EUAVSEC

Un Danois à la tête de la mission EUAVSEC

(BRUXELLES2) Lasse Rosenkrands Christensen vient d’être nommé par le Comité politique et de sécurité (COPS) de l’Union au poste de chef de la mission EUVASEC au Sud-Soudan. Il prendra ses fonctions le 1er septembre. Cet ancien responsable de la police danoise connaît bien la situation au Soudan pour y avoir opéré entre 2006 et 2007 en qualité de chef de la logistique pour la mission de l’ONU. Il a une expérience certaine des situations de crise puisqu’il a beaucoup travaillé au Liban, en Syrie ou encore dans les territoires palestiniens pour différentes missions de la communauté internationale entre 2007 et 2009, ainsi qu’en Bosnie Herzégovine en 1996, et au Kosovo pour la mission EULEX depuis 2011.

La mission européenne à l’aéroport de Juba, au Soudan du Sud, vise à renforcer la sureté aérienne du nouvel Etat, notamment en formant et en encadrant les services de sécurité nationaux (Lire : La mission EUAVSEC au Sud Soudan lancée). Mission qui devrait convenir parfaitement à M. Rosenkrands Christensen puisqu’entre 2000 et 2005 il a servi en tant que commandant adjoint de l’aéroport de Copenhague et participé alors au comité danois de l’aviation civil et de la sécurité des aéroports durant la même période.

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La mission EUAVSEC au Sud Soudan approuvée par les 27

Sur l'aéroport de Juba (crédit : ONU)

(BRUXELLES2) Le conseil des ministres de l’Agriculture de l’Union européenne a adopté aujourd’hui (lundi 18 juin) la décision lançant la mission de sécurisation de l’aéroport au Sud Soudan (EUAVSEC South Sudan). On se souvient que cette décision était programmée il y a quelques jours mais avait dû être retirée de l’ordre du jour car plusieurs délégations avaient des réserves d’ordre parlementaire. Ces réserves sont désormais levées.

Une question de lutte contre le terrorisme

« L’UE est déterminée à soutenir la paix, la sécurité et le développement au Soudan du Sud » s’est félicitée la Haute représentante, Catherine Ashton dans un communiqué. « EUAVSEC – South Sudan s’attachera à améliorer la sûreté à l’aéroport de Djouba en vue de la rendre conforme aux normes internationalement reconnues, ce qui est important pour favoriser le développement économique du Soudan du Sud et pour soutenir les efforts visant à éviter que l’aéroport ne devienne une cible pour le terrorisme. »

On recrute

Il reste maintenant à désigner le chef de mission. Le recrutement du reste de l’équipe est en cours. En tout il y aura 64 personnes sur place, à Juba, la capitale du Sud-Soudan. Un nouvel appel à recrutement vient ainsi d’être lancé pour une quinzaine de postes.

Pour certains postes, seuls peuvent faire candidature des personnes détachées des Etats membres : chef adjoint de mission, chef de la planification et des opérations, conseiller politique (qui fait aussi office d’officier de presse). Pour les autres postes, ce peut être des personnes détachées ou des contractuels : conseiller au ministère des transports, formateur et conseiller à la sécurité aéroportuaire,  sécurité, marchés publics, ressources humaines, comptabilité, ingénieur, CIS, médical… > Télécharger la liste des postes ici et le formulaire de candidature . Date limite pour déposer votre candidature : le 6 juillet. A vos CV !

Lire aussi :

texte de la décision dans les docs de B2

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Sud Soudan : les 27 veulent revoir la copie (Maj)

(BRUXELLES2) Autre mission actuellement en préparation, et depuis plusieurs mois déjà, sans que des décisions aient été prises : le Sud Soudan. La mission que l’Union européenne prépare pour ce pays nouvellement indépendant est assez emblématique de l’ambition du moment des dirigeants européens. Petite et d’une durée relativement courte, elle est très ciblée : assurer la formation du personnel de sécurité du nouvel aéroport international du Sud Soudan à Juba (si le gouvernement ne décide pas de changer sa capitale) particulièrement sur les questions de douane ou d’immigration. Pour autant, la décision ne semble pas encore facile.

Peu d’enthousiasme

« Personne n’ose dire non » explique un diplomate. Mais l’enthousiasme ne règne pas autour de la table. Explication à cette baisse de volonté : « Il y a un an (avant l’indépendance), nous pensions que la région du Sud Soudan serait la crise de l’année. Et nous avions alors envisagé une mission PSDC. Aujourd’hui, à vrai dire, il faut reconnaître que cela s’est mieux passé que ce que l’on craignait. Mais la machine s’est mise en route. Et Ashton est pour, ou plutôt elle n’est pas contre. » Résultat, les Etats qui ont d’autres préoccupations préféreraient ne pas investir dans une mission qu’ils ne jugent plus aussi utile qu’auparavant. Les ambassadeurs du COPS ont donc demandé plusieurs précisions et notamment de revoir le concept de gestion de crises (CMC) qui ne semble pas « très complet » assure un autre diplomate.

Plusieurs autres options avaient été mises sur la table – mais ne semblent pas être retenues en l’état : la formation d’une unité de surveillance de rivière (qui nécessite au préalable de doter les sud-soudanais de bateaux et des équipements adéquats) ; la gestion des frontières (projet plus important mais qui se heurte à une difficulté coté soudanais, Défense et Intérieur s’étant disputées cette prérogative) ou la police criminelle (sujet déjà partiellement pris en charge par la mission des Nations-Unies UNMiss ou d’autres pays comme les Américains et les Britanniques).

(Maj, 5 décembre) Les 27 ont suivi la ligne directrice renvoyant la mission aux études. Le « Conseil note le travail en cours pour la mission PSDC au Sud Soudan, avec un focus sur la sécurité de l’aéroport », expliquent diplomatiquement les conclusions adoptées le 1er décembre. Le groupe de travail des experts civils de gestion de crise CivCom devaient se pencher à nouveau sur le dossier dès ce 5 décembre.

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