Dernières nouvelles de la piraterie (16 mars 2014)

(BRUXELLES2)

La flotte iranienne continue sa mission anti-piraterie

La 29e flotte de la marine iranienne a escorté 52 tankers et 48 navires marchands ainsi que 195 navires d’autres pays durant cette mission anti-piraterie, a déclaré Afshin Tashek, le commandant de la marine, lors d’une escale à Salalah (Oman), début mars. Deux tentatives de piraterie ont été déjouées durant cette mission a-t-il précisé selon l’agence iranienne FARS. La marine iranienne patrouille régulièrement dans le Golfe d’Aden depuis novembre 2008 et l’attaque du cargo iranien MV Delight au large des côtes du Yemen. NB : Une manière également pour la république islamique – comme pour la plupart des marines présentes dans la zone de faire de la présence et ce qu’on appelle la « diplomatie navale ».

Nouvelle attaque dans le Golfe d’Aden

Un navire marchand a été encore attaqué vendredi (7 mars) dans le Golfe d’Aden, au large du Yemen. Il a été approché alors qu’il se trouvait à 14° nord et 53° est par 3 skiffs profitant des heures de pénombres. Les gardes privés armés ont tiré des coups de semonce à plusieurs reprises avant que les attaquants n’abandonnent. C’est la troisième attaque en quelques semaines, dans le nord de l’Océan indien (entre Golfe d’Oman et Golfe d’Aden), démontrant qu’un groupe pirates est toujours à l’oeuvre dans la région.

Deux gardes privés du Maersk Alabama trouvés morts lors d’une escale aux Seychelles

La mort des deux Américains à bord du Maersk Alabama, semble être complexe. Les deux anciens des commandos marines (SEAL) reconvertis dans la sécurité privée avaient été retrouvés morts le 18 février dernier, lors d’une escale aux Seychelles. Jeffrey Reynolds et Mark Kennedy, étaient agés de 44 ans, et travaillaient pour la société Trident Group. Les premiers éléments de l’autopsie ont révélé un arrêt respiratoire couplé avec un arrêt cardiaque suspect, selon la chaine américaine CNN. L’hypothèse d’une overdose est ouvertement évoquée, avec des traces de drogues dans le corps des agents, une seringue et des traces d’héroïne ayant été au surplus trouvés dans la cabine. Le Maersk Alabama est un navire cargo utilisé par la marine américaine pour convoyer matériel et soutien logistique. Son nom a été rendu célèbre lors de l’attaque et la prise d’otages par les pirates somaliens, illustré dans le film « Captain Philips ».

La frégate amarrée en Crète (crédit : ministère ukrainien de la Défense)

Dernières nouvelles de la piraterie (2.3.2014)

(BRUXELLES2)

La frégate amarrée en Crète (crédit : ministère ukrainien de la Défense)

La frégate amarrée en Crète (crédit : ministère ukrainien de la Défense)

La frégate ukrainienne Hetman Sagaidachniy rentre au pays

La frégate ukrainienne Hetman Sagaidachniy rentre à la maison après avoir terminé ses deux périodes dans l’Océan indien sur la lutte contre la piraterie, d’abord au titre de l’OTAN puis de l’UE. Elle avait rejoint la Force navale de l’Union européenne (EUNAVFOR), début janvier. Le Hetman Sagaidachniy a effectué plusieurs patrouilles dans le golfe d’Aden et l’océan Indien et fait un certain nombre d’approches amicales avec les marins et les pêcheurs locaux. C’était la première fois que l’Ukraine participait à une opération maritime de l’UE. Pour le commandant du contingent ukrainien, le contre-amiral Andrey (Andrii) Tarasov : « cela a été un grand honneur d’être le premier navire de guerre ukrainien de contribuer aux efforts internationaux de lutte contre la piraterie ». Le navire a fait une halte à la base grecque de La Sude (Crète) pour ravitaillement. Et le ministère ukrainien de la défense a démenti que le navire ait abordé la « Croix de Saint-André », l’emblème de la marine russe. « Les soldats ukrainiens restent fidèles au serment du peuple de l’Ukraine, continuent de servir honorablement leurs fonctions et sont fiers d’aborer le drapeau de l’Ukraine sur le chemin de leur terre natale » a expliqué Andrey Tarasov.

Deux incidents dans l’Océan indien ces derniers 15 jours

Un porte-containers a fait l’objet d’une « approche suspecte », le 13 février, par un skiff isolé vers 15h (UTC) à 1° nord et 44°, dans l’Océan indien à quelques miles au large de Barawe (Puntland). Cinq personnes étaient à bord du skiff, armés, et ont tiré en direction du roulier. L’équipe de sécurité à bord a répliqué par des tirs ; il a fallu cependant 20 minutes pour les attaquants pour abandonner et quitter le bord. Quelques containers ont souffert de certains dommages par balles, précise-t-on au BMI. Mais navire et personnel sont sains et saufs.

Un autre incident s’est produit de l’autre côté de l’Océan, fin février (28 février), dans le Golfe d’Oman, à 40 miles de Gwadar (Pakistan). Un vraquier a été pris en chasse par un skiff durant environ 4 heures. Le capitaine a utilisé des manoeuvres pour éviter et retarder les attaquants, s’est rapproché des côtes pakistanaises et demandé l’aide de la marine. La marine pakistanaise a déployé un navire qui a réussi à localiser le skiff et arrêté les suspects.

L'Evertsen lancée à pleine machine (crédit : marine Néerlandaise)

Dernières nouvelles de la piraterie (1er février 2014)

(BRUXELLES2)

Seconde patrouille pour le Hetman Sahaydachnyi

La frégate ukrainienne Hetman Sahaydachnyi a fini sa seconde patrouille dans le mandat d’EUNAVFOR Atalanta durant lequel il a notamment procédé à « plusieurs visites et approches « amicales » de petits navires » de pêche ou de commerce, apprend-on auprès de la marine ukrainienne. Après une escale, fin janvier, dans le port de Djibouti pour le soutien logistique, ravitaillement et procédures de maintenance, elle a mis le cap sur le port de Salalah (Sultanat d’Oman).

La frégate néerlandais en relève pour Ocean Shield

La frégate néerlandaise Evertsen a quitté dimanche dernier (26 janvier) son port d’attache de Den Helder pour se rendre dans le Golfe d’Aden, dans le cadre de l’opération anti-piraterie de l’OTAN (Ocean Shield). Elle devrait arriver dans la zone la semaine prochaine. A son bord un hélicoptère NH90 ainsi qu’une équipe d’abordage du corps des marines. Les Pays-Bas ont fourni régulièrement depuis 2008 un navire dans les opérations engagées au large de la Somalie contre les pirates, soit au titre de l’OTAN, soit au titre de l’UE.

L'Evertsen lancée à pleine machine (crédit : marine Néerlandaise)

L’Evertsen lancée à pleine machine (crédit : marine Néerlandaise)

Le Francesco Mimbelli franchit le canal de Suez

Un destroyer italien précède juste son homologue néerlandais. Le Francesco Mimbelli, a passé le Canal de Suez, le 29 janvier, et est entré dans les eaux de la mer rouge pour participer à la mission  » Ocean Shield « , annonce l’Etat-major de la marine italienne. Il était parti de la base navale de Tarente , le 18 janvier dernier. A bord un équipage de 330 hommes et femmes, dont le détachement groupe aérien (pour l’hélicoptère), des fusiliers-marins de San Marco et un commando des forces spéciales marines (Comsubin ou Comando Subacqueo Incursori).

Le Mimbelli dans le canal de Suez  (crédit : Marine italienne)

Le Mimbelli dans le canal de Suez
(crédit : Marine italienne)

Rotation des équipes de surveillance et patrouille aérienne de EUNAVFOR Atalanta 

La mission européenne de lutte contre la piraterie dans la Corne de l’Afrique compte sur une nouvelle équipe de surveillance et patrouille aérienne. La 33ème relève a été faite par les Espagnols des Forces aériennes maritimes de Patrouille et reconnaissance (MPRA en anglais) dans le ciel de Djibouti le 23 janvier 2014. En plus de la reconnaissance maritime, le MPRA est utilisé pour les missions de recherche et sauvetage. La mission des pilotes et du personnel de maintenance a une durée de deux mois. Depuis la base militaire de Palma de Majorque, l’équipe de la 32ème rotation a réalisé 25 vols et a cumulé plus de 200 heures de vols.

(Crédits : EUNAVFOR Somalia)

Les 44 membres du MPRA espagnols  (Crédits : EUNAVFOR Somalia)

On ravitaille…

Trois navires de l’opération européenne de lutte contre la piraterie au large de la Somalie (EUNAVFOR Somali) ont fait le plein auprès du navire américain USNS Joshua Humphreys. Le TCD Siroco, le FGS Hessen et l’ESPS Tornado se sont ainsi donné rendez-vous dans le bassin somalien pour se ravitailler. Le jour antérieur, c’est l’ITS Libeccio qui a pu bénéficier de la « pompe flottante » du Joshua Humprheys.

(Crédits : EUNAVFOR Somalia)

Ravitaillement simultané de deux navires de l’Eunavfor Somalie (Crédits : EUNAVFOR Somalia)

 

Exercice anti-incendie à Djibouti

Le 15 janvier, le port de Djibouti a été le théâtre de la formation de 20 gardes-côtes et militaires somaliens en matière de lutte contre les incendies. Les formateurs de la mission civile EUCAP Nestor ont été accompagnés par une équipe de la frégate allemande FGS Hessen, navire de la mission européenne de lutte contre la piraterie EUNAVFOR Somalia, qui a accueilli l’exercice. Suite à un briefing théorique, les formateurs européens ont réalisé une démonstration. Les gardes-côtes djiboutiens ont mis en pratique la formation dans un exercice réel.

 (Crédits : EUNAVFOR Somalia)

Rencontre de l’ESPS Tornado avec les officiers Coréens

Le Lieutenant Commander Juan Belizon, à la tête du navire espagnol ESPS Tornado, a accueilli mardi 14 janvier le captain Choi Sung-Mok, commandant du navire sud-coréen participant à l’opération CMF – d’impulsion américaine – pour la lutte contre la piraterie dans la Corne de l’Afrique. Les deux commandants se sont accordés sur la nécessité de continuer à collaborer pour éviter une recrudescence de la piraterie. Le Commandant Belizon a assuré « qu’il n’y a pas de doute que lorsque nous travaillons ensemble, nous sommes plus forts, ce qui rend plus difficile les attaques pirates. Cette opérations nous donne une occasion unique de connaitre des navires du monde entier, et d’avoir une meilleure connaissance de leurs fonctionnements. »

(Crédits : EUNAVFOR Somalia)

Le commandant de l’ESPS Tornado fait un tour de visite à ses homologues coréens, lors de son passage à Salalah (Crédits : EUNAVFOR Somalia)

(informations rassemblées par Nicolas Gros-Verheyde et Leonor Hubaut)

Lire aussi :

(Crédits: Ministère français de la Défense)

Dernières nouvelles de la piraterie (12 janvier 2014). Bilan piraterie 2013

(BRUXELLES2)

La piraterie en 2013 : bilan

234 incidents de piraterie ont été recensés en 2013, dont 12 étaient des captures et prises d’otage, selon le dernier bilan dressés le Bureau Maritime International (BMI). Au Nigéria, 30 incidents ont été constatés, contre 13 en Somalie. L’immense majorité des actes de piraterie modernes se déroule sur la ligne de l’équateur, à l’ouest de l’Afrique ou à l’est, comme on peut le constater sur la carte interactive du BMI.

(Crédits: Ministère français de la Défense)

La frégate Sagaïdatchny été antérieurement engagée dans l’opération Ocean Shield de l’OTAN (Crédits: Ministère français de la Défense)

La frégate ukrainienne se joint à Eunavfor Atalanta

La frégate ukrainienne Guetman Sagaïdatchny a changé de pavillon, le 3 janvier. Quittant le pavillon de l’OTAN, elle a arboré celui de l’Union européenne, passant ainsi de l’opération anti-piraterie de l’Alliance Ocean Shield à l’opération « soeur » européenne Eunavfor Atalanta. Dotée d’un commando spécial et d’un hélicoptère Ka-27, le navire escortera des cargos au large des côtes somaliennes. Lire aussi : L’Ukraine rejoint l’Union européenne. ласкаво просимо

 

(Crédits: EUNAVFOR Somalia )

(Crédits: EUNAVFOR Somalia )

Formation de marins Tanzaniens à Dar Es Salaam

Le navire-amiral Siroco de l’opération européenne EUNAVFOR Atalanta a fait escale en Tanzanie. Neuf marins tanzaniens ont reçu une formation théorique sur les manoeuvres d’approches. Le plus gros de la formation s’est centrée sur le système Mercure utilisé par les forces de lutte contre la piraterie pour se coordonner dans la région. L’objectif étant d’améliorer la connaissance réciproque entre les forces européennes et les forces tanzaniennes. « La Tanzanie est un partenaire régional clé et nous sommes toujours désireux de promouvoir notre coopération, en travaillant ensemble contre la piraterie dans la Corne de l’Afrique » a déclaré le contre-amiral Hervé Bléjean, commandant de la force européenne.

L'helicoptère inutilisable soulevé par une grue pour être placé sur le camion de transport (Crédits: EUNAVFOR Somalia)

L’hélicoptère endommagé a été placé sur un trailer et transporté jusqu’à l¡aéroport avec la protection des français (Crédits : EUNAVFOR Somalia)

Nouvel hélicoptère pour l’hélico Tornado espagnol

Le navire espagnol ESPS Tornado, amarré à Djibouti, a dû changer son hélicoptère. L’hélicoptère Augusta Bell 212 est inutilisable et sa réparation n’était pas possible à bord ni dans en Somalie. La marine espagnole a frété un avion Ilyushin pour transporter l’hélicoptère de substitution. Arrivé à Djibouti le 28 décembre, ce gros porteur est reparti le lendemain avec le modèle endommagé, dont l’équipage a dû démonter l’hélice principale pour le placer dans l’avion de transport. Le nouvel appareil a réalisé son premier vol dès le 29 décembre.

(Crédits: Xinxhua )

En 2013, 11 navires ont été secourus par les Chinois au large de la Somalie  (Crédits: Xinxhua )

Cinq années de présence chinoise dans le Golfe d’Aden

Pékin n’envisage pas de cesser sa participation à la sécurisation des eaux au large de la Somalie et dans l’océan Indien, par l’envoi de navire d’escorte. C’est même devenu une « obligation internationale », mais l’aviation chinoise ne sera pas encore envoyée sur place. A l’occasion du cinquième anniversaire de l’engagement chinois dans cette zone, Dong Yiping, le chef adjoint de l’état-major de la marine chinoise, a rappelé que 16 groupes navals chinois ont déjà été déployés, avec 42 navires au total et 13 214 marins et commandos. Les navires chinois ont escorté 565 bâtiments marchands et secouru 42 navires attaqués par des pirates. En 2013, 11 navires ont été secourus par les Chinois et aucun n’a été capturé.

Sécurité privée sur les navires français

La France pourrait bientôt déléguer la lutte contre la piraterie maritime à des sociétés privées. Le Conseil des ministres a proposé un projet de loi visant à autoriser des agents armés à prendre place à bord des navires traversant des zones dangereuses, particulièrement dans les golfes d’Aden et de Guinée. Cette pratique est déjà autorisée dans plusieurs pays européens. Le projet de loi pourrait être examiné dès février prochain par le Parlement. Pour Éric Banel, directeur délégué général d’Armateurs de France, ceci permettra d’être compétitifs dans le marché. « Les entreprises françaises perdaient des marchés par rapport à leurs concurrents – je pense notamment aux Britanniques – parce que ces pays-là ont autorisé très tôt l’embarquement de gardes privés et que nous, nous ne sommes pas capables d’assurer une protection continue de nos navires », explique-t-il.

Le Premier ministre M. Rajoy se rend à bord de la frégate espagnole (crédit : marine espagnole)

Dernières nouvelles de la piraterie (29 déc. 2013)

(BRUXELLES2) Toujours près de 50 marins otages des pirates somaliens ! • Visite du Premier ministre espagnol à Djibouti • Procès reporté à l’ile Maurice • Formation pour la marine tanzanienne • Drone britannique à l’assaut des pirates • Un plan d’action pour le Somaliland

Toujours près de 50 marins otages des pirates somaliens !

Avec la diminution de la menace de la piraterie et la libération de presque tous les marins otages des pirates somaliens, on pourrait les oublier. Mais, au dernier bilan, il reste toujours 49 marins otages aux mains des pirates fin 2013 ! La plupart sont retenus prisonniers depuis de longs mois déjà, voire de longues années, et viennent du continent asiatique. Leurs pays et leurs armateurs semblent les avoir un peu abandonnés à leur sort. Citons-les : 4 marins thaïlandais du FV Prantalay (un navire de pêche thaïlandais), qui sont retenus depuis avril 2010 (3 ans 1/2 !) ; 11 marins du MV Albedo (7 Bangali, 2 Sri Lankais, 1 Indien et 1 Iranien, retenus prisonniers depuis novembre 2010), leur navire a coulé cet été  ; 7 marins indiens du navire norvégien MT Asphalt Venture ; et les 27 marins taïwanais, philippins, indonésiens, chinois et vietnamiens du FV Naham 3 (un navire thaïlandais).

Le Premier ministre M. Rajoy se rend à bord de la frégate espagnole (crédit : marine espagnole)

Le Premier ministre M. Rajoy se rend à bord de la frégate espagnole (crédit : marine espagnole)

Visite du Premier ministre espagnol à Djibouti

Mariano Rajoy, le Premier ministre espagnol a rendu visite à Djibouti, le 22 décembre, aux militaires espagnols engagés dans la lutte anti-piraterie tant au sein de l’OTAN que de l’Union européenne. Cette présence « est essentielle pour la protection des navires marchands qui transitent dans la zone, les pêcheurs comme les navires du Programme alimentaire mondial de l’ONU » a-t-il déclaré selon le communiqué diffusé par la Moncloa. Le Premier ministre est ainsi monté à bord de la frégate Alvaro de Bazan qui commande la mission Ocean Shield (OTAN) et a rendu visite au détachement de l’avion de patrouille maritime P3 Orion (EUNAVFOR Atalanta) qui est situé sur la base aérienne de Djibouti. Il a également rencontré le président djiboutien, Ismail Omar Guelleh.

Procès reporté à l’île Maurice

Le procès des 12 présumés pirates arrêtés par la frégate française Surcouf après l’attaque du MSC Jasmine se poursuit à l’Île Maurice mais à vitesse lente. Des officiers américains devraient être entendus en janvier et des officiers français à la mi-février. Transférés sur l’île en janvier, leur procès a d’abord pris comme du retard. Un prisonnier, malade, est toujours hospitalisé. Et certains d’entre eux se plaignent d’avoir été battus par leurs gardiens (les gardes-chiourmes), comme le souligne le quotidien de l’île, le Mauricien. Les arguties de procédure se multiplient. Les avocats de la défense contestent notamment chacune des preuves présentées, notamment le fait que les suspects ont été photographiés. Ils estiment aussi que les preuves, ramenées par un policier mauricien de Djibouti et fournies par la marine française n’ont pas été suffisamment sécurisées pour être valables. Lire aussi : Un groupe pirates déjoué près des côtes somaliennes. 12 suspects arrêtés

(crédit : marine espagnole)

(crédit : marine espagnole)

Formation pour la marine tanzanienne

Lors de leur escale au port de Dar Es Salaam, les marins espagnols du patrouilleur ESPS Tornado ont organisé, à la mi-décembre, une formation pour la marine tanzanienne. 19 membres de la marine tanzanienne ont ainsi reçu un briefing sur les opérations d’embarquement, suivi par un exercice d’embarquement.

Drone britannique à l’assaut des pirates

Le premier drone Scan Eagle de la Royal Navy a effectué son premier vol opérationnel à la mi-décembre. Lancé par une catapulte du pont du RFA Cardigan Bay, il a ensuite été récupéré  par un filin sur le côté du navire. Il sera utilisé dans « peu de temps », a précisé le ministre britannique de la Défense, Philip Hammond, à la presse lors d’une visite sur la base aérienne de  Waddington, « pour repérer les pirates » dans l’océan Indien. C’est la première fois que cette base secrète de la RAF, située dans le Lincolnshire, utilisée pour piloter les drones Reaper en Afghanistan, est ouverte à la presse (lire reportage dans le Daily Express et dans le Telegraph avec une video de ITN). Ce ScanEagle est un des deux drones acquis en juin dernier par la Royal Navy auprès de Boeing, pour un coût de 30 millions £ les deux. A noter que la marine néerlandaise utilise déjà ce type de drones, dont l’un s’est écrasé en mer. Lire : Un drone néerlandais s’écrase en merDe l’utilité des drones dans la lutte anti-pirates

(crédit : Eunavfor Atalanta / Eucap Nestor)

(crédit : Eunavfor Atalanta / Eucap Nestor)

Un plan d’action pour le Somaliland

Un plan conjoint, listant les programmes et activités futurs, de la mission européenne EUCAP Nestor au Somaliland a été adopté, dimanche (15 décembre). Une « étape capitale » pour la coopération technique entre les deux missions européennes (EUCAP Nestor et Atalanta) et le gouvernement de la province autonome, comme l’ont rappelé les responsables de missions européennes Etienne de Poncins (EUCAP Nestor) et le contre-amiral Hervé Bléjean (Eunavfor) qui recevaient au large de Berbera, à bord du FS Siroco, le navire-amiral de la force européenne anti-piraterie (Eunavfor), plusieurs responsables politiques du Somaliland, dont le vice-président du Somaliland, Abdirahman Abdallahi Ismail Saylici.

Suspects somaliens rapatriés

7 pirates somaliens, condamnés au Kenya, ont été rapatriés fin novembre vers Galkayo en Somalie pour achever leur peine. C’est l’UNODC qui a pris en charge leur rapatriement dans le cadre d’un accord Kenya-Somalie. De la même façon, 14 Somaliens qui avaient été arrêtés aux Maldives ont été rapatriés. Mais eux sont libres, les Maldives ont refusé de les juger, estimant leur législation pas adéquate aux questions de piraterie. Ils ont, en fait, été expulsés comme immigrants clandestins.

Nicolas Gros-Verheyde

Exercice (Crédits: EUNAVFOR Somalia)

Dernières nouvelles de la piraterie (1er déc. 2013)

(BRUXELLES2)

Dernier bilan de la piraterie

En 2013, il y a eu 234 « incidents » rapportés dont 12 captures de navires (hijackings) par des pirates dans le monde, selon un dernier bilan établi par la chambre de commerce maritime internationale. Le « front somalien » reste calme avec 13 incidents rapportés et 2 captures. Tandis qu’au large du Nigeria, on recense 30 incidents et 2 captures. L’Ouest de l’Afrique est aujourd’hui plus dangereux que l’Est de l’Afrique.

Des pirates au large du Kenya ?

Le porte-parole de la Force de défense kényane (KDF), Emmanuel Chirchir, a averti que toute attaque de pirates trouvera réponse. « Nos troupes de la marine patrouillent dans les eaux territoriales kényanes jusqu’à Kismayo en Somalie, et toute tentative d’attaque des navires sera déjouée fermement », a-t-il déclaré à l’agence Chine nouvelle. On assiste à une résurgence des attaques avec le temps plus clément. Cinq attaques ratées ont été enregistrées dans l’océan Indien en novembre, selon Andrew Mwangura, secrétaire général du syndicat des marins kényans (KSU). Le gouvernement kényan a également annoncé le renforcement des actions kényanes sur terre. « Nous avons décidé de résoudre le problème de la piraterie à la source et les Forces de défense kényanes (KDF) sont entrées en Somalie l’ année dernière pour faire équipe avec les forces alliées, et nous sommes maintenant en voie de stabiliser la Somalie », a déclaré un officiel du gouvernement sous couvert d’anonymat.

La TF 473 se déploie dans l’Océan Indien

Le porte-avions Charles de Gaulle est parti vers l’Océan indien pour une mission de 3 mois qui comprendra différents exercices et visites de ports. Il forme le cœur du Groupe aéronaval (GAN) constitué par la frégate de défense anti-aérienne Forbin (D-620), la frégate anti sous-marine Jean de Vienne, le pétrolier-ravitailleur Meuse et un sous-marin nucléaire d’attaque. S’ajoutent aux bâtiments de combat le groupe aérien embarqué (GAé) composé de 10 Rafale, 10 Super Etendards Modernisés, 2 Hawkeye, 2 hélicoptères Dauphin, un hélicoptère Alouette III, 2 hélicoptères Caracal. En tout 2600 marins. Au programme, après une dizaine de jours de certification du groupe en Méditerranée occidentale, des coopérations aéromaritimes avec les pays partenaires, notamment l’Arabie Saoudite, le Qatar et les Emirats Arabes Unis, précise l’Etat-Major des armées. Et une étroite coopération avec le groupe aéronaval américain, constitué autour de l’USS Harry S. Truman, qui sera présent en mer d’Arabie et dans le golfe Arabo-persique au même moment.

Renfort français pour Atalanta

Le chaland de débarquement TCD Siroco (L-9012) et l’aviso Cdt Ducuing (F-795) vont rejoindre la force européenne anti-piraterie Eunavfor Atalanta (TF 465) dans l’Océan indien. C’est un officier français (le contre-amiral Blejean) qui assurera le commandement de la TF 465 à partir de décembre 2013 jusqu’à avril 2014.

Le F-101 espagnol bientôt dans Ocean Shield

La frégate espagnole de défense aérienne Álvaro de Bazán (F-101) va être intégrée à l’opération anti-piraterie de l’OTAN, Ocean Shield. Le navire, qui fait actuellement partie de la mission antiterroriste Active Endeavour en Méditerrannée, devrait passer le canal de Suez, début décembre.

Retour à la maison pour le RFA Lyme Bay

Exercice (Crédits: EUNAVFOR Somalia)

Exercice (Crédits: EUNAVFOR Somalia)

Après 32 jours de patrouille au sein de l’opération européenne EU Navfor Atalanta, le gros navire de débarquement britannique a pris la route du retour vers les côtes anglaises. A son bord, 8 hélicoptères Lynx Mark et une équipe de tireurs d’élite de la Marine (Marine Sniper Team), ainsi que 5 bateaux rapides RHIB du 539e Assault Squadron Royal Marines (2 Rigid inflatable boats et 3 Offshore raiding craft).

L’équipage du Lyme Bay a effectué 11 « approches amicales » avec les pêcheurs locaux mais également de nombreuses missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance. Il a participé également à l’exercice « Cutlass Express », conduit par la marine américaine, au large de Dibouti. Le navire britannique a joué le rôle de navire cible et a « apporté son expertise aux procédures et techniques d’abordage » précise le communiqué d’Eunavfor.

Formation de la Marine tanzanienne 

L'exercice de formation  (Crédits: EUNAVFOR Somalia)

L’exercice pratique a consisté en une simulation d’embarquement, recherche et saisie de pirates. (Crédits: EUNAVFOR Somalia)

Le patrouilleur espagnol océanique Meteoro (P-41), en escale au port de Dar es-Salaam, a effectué une série de formations du personnel de la marine tanzanienne afin de renforcer les capacités locales maritimes. Les participants ont été briefés par le commandant du navire, Juan Carlos Pérez, sur la contribution de la marine espagnole (et d’autres marines européennes ) à l’opération anti-piraterie de l’UE « Atalanta ». La formation théorique a aussi traité d’aspects généraux. Un point fort a été l’explication des règles de sécurité pour les exercices prévus.

 

Rencontre avec les forces chinoises 

(Crédits : EUNAVFOR Atalante)

La délégation a été accueillie par le contre-amiral Jiang Zhonghua et le capitaine Liu Zhonghu, le commandant de ce nouveau navire de guerre, entré en service en 2011 (Crédits : EUNAVFOR Atalanta)

Le commandant de la Force navale de l’Union européenne anti-piraterie (EUnavfor), le Néerlandais Peter Lenselink, a rencontré ses homologues chinois, vendredi (22 novembre), à bord du navire amiral chinois Jing Gang Shan dans le golfe d’Aden. La visite a été l’occasion de discuter des opérations de lutte contre la piraterie. La task-force chinoise va fournir une escorte aux navires du Programme alimentaire mondial (PAM) acheminant de l’aide à la Somalie. « La coopération avec la marine chinoise est remarquable et souligne l’importance qu’ils accordent à la sécurité et liberté de commerce en mer » a précisé le Commodore Peter Lenselink.

 

Ravitaillement en mer: merci les Américains

Approximation du cable  (Crédits: EUNAVFOR Somalia)

Approche des tuyaux de carburant. (Crédits: EUNAVFOR Atalanta)

Dans la matinée du mardi 19 Novembre, le navire de guerre italien ITS Libeccio (F-572) a effectué un ravitaillement en mer (RAS) avec le navire auxiliaire américain USNS Arctic. Le ravitaillement est une manœuvre extrêmement délicate (tous les marins vous le diront). Elle exige que les deux navires naviguent très proches, de sorte que les tuyaux de carburant puissent tout d’abord coulisser jusqu’à l’autre bateau puis rester relativement stables durant toute l’opération. Il est courant également qu’un navire ravitailleur d’une opération alimente plusieurs navires en essence, eau et nourriture. L’ITS Libeccio a ainsi pu continuer sa patrouille de lutte contre la piraterie dans une zone à haut risque au large de la côte somalienne.

(Leonor Hubaut & Nicolas Gros-Verheyde)

(crédit : marine néerlandaise)

Dernières nouvelles de la piraterie (17 nov. 2013)

(BRUXELLES2)

Les Néerlandais prolongent leur engagement

(crédit : marine néerlandaise)

(crédit : marine néerlandaise)

Le gouvernement néerlandais a décidé, vendredi (15 novembre) de prolonger son engagement dans les différentes opérations  anti-piraterie, ce jusqu’à fin décembre 2014.

La frégate de commandement et de défense aérienne, Zr. Ms. Evertsen (F-805), sera ainsi engagée de février à la mi-mai dans l’opération de l’OTAN (Ocean Shield). Tandis que le Zr. Ms. De Zeven Provinciën (F-802), une frégate de même type prendra part jusqu’à la fin août à l’opération anti-piraterie de l’Union européenne, Atalanta. Jusqu’à décembre, ce sera au tour du patrouilleur océanique, Zr. Ms. Holland (P-840), récemment incorporé dans la marine néerlandaise (en 2012), dont ce sera la première sortie dans l’Océan indien.

Un officier supérieur néerlandais devrait, par ailleurs, prendre le commandement adjoint de l’opération Atalanta durant la deuxième moitié de 2014. Un poste qui est attribué par rotation aux différents pays européens, le poste de commandement revenant de façon traditionnelle à un amiral britannique.

Relève allemande à Eunavfor

(crédit : marine allemande)

(crédit : marine allemande)

La frégate allemande Hessen (F-221) va quitter, lundi (18 novembre), son port d’attache de Wilhelmshaven pour rejoindre l’opération anti-piraterie de l’UE, Atalanta, au large de la Corne de l’Afrique. Le voyage devrait durer environ deux semaines et le navire devrait être opérationnel sur zone le 3 décembre. Le retour est prévu en avril 2014.

Les 250 femmes et hommes du « Hessen », placés sous le commandement du commandant Dirk Jacobus, passeront donc Noël et le Nouvel an au large. Des visites des ports de Djibouti, de Mombasa (Kenya), Salalah (Oman) et Port Victoria (Seychelles) sont prévues, indique la marine allemande.

Outre les marins, seront à bord un conseiller juridique (Legad), la police militaire, des traducteurs et un détachement VPD (Détachement de protection des navires).

Un navire néo-zélandais pour la CTF-151

La frégate Te Mana (crédit : marine néo-zélandaise, archives 2009)

La frégate Te Mana (crédit : marine néo-zélandaise, archives 2009)

La frégate HMNZS Te Mana (F-111) est partie de Darwin samedi (16 novembre) pour participer à l’opération anti-piraterie CTF 151 menée en coalition sous impulsion américaine. La « Nouvelle-Zélande reste engagée pour contribuer aux efforts anti-piraterie » a expliqué le ministre de la Défense, Jonathan Coleman. « (Notre pays) a un intérêt direct à (…) protéger les routes maritimes (car) une large part de nos échanges commerciaux est effectuée par cette voie. » « Un environnement maritime sécurisé est essentiel à la prospérité économique et à la sécurité régionale » a-t-il ajouté.

Le HMNZS Te Mana,  une frégate de fabrication allemande de type MEKO 200, vient de terminer près de trois mois de formation spécialisée en Australie en vue de son déploiement. Il restera déployé durant trois mois, le retour en Nouvelle Zélande étant prévu en mars 2014. La dernière fois qu’une frégate néo-zélandaise a été déployée, c’était en 2008 dans le cadre de l’opération anti-terroriste.

La Nouvelle-Zélande a également envoyé quatre officiers pour soutenir l’état-major de la CTF-151 à Bahreïn et 3 autres officiers servent sur le navire australien HMAS Melbourne. L’an prochain, 14 personnes seront envoyées à la CTF-151, et un avion de patrouille maritime Orion P3 – K2 sera déployé.

Jugement des derniers pirates du S/Y Quest

Les derniers pirates somaliens encore jugés pour l’assassinat de 4 américains du S/Y Quest en février 2011, ont été condamné jeudi (14 novembre) à plusieurs peines de prison à vie par un tribunal de Norfolk (Virginie – USA). Abukar Osman Beyle (33 ans), Shani Nurani Shiekh Abrar (31 ans), et Ahmed Muse Salad (27 ans) ont chacun écopé de 21 peines de prison à vie plus 30 ans, selon une déclaration de Dana Boente, l’U.S. Attorney faisant fonction du district est de Virginie, rapporte l’agence Reuters. « Les multiples peines de prison à vie sont un message clair que la piraterie, la prise d’otages et le meurtre dans les hautes mers ne seront pas tolérées » a-t-elle déclaré. Les intéressés risquaient la peine de mort. 13 Somaliens et 1 Yemenite avaient été arrêtés — 13 sur le coup, 1 ensuite. Ils ont tous désormais été jugés.

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Libération des 2 américains

Les deux marins américains – le capitaine et le chef mécanicien – enlevés le 23 octobre, lors d’une attaque du C-Retriever, un bateau de ravitaillement pétrolier, au large du Nigeria, ont été libérés a confirmé mardi (12 novembre) le département d’Etat. Le porte-parole du département d’Etat n’a pas voulu commenté les circonstances de cette libération. « For privacy reasons, we will not provide any additional information on the two individuals or the circumstances of their release ». L’hypothèse du versement d’une rançon par l’armateur ou le propriétaire du bateau semblent probables.

« Le Business model des pirates cassé mais pas brisé »

Le navire amiral d’Eunavfor, le Johan de Witt, amarré à Djibouti a accueilli, lundi (11 novembre), les membres du Groupe de contact de la piraterie au large des côtes de la Somalie (CGPCS). C’est la première fois que le Groupe de contact se réunit à Djibouti. 150 délégués représentant 20 pays (africains, occidentaux, chinois…), ainsi que des représentants de l’industrie du transport maritime et des experts juridiques étaient réunis dans le cadre de la « semaine anti-piraterie ». Pour le Captain Peter Olive chef d’état-major de la force navale de l’UE (EUNavfor), il importe de rester mobilisé sur tous les plans. « Le « business modèle » des pirates a été cassé par la pression continue appliquée en mer par la Force navale de l’UE, comme les autres forces de lutte contre la piraterie et les pays de la région, qui travaillent ensemble de façon plus étroite. Mais il n’a pas été brisé. Les conditions et les motivations (de la piraterie) sont toujours là (favorisant) la résurgence de l’activité de piraterie si la réponse internationale ou les mesures d’auto-protection de l’industrie diminuent. Les pirates sont toujours actifs en mer et un navire pris maintenant serait une tragédie, car il réamorcerait le business model. Ensemble, les forces militaires, le (travail) de l’industrie maritime s’attaquant aux points les plus vulnérables et la couverture juridique ont créé l’espace dans lequel d’autres acteurs, travaillant pour soutenir autorités somaliennes, peuvent commencer à s’attaquer aux causes. »

Le P3 Orion allemand de retour à Djibouti

(crédit : Eunavfor Atalanta / Bundeswehr)

(crédit : Eunavfor Atalanta / Bundeswehr)

Après six mois d’interruption, l’équipe de patrouilleurs maritimes du P-3C Orion de Nordholz, sous le commandement du capitaine de corvette Daniel Peter, est de retour à Djibouti depuis début novembre.

Un premier groupe de 16 militaires était arrivé à la mi-octobre pour préparer l’infrastructure en place et faire les préparatifs logistiques. Au total, ce ne sont pas moins de 36 tonnes de fret et de nombreux équipements au sol, comme des chariots élévateurs et des tracteurs qui ont été déployés. Le reste du groupe de 54 militaires est arrivé fin octobre, après une escale en Sicile et presque 6000 km à bord. Cette interruption a permis « de se concentrer sur la formation des nouvelles recrues, un apport frais nécessaire pour le « Graf Zeppelin », le Naval Air Wing 3 » s’est ainsi réjoui le commandant Per Fritz Weiler, chef de la base de Nordholz. L’équipe du P3 Orion rejoint ainsi sur place le DVUG ou groupe de soutien allemand (*) qui est basé à Djibouti, alors que croise au large la frégate Niedersachsen.

(*) Deutschen Verbindungs- und Unterstützungsgruppe (DVUG)

La frégate ukrainienne en action

La frégate ukrainienne Hetman Sahaidachnyi – engagée dans l’opération anti-piraterie de l’OTAN « Ocean Shield » – n’a pas tardé à entrer en action dans le Golfe d’Aden. Lundi (4 novembre), elle est ainsi venue au secours d’un navire marchand, le Manjin Cild, qui avait alerté comme étant suivi par un skiff rapide. Les Ukrainiens sont alors rentrés en communication satellite. Mais le skiff a finalement stoppé sa poursuite et a disparu.

(NGV)

Lire ces dernières semaines dans notre section Piraterie :

(crédit : Marine UK / Eunavfor)

Dernières nouvelles de la piraterie (27 octobre 2013)

(BRUXELLES2)

Un navire de soutien britannique dans EUNAVFOR

(crédit : marine nationale)

(crédit : marine nationale)

Fin de mission pour le Zefiro

La frégate italienne Zeffiro, vient de terminer sa mission dans l’océan Indien. Partie le 16 mai, de port de Tarente, elle était engagée depuis le 6 Juin dans l’opération anti-piraterie de l’UE (EUNAVFOR Atalanta). Elle a été relevée le 6 octobre par le Libeccio. A son retour en Italie, dans le port de Tarente, les sirènes de tous les navires ont retenti. « Nous sommes particulièrement fiers de vous voir revenir, et fiers de ce que vous avez accompli » a expliqué l’amiral Filippo Maria Foffi, commandant-en-chef de l’escadre navale. « En silence, sans effet de manche, vous avez fait votre travail de manière efficace. En tant qu’ambassadeurs de l’Italie, vous avez apporté sur les mers la preuve d’un pays qui sait aller à la mer, protéger ses intérêts et assurer la sécurité du commerce national. »

Relève sud coréenne à la CTF 151

Le navire sud-coréen ROKS Choi Young a rejoint la coalition anti-piraterie CTF 151 (sous impulsion américaine). Il relève le ROKS Wang Geon. Comme l’a expliqué le Commodore Jeremy Blunden, du RFA britannique Fort Victoria : « Having witnessed the first class work done by ROKS Wang Geon, I very much look forward to working with ROKS Choi Young to ensure the safety of navigation for merchant ships passing through the Indian Ocean and Gulf of Aden. »

Deux Américains enlevés au large du Nigeria

Deux Américains, le capitaine et le chef-mécanicien d’un bateau de ravitaillement pétrolier, ont été enlevés mercredi (23 octobre ) au large du Nigeria par des pirates qui ont attaqué leur navire, au large de Brass, dans l’État de Bayelsa le 24 octobre. 11 personnes étaient à bord du navire, neuf autres ont été libérées immédiatement. Les circonstances de l’enlèvement sont relativement floues. La piraterie au large de Guinée est davantage basée sur le vol des équipements et marchandises à bord, et les marins gardés en otage le temps de l’opération. Mais ils sont rarement gardés en captivité à titre de rançon.

Lire dans la section piraterie ces derniers jours :

(crédit : forces armées maltaises)

Dernières nouvelles de la piraterie (5 octobre 2013)

(BRUXELLES2)

La marine indienne en visite aux Seychelles

Le Vice Amiral indien Satish Soni était aux Seychelles la semaine dernière pour rencontrer le vice-président Danny Faure, le ministre des Affaires étrangères Jean-Paul Adam et le chef des forces armées, le général Leopold Payet. Au menu des discussions : les moyens de renforcer la coopération entre l’ile de l’Océan indien et une des principales puissances de la région dans le domaine de la sécurité maritime, des mesures anti-piraterie et de la formation. Les gardes-côtes des Seychelles ont été, en partie, formés par la marine indienne, justement par le commandement « Sud », dont est responsable le vice-amiral, explique le quotidien Nation. Durant la visite de celui-ci, la première escadre d’entrainement indienne – composée des navires Sharda, Gharial, Tarangini et du navire côtier Varuna ont fait escale dans l’ile

(crédit : forces armées maltaises)

(crédit : forces armées maltaises)

Les VPD maltais de retour au pays

Le groupe de soldats maltais qui servaient au large de la Somalie au sein de l’opération EUNavfor Atalanta, sont rentrés au pays. L’équipe composé de 3 officiers et 19 autres militaires était embarquée sur le navire néerlandais HNLMS Johan de Witt. Entraîné spécifiquement, il a été utilisé comme VPD – équipe de protection de navires sur plusieurs navires marchands.

AvionPatrouillMaritimDanois@OTAN130925Un avion patrouilleur danois

Un avion patrouilleur danois, type « Challenger », est arrivé aux Seychelles fin septembre pour participer à la surveillance de la zone maritime dans le cadre de l’opération anti-piraterie de l’OTAN « Ocean Shield ». L’équipage est prévu pour rester deux mois d’astreinte.

Détachement de protection néerlandais

Un détachement de protection de navires (VPD), composé de fusiliers-marins néerlandais, a assuré la sécurité à bord du navire néerlandais MV Treasure de la société Dockwise.

Bilan de l’Organisation Maritime Internationale

Les conclusions du premier rapport semestriel de l’Organisation montrent un mouvement des pirates de la Somalie vers le Nigeria. Le bilan des 6 premiers mois de 2013 estime à 138 les « incidents » de piraterie dans le monde. Ce qui suppose une amélioration  de 22% en relation aux 177 pour la même époque de 2012.

Lire aussi ces derniers jours :

Les marins brûlés rejoignent l'ambulance qui les attend au pied de la coupée (Crédit : Marine espagnole)

Dernières nouvelles de la piraterie (16 juin 2013)

(BRUXELLES)

Les marins brûlés rejoignent l'ambulance qui les attend au pied de la coupée (Crédit : Marine espagnole)

Les marins brûlés rejoignent l’ambulance qui les attend au pied de la coupée (Crédit : Marine espagnole)

Evacuation de deux marins blessés

La frégate espagnole Numancia est intervenue vendredi (7 juin), pour venir en aide à deux marins philippins brûlés aux mains et au visage après un incendie dans la salle machines de leur tanker, le MT Pearl, et les a évacués vers l’hopital de Port Victoria aux Seychelles. C’est la frégate australienne « HMAS Newcastle», de la Task Force 150, qui avait répondu en premier à l’alerte. Et pris en charge les blessés. Mais comme elle ne pouvait procéder à l’évacuation des blessés, le commandement de la Task Force 150 a demandé si le « Numancia » pouvait prendre en charge l’évacuation. La frégate espagnole a recueilli alors à son bord les blessés. Traités par l’équipe médicale de bord, ils ont été réhydratés, mis en observation et stabilisés jusqu’à l’arrivée à Port-Victoria, dimanche (9 juin). Ils étaient attendus alors par l’officier de liaison d’EUNAVFOR dans l’ile et une ambulance. Ils ont tenu cependant à descendre à pied la coupée pour rejoindre l’ambulance. Le Numancia avait déjà procédé à une évacuation du numéro 2 du navire auxiliaire « Fort Victoria ».

Ile Maurice : jugement à l’automne

Le procès des douze Somaliens arrêtés en début d’année, soupçonnés d’acte de piraterie, devant la justice mauricienne devrait commencer en septembre. Convoqués devant le procureur, les douze suspects ont nié toute implication dans la piraterie et plaider non coupables, estimant être de simples pêcheurs.

Retour au pays pour le Zr Ms De Ruyter

De bemanning van Zr. Ms. De Ruyter staat aangetreden op de kade na terugkeer in Den Helder. Foto: Ministerie van Defensie

(Crédit : marine néerlandaise)

Après une participation réussie à l’opération anti-piraterie Atalanta, la frégate néerlandaise Zr Ms De Ruyter est rentrée à son port d’attache de Den Helder, samedi (8 juin). Le navire était parti début février vers le Golfe d’Aden et le bassin somalien. Mission première : la protection et l’escorte des navires naviguant pour le Programme alimentaire mondial. Le capitaine du navire a dressé le bilan de 4 mois en mer : neuf pirates présumés ont été arrêtés et remis à la justice et 20 navires suspects interrogés. En outre, la frégate néerlandaise a participé également à la libération d’un dhow détourné par les pirates, le Saad 1. Sans oublier, les patrouilles menées le long des côtes somaliennes, qui ont permis de ramener « de précieuses informations sur les activités côtières et les modes de vie ». Au total, le Zr Ms De Ruyter parcouru 33.916 miles nautiques. Mais c’était aussi la première mission opérationnelle pour l’hélicoptère de bord, le NH90. Un hélicoptère qui a bien tenu dans les conditions chaudes et humides de l’Océan indien et a volé 232 heures.

Libération de cinq marins au large du Nigeria

Les pirates ont libéré jeudi (6 juin) ou vendredi (7 juin) – selon les versions ) cinq marins pakistanais kidnappés lors d’une attaque sur un pétrolier il y a deux semaines. Le 25 mai, huit pirates armés avaient effectivement pris d’assaut le MT Matrix battant pavillon nigérian. Usant de leurs armes, ils avaient raflé différentes marchandises et les biens des marins, et enlevé les cinq hommes. Ceci à environ 40 miles nautiques des côtes de l’Etat de Bayelsa, une zone riche en pétrole et prisée par les pirates et bandes armées en tout genre.

Formation des forces tanzaniennes

Profitant d’une escale visite dans le port de Dar Es Salaam (Tanzanie), la frégate française FS Nivôse – qui participe à l’opération européenne anti-piraterie (EUNAVFOR Atalanta) a organisé le 3 juin une formation de la marine tanzanienne, sur la base d’une formation donnée par ses compatriotes du FS Guépratte quelques jours plus tôt. Douze marins de la Garde côtière tanzanienne ont pu ainsi suivre une démonstration des méthodes utilisées par les équipes de visite de la marine française pour arrêter et fouiller un navire suspect et son équipage. Au programme également : une démonstration des méthodes utilisées pour désarmer les équipages suspects transportant des armes. Cet événement était organisé par l’officier de liaison de la force navale de l’UE au Kenya et en Tanzanie.

Lire aussi  :

& la section piraterie

 

Dernières nouvelles de la piraterie (26 mai 2013)

(BRUXELLES2) Un avis d’alerte a été lancé par les forces maritimes anti-piraterie signalant une « augmentation » des approches suspectes sur des navires marchands, la majorité située le long des côtes ouest du golfe d’Aden. Mais après visite de ces embarcations suspectes, les militaires ont été « incapables de confirmer (si) les skiffs ou petites embarcations avaient bien tout l’attirail des pirates », en particulier les échelles d’embarquement.

(crédit : marine Néerlandaise)

Relève néerlandaise pour Ocean Shield

La frégate de défense polyvalente néerlandaise HNLMS Van Speijk (F-828) arrive dans l’Océan indien pour participer à la mission de lutte contre la piraterie de l’OTAN (Ocean Shield). Elle avait quitté le port de Den Helder le 12 mai, avec 168 militaires à bord, dont une équipe d’infanterie de marines chargés d’inspecter les bateaux suspects ou d’arrêter d’éventuels pirates. Le HNLMS Van Speijk est la « première frégate polyvalente modifiée (M frégate) à être déployée sur les opérations » précise l’Etat-Major de la marine néerlandaise. La modernisation a permis de doter ces navires d’un tout nouveau centre de commandement et un nouveau mât avec des capteurs électro-optiques modernes, permettant d’opérer de manière plus efficace dans les eaux littorales. Des modifications identiques permettront de moderniser l’autre frégate néerlandaise, Van Amstel HNLMS, ainsi que les deux frégates M en service dans la marine belge.

Une rançon a bien été payée pour le Mv Blida

L’armateur saoudien du Mv Blida, navire battant pavillon algérien, a reconnu avoir versé 2,6 millions $ aux pirates somaliens, pour la libération du navire et de ses 27 marins, selon le quotidien algérien Ennahar cité par l’AFP. Le gouvernement algérien « refusait de négocier ou de payer une rançon », a expliqué Reith Rachad Feraoun, président du Groupe Feraoun. « L’Algérie n’a pas payé un seul dinar pour cette libération. J’ai payé la totalité » a-t-il précisé, dédouanant ainsi le gouvernement algérien qui a, maintes reprises, s’est fait le chantre du refus de versement des rançons. « Je pensais aux marins, je n’avais aucun intérêt à libérer le vraquier et le ciment qui était à bord. Tout était assuré à 100% et les compagnies d’assurances allaient rembourser ». Les négociations se sont déroulé avec un intermédiaire. « J’ai négocié via un homme qui s’appelait Abou Ali ou Abou Ahmed. Après accord avec les pirates sur la somme, je l’ai payé en une fois et en liquide. (…) J’ai retiré l’argent au Liban car c’est le seul pays où l’on peut tirer une pareille somme sans obstacles. (…) Nous avons pris un petit avion et balancé l’argent au dessus du navire ».NB : certains membres du groupe de Garaad, responsable de la négociation de la rançon du navire algérien, ont été arrêtés en février 2012 par la police du Puntland. Lire : 11 pirates arrêtés au Puntland

Les 4 marins libérés du Hansa Marburg libérés (Golfe de Guinée)

(crédit Leonhardt & Blumberg)

Quatre marins du navire allemand Hansa Marburg, enlevés au large de la Guinée équatoriale, le 22 avril, ont été libérés. Les marins avaient été attaqués par des hommes armés à 130 miles (210 km) au sud-ouest de Malabo, en Guinée équatoriale, et pris en otage. Les 2 Ukrainiens, un Russe et un ressortissant de Kiribati sont en bonne santé, a annoncé l’armateur de Hambourg, Leonhardt & Blumberg, dans un communiqué publié vendredi (24 mai). La compagnie n’a cependant pas voulu donné de « plus de détails sur leur libération pour éviter d’encourager d’autres actes criminels de ce type ».