(Crédits: EUFOR BiH)

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE – PSDC (octobre 2015)

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Manjaca (nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine). Entrainement pour opérations de maintien de la paix  

(Crédits: EUFOR BiH)

L’exercice permet aux forces formées par EUFOR de mettre en pratique les enseignements et identifier les points clés à améliorer. (Crédits: EUFOR BiH)

Monter et faire fonctionner un point de contrôle ou un poste d’observation, répondre à des incidents lors de patrouilles, réaliser une évacuation médicale ou encore éliminer munitions et matériels explosifs. C’état l’objectif de l’exercice conjoint mené par la force européenne de maintien de la paix (EUFOR Althea) et les forces armées de Bosnie-Herzégovine courant octobre (du 13 au 22). Cet exercice annuel permet d’évaluer les avancées réalisées par ces forces armées pour une possible intervention en opération de paix, et pour le maintien de la sécurité dans leur propre pays.

Kati (Bamako-Mali). EUTM Mali complète le deuxième cours d’Instructeur d’armes d’appui 

(Crédits: EUTM Mali)

L’enseignement a notamment porté sur le SPG9 et le RPG7, deux lance-roquettes différents, mais tous les deux en usage dans les Forces armées maliennes (FAMA)  (Crédits: EUTM Mali)

Lance-roquettes, mitrailleuse moyenne, mitrailleuse lourde, et finalement mortiers. Ce sont quelqu’unes des armes pour lesquelles trente militaires maliens ont été formés dans l’utilisation, la maintenance et les techniques de tir. Pendant les quatre dernières semaines, le 2ème cours d’instructeur d’armes d’appui d’EUTM Mali a été mené dans les installations militaires à Kati, à quelques kilomètres de Bamako. La plupart de ces soldats n’avaient aucune expérience dans le maniement de ces armes. Ils sont maintenant prêts à instruire d’autres soldats. Leur apprendre l’utilisation et la maintenance de ces différents types d’armes, a été difficile pour les différents instructeurs de la Lettonie, la République tchèque et la Finlande, reconnaissent les Européens.

Niamey (Niger). Finalisation de la formation des formateurs des forces de sécurité intérieure

Les compétences pédagogiques prétendent valoriser et pérenniser les formations dispensées par l’unité des compétences techniques (Crédits: EUCAP Sahel Niger)

Les compétences pédagogiques prétendent valoriser et pérenniser les formations techniques (Crédits: EUCAP Sahel Niger)

En octobre, les Européens d’EUCAP Sahel Niger ont franchi un pas dans la formation des formateurs dans les force de sécurité nigériennes. Les instructeurs de la Garde nationale ont été formés, tant pour la formation initiale des recrues, comme pour la formation continue. Les formateurs de l’Ecole de Gendarmerie de Niamey, formés en septembre, se sont réunis avec les Européens du 5 au 9 octobre. L’objectif était d’analyser la mise en pratique de leur formation. La priorité est donnée au choix des techniques et méthodes pédagogiques les plus adaptées aux métiers des forces de sécurité. Cette « mallette pédagogique » est commune à tous les corps des Forces de sécurité intérieur nigériennes. Cela permet l’interopérabilité et facilite les actions conjointes dans la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée, l’immigration clandestine et les activités criminelles associées, selon un communiqué d’EUCAP Sahel Niger.

Nova Vodolaha (est de l’Ukraine). L’amélioration des réponses policières dans une deuxième station 

(Crédits: EUAM Ukraine)

Un premier résultat à Nova Vodolaha : l’arrivée plus rapide de la police sur place (Crédit: EUAM Ukraine)

La police de Nova Vodolaha arrive maintenant deux fois plus vite sur le terrain après un appel au 102. C’est le résultat des changements d’organisation interne prônés par les conseillers européens, affirme un communiqué d’EUAM Ukraine. La mission européenne de conseil aux forces de sécurité collabore avec le Département principal du ministère de l’Intérieur. Ce projet est similaire à celui de la station de police de  Sambir. L’objectif est de regagner la confiance des citoyens et d’améliorer la gestion de l’ordre public.

Chinisau (Moldavie). Lutte contre le trafic de tabac pour EUBAM 

Le gouvernement moldave a lancé sa stratégie nationale de lutte contre la contrebande de cigarettes le 27 octobre. L’Ukraine travaille encore sur la version finale de sa stratégie. Conseillés par les experts européens d’EUBAM Moldavia, une coordination régionale se met en place. La capital moldave est devenue le centre de la lutte contre la contrebande de cigarettes dans la région. Les 21 et 22 octobre, s’y sont réunis des experts des organismes d’application de la loi en Moldavie, Ukraine, Hongrie, Pologne, Roumanie et Slovaquie, ainsi que les principaux producteurs de cigarettes (British American Tobacco, Japan Tobacco International, Imperial Tobacco et Philip Morris). Les représentants des agences européennes Europol, OLAF et SELEC, ainsi que le Royaume-Uni ont également été présents.

Palestine. EUPOL livre du matériel informatique à la police civile 

(Crédits: EUPOL COPPS)

(Crédits: EUPOL COPPS)

EUPOL COPPS a livré du matériel informatique et mobilier à la police civile palestinienne (PCP) ce 14 octobre. Ce matériel équipe désormais un bureau central, au service de la police civile des 11 districts. L’informatisation facilite leur travail, notamment dans les tâches quotidiennes de planification et la réalisation des activités. Dans un communiqué, EUPOL reconnait que « communication et coordination sont la clé pour résoudre les problèmes logistiques » auxquels cette police communautaire fait face.

(Leonor Hubaut)

Lire aussi :

Cérémonie de clôture (Crédits: EUPOL Afghanistan)

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix l’UE (PSDC) – mai 2015

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Cérémonie de clôture (Crédits: EUPOL Afghanistan)

Cérémonie de clôture célébrée le 6 mai. (Crédits: EUPOL Afghanistan)

Herat (Afghanistan). Fin de la présence européenne à Herat

La mission européenne de police (EUPOL Afghanistan) va fermer son bureau extérieur à Herat (Ouest de l’Afghanistan) à la fin de mai, après sept années de soutien à leurs homologues afghans. Pour le chef de la mission, Pia Stjernvall, le bureau à Herat a obtenu de bons résultats, en particulier dans la promotion des principes et méthodes de la police communautaire ainsi que l’amélioration de la coopération entre la police, les procureurs et les avocats de la défense. « Les partenaires afghans peuvent prendre le relais maintenant pour un service de police professionnel, responsable et efficace ».

(Crédits: EUCAP Nestor)

(Crédits: EUCAP Nestor)

Djibouti. Gardes-côtes équipés et formés pour les enquêtes sous-marines

Fidèle à sa devise « former et équiper », le Chef de Mission d’EUCAP Nestor, Etienne de Poncins, a remis, à l’issue de la formation, au chef des gardes-côtes djiboutiens, le colonel Wais Omar Bogoreh, des lots d’équipements composés de matériel de plongée, d’enquêtes et de recherche sous-marine ou terrestre. Ces kits, permettant d’équiper 8 plongeurs, seront utilisés pour des exercices de formation plus complexe telle que la délimitation de scènes de crime sous-marine, la recherche de preuves en profondeur ou même la photographie sous-marine. Ces entrainement variés donneront la capacité aux gardes-côtes d’intervenir directement sur les lieux d’un crime en mer, tout particulièrement la piraterie, pour permettre notamment de retrouver des preuves qui auraient été jetées à l’eau par les criminels.

Eunavfor Atalanta. L’Espagne prend le commandement 

Cérémonie de la 19º rotation de commandement de l'opération Atalanta (Crédits: Eunavfor Atalante)

Cérémonie de la 19º rotation de commandement de l’opération Atalanta (Crédits: Eunavfor Atalanta)

L’amiral Alfonso Gómez de la marine espagnole a pris, le mercredi 6 mai 2015, le commandement de la force navale sur zone (FHQ) de l’opération européenne de lutte anti-piraterie (EUNAVFOR Atalanta) lors d’une cérémonie tenue à Djibouti.

Il dirigera la force navale de l’UE pendant environ cinq mois. Force composée de quatre navires : la frégate allemande FGS Bayern (F-217) équipée de deux hélicoptères Super Lynx Mk.88A, la frégate italienne Grecale (F-571) de la classe Maestrale, équipé de 2 hélicoptères AB-212 ASW et les deux navires espagnols, la corvette Infanta Cristina et le Galicia. Auxquels il faut ajouter deux avions : un CASA espagnol CN 235 VIGMA et un P-3C Orion allemand Jester, basés en temps ordinaire à Djibouti.

L’amiral Gomez remplace ainsi  l’Amiral Jonas Haggren, de la Marine suédoise présent sur zone depuis février 2015 ayant lui-même pris le relais des Italiens (lire : Passage de flambeau entre Italiens et Néerlandais dans l’Océan indien

(Crédits: EUNAFOR )

(Crédits: EUNAFOR )

Dar Es-Salaam (Tanzanie). Formation anti-incendie

Le navire espagnol de débarquement Galicia (L51), qui participe à la mission anti-piraterie de l’UE dans l’Océan indien (EUNAVFOR Atalanta), a assuré à la mi-mai, la formation maritime des marins de la Marine Tanzanienne lors d’une visite de port à Dar es-Salaam. Après un briefing sur le système de commandement et de contrôle utilisé sur le navire de guerre espagnole pour surveiller toutes les activités en mer, l’équipage et les visiteurs du navire ont effectué un exercice pratique anti-incendie.

Camp de Jazeera – Mogadiscio (Somalie). Cours terminé pour les commandants de pelotons

La cérémonie de clôture pour le Cours de commandant de peloton a eu lieu au camp d’entraînement Jazeera le 30 avril à Mogadiscio. L’événement a marqué le passage en grade des 58 futurs leaders du peloton. Planifié, organisé et dirigé par EUTM Somalia, ce cours d’une durée de 15 semaines avait commencé en Ouganda, dans l’Académie militaire, et a été complété au camp d’entraînement Jazeera. Les officiers seront maintenant déployés sur tout le territoire somalien, précise-t-on au QG de la mission européenne.

Bapho (Mali). Entraînement au « Combat River Crossing » (CRC)

(Crédit: EUTM Mali)

(Crédit: EUTM Mali)

Pendant neuf semaines, les ingénieurs maliens ont appris à assembler et manoeuvrer un ferry ponton de plus de 1200 kg. Ils ont prouvé leurs compétences dans un exercice final, réalisé sous une extrême chaleur, précise la mission européenne EUTM Mali qui a organisé le cours. Cette formation dite « CRC » (Combat River Crossing) est une compétence clé, compte tenu de l’insuffisance des infrastructures et du petit nombre de ponts sur le fleuve Niger. Cette formation, effectuée par des ingénieurs allemands, est un complément à la formation fournie à Koulikoro.

Kiev (Ukraine). Les équipes pour la gestion de frontières se mettent au travail 

(Crédits: EUAM Ukraine)

(Crédits: EUAM Ukraine)

Une réunion du  » Border Management Assistance Group  » (BMAG) a été organisée, pour la première fois, le 15 mai par la mission de l’UE de conseil à la sécurité intérieure en Ukraine (EUAM Ukraine). Objectif : identifier et trouver des solutions pour les problèmes ukrainiens dans la protection de leurs frontières. Alors que moins de 10% du personnel aux frontières est entrainé pour agir en zones de conflits, les Européens veulent apporter leur expérience dans la vérification des passeports, la communication entre agences et la mise en place de capacités.

Pristina (Kosovo). Formation pratique de juristes sur les crimes de guerre

Que faire lorsqu’un témoin ne raconte pas tous les évènements ou ne s’en rappelle pas l’ordre ? C’est autour de ce cas pratique que les enquêteurs et procureurs kosovars ont travaillé, ce 22 mai. Objectif de la formation faite par les magistrats d’EULEX Kosovo : mettre l’accent sur l’amélioration des capacités des enquêteurs pour mener les interrogatoires et obtenir des déclarations admissibles dans la lutte contre les crime de guerre mais aussi dans les cas d’agressions sexuelles. Le programme de protection de témoins a été aussi étudié pour établir comment l’utiliser dans ces cas précis.

(Leonor Hubaut)

Debarq4X4Somalie@Eunavfor1503

Dernières nouvelles des missions de maintien de la paix de l’UE (PSDC) – mars 2015

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La garde-côte somalienne équipée de 6 véhicules 4×4 et matériel de communication

Debarq4X4Somalie@Eunavfor1503

déchargement d’un des Nissans par des militaires français (EUNAVFOR) et italiens (EUTM Somalie)

Six véhicules Nissan 4 × 4, du matériel de communication (GPS) et informatique, viennent d’être remis à la mi-mars à la Garde côtière fédérale somalienne. Un transfert qui a été officialisé, le 15 mars, lors d’une cérémonie tenue sur le compound d’EUCAP Nestor à Mogadiscio, en présence du conseiller à la sécurité nationale du Président de la Somalie, le général Abdirahman Sheikh Issa, du chef des forces de défense, le général Adan Dahir Elmi et du chef de la Garde côtière somalienne, l’amiral Nurey. « Cette livraison de ces matériels contribue à renforcer la capacité à terre et la connectivité informatique » des gardes-côtes libyens, a expliqué Etienne de Poncins, le chef de mission EUCAP Nestor. Elle vient compléter le travail effectué « ces 12 derniers mois, par EUCAP Nestor, assistée par la Force navale de l’UE et d’autres partenaires, pour assurer la formation à à l’enquête maritime, à la navigation et aux compétences maritimes de base pour les agents et les nouvelles recrues de la garde-côte somalienne ». Un équipement plus qu’utile… nécessaire, selon le général Abdirahman Sheikh Issa. Car « la Somalie a un long littoral qui doit être protégé ». L’opération a été réalisée en commun par les trois missions de l’Union européenne dans la zone. C’est en effet le navire amiral de la Force navale de l’UE, le néerlandais Johan de Witt, qui a aidé à livrer deux des véhicules par mer tandis que le personnel de l’EUTM Somalia, sécurisait et aidait les équipes sur le terrain.

La mission de renforcement des capacités au Mali (EUCAP Sahel Mali) a débuté, le 5 mars, sa tournée à travers le Mali. Son objectif est de se faire une propre image de la relation entre forces de sécurité et population dans les différentes régions du pays. La première escale a été à Mopti où la petite délégation a rencontré la société civile de Mopti ainsi que les chefs régionaux des trois forces. La mission a pu « collecter de très précieuses informations qui lui permettra de mettre l’accent sur la « police de proximité » dans ses formations afin de regagner la confiance de la population locale » indique un communiqué de la mission.

L’Eurocorps dans EUTM Mali au second semestre

L’Eurocorps sera engagé pour la prochaine période d’EUTM Mali. Il formera le « noyau clé » du commandement de la mission européenne EUTM Mali au deuxième semestre 2015, avec une cinquantaine des personnels engagés. C’est le premier déploiement sous l’égide de l’Union Européenne pour cet état-major européen. Durée de la mission : 6 mois.

(NGV)

camp hongrois de la Kfor (crédit : Ministère hongrois de la Défense)

La Hongrie ne compte pas augmenter son contingent dans la KFOR

camp hongrois de la Kfor (crédit : Ministère hongrois de la Défense)

camp hongrois de la Kfor (crédit : Ministère hongrois de la Défense / Tünde Racz)

(B2) « La Hongrie n’a pas l’intention de renforcer le contingent militaire hongrois qui sert aujourd’hui dans la KFOR au Kosovo », a annoncé le ministre de la Défense, Csaba Hende, vendredi (14 novembre), à Pristina, devant les soldats hongrois servant dans la KFOR. « Ses capacités ont été augmentées de façon significative récemment, avec 150 soldats supplémentaires » a-t-il ajouté à l’occasion de ce déplacement destiné à visiter les forces hongroises déployées dans les Balkans.

La Hongrie contribue, en effet, à hauteur d’environ 350 militaires dans l’opération de l’OTAN au Kosovo et 150 hommes à l’opération européenne EUFOR Althea en Bosnie-Herzégovine. Un effort notable pour le ministre. « La stabilité des Balkans occidentaux est dans l’intérêt national de la Hongrie ». Plus de deux tiers des effectifs hongrois déployés en opérations extérieures — il y a 700 soldats environ en OPEX — servent ainsi dans les deux pays de la région (NB : la Hongrie a reconnu l’indépendance du Kosovo contrairement à ses deux voisins, slovaque et roumain).

Autre nouvelle annoncée par le ministre, le contingent hongrois servant au Kosovo devrait aussi recevoir  prochainement (en décembre), 12 véhicules, de type Humvee, rénovés. Un reliquat de l’armée américaine qui va céder ces véhicules tout-terrain blindés aux forces hongroises. Cela permettra d’augmenter « de manière significative l’efficacité des patrouilles de présence menées par (nos) forces » précise-t-on au ministère de la Défense.

La visite du ministre s’est poursuivie, samedi, avec la visite du groupement tactique multinational – Est (MNBG-E), le poste de commandement avancé de  au Camp de Novo Selo, et le Camp de Nothing Hill, où nombre de soldats présents ont servi auparavant en Afghanistan. Elle a été suivie, ensuite, en BosnieHerzégovine, d’une visite du camp Butmir, siège de l’opération EUFOR Atlhea.

(NGV)

(crédit : armée polonaise)

La Pologne fournit 170 tonnes de matériel à l’armée malienne

(crédit : armée polonaise)

(crédit : armée polonaise)

(B2) La Pologne a fait un don à l’armée malienne de 170 tonnes de matériel pour une valeur de plus de 11 millions Zlotys (environ 2,6 millions d’euros), a annoncé le ministère polonais de la Défense. C’est le résultat d’un accord signé le 31 Juillet à Paris, entre la République de Pologne et la République du Mali.

Ont ainsi été livrés – selon nos informations – 100 fusils mitrailleurs AKM (fabriqués par Kalachnikov, version « moulée » des AK47), des lances roquettes, différents types de munitions (7.62 mm et 12.7 mm) et des grenades auto-propulsées, provenant des stocks de l’agence polonaise de munitions.

La dernière partie du chargement a atteint, Bamako, mercredi dernier (13 Novembre). Et le protocole de transfert de propriété a été signé officiellement le lendemain dans la ville de Kati, par le commandant du contingent militaire polonais dans la mission EUTM Mali, le lieutenant-colonel Mieczyslaw Spychalski, et  le col. Drabo Mustafa, directeur du Département des matériaux, carburants et des transports de l’armée malienne.

Les Polonais sont chargés de la formation logistique de leurs homologues maliens, « un point faible dans l’armée malienne » assure Spychalski. « Le travail des militaires du contingent polonais est donc très important. Ils enseignent des choses qui sont complètement nouvelles pour eux ».

La garde nationale malienne formée au renseignement tactique

(BRUXELLES2) 35 membres de la Garde nationale malienne viennent de terminer un stage sur le renseignement tactique. Durant six semaines, ils ont bénéficié d’une formation dispensée par trois cadres de l’équipe audit-conseil de la mission européenne EUTM Mali (deux Français et un Roumain).

Ils se sont vus remettre un diplôme fin 26 avril. Une cérémonie de remise de diplôme qui s’est déroulée sous l’oeil attentif du colonel-major malien Fane, le chef d’Etat-major de l’Armée de Terre malienne, et du colonel italien Di Sarra, adjoint au commandant de l’EUTM Mali. On reconnaitra sur la photo la célèbre ancre de l’infanterie de marine…

Cette formation s’inscrit dans le cadre audit-conseil de la mission EUTM Mali, permettant de donner aux différentes structures des forces armées des formations « rush ». Elle permet de compléter ainsi l’action plus longue de restructuration de l’armée malienne avec entraînement et formation de nouveaux bataillons, initiée au camp de Koulikoro. Ce stage de renseignement tactique s’est décliné en trois phases, précise-t-on à EUTM Mali. La première, d’une durée de deux semaines, était axée sur les savoir-faire individuels. La deuxième phase était consacrée à l’organisation du travail et la conduite du cycle de renseignement, et ce, durant trois semaines. Enfin, un contrôle continu a rythmé les derniers jours.

La Garde nationale est une force militaire mixte. Dépendante du ministère de la Défense, elle est mise à disposition du ministère de la Sécurité et chargée du maintien de l’ordre territorial mais aussi, et surtout, de surveillance aux frontières. Elle est l’héritière des Cercles territoriaux et des Gardes-goumiers. Ces derniers étaient recrutés en grande partie chez les nomades utilisant pour se déplacer le « Méhan » ou chameau. Elle devrait être une des premières forces maliennes, déployées dans le nord du pays, pour y assurer le rétablissement de l’autorité de l’Etat. Son rééquipement (en chameaux, véhicules, dispositifs de transmission…) est en cours, financé en grande partie par l’Union européenne au titre de l’Instrument de stabilité « short terme ».