • Budget : 22,8 millions € pour 2012
  • Personnel : 200 personnes (dont 175 experts internationaux)
  • Quartier général : Djibouti.
  • Zone d’action géographique : Djibouti, Kenya, Seychelles, Somalie (Puntland, Somaliland), Tanzanie
  • Chef de mission : amiral Jacques Launay (France)
  • Lancement : été 2012. Quelques experts sont déjà partis sur place en renfort de certaines délégations.

Télécharger la fiche pratique
Voir la page du Conseil consacrée à la mission

Lire aussi :

EUCAP Niger

Mission civile visant à renforcer les capacités de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée dans la région du Sahel, en premier lieu au Niger, à conseiller les autorités nigériennes et former les forces de sécurité du pays. . Le Concept de Gestion de Crise (CMC) a été adopté par le Conseil le 23 mars 2012. Le Conops Plus a été approuvé. La durée du mandat est de deux ans.

  • Budget : (9 millions d’euros pour un an)
  • Personnel : 50 experts européens + locaux
  • Quartier général : Niamey (Niger).
  • Zone géographique : Niger
  • Chef de mission : xxx
  • Lancement : été 2012. L’équipe centrale (core team) est en passe d’être recrutée. Elle devrait être déployée sur le terrain fin juillet / 1er août.

Lire aussi :

La mission EUAVSEC au Sud Soudan approuvée par les 27

Sur l'aéroport de Juba (crédit : ONU)

(BRUXELLES2) Le conseil des ministres de l’Agriculture de l’Union européenne a adopté aujourd’hui (lundi 18 juin) la décision lançant la mission de sécurisation de l’aéroport au Sud Soudan (EUAVSEC South Sudan). On se souvient que cette décision était programmée il y a quelques jours mais avait dû être retirée de l’ordre du jour car plusieurs délégations avaient des réserves d’ordre parlementaire. Ces réserves sont désormais levées.

Une question de lutte contre le terrorisme

« L’UE est déterminée à soutenir la paix, la sécurité et le développement au Soudan du Sud » s’est félicitée la Haute représentante, Catherine Ashton dans un communiqué. « EUAVSEC – South Sudan s’attachera à améliorer la sûreté à l’aéroport de Djouba en vue de la rendre conforme aux normes internationalement reconnues, ce qui est important pour favoriser le développement économique du Soudan du Sud et pour soutenir les efforts visant à éviter que l’aéroport ne devienne une cible pour le terrorisme. »

On recrute

Il reste maintenant à désigner le chef de mission. Le recrutement du reste de l’équipe est en cours. En tout il y aura 64 personnes sur place, à Juba, la capitale du Sud-Soudan. Un nouvel appel à recrutement vient ainsi d’être lancé pour une quinzaine de postes.

Pour certains postes, seuls peuvent faire candidature des personnes détachées des Etats membres : chef adjoint de mission, chef de la planification et des opérations, conseiller politique (qui fait aussi office d’officier de presse). Pour les autres postes, ce peut être des personnes détachées ou des contractuels : conseiller au ministère des transports, formateur et conseiller à la sécurité aéroportuaire,  sécurité, marchés publics, ressources humaines, comptabilité, ingénieur, CIS, médical… > Télécharger la liste des postes ici et le formulaire de candidature . Date limite pour déposer votre candidature : le 6 juillet. A vos CV !

Lire aussi :

texte de la décision dans les docs de B2

La décision sur la mission EUAVSEC au Sud Soudan retardée

(BRUXELLES2) Le Conseil des ministres de la Justice n’a finalement pas réussi à approuver jeudi (7 juin) le lancement de la mission de sécurisation de l’aéroport de Juba au Sud-Soudan (EUAVSEC South Soudan). Ce point devait figurer à l’ordre du jour du Conseil en point A (sans discussions). Mais il a dû être retiré au dernier moment. Plusieurs Etats ont posé des réserves parlementaires. Ces réserves sont purement « formelles », estime-t-on au service diplomatique européen (SEAE). « Nous ne nous attendons à aucune objection sur la substance » m’a-t-on ainsi précisé. Mais elles retardent, quelque peu, l’adoption de cette décision qui devrait ainsi « figurer à l’un des prochains conseils », la semaine prochaine peut-être. Lire : La mission EUAVSEC au Sud Soudan lancée (maj)

 

La mission EUAVSEC au Sud Soudan lancée (maj2)

le jour de l'indépendance du Sud Soudan (crédit : ONU)

(BRUXELLES2 – mis à jour) Le Conseil des ministres de la Justice n’a pas réussi à approuver jeudi (7 juin) le lancement de la mission de sécurisation de l’aéroport de Juba au Sud-Soudan. Mission dénommée « EUAVSEC South Sudan ». Il n’y a pas encore de surnom. Si vous avez une idée, pour un surnom un peu sexy que ces quelques lettres, n’hésitez pas… 🙂

(Mis à jour ven 8 juin) Ce point devait figurer à l’ordre du jour du Conseil en point A (sans discussion). Mais il a dû être retiré au dernier moment. Plusieurs Etats membres ont, en effet, posé des réserves parlementaires. Ces réserves sont purement « formelles », estime-t-on au service diplomatique européen (SEAE). « Nous ne nous attendons à aucune objection sur la substance » m’a-t-on ainsi précisé. Mais elles retardent, quelque peu, l’adoption de cette décision qui devrait ainsi « figurer à l’un des prochains conseils ». La semaine prochaine peut-être.

(Mis à jour, lun 18 juin) C’est finalement le Conseil des ministres de l’Agriculture qui a adopté la décision de lancement de EUAVSEC Sud Soudan. Les Etats ayant levé leur réserve parlementaire. Le recrutement de l’équipe se poursuit. Lire aussi : La mission EUAVSEC au Sud Soudan approuvée par les 27

Sécuriser l’aéroport de Juba selon des normes internationales

Euavsec sera une mission civile de la PeSDC et aura trois objectifs. Tout d’abord, assurer la sûreté de l’aéroport contre les risques externes (terrorisme, drogues…). Il ne s’agit pas de faire de la sécurité aérienne (navigabilité…). L’enjeu n’est pas négligeable. Il s’agit d’éviter que cet aéroport – qui ambitionne d’être un aéroport de niveau international – ne devienne une porte d’entrée pour d’éventuels terroristes ou trafics en tout genre. Ensuite, il faut former les personnels et les guider dans leur mission quotidienne (la mission n’aura cependant pas de « mandat exécutif », c’est-à-dire que ce sont les Sud-Soudanais qui seront toujours en charge de la sécurité, les Européens n’intervenant à leurs côtés qu’en soutien). Enfin, des experts européens seront placés auprès de l’autorité aéroportuaire et du ministère des transports sud-soudanais afin d’aider à mettre en place et codifier les différentes règles de sûreté (mission de conseil et d’assistance).

Mission préliminaire

Une première équipe de 6-8 personnes, précurseurs, devrait être déployée sur le terrain d’ici la fin juillet. Et l’ensemble du personnel devrait suivre par vagues successives entre septembre et décembre. Ce qui permettra d’atteindre à la fin de l’année la pleine capacité opérationnelle. A ce stade, il devrait y avoir 64 personnes – 43 experts européens et 21 locaux- Le budget sera de 12,5 millions d’euros. La durée de la mission est prévue pour une période initiale de 19 mois, incluant une phase préparatoire et de développement de 7 mois maximum.

Le quartier général de la mission sera situé à Juba. C’est le chef de mission (qui reste à nommer) qui sera directement et pleinement responsable du contrôle et du commandement (C2) de la mission sur le théâtre, sous l’autorité du commandant des opérations civiles de l’UE à Bruxelles, H. Haber. Les Etats membres devront ainsi transférer le contrôle opérationnel (OpCon) de leurs personnels qu’ils vont détacher pour cette mission. Une partie des personnels sera, en effet, recrutée sous forme de détachement des Etats membres, l’autre partie par contrat direct conclu par l’UE (c’est assez classique !).

Une mission préparée depuis plus d’un an

Le Sud-Soudan a vu sa reconnaissance entérinée par l’ONU par la résolution du Conseil de sécurité 1996, adoptée le 8 juillet 2011, qui crée dans le même temps une mission – la Mission d’assistance des Nations Unies en République du Sud-Soudan (MANURSS) – dotée au maximum de 7 000 militaires et 900 policiers, ayant pour mandat de « consolider la paix et la sécurité« , d’aider à établir des conditions propices au développement dans la République du Sud-Soudan et de « renforcer la capacité du Gouvernement d’administrer efficacement et démocratiquement le pays » (lire le texte de la résolution).

Coté européen, les 27 avaient adopté dès le 20 juin une approche générale sur l’indépendance du nouvel Etat, envisageant le déploiement d’une mission de la PeSDC pour renforcer la sécurité autour de l’aéroport, et dans un second temps d’avoir une mission étendue à la gestion des frontières du Sud-Soudan. Le concept de gestion de crises (CMC) de la mission a été approuvée le 23 janvier 2012, après une invitation officielle du ministre sud-soudanais des transports adressée à la Haute représentante de l’UE, souhaitant la bienvenue à une mission de l’Union européenne.

Lire notamment !

 

trois missions et demi de la PeSDC dans les startings block

Nicolas Delcroix, le chef de la délégation de l'UE à Djibouti, passe en revue les troupes du Marne, qui font escale dans le petit Etat de l'Océan indien (crédit : marine française)

(BRUXELLES2, exclusif) Après une longue abstinence, cet été devrait connaître le lancement d’une voire de plusieurs missions de la politique européenne de sécurité et défense commune (PeSDC) : trois missions civiles, mais deux avec une forte composante militaire. La première consiste à renforcer les capacités maritimes des pays de la Corne de l’Afrique (RMCB/Eucap), la seconde à assister et former les forces de sécurité au Niger (une mission à forte composante anti-terroriste), la troisième est d’ambition plus limitée puisqu’elle se cantonne à l’aéroport de Juba. Une quatrième mission est en préparation en Libye, mais son format est encore sujet à plusieurs interrogations.

Mission EUCAP sur le renforcement des capacités maritimes dans l’Océan indien/Corne de l’Afrique

Après des années de préparation, les préparatifs de la mission de renforcement des capacités maritimes de la Corne de l’Afrique (RMCB / EUCAP) entrent dans une dernière phase. La mission pourrait même recevoir un surnom issu de la mythologie grecque (comme plusieurs missions européennes) : « Nestor », selon nos informations, le plus sage des héros de la guerre de Troie auprès de qui chacun va chercher des conseils. Le Concept de gestion de crises (CMC) avait été adopté le 12 décembre dernier. Une mission d’évaluation était à Djibouti en janvier, le petit Etat de la Corne de l’Afrique Un premier appel à fournir des noms a été lancé en avril auprès des Etats membres, notamment pour fournir des candidats pour la direction de la mission mais aussi pour constituer le premier noyau de la mission. Le déploiement d’une équipe préliminaire sera fait dès les recrutements effectués ; les entretiens commencent la semaine prochaine. Les différents documents politiques (Conops, Décision) sont prêts à être approuvés : le premier par le COPS, le second par le Coreper. Le budget a été fixé à 22,8 millions d’euros. Il ne reste plus que le nom du chef de mission à glisser. En fait, on attend aussi la confirmation des cinq pays concernés (Djibouti, Kenya, Seychelles, Somalie, Tanzanie) qui doivent adresser – comme de coutume – une lettre d’invitation officielle à la Haute représentante de l’UE. Seul Djibouti aurait déjà fait cette démarche. L’objectif est de pouvoir ensuite déployer la mission « d’ici fin juillet » m’a-t-on précisé. Il faudra cependant attendre la fin du Ramadan (fin août) pour démarrer de façon effective l’ensemble des formations dans tous les pays.

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Déploiement accéléré pour la mission EUSEC au Niger

Face à la situation qui s’aggrave au Niger, les ambassadeurs du COPS ont décidé d’accélérer la mise en place de la mission d’assistance à la sécurité au Niger. Au lieu d’un déploiement en septembre, les Européens espèrent ainsi déployer la mission sur le terrain au mois de juillet. Selon un dernier agenda, dont B2 a eu connaissance, une mission technique d’évaluation sera dans la région dans la deuxième partie de mai. Le concept d’opération (CONOPS) devrait être finalisé et approuvé par le COPS le 17 juin. Tandis que dans le même temps, les experts du groupe Relex finaliseront le texte de la décision du Conseil et le budget. L’appel à contribution pour cette mission sera envoyé début juin, avec un court délai pour répondre aux intéressés. L’objectif étant que les entretiens de recrutement puissent être finalisés fin juin. Quant au chef de mission il sera recruté avant fin juin avec l’objectif de faire approuver sa nomination au plus tard à la mi-juillet. Le déploiement de la mission est espéré, au plus tard, fin juillet.

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La planification de la mission au Sud Soudan (EUAVSEC) continue

La planification de la mission au Sud-Soudan continue malgré la situation difficile qui préexiste dans le pays et le conflit qui l’oppose à son pays frère, le Soudan. C’est une « petite mission visant à sécuriser l’aéroport international ». Et il n’y a « pas de raison pour l’instant d’interrompre cette planification », précise-t-on au SEAE (le service diplomatique européen). Le CONOPS de cette mission dénommée EUAVSEC a ainsi été adopté au dernier COPS (le comité politique et de sécurité) le 2 mai. Le concept de gestion de crises (CMC) avait été adopté le 23 janvier dernier. En revanche, pour le déclenchement même de la mission, et le déploiement des Européens sur le terrain, une dernière évaluation aura lieu, à la fois politique et sécuritaire. Il ne s’agit pas de faire prendre de risques à des Européens ou d’envoyer un signe trop positif à un pays – le Sud-Soudan – contre lequel des sanctions pourraient être prononcées à un moment donné.

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La mission en Libye attendra un peu

La mission européenne d’assistance à la gestion des frontières en Libye fait pour l’instant d’une mission d’évaluation, longue, de trois mois. Mais c’est surtout le résultat des élections ainsi qu’une demande formelle des Libyens qui déterminera le futur d’une mission européenne dans le pays. Le projet préparé au service diplomatique européen ne mentionne d’ailleurs pas spécifiquement une mission de la PeSDC. Ce pourrait être une mission plus légère, d’expertise technique, avec par exemple renforcement de la délégation de l’Union européenne en Libye par des experts nationaux détachés, venant des Etats membres, et qui pourraient venir utilement épauler leurs homologues libyens dans les ministères ou directions concernées par la sécurité des frontières (terrestre, maritime, aérienne). A priori, c’est tout autant l’immigration qui intéresse les Européens que les trafics en tout genre.

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Petite ambition, petite mission

(B2, billet) La mission Sud Soudan à Juba dont les 27 ont approuvé le concept de gestion de crises (*) peut prêter à sourire

Il s’agit en effet de « renforcer la sécurité de l’aéroport international à Juba ». Et on peut se dire que pour ce type de mission qui relève davantage de la coopération technique, que d’une « réelle » mission de maintien de la paix, même soft, type « observation » ou « formation », ou de la gestion de crises, il n’y a pas vraiment besoin de tout le dispositif nécessaire aux opérations de l’Europe de la Défense. C’est un fait que personne ne cherche à contester aujourd’hui. A ‘petite ambition, petite mission’, pourrait-on dire.

Une vertu : faire tourner la machine

La seule vertu de ce type de mission est de ne pas laisser l’instrument mis en place non sans difficulté dans le passé, inutilisé. C’est bien faible. Et on attend impatiemment que l’Union européenne traduise dans des faits plus tangibles son ambition affichée d’avoir une place dans le monde tout comme ses obligations internationales. Sinon la politique étrangère européenne risque bientôt de ne plus être qu’une machine à déclarations et à sanctions. C’est sans doute déjà un résultat. Mais ce n’est pas vraiment pour cela qu’on a mis en place toutes les dispositions et structures du Traité de Lisbonne.

(Nicolas Gros-Verheyde)

(1) Lire : Le concept de gestion de crise de la mission à Juba approuvé

Le concept de gestion de crise de la mission à Juba approuvé

Aéroport de Juba (Tecepillo / Panoramio)

(BRUXELLES2) Les 27 ministres des Affaires étrangères doivent approuver lundi (23 janvier), le concept de gestion de crises (CMC) pour la mission européenne au Sud-Soudan. C’est la première étape de la planification de cette nouvelle mission de la PeSDC (politique européenne de sécurité et de défense commune). Il restera ensuite à définir le Conops et l’OpPlan. « Il reste encore beaucoup de travail préparatoire » a confirmé un diplomate européen en réponse à une question de B2 lors d’une discussion informelle avec plusieurs journalistes. Précisons qu’il s’agit d’une mission limitée visant à mettre en place et renforcer la sécurité de l’aéroport international de Juba de l’Etat fraichement indépendant du Sud-Soudan.

Lire également :

Sud Soudan : les 27 veulent revoir la copie (Maj)
Le COPS approuve le principe d’une mission PSDC au Sud Soudan

Sud Soudan : les 27 veulent revoir la copie (Maj)

(BRUXELLES2) Autre mission actuellement en préparation, et depuis plusieurs mois déjà, sans que des décisions aient été prises : le Sud Soudan. La mission que l’Union européenne prépare pour ce pays nouvellement indépendant est assez emblématique de l’ambition du moment des dirigeants européens. Petite et d’une durée relativement courte, elle est très ciblée : assurer la formation du personnel de sécurité du nouvel aéroport international du Sud Soudan à Juba (si le gouvernement ne décide pas de changer sa capitale) particulièrement sur les questions de douane ou d’immigration. Pour autant, la décision ne semble pas encore facile.

Peu d’enthousiasme

« Personne n’ose dire non » explique un diplomate. Mais l’enthousiasme ne règne pas autour de la table. Explication à cette baisse de volonté : « Il y a un an (avant l’indépendance), nous pensions que la région du Sud Soudan serait la crise de l’année. Et nous avions alors envisagé une mission PSDC. Aujourd’hui, à vrai dire, il faut reconnaître que cela s’est mieux passé que ce que l’on craignait. Mais la machine s’est mise en route. Et Ashton est pour, ou plutôt elle n’est pas contre. » Résultat, les Etats qui ont d’autres préoccupations préféreraient ne pas investir dans une mission qu’ils ne jugent plus aussi utile qu’auparavant. Les ambassadeurs du COPS ont donc demandé plusieurs précisions et notamment de revoir le concept de gestion de crises (CMC) qui ne semble pas « très complet » assure un autre diplomate.

Plusieurs autres options avaient été mises sur la table – mais ne semblent pas être retenues en l’état : la formation d’une unité de surveillance de rivière (qui nécessite au préalable de doter les sud-soudanais de bateaux et des équipements adéquats) ; la gestion des frontières (projet plus important mais qui se heurte à une difficulté coté soudanais, Défense et Intérieur s’étant disputées cette prérogative) ou la police criminelle (sujet déjà partiellement pris en charge par la mission des Nations-Unies UNMiss ou d’autres pays comme les Américains et les Britanniques).

(Maj, 5 décembre) Les 27 ont suivi la ligne directrice renvoyant la mission aux études. Le « Conseil note le travail en cours pour la mission PSDC au Sud Soudan, avec un focus sur la sécurité de l’aéroport », expliquent diplomatiquement les conclusions adoptées le 1er décembre. Le groupe de travail des experts civils de gestion de crise CivCom devaient se pencher à nouveau sur le dossier dès ce 5 décembre.