EDA

Donnant donnant. Les 10 préconisations de Paris pour l’Europe de la défense

Donnant donnant. Les 10 préconisations de Paris pour l’Europe de la défense

(BRUXELLES2) Le Livre blanc présenté aujourd’hui à Paris consacre quatre pages à la politique européenne de défense. Un espace qui n’est pas juste de pure forme et contient en filigrane la volonté d’opérer un changement dans la PSDC que ce soit au plan politique ou opérationnel, qu’on peut résumer en une dizaine de points.

Dès les premières lignes, la couleur est affichée. « Le contexte actuel rend possible et urgente une relance pragmatique de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) ». Mais ce développement ne peut pas être qu’incantatoire. La politique de sécurité et de défense commune n’est pas « une fin en soi (…) mais un instrument au service des intérêts essentiels de l’Union européenne ». Cela doit être un échange donnant donnant. Si la France « se tourne vers l’Union européenne avec la volonté d’y apporter sa connaissance des crises et ses propositions concernant les réponses à leur donner », elle souhaite « en retour bénéficier de celles de ses partenaires européens » et de structures européennes « renforcées » (voir notamment le point 6).

1. La mission de l’Union européenne : stabiliser le voisinage. C’est un « intérêt de sécurité majeur » avec la nécessité pour les Européens « d’agir préventivement sur les foyers de crises émergents ». Cinq zones d’actions sont définies : 1) les pays de la zone allant du Sahel à l’Afrique équatoriale, 2) le processus de paix au Proche-Orient, 3) la réussite des transitions politiques dans certains pays arabes, 4) le règlement des conflits du Caucase, 5) la consolidation de la paix dans les Balkans notamment au Kosovo ; et la lutte contre « toutes les formes de terrorisme ».

2. Le cadre européen a vocation à « devenir le cadre de référence dès lors qu’il s’agit de mobiliser toute la gamme des instruments civils et militaires requis pour mettre en œuvre une approche globale des crises ».

3. Une impulsion politique. Dans cet ensemble, l’impulsion doit « venir du plus haut niveau politique de l’Union, celui du Conseil européen ». Aux chefs d’Etat et de gouvernement « de déterminer le rôle que l’Europe entend jouer sur la scène internationale et la nature de l’ordre mondial que les Européens souhaitent promouvoir dans les enceintes internationales et auprès des autres États ».

4. Un Livre blanc européen. Les Français reprennent une notion chère aux parlementaires européens, l’idée d’un « Livre blanc de l’Union européenne », qui définirait « plus clairement les intérêts et les objectifs stratégiques de l’Union ». Sauf inconnue, on devrait retrouver cette notion dans les conclusions du Sommet européen à la fin de l’année.

5. Une réorganisation et des réformes sont nécessaires. L’Union européenne n’a « pas encore tiré parti de tous les moyens dont la Commission et les États membres disposent » pour apporter une réponse globale aux crises. Une « meilleure coordination des moyens civils et militaires », est nécessaire et les procédures de l’Union doivent être « adaptées à son rôle opérationnel ».

6. Un Service extérieur renforcé. La France souhaite « un Service d’action extérieure au rôle renforcé, notamment dans la gestion des crises » tout comme voir les « atouts » des agences de l’Union européenne (comme par exemple l’Agence européenne de défense, ou le centre satellitaire de Torrejon) mieux utilisés.

7. Une plus grande réactivité. La France souhaite que l’Union renforce « la réactivité et les capacités d’intervention des forces » mises à la disposition de la PSDC. Formation commune, entraînement, disponibilité et génération de forces mieux coordonnée entre États européens sont des « domaines où les progrès sont urgents et accessibles ».

8. Utiliser tous les instruments du Traité.  La France veut « mieux utiliser les institutions et cadres de concertation existants et tirer parti de toutes les possibilités ouvertes par les traités, y compris la coopération structurée permanente et les coopérations renforcées. »

9. Une volonté et des capacités de projection. La « volonté de se projeter » n’a de sens que si elle repose sur la « possibilité, pour les États qui y souscrivent, « de mobiliser des moyens civils et militaires crédibles ». La France s’engage à disposer des capacités critiques dans certains secteurs « renseignement, surveillance, ravitaillement en vol, transport stratégique, etc. », tout en réaffirmant sa volonté de « mutualiser les programmes correspondants avec les États les plus capables d’y contribuer ».

10. Mutualisation et partage des capacités. La France répète son souhait « résolu (de) s’engager dans l’initiative de mutualisation et de partage capacitaire (pooling and sharing), confiant à l’Agence européenne de défense (le soin) d’identifier des programmes qui pourraient être développés en commun, de tester leur faisabilité et d’organiser leur montage ». Les coopérations, avec un ou plusieurs États, de programmes d’armement dans le cadre de l’OCCAR doivent être envisagées « non pas comme des alternatives ou des substituts, mais comme des leviers supplémentaires pour susciter une dynamique capacitaire européenne ».

Enfin, la France affiche un objectif plus général « que se poursuive et s’intensifie la construction européenne en matière de sécurité intérieure » avec élaboration d’une « stratégie davantage intégrée ». Deux exemples sont données : la « protection des infrastructures critiques européennes » et « la coordination politique en cas de crise majeure » (protection civile) .

PrintFriendlyFacebookShare

Insérer un drone dans le ciel européen

(crédit : Agence européenne de Défense)

(BRUXELLES2) L’Agence européenne de défense (EDA) et l’Agence spatiale européenne (ESA) ont mené, mercredi (24 avril), un test visant à « définir et tester le contrôle aérien et les procédures applicables à un drone (Remotely piloted aircraft RPAS) ». Un drone a ainsi décollé de la base de Murcia en Espagne pour un vol de six heures dans les espaces aériens civils et militaires.

Tester l’utilisation des drones au delà de l’horizon

Le test avait pour objet d’utiliser des drones au delà de la ligne d’horizon (Beyond line of sight) en passant par un satellite qui effectuait la liaison et les communication avec le pilote au sol.

L’exercice a démontré que l’appareil pouvait s’intégrer aussi bien dans les espaces aériens civils que militaire en suivant les indications des contrôleurs aériens. Un test de risque de collision frontale a aussi été effectué avec un appareil piloté de l’Académie aérienne espagnole. Ce vol a permis de recueillir des données qui seront comparées et analysées avec les exigences de sécurité de l’Agence européenne de sécurité aérienne (EASA).

Un test pour le futur

Objectif du test (*) : « évaluer la sécurité avec les liens satellitaires et les capacités de réaction du pilote au sol dans des opérations de routine et des situations d’urgence ». « La législation actuelle n’offre en effet pas de cadre harmonisé en Europe qui permettrait aux drones de voler dans l’espace aérien civil et notamment au delà de la ligne de l’horizon » explique-t-on à l’Agence. Cet état de fait « freine leur utilisation et l’application aux sphères civils ce qui rend difficile pour les industries européenne de développer les technologies et les équipements qui rendront leur usage possible dans le futur ».

(*) Le test s’inscrit dans le projet DeSIRE (Demonstration of Satellites enabling the Insertion of RPAS in Europe) qui vise à la promotion des drones en Europe dans une optique de double usage (civil et militaire). Un projet porté par les deux agences européenne et un consortium d’entreprises européennes (allemandes, italiennes, françaises, luxembourgeoise, néerlandaise) emmenées par l’espagnol INDRA.
PrintFriendlyFacebookShare

13 stagiaires instructeurs d’hélicoptères à la RAF

(BRUXELLES2) Le premier cours européen tactique pour les instructeurs d’hélicoptères (European Helicopter Tactics Instructors Course (EHTIC)) a débuté lundi (8 avril) sur la base de la Royal Air Force (RAF) à Linton-on-Ouse en Angleterre. Ces cours s’inscrivent dans le cadre du Programme d’entraînement d’hélicoptères de l’Agence européenne de défense (EDA).

Un programme chargé

La première promotion de 13 stagiaires (suédois et allemands), en fait des pilotes instructeurs, va suivre pendant deux semaines des cours théoriques puis une semaine de pilotage en simulateur dans des locaux spécialement créés à cet effet au sein de la base RAF Linton-on-Ouse. Dans un second temps, une phase de vol suivra pendant 3 semaines sur la base de test de Vidsel en Suède. Les cours seront dispensés par 14 instructeurs de la RAF. La fin des cours est prévue pour le 24 mai prochain.

Un exemple concret de coordination

Ce programme mis en place par l’Agence européenne de défense (EDA) en partenariat avec l’escadron britannique Rotary Wing Operational Evaluation and Training Unit et les forces armées suédoises, a pour but de développer un entrainement commun des instructeurs afin de « pouvoir faciliter l’harmonisation et l’inter-opérabilité », précise-t-on à l’EDA. Cela permettra aussi de « développer un cadre d’instructeurs européens et d’améliorer la compréhension entre les équipages issus de pays différents ».

PrintFriendlyFacebookShare

0 euro de plus pour le budget de l’Agence européenne de Défense en 2013

(BRUXELLES2) Les Britanniques ont maintenu lundi (19 novembre) leur veto à toute augmentation du budget de l’agence européenne de Défense, même par la simple prise en compte de l’inflation. Celui-ci sera donc reconduit à l’identique pour l’année prochaine, à hauteur de 30,4 millions d’euros (sans tenir compte de l’inflation), ainsi qu’annoncé (sur le Club de B2).

25 pour, 1 non = Non

Le budget doit, en effet, être décidé à l’unanimité. Tous les Etats étaient d’accord pour cette prise en compte de l’inflation, tous sauf un (le Royaume-Uni). Et aucune solution alternative ne semblait se dégager. A défaut d’accord, le budget aurait dû être reconduit par douzième provisoire, sur cette même base, ce qui aurait été « encore plus dommageable » a expliqué à B2 un diplomate impliqué dans cette discussion. Cela aurait le « pire scénario possible » a confirmé Claude-France Arnould, la directrice de l’Agence lors de la conférence de presse finale. Et « aucun compromis n’a pu être trouvé, c’est la loi de l’unanimité ». De fait, c’est la position britannique qui l’a emporté. Et les autres membres de l’Agence ont dû s’incliner.

Téléscopage

L’écart entre les deux propositions était faible ; aux alentours de 100.000 euros de plus pour les Britanniques et cette somme aurait pu assez facilement être répartie entre les autres membres. Mais à l’heure d’une discussion plus générale sur le futur cadre budgétaire 2014-2020, qui s’annonce très difficile en fin de semaine (au sommet spécial convoqué les 22 et 23 novembre), toute discussion sur une autre répartition de cette augmentation aurait été assimilée à un nouveau “chèque britannique”, ce qui aurait pu affaiblir la négociation.

PrintFriendlyFacebookShare

Face aux menaces de la cybersécurité, une stratégie européenne ?

(BRUXELLES2) Les attaques menées contre des structures étatiques (Estonie en 2007, Georgie en 2008, France fin 2010, etc.) ont fait prendre conscience aux responsables européens de ce qui était jusqu’ici l’apanage des spécialistes de la sécurité. Plusieurs Etats-Membres ont ainsi adopté ces dernières années des stratégies nationales spécifiques dans ce domaine (Royaume-Uni en juin 2009, France en février 2011, Luxembourg en juillet 2011, Allemagne en février 2012…). Le séminaire organisé par l’IHEDN, l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (français), jeudi (28 juin) à Bruxelles, a eu le mérite de faire le point sur ce sujet, insistant sur la nécessité d’adopter une « cyberstratégie européenne ».

« Internet ne connaît pas les frontières »…

C’est une phrase que presque chaque intervenant (et ils étaient nombreux!) a répété aujourd’hui. Qu’ils représentent le secteur privé, les Etats-Membres ou l’UE, tous sont d’accord pour dire qu’une approche européenne est indispensable. Si la cybersécurité reste une compétence des Etats-Membres « et le restera probablement », il n’y a « pas de contradiction » avec une coopération au niveau européen, comme l’explique Martin Fleischer, coordinateur des affaires « cyber » au ministère des Affaires étrangères allemand. Les cyberattaques peuvent être menées de n’importe où : « on doit pouvoir être en contact avec tous les pays à tout moment » dit Patrick Pailloux, directeur général de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi). Outre la coopération internationale, il faut aussi bien sûr agir de concert avec le secteur privé puisque c’est lui qui dispose des infrastructures. « Nous devons soutenir le secteur privé » affirme Heli Tirmaa-Klaar, experte au service diplomatique européen (SEAE).

Les Etats-Membres sont donc bien conscients qu’agir seulement au niveau national n’est pas efficace. Mais il y a un problème : tous les Etats n’ont pas les mêmes capacités pour lutter contre ces menaces, comme le rappelle un expert de la Commission Européenne. Certains Etats, comme les pays scandinaves ou le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, en ont fait une priorité stratégique et se sont équipées des capacités nécessaires. D’autres, plus à l’Est et au Sud, ne disposent pas de ces moyens.

Attention toutefois à la tentation purement répressive et législative

La réaction doit être « proportionnelle », selon Sarah Lampert, coordinatrice adjointe aux affaires « cyber » du ministère des affaires étrangères britannique. Il faut veiller à ce que les droits de l’homme, notamment en termes de respect de la vie privée, soient respectés. « Notre réponse doit être créative » dit-elle. En fait, elle préconise de mettre en place des « mesures de confiance » et de travailler dans le domaine de l’éducation (former le personnel des institutions mais aussi sensibiliser le public) plutôt que de légiférer. Ainsi, un système similaire au contrôle des armements ne serait pas efficace dans le domaine de la cybersécurité. « C’est facile de compter des tanks, mais qu’en est-il des programmes, des copies de programmes ? » C’est plus difficile, d’autant qu’il y a la question du double usage de ces programmes, explique Martin Fleischer.

Les militaires concernés…

« Nous faisons partie du jeu » dit le général Pascal Roux de l’Etat-major de l’UE (EMUE). Ce qu’on appelle alors la « cyberdéfense » a été inscrite dans la version révisée de 2008 de la Stratégie Européenne de Sécurité. L’EMUE est là pour « fournir de l’expertise ». En ce qui concerne la cybersécurité, cela implique deux choses plus particulièrement. Tout d’abord, il faut adapter les capacités requises de l’UE. Un « catalogue » est en train d’être réalisé suite à une décision de novembre dernier, en coopération avec l’Agence Européenne de la Défense (AED). Il devrait être finalisé « dans semaines à venir ». Puis, sur le plan « conceptuel » : il faut former et s’entraîner. S’il est encore trop tôt pour inclure la cyberdéfense au prochain exercice de gestion de crise (impliquant toute la chaîne de commandement, qui aura lieu en octobre), ce sera « clairement » le cas pour celui d’après.

L’Agence européenne européenne de défense

Un défi à relever consiste à améliorer la coordination entre les différents services concernés, que ce soit au niveau national ou européen. Là-dessus, « nous ne sommes pas très bien préparés » constate Denis Trioulaire, directeur « capacités » à l’Agence européenne de la Défense (EDA). Une autre difficulté spécifique pour ce type de menace est la nécessité d’être rapide dans la réaction : il faut avoir des moyens et des plans adaptés, disponibles en commun et prêt à tout moment. Il y a là un « paradoxe » explique Denis Trioulaire : il faut du temps pour déterminer l’origine de la menace, alors que justement il n’y en a pas dans ce type de situation. L’EDA se voit tout de même un rôle considérable à jouer, comme « hub » entre les 26 Etats Membres qui en font partie. C’est même sa « raison d’être » que de « garantir l’interopérabilité ».

Question un poil provocatrice dans l’audience, mais tout à fait pertinente : pourquoi un Etat qui serait face à une crise majeure de cybersécurité se tournerait-il vers l’UE alors que l’OTAN est déjà bien avancée dans ce domaine ? Parce que la réponse de l’UE fait partie d’une approche globale, « c’est ça qui fait la différence », répond le général Pascal Roux. Mais « probablement, les deux [structures] prendront des mesures ».

Et la Commission Européenne, également

On y concocte par exemple une nouvelle législation, qui reposera sur trois piliers principaux, comme l’explique Giuseppe Abbamonte de la DG Société de l’Information. Tout d’abord, « faire en sorte que tout le monde dispose des capacités adaptées » en établissant une sorte de niveau minimum européen. Les Etats Membres devraient alors par exemple développer des stratégies nationales de cybersécurité, avec des exercices réguliers. Un deuxième pan de cette législation devra rendre la coopération européenne plus systématique. En effet, elle est encore trop « spontanée [et] dépendante de la bonne volonté des Etats ». Or, « tout le monde ne fait pas partie de ce club ». Enfin, il s’agit d’élargir les règles s’appliquant à certains types d’acteurs du secteur privé : là où, aujourd’hui, seules les télécommunications doivent notifier aux autorités toute atteinte à la sécurité, la nouvelle législation impliquera que les autres fournisseurs de services (comme Skype, Amazon ou encore les boîtes mails) devront ces mêmes règles.

Outre cette nouvelle législation, il y a les différents programmes de recherche financés par la Commission. Et, comme annoncé sur ce site, la création d’un centre européen de lutte contre la cybercriminalité, l’EC3, qui viendra compléter l’action européenne déjà en place (par exemple au sein de l’Agence Européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l’information, ENISA).

Lire aussi : Vers un centre européen de lutte contre la cybercriminalité

PrintFriendlyFacebookShare

C’est l’été, les pilotes européens s’entraînent (2)

Un Chinook CH-47D hollandais (© EMFA/Hotblade 2012)

(BRUXELLES2) Après le transport aérien, ce sont les hélicoptères européens qui vont suivre un entraînement commun cet été, du 9 au 19 juillet. HOT BLADE 2012, c’est le nom (un peu plus attrayant qu’EATT non?) de cet exercice, qui prendra place au Portugal depuis la base d’Ovar près de Porto. Cette fois-ci, ce n’est pas une première, puisque le programme de l’Agence Européenne de Défense en est à sa quatrième édition après celles de Gap en France (2009), Logrono en Espagne (2010) et Viterbo en Italie (2011).

En plus du Portugal qui accueille l’événement et avec le Luxembourg qui apporte « un soutien financier considérable » (comme on explique à l’Agence Européenne de Défense), sept autres pays participeront à l’exercice: l’Autriche, la Belgique, la République Tchèque, la Finlande, l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Espagne. Le Royaume-Uni et la Suède seront également présents en tant qu’observateurs. Au total, une quarantaine d’hélicoptères de différents modèles seront déployés à Ovar.

On peut même dire qu’on a une panoplie très diversifiée de modèles existants. On pourrait même se croire dans un salon aéronautique : Agusta-Westland EH-101 Merlin (Portugal), Agusta Bell 212 (Autriche), Agusta A109 (Belgique), CH-53 Sea Stallion (Allemagne), Chinook CH-47D et Cougar AS-532U2 (Pays-Bas), NH90 (Finlande). Coté avions, c’est plus “classique” : 4 avions de chasse F-16 et 2 avions de transport Casa 295. B2 y sera…

NB : En octobre, ce sera au tour des forces spéciales de s’entraîner, lors de l’exercice Green Blade… en Belgique ! Si l’événement sera plus « discret » (en raison de la nature même des forces déployées), des possibilités de visite pour la presse sont, là aussi, prévues. Alors, amis journalistes, à vos caméras !

Voir la “bande annonce” de l’exercice HOT BLADE 2012

Lire aussi: C’est l’été, les pilotes européens s’entraînent (1)

PrintFriendlyFacebookShare

L’accord entre l’agence de défense européenne et OCCAR bientôt signé

(B2) Les “27″ doivent approuver le projet d’arrangement administratif entre l’Agence européenne de Défense et l’OCCAR (l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement) ainsi que le projet d’accord sur la sécurité de l’information. Des accords déjà approuvés coté OCCAR le 6 juin dernier. Ils devraient être paraphés, selon nos informations, à la mi-juillet sous la présidence chypriote (tout un symbole). C’est l’aboutissement d’un long cheminement. L’autorisation pour entrer en négociation ayant été donnée par les “27″ en mai 2009.  Le Parlement européen devrait simplement être « informé » de la décision du Conseil sur la signature et à la conclusion de l’accord, et non pas « consulté ». Il s’agit de l’application de l’article 218, § 10, a précisé à B2 un diplomate européen. Car l’accord « porte de façon exclusive ou principale sur la politique étrangère et de sécurité commune ». Dernière précision, d’un point de vue juridique, « seule la version anglaise de l’accord fait foi ». Mais toutes les versions linguistiques seront publiées au Journal officiel.

Projet de texte dans les docs de B2

Lire aussi :

PrintFriendlyFacebookShare

Le premier journal de l’agence européenne de défense

(B2) L’agence européenne de défense vient de publier son premier journal. D’une cinquantaine de pages, il est centré sur le partage et la mission en commun : “Taking pooling and sharing to the next level” pour être plus exact. Rédigé tout en anglais, passe ainsi en revue les sujets du moment : du système Sesar à l’anti-IED (engins explosifs artisanaux), en passant par la formation des pilotes d’hélicoptères, les drones ou le ciel unique. Quelques entretiens parachèvent le tout. “EDA’s key mission is delivering capabilities” explique Claude-France Arnould, la directrice de l’agence. “There is a price to pay for ensuring security” renchérit Michel Barnier, le commissaire européen au Marché intérieur (dont dépend, notamment, l’exécution de la directive Marchés publics de défense). Un exercice intéressant. A consulter en ligne ici, ou télécharger version pdf

PrintFriendlyFacebookShare