Espagne

Six “suspects” appréhendés dans l’Océan indien

(crédit : marine espagnole)

(BRUXELLES2) Le navire espagnol, Rayo, qui participe à l’opération EUNAVFOR Atalanta, a relâché vendredi (9 mai) six hommes somaliens dont on ne peut vraiment dire s’il s’agit de pirates mais dont on ne peut dire également que ce sont de simples pêcheurs.

C’est le thonier espagnol Txori Toki, qui opérait dans la région, qui avait donné l’alerte quelques jours auparavant. Il avait repéré l’embarcation toute proche, à environ 4 miles de l’endroit où il était.

L’alerte donnée via le COVAM, le centre opérationnel de surveillance et d’action de la marine espagnole, a été transmise au QG anti-piraterie de l’UE et au Rayo, qui se trouvait à ce moment à 150 miles. Le skiff “suspect” a été localisé et abordé par l’équipe de visite du navire espagnol, mardi (6 mai) à 250 miles nautiques à l’est de Mogadiscio. Le skiff dérivait, ses moteurs endommagés.

L’inspection effectuée par les militaires espagnols n’a pas permis de rapporter des preuves évidentes de piraterie. Mais cependant certains signes laissaient à penser qu’il ne s’agissait pas que de pêcheurs. Le bateau ne disposait d’aucun matériel classique du pêcheur. En revanche, il était doté de deux moteurs hors bord puissants, d’un GPS et de plusieurs téléphones mobiles sans cartes. Compte tenu des mauvaises conditions de mer, du manque de nourriture, les “marins” ont été embarqués sur le navire et “retenus” à bord, avant d’être redéposés sur la terre ferme en Somalie. Aucun fait précis ne permettant de les traduire en justice, cette méthode permet cependant de neutraliser toute velléité d’action.

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EUTM Mali. Les formateurs espagnols arrivent …

(BRUXELLES2) Les derniers militaires espagnols pour la mission EUTM Mali, sont arrivés aujourd’hui au Mali. Ils ont atterri à l’aéroport de Bamako à 13h (locales).

Ils étaient attendus par le chef du contingent espagnol, le ltt-col Gabino Regalado de los Cobos, qui les a salués. Ces militaires vont se joindre aux huit Espagnols déjà présents sur place et arrivés en février (essentiellement à l’Etat-Major à Bamako, 1 se situe au centre de formation à Koulikoro).

33 hommes de la Légion de Viator et Almería, vont composer une section de force protection, à la caserne de Boubacar Sada Sy à Koulikoro, où se déroulent les formations. Et une équipe de 15 instructeurs, vont donner une formation spécialisée en “commandos” aux militaires maliens du bataillon Wabara (les Lions).

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Une solution pour la force protection au Mali : à trois !

(BRUXELLES2, exclusif) Une solution est en passe de s’esquisser pour la “force protection” des militaires européens déployés au Mali. En marge du conseil des ministres des Affaires étrangères, aujourd’hui (11 mars) à Bruxelles, le ministre français Laurent Fabius s’est ainsi entretenu avec son collègue belge comme son collègue espagnol. La solution trouvée serait une augmentation du contingent espagnol qui fournirait 30 militaires de plus (2 sections au lieu d’une section), les Belges fourniraient une section de 30 hommes et le complément (une section de 30 hommes) serait fourni par la France. Ce qui permettrait d’avoir ainsi à Koulikoro un effectif complet (environ 120 hommes). Coté belge, la décision pourrait être prise en conseil des ministres restreint (kern) « dès demain » nous a assuré Didier Reynders, le ministre belge des Affaires étrangères. Voire les jours suivants, le kern se réunissant quasiment tous les jours actuellement. « On aimerait bien que qu’autres participent » a-t-il ajouté et que « ce ne soit pas toujours les mêmes qui soient sollicités ». NB : à Bamako, ce seraient les paras tchèques de Chrudim qui assureront la protection.

Lire :

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Un navire emirati libéré. Les marins espagnols à la rescousse

(crédit : Eunavfor)

(BRUXELLES2) Après un an de captivité, le MV Royal Grace a été libéré ainsi que l’équipage. Ce chimiquier emirati, battant pavillon panaméen, avait été capturé par les pirates le 2 mars 2012 au large d’Oman, alors qu’il faisait route de Dubai vers le Nigeria. Il faisait partie des navires dont le président somalien espérait récemment sa libération grâce à la négociation avec les pirates (lire : Les otages des pirates en voie de libération ?). Une rançon aurait été versée selon les autorités du Puntland comme le relate l’agence Reuters.

Hier matin (vend 8 mars), alors que le Mendez Nunez « menait des patrouilles de lutte contre la piraterie à 20 miles nautiques au large de la côte nord de la Somalie » — raconte l’officier de permanence au QG d’Eunavfor Atalanta —, il aperçut le MV Royal « dérivant au nord de son ancrage pirate à une vitesse de 4 noeuds ». Peu de temps après, la passerelle du navire espagnol « a reçu un appel radio du capitaine du MV Royal Grace, confirmant que son navire était libre et que ses 20 hommes d’équipage (*) avaient besoin de nourriture, d’eau et d’assistance médicale ».

Le capitaine du Méndez Núñez a alors rapidement envoyé ses équipes de visite et une équipe médicale pour fournir les premiers soins et le nécessaire en eau et vivres. Le MV Royal Grace a alors pu reprendre sa route. Il est en route vers Mascatte (Muscat) sous surveille d’un autre bâtiment de la flotte européenne, le Rayo (de la marine espagnole).

(*) L’équipage comprenait 22 personnes en tout au départ de Dubai : 17 Indiens, 1 Pakistanais, 1 Bangali, 3 Nigérians. Un des Nigérians est mort durant la captivité par manque de soins et médicaments.

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Neuf pirates arrêtés au large de Eyl

(BRUXELLES2) Comme quoi la piraterie somalienne n’est pas tout à fait terminée et que le message de vigilance lancé par les forces anti-pirates récemment (lire dernières nouvelles de la piraterie) était fondé.

Des activités suspectes ont été observées au large de côtes somaliennes, à hauteur de Eyl au Puntland, mardi au petit matin (19 février). Deux skiffs hors bord qui se déplaçaient à grande vitesse ont pris pour trajectoire un navire marchand, l’Alba Star. Des coups de feux auraient même été échangés. Le groupe de pirates n’a cependant pas fait eu trop le temps de s’attarder dans le secteur. Il a été rapidement pisté par deux navires de la force européenne EUNavfor Atalanta. Le De Ruyter d’abord, puis le Mendez Nunes. Un avion de surveillance maritime P3 Orion (espagnol) décolle de Djibouti pour aider à la localisation des assaillants. Il lance même des fumigènes pour marquer la position.

Arrestation combinée néerlando-espagnole

Le mardi (19 février), la frégate néerlandais HNLMS De Ruyter, localise d’abord le groupe suspect à environ 200 miles au nord est de Eyl, au large des côtes somaliennes. L’hélicoptère du De Ruyter – le NH 90 – localise les deux skiffs, pourvus de moteurs bien puissants. Alors que l’hélicoptère s’approche, du matériel est passé par dessus-bord et les deux skiffs ont accéléré pour tenter de s’échapper. Le premier skiff est stoppé par des fusiliers néerlandais à bord de RHIB. Tandis que le deuxième skiff est poursuivi par les Espagnols du Mendez Nunezet stoppé avec le soutien de l’hélicoptère SH-60B du navire-amiral de la force navale européenne.

En attente de poursuite

Les neuf suspects ont été ramenés à bord du HNLMS De Ruyter pour enquête, collecter les preuves et éventuellement envisager les possibilités de poursuite. Les deux skiffs ont été saisis, annonce le QG d’Eunavfor Atalanta.

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Dernières nouvelles de la piraterie (17 février). Le calme dans l’Océan indien, pas en Afrique de l’Ouest…

Le canal de Suez – qui devra être retraversé pour rentrer (ici à l’aller – Crédit : composante marine – ministère belge de la Défense)

(BRUXELLES2) Le front “piraterie” reste calme dans l’Océan indien. Une explication est météorologique. La saison de la mousson du nord est conduit à une détérioration des conditions de navigation. Mais les coalitions anti-piraterie appellent à la vigilance dans les zones à risque et ne pas relâcher les mesures d’auto-protection. Car des groupes pirates continuent d’opérer dans certaines zones. En revanche, du côté de l’Afrique de l’Ouest, les attaques continuent. Deux navires, l’un français, l’autre britannique ont été attaqués, coup sur coup.

Trois marins de L’Esther C pris en otage dans le golfe de Guinée, la piraterie s’étend à l’ouest de l’Afrique

Des pirates ont fait prisonniers trois marins d’un cargo battant pavillon britannique, Esther C, dans le golfe de Guinée, jeudi (7 février). Deux des marins sont russes, le troisième est roumain selon la BBC. Le cargo naviguait dans le golfe entre Douala (Cameroun), et Malabo (Guinée équatoriale), lorsque les pirates l’ont pris d’assaut. Ils ont dérobé du matériel puis sont repartis avec trois des marins. Le reste de l’équipage, 9 philippins, a pu poursuivre la route. Un pétrolier français, le Gascogne, battant pavillon luxembourgeois, avec 17 membres d’équipage togolais, avait été détourné dimanche (3 février) au large de la Côte d’Ivoire, avant d’être relâché mercredi (6 février).

La Louise-Marie en route sur le retour

Photo de famille de l’équipage du Rayo avant le départ (crédit : ministère espagnol de la Défense)

Lire aussi : Formation des forces des Seychelles par les marins français

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“Force protection” pour EUTM Mali : les Français ne seront pas seuls (Maj3)

“Force protection” pour EUTM Mali : les Français ne seront pas seuls (Maj3)

Le soutien médical n’est pas totalement réglé, notamment concernant le Medevac (évacuation médicale). Sur la photo débarquement à Sévaré du matériel médical pour les hélicoptères belges de soutien à l’opération Serval (crédit : ministère belge de la Défense)

(BRUXELLES2 à Dublin – exclusif) Les Français ne seront pas seuls à assurer la “force protection” des formateurs européens déployés au Mali (EUTM Mali). Rien n’est encore officiel. Mais…

Deux pays (république Tchèque et Espagne) ont indiqué qu’ils pourraient, sous réserve de certaines adaptations, assurer cette protection de la force. Un point essentiel, comme l’a rappelé le Ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Il est important que « les Français ne soient pas seuls à assurer cette fonction » (qui est une des plus visibles de la mission) a-t-il expliqué à ses homologues lors de son intervention mardi soir (*).

Pas de nouvelle réunion de génération de force

Un participant à la réunion a confirmé à B2 cette piste, indiquant qu’il ne serait sans doute pas nécessaire de convoquer une nouvelle conférence de génération de forces. Les « derniers problèmes pouvant être réglés dans la semaine ». Et la décision de lancement prise alors le 18 février (comme prévu). Coté européen, on semble plus réservé cependant… Et on attend une confirmation pour la partie “Medevac” (évacuation médicale).

Dispositif de “force protection”

Les Tchèques qui ont annoncé disposer de capacités à disposition du chef de mission, le général Lecointre, pourraient mettre environ 30 militaires. Ils devraient faire les premiers six mois a confirmé Vlastimil Picek, le vice-ministre tchèque de la Défense, avant d’être remplacés par des formateurs pour la seconde période des six mois suivants. « La mission au Mali reste une mission d’entraînement et nos soldats ne participeront pas activement à des hostilités » a-t-il déclaré. Un engagement qui suscité les remerciements appuyés du général Lecointre.

Les Espagnols seraient aussi prêts à bouger, quitte à redéployer certains militaires au sein de la limite de 50 personnels autorisés par le Congrès (espagnol). Le Secrétaire général à la Défense, Alejandro Alvargonzález, qui représentait le ministre (en déplacement officiel en Indonésie) a confirmé, à mes collègues espagnols d’EFE, qu’une trentaine de militaires assureraient la “force protection”.

La Force protection est divisée en deux secteurs géographiques où seront localisés les formateurs et experts européens. Certains pourraient être basés à Bamako, la capitale malienne (Tchèques notamment). Et d’autres (Français essentiellement) au camp de Koulikoro, à environ 60 km au nord-est de Bamako, près du fleuve Niger. Selon les règles d’engagement, cette “force protection” disposera d’armes ainsi que de véhicules légers blindés. Mais ne pourra faire usage de ces armes qu’en cas de “légitime défense” ou de risque avéré. Elle n’aura aussi comme fonction que de protéger les implantations européennes (à Bamako ou Koulikoro), les formateurs lors de leur travail d’entraînement (afin d’éviter d’éventuelles attaques “green on blue”) ou leurs déplacements. Et ne participera pas aux combats actuellement menés dans le nord. Il n’y a ainsi pas d’activité de “mentoring” prévue.

Soutien médical

Le soutien médical à la mission (équipe médicale et hopital de campagne – Role 1 / 2) devrait être assuré par des militaires allemands (au moins 20 personnes), qui assureront le Rôle 2 à Koulikoro, avec des éléments autrichiens, hongrois et bulgares (qui assureront le Role 1 à Bamako).

(*) Le ministre français a dû quitter Dublin un peu plus tôt que prévu pour se rendre en Asie (Inde). Et le sujet “Mali” a donc été abordé en précurseur lors de la session “capacités” du soir.

(Maj) Précisions sur les effectifs tchèques et espagnols. Et confirmation des deux capitales des informations données en primeur sur B2

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Operation Marfil. Le C130 espagnol à pied d’oeuvre à Dakar pour soutenir le déploiement de la Misma

(BRUXELLES2) L’avion C-130 avec 30 premiers militaires de l’armée de l’air espagnole sont arrivés à 16h10 samedi (26 janvier) à l’aéroport de Dakar (Sénégal) . Une vingtaine de soldats devraient suivre dans le milieu de la semaine prochaine.

Le C-130 Hercules (T-10 en dénomination espagnole), de l’Ala 31, est parti à 7h15 de sa base de Saragosse. Après une escale pour intégrer du personnel et de l’équipement additionnels à la base aérienne de Moron de la Frontera, Sevilla, il a évité le territoire marocain, survolant la mer par les Canaries, le long de la côte de la Mauritanie, puis le Sénégal.

Pont aérien vers Bamako, mais pas de liaison inter-théâtres

Sur place, à Dakar, l’avion espagnol sera chargé de maintenir un pont aérien vers Bamako, capitale du Mali, pour le transport de troupes et de matériel de la Misma. Cet avion « ne fera pas de vols inter-théatres, entre les aéroports sur le territoire malien » précise le ministère espagnol de la Défense. Il a pour mission « de faciliter le transport des troupes et du matériel de la Mission d’appui international Mali sous conduite internationale » (AFISMA / MISMA).

Détachement composé

Parmi les 30 soldats qui composent le détachement espagnol, le commandant en chef de la mission, les deux équipages complets d’Hercule (composés d’un pilote, d’un copilote, d’un navigateur, d’un ingénieur de vol, y compris deux superviseurs de chaque chargement), appartenant à l’Ala 31. Un chef et deux équipes de déploiement opérationnel de l’Escadron de soutien au déploiement de l’armée de l’air (EADA) assurent la responsabilité de la sécurité du détachement espagnol. Une unité médicale de soutien au déploiement aérien (UMAAD) complète le dispositif pour la mise en place d’un hôpital de “rôle 1″ ainsi qu’une équipe du groupe de contrôle aérien mobile (GRUMOCA), qui établira des communications sécurisées avec l’Espagne.

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