Crash de deux Eurofighter dans la région des lacs du Mecklembourg

(B2) Deux avions de combat Eurofighter de l’escadron tactique 73 ‘Steinhoff’ (TLG73) se sont écrasés après être entrés en collision lundi (24 juin) au-dessus de la région des lacs du Mecklembourg, entre le Fleesensee et le Drewitzer See

D’importants moyens déployés après le crash de deux avions allemands (crédit : Luftwaffe)

Les deux pilotes se sont éjectés, mais un seul s’en est sorti vivant. Son parachute s’est pris dans un arbre, il a été blessé mais récupéré. L’autre pilote est malheureusement décédé. Ils participaient à une « mission aérienne de combat », après avoir décollé de Rostock-Laage en compagnie d’un troisième appareil qui a donné l’alerte, précise la Luftwaffe.

Les recherches ont mobilisé d’importants moyens. L’enquête est en cours, confiée à l’inspection générale de la sécurité aérienne de la Bundeswehr (General Flugsicherheit). Les boites noires ont été retrouvées.

L’officier décédé était un lieutenant âgé de 27 ans, avec environ 400 heures de vol, qui avait terminé sa formation sur Eurofighter en Espagne, précise notre collègue Thomas Wiegold d’Augengeradeaus selon des informations données par l’armée de l’air allemande. Le pilote survivant est un lieutenant-colonel comptant plus de 3700 heures de vol.

(NGV)

Crash de l’hélicoptère allemand en 2017 au Mali : une erreur humaine des mécanos d’Airbus

(B2) C’est une erreur de la part des mécaniciens de la compagnie Airbus Helicopters qui a été la cause décisive du crash d’un hélicoptère Tigre de la Bundeswehr au Mali. L’appareil s’était écrasé le 26 juillet 2017 lors d’un vol de mission à environ 70 kilomètres au nord de Gao, faisant deux morts.

Hélicoptère de la Bundeswehr dans la Minusma (© NGV / B2)

Un porte-parole du ministère l’a confirmé ce mercredi (12 décembre), comme le rapporte notre confrère Thomas Wielgold de Augengeradeaus. Le rapport final du général de l’Agence fédérale allemande de la sécurité aérienne révèle que les pilotes n’avaient aucune chance d’éviter l’accident : l’hélicoptère est entré soudainement et de manière imprévisible dans un état de vol incontrôlé que l’équipage ne pouvait pas intercepter.

L’origine directe du crash réside dans un mauvais réglage du rotor principal de l’hélicoptère, effectué en mai 2016 « par le personnel du constructeur », plus précisément par trois techniciens d’Airbus. Or, les ingénieurs d’Airbus n’avaient pas encore achevé leur « formation préalable » et n’avaient pas « les qualifications nécessaires pour effectuer ou réduire les réglages de la commande du rotor principal », selon des éléments du rapport vus par Spiegel online.

Le pilote automatique s’est éteint par inadvertance, ce qui a inévitablement conduit à l’accident, selon l’agence Reuters. L’arrêt involontaire a fait basculer l’hélicoptère vers l’avant ; la pression sur le rotor principal a tellement augmenté qu’elle l’a arraché en quelques secondes.

Ce crash avait entraîné la suspension des vols d’hélicoptères pour la Minusma, et surtout une sacrée polémique en Allemagne sur l’entretien des appareils.

(NGV)


Un drone Reaper de l’opération Barkhane se crashe au Niger

(B2) L’état-major des armées a confirmé samedi dans la nuit le crash d’un des drones français de surveillance (de fabrication US) opérés par les Français au Niger.

« Le 17 novembre, vers 1 heure du matin, heure de Paris, le contact a été perdu entre la base aérienne de Niamey et un drone Reaper de la force Barkhane qui rentrait de mission. Le drone s’est écrasé dans une zone désertique à quelques kilomètres de la piste, sans faire aucune victime » indique le communiqué.

Un drone Reaper au Niger (crédit : DICOD / EMA 2015)

« Les raisons exactes de cet accident ne sont pas connues. Une enquête pour en déterminer les causes est ouverte. » On peut noter qu’il s’agit du premier accident d’un drone Reaper français, depuis leur mise en service en janvier 2014 dans l’armée de l’air et au Sahel. « Les drones Reaper ont effectué plus de 23 000 heures de vol depuis leur mise en service opérationnel. »

NB : le crash de ce type d’engin MQ9 (version A Reaper ou B Predator) n’est pas rare. Les Britanniques avaient perdu un de leurs premiers Reaper en Afghanistan en 2008. Les États-Unis en ont perdu deux sur leur base des Seychelles, coup sur coup en 2011 et 2012, et deux autres en Afghanistan en 2015 et 2016. Un avait été détruit dans le nord Syrie lors d’une mission en juillet 2016 puis détruit au sol pour éviter toute réutilisation (lire ici).

(NGV)

Un avion russe détruit en vol par un tir de missile au-dessus de la Syrie (V2)

(B2) Un avion militaire russe, avec 15 membres d’équipage à bord, a disparu lundi soir (17 septembre) au-dessus de la Méditerranée a indiqué le ministère russe de la Défense, qui a accusé indirectement la France d’être impliquée avant de jeter son accusation sur Israël

Moscou accuse les F-16 israéliens de s’être abrité derrière le signal radar de son avion (crédit : armée de l’air israélienne)

La disparition d’un avion de reconnaissance au large de la Syrie

« Le 17 septembre, vers 23h00 [22h00 heure de Paris], a été perdu tout contact avec l’équipage de l’appareil russe Il-20 qui était de retour sur la base aérienne de Hmeimim ». L’appareil — un quadrimoteur doté de différents équipements (radar, renseignement d’origine électromagnétique) spécialisé dans la reconnaissance — survolait alors la Méditerranée, à 35km de la côte syrienne.

Une attaque de missiles venant de la mer… peut-être

Selon les Russes, l’Illiouchine-20 a disparu des écrans radar au moment de l’attaque de quatre avions israéliens F-16 qui avaient visé lundi soir des cibles syriennes dans le gouvernorat de Lattaquié. Parallèlement, une attaque de missiles a été réalisée depuis la mer, selon Spoutnik. « Les systèmes russes de contrôle de l’espace aérien ont enregistré des tirs de missiles depuis la frégate française Auvergne se trouvant dans cette zone », précise le ministère russe de la Défense. Du côté de l’état-major des armées françaises, joint par B2, on « dément formellement toute implication ».

Commentaire : trois faits simultanés

L’accusation russe n’est pas directe. Mais elle met en relation plusieurs faits simultanés : 1° l’attaque par des avions israéliens ; 2° la présence de la frégate FREMM française et des tirs de missile ; 3° la disparition de l’avion russe. Restera à voir si l’avion a vraiment été atteint par un missile et par lequel. En sachant que la défense anti-aérienne syrienne s’est mise en action dès le déclenchement de l’attaque ‘israélienne’, rien n’exclut qu’il n’ait pas été atteint par un tir ‘fratricide’. Dans tous les cas, cette accusation (même fausse) qui cible directement la France est à prendre au sérieux. Elle révèle que la France est toujours une cible politique du Kremlin.

Les avions israéliens mis en cause

(Mis à jour) Le ministère russe de la Défense a confirmé d’une certaine façon cette analyse, confirmant implicitement que l’avion avait été atteint par la défense anti-aérienne syrienne et dédouanant ainsi la France. Dans une conférence de presse, tenue mardi (18 septembre), le ministre Sergei Shoigu a mis en cause directement Israël. Les avions israéliens ont attaqués « sans avertissement, ou pour être plus précis nous ont informés à une minute qu’ils allaient frapper des objectifs sur le territoire syrien ». Ils se sont abrités derrière le signal « de notre IL-20, espérant que le système de défense aérienne syrienne ne fonctionnerait pas »; a déclaré le ministre russe qui a averti : « la Russie ne laissera pas sans réponse l’action de la Force aérienne israélienne en Syrie, en raison de la mort de militaires russes ».

(Nicolas Gros-Verheyde)

Mis à jour sur le bilan des militaires russes (15 et non 14) et l’accusation directe dirigée vers Israël

Crash d’un hélicoptère Mi-17 en Bulgarie (V2)

(B2) Un hélicoptère bulgare Mi-17 (de fabrication russe) s’est écrasé ce lundi soir sur la base aérienne de Krumovo (près de Plovdiv dans le sud de la Bulgarie). Pour une raison encore inexpliquée, Il était environ 20h30. Alors que l’hélicoptère effectuait un vol d’entraînement, il a soudain perdu de l’altitude et est tombé d’environ 30 mètres, a confirmé le ministère bulgare de la Défense.

Malgré l’intervention des secours et du personnel incendie de la base, pour empêcher l’explosion de l’hélicoptère, le pilote (Plamen Pantileev) et le copilote (Stoyan Nedelchev) sont morts. Le troisième membre de l’équipage, le chef mécano (Alexey Kamenov) a pu être récupéré, blessé mais conscient. Transporté en première urgence, à l’hôpital universitaire St. Georgi de Plovdiv, il a ensuite été transféré à l’Académie de médecine militaire de Sofia. Son état est stable indiquent les autorités bulgares. Une enquête a été diligentée.

(NGV)

Papier mis à jour mardi 12 juin avec les dernières informations

La marine italienne perd un homme en mer lors d’un vol de nuit (V2)

(B2) C’est un accident plutôt rare. L’hélicoptère de bord SH / AB 212 du patrouilleur de haute mer Borsini (P-491), qui participait à l’opération italienne de surveillance maritime Mare Sicuro, s’est écrasé en mer dans la nuit de jeudi (5 avril), juste avant d’apponter sur le navire.

Un crash dans la nuit

Tout d’abord, on avait pu croire que l’incident se terminerait sans trop de dégâts. La marine avait ainsi en effet annoncé vers minuit avoir « récupéré cinq membres d’équipage qui ont été transférés à bord, des évaluations et des soins » comme l’indiquait laconiquement la marine dans un tweet publié dans la nuit.

En fait l’un d’entre eux était dans un état critique. Malgré tous les effort pour le réanimer, le caporal de 1ère classe Andrea Fazio, est décédé à bord du navire. Il appartenait au 2e Groupe des hélicoptères, stationné à Catane. Un « homme expérimenté et apprécié de ses collègues » selon les termes même du chef d’état major de la marine l’amiral Valter Girardelli.

Un crash en mission de nuit

« L’hélicoptère a percuté la mer non loin d’apponter sur le navire. Il venait de terminer une mission de formation de nuit, de type « Night Vision Googles » (NVG), pour deux tireurs de la Marine Brigade San Marco » indique le communiqué de la marine italienne. Dès qu’il a heurté l’eau, l’hélicoptère s’est couché sur le côté. Les deux pilotes et les deux opérateurs de l’unité d’élite ont pu s’extraire de l’hélicoptère, mais Andrea Fazio est resté coincé dans le cockpit.

Une tentative de récupération ultime

Les plongeurs du Borsini se sont précipités rapidement et ont pu le récupérer. Mais sans grand espoir. Il a été ramené sur le navire inconscient. Et, malgré tous les efforts pour le réanimer, il est décédé à bord. Les deux pilotes et les deux fusiliers marins sont sains et sauf, mais « en état de choc ». L’amiral Girardelli a tenu à saluer « la rapidité du sauvetage et la capacité d’intervention de l’équipage du Borsini et des autres unités intervenues sur le lieu de l’accident ».

L’hélicoptère coule

Aux premières lueurs de l’aube, l’hélicoptère a coulé, le contact visuel avec les flotteurs auxquels il était fixé a été perdu, les mauvaises conditions météorologiques sur la région expliquant cet épilogue… comme peut-être les causes de l’accident. Une enquête est en cours. Le procureur militaire de Rome a ouvert une enquête.

Un habitué des hélicos et des missions internationales

Né à Augusta le port de Sicile, âgé de 40 ans, Andrea Fazio, n’était pas marié et n’avait pas d’enfants. Sa passion était les hélicoptères. Il était en service, depuis douze ans, sur la base de Maristaeli du 2e groupe d’hélicoptères. Il avait participé à plusieurs opérations internationales et notamment l’opération anti-piraterie de l’UE, EUNAVFOR Atalanta en 2012.

Une manœuvre délicate mais routinière

La manœuvre d’appontage est difficile en soi, mais routinière pour les équipages italiens. J’avais pu en être le témoin à plusieurs reprises, notamment en volant à bord de ces appareils pour rejoindre le Cavour qui était alors le navire amiral de l’opération Sophia (lire : A bord du Cavour (opération Sophia)).

Les pilotes du 2e groupe d’hélicoptères interviennent régulièrement en mer, en appui des nombreux navires italiens qui patrouillent dans la zone, que ce soit pour les opérations nationales de surveillance maritime et de sauvetage en mer (type Mare Sicuro) ou pour les opérations européennes (type opération Sophia). Ils sont aux prises alors régulièrement à des conditions météo pas toujours favorables, avec des vents de travers.

(Nicolas Gros-Verheyde)

Mis à jour sam. 7 avril (notions biographiques)

L’Allemagne perd deux de ses hommes dans le crash d’un hélicoptère près de Gao

Hélicoptères Tigre au Mali (Archives – Crédit : Bundeswehr/Tessensohn)

(B2) Un hélicoptère allemand Tigre servant dans le cadre de la MINUSMA s’est écrasé à Gao ce mercredi (26 juillet), vers 14h30, à environ 70 km au nord-est de Gao, dans le nord du Mali. Les deux pilotes n’ont pas survécu a confirmé, ce soir, la ministre de la Défense Ursula von der Leyen, lors d’une conférence de presse improvisée au siège du ministère.

L’équipage décédé

« Cette mort nous touche tous profondément », a déclaré la ministre. « L’armée entière est en deuil. La mort de ces braves soldats est une perte douloureuse pour les familles et les proches, je dirais que nous sommes dans cette heure amère à vos côtés et [les] pleurons avec vous. » NB : l’armée allemande avait quatre hélicoptères sur le camp de la Minusma.

Un accident soudain

L’origine du crash n’est pas connue a expliqué l’inspecteur général adjoint des Forces armées, le vice-amiral Joachim Rühle. Ce que l’on sait c’est que l’accident a été soudain. L’hélicoptère a tout d’un coup piqué du nez. « Aucun appel d’urgence n’a été passé par l’équipage. » L’alerte a été donnée par l’hélicoptère qui l’accompagnait. « L’hélicoptère s’est embrasé et a [complètement] brûlé. La cause de l’accident est encore complètement ouverte. La preuve d’une action extérieure n’est pas disponible à ce jour. »

Une panne technique ?

Selon le site de l’hebdomadaire Der Spiegel, le crash pourrait avoir une cause technique. Le journal allemand a recueilli des témoignages de pilote qui parlent « d’une panne majeure ». Ces appareils n’étaient pas faits pour des chaleurs extrêmes, explique-t-il, devant voler à 36°. Or la température sur place atteignait les 43°. Une dérogation avait donc dû être accordée par l’inspection de la Bundeswehr, complète Die Zeit.

Une enquête technique démarre

Une équipe d’enquêteurs est partie immédiatement à Gao, pour déterminer la cause de l’accident et essayer de trouver les enregistreurs de vol. En 2013 déjà, les appareils Tigre de l’armée allemande avaient été immobilisés suite à un crash dans les Alpes bavaroises (lire : Les Tigre allemands cloués au sol).

Envoyés en reconnaissance

Les deux « Tigre » avait été envoyés par les Nations unies le mercredi matin pour une mission de reconnaissance à environ 150 kilomètres au nord de Gao, près du village de Tabankort, où avaient eu lieu des escarmouches le matin. Une information donnée par l’ONU qui a semé la confusion quelque temps. Mais, l’accident est survenu bien avant que les deux hélicoptères aient atteint la zone cible.

Une question sensible en période électorale

A noter que cet accident survient en pleine période électorale en Allemagne, alors que Berlin s’est engagé davantage que prévu dans la MINUSMA au Mali, pour des missions qu’on qualifié « outre-rhin » de « robustes » même si elles n’atteignent pas l’engagement des forces spéciales françaises dans Barkhane.

(NGV)

Lire aussi :

crashavionmaltedebriscalcinesdoctormt161024

Crash d’un avion opérant pour la défense française à Malte. 5 Français tués (V4)

crashavionmaltedebriscalcinesdoctormt161024(B2) Un petit avion privé (un Fairchild SA227 Merlin IV, immatriculé N577MX) s’est écrasé ce matin tôt (7h20 locales, 6h20 heure française) juste après son décollage et tout près de l’aéroport international de Luqa (Malte), sur une route entre Safi et Kirkop. Il y avait cinq personnes à bord, tous décédés, cinq Français, selon les autorités maltaises (lire le communiqué du gouvernement), deux pilotes et trois passagers, l’avion ayant explosé après le crash, selon Malta Today qui s’appuie sur les informations données par les autorités aéroportuaires.

Un avion de CAE Aviation

Selon nos informations puisées à la source, il ne s’agit pas d’un avion militaire (comme mentionné par certains médias) mais d’un avion privé appartenant à la compagnie CAE aviation basée au Luxembourg. Une compagnie qui opère régulièrement tant pour l’agence européenne Frontex et l’opération EUNAVFOR que pour différents gouvernements européens (français notamment, etc.). Les équipages de CAE Aviation sont, en effet, composés de professionnels, expérimentés (1). La plupart sont d’anciens officiers d’armée de l’air (Français, Belges, Britanniques) ou du renseignement.

En mission de surveillance française

Plusieurs pays (notamment la France) recourent à ces services pour des missions « discrètes ». Et les personnes à bord étaient vraisemblablement de la DGSE, avec une destination qui n’est pas automatiquement celle mentionnée sur le manifeste de vol. Les avions de CAE sont souvent équipés de matériels assez sophistiqués d’observation, permettant à haute altitude, de surveiller une zone, de prendre des photos ou des films, et de zoomer de façon précise sur des éléments à terre (on peut ainsi repérer une plaque d’immatriculation). Ce qu’on appelle de l’ISR (reconnaissance, surveillance, renseignement)

Le démenti du Premier ministre maltais

En l’occurrence, l’avion opérait bien pour les autorités françaises. La confirmation est venue de plusieurs sources. Il était opéré « pour les douanes françaises dans une mission pour détecter des trafics d’êtres humains ou de drogues » a d’abord assuré par twitter le Premier ministre maltais Joseph Muscat, voulant se dédouaner de toute participation à des opérations secrètes (voir encadré). Le vol était « enregistré comme un vol local avec retour à Malte sans atterrir dans un pays tiers » a-t-il ajouté. Ce faisant il semblait démentir certaines informations faisant état d’un vol à destination de Misrata en Libye.

démenti à son tour par les Français….

Ce propos a cependant été largement nuancé par les autorités françaises. Tout d’abord les Douanes ont démenti avoir certains de ses membres à bord.

Paris n’a pas confirmé la destination de l’appareil mais a reconnu que les personnels à bord appartenaient bien, en fait, « au ministère de la Défense » dans un communiqué adressé à l’AFP. L’avion « effectuait des missions de reconnaissance en Méditerranée pour le compte du ministère ». La défense utilise généralement ce type d’appareils pour de la collecte discrète d’informations (qui est ensuite redispatchée, ou non, après analyse et selon l’intérêt vers les alliés européens).

en mission discrète sur ou en Libye

Cette mission de reconnaissance pourrait donc plutôt concerner la Libye en elle-même que la mer Méditerranée en soi (d’où l’intérêt d’utiliser un appareil non siglé militaire) plutôt qu’un appareil militaire. De manière habituelle, quand des personnels militaires trouvent la mort, leur corps d’appartenance est mentionné, sauf quand il s’agit de services secrets (DGSE — direction générale de la Sécurité extérieure — ou DRM — direction des renseignements militaires, …). Par défaut, il y a donc confirmation du ministère que cette mission appartenait bien à cette seconde catégorie. Si la mission est secrète, il n’est pas aussi inhabituel de ne pas mentionner la « vraie » destination de l’itinéraire de vol…

Pas d’explosion avant crash

Les causes du crash ne sont pas connues. Il pourrait s’agir d’une panne moteur (mais l’appareil est un bimoteur normalement). Il n’y a « pas eu d’explosion avant l’impact ont témoigné trois soldats de la caserne toute proche de Safi et deux pilotes de lignes commerciales » a précisé le Premier ministre maltais. L’explosion a eu lieu après le crash (due à la vitesse et à l’embrasement de l’appareil par le pétrole).

Des missions tout azimut

Deux des avions de CAE Aviation servent au sein de l’opération EUNAVFOR Med / Sophia affrétés par le gouvernement luxembourgeois. Mais le service diplomatique européen (SEAE) a démenti que des officiels européens soient à bord (comme l’avait indiqué une dépêche Reuters par erreur) ou que cet avion ait un lien quelconque avec les activités de l’Union européenne. La Haute représentante de l’Union a assuré, via un communiqué de son porte-parole, « être en contact avec les autorités maltaises » et « suivre étroitement les développements », adressant ses « condoléances » aux familles et membres d’équipages. L’avion « ne comptait pas au nombre des moyens mis en oeuvre par l’opération européenne en Méditerranée » a confirmé à B2 un de ses officiers.

L’île de Malte — son aéroport et ses ports — sert de « hub » pour toutes les opérations de surveillance en Méditerranée et de sauvetage des migrants/réfugiés de différentes forces européennes (Français, Britanniques, etc.) comme des ONG.

(Nicolas Gros-Verheyde)

(1) Un point que je peux confirmer directement, pour avoir rencontré quelques équipages, aux Seychelles il y a quelques années, lors de l’opération EUNAVFOR Atalanta. Lire : Reportage (exclusif) avec les avions « luxembourgeois » d’Atalanta aux Seychelles


Le pieux mensonge des Maltais.

La position du Premier ministre a été confirmée ensuite par le ministre maltais de l’Intérieur. Carmelo Abela a d’ailleurs insisté sur ce point lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui à Malte : « no foreign military personnel are using Malta as a base from which to conduct overseas operations » a-t-il indiqué selon Malta Today.

Les autorités maltaises n’ont qu’un seul souci en fait : démentir que leur île puisse être utilisée par des forces militaires (européennes, américaines, etc.) comme base pour des opérations « discrètes » ou secrètes. Officiellement Malte est, en effet, non aligné militairement. Et cette affaire est embarrassante pour le gouvernement de La Valette


Mis à jour à 12h25 avec les informations du Premier ministre maltais – 15h30 avec le communiqué de la Défense française

(crédit : armée espagnole)

Crash d’un hélicoptère espagnol au large des Canaries (maj5)

(crédit : armée espagnole)

(crédit : armée espagnole)

(B2) Un hélicoptère AS332 Super Puma de l’armée de l’air espagnole avec 3 militaires s’est abîmé en mer, jeudi (22 octobre), dans l’après-midi (14h Zoulou, 16h locales), entre le continent africain et les îles Canaries. Il avait décollé de la base de Nouadhibou en Mauritanie vers 13h13 (heure zoulou) après avoir participé à une mission de formation et de sauvetage à Dakar avec les Forces armées du Sénégal durant deux semaines (lire : Le BPC Mistral en patrouille avec le Centinela dans le Golfe de Guinée). Et il devait arriver à Gando 16h45. Il aurait été victime victime d’une avarie à environ 280 milles nautiques de Gando et 40 miles nautiques au sud-ouest de Dakhla (au Sahara occidental / Maroc). Trois militaires étaient à bord : « un capitaine, un lieutenant et un sergent de l’Armée de l’Air » indique le ministère espagnol de la Défense. L’hélicoptère appartient au 802e escadron de l’armée de l’air et était dédié au sauvetage et secours en mer.

Confusion sur le sort des trois hommes

Ces dernières heures, la confusion était grande. Assez vite, un hélicoptère des forces marocaines dépêché sur place a annoncé avoir repéré l’hélicoptère naufragé, à la surface de l’eau. La défense espagnole indiquait alors « qu’un radeau était visible (à proximité de l’hélicoptère) avec des fusées allumées à proximité » mais sans pouvoir « confirmer la présence des trois soldats à bord du radeau » (lire ici). La défense espagnole annonçait même, sur la foi des informations marocaines dit-on à Madrid , que les trois hommes avaient été récupérés par un bateau de pêche. L’information s’est révélée fausse, au moins non vérifiée. Finalement le ministre de la Défense Pedro Morenés a dû admettre, vendredi soir, que les trois militaires à bord de l’hélicoptère étaient « toujours portés disparus ». Ce qui a provoqué une confusion diplomatique entre Madrid et Rabat.

Moyens importants de recherche

Les recherches, stoppées un moment, ont donc repris. Plusieurs bateaux et aéronefs espagnols et marocain participent aux recherches. L’Espagne a mobilisé deux hélicoptères Super Puma, un avion de surveillance maritime CN235, ainsi que deux navires, le Camino Español et le Olimpic Zeus, un navire hydrologique norvégien affrété par la marine espagnole, qui dispose de moyens technologiques de repérage des fonds marins. Et des F-18 se tiennent en réserve. Deux équipes de plongeurs spécialisés du commandement naval des Canaries, l’une partie de Dakhla et l’autre à bord du Camino, ont aussi été dépêchées sur place. Le ministère espagnol de la Défense, Pedro Morenés, est arrivé, samedi, aux Canaries pour coordonner le dispositif.

Mauvaises conditions en mer

(Mis à jour 25.10) Le Camino Espanol est arrivé sur place. Mais « les mauvaises conditions de mer dans la région pourraient entraver le travail » selon les sources militaires citées par Cadena Ser. L’hélicoptère un temps accroché par un navire néerlandais a coulé à environ 40 mètres de profondeur. Et l’opération de recherche se concentre sur l’accès à la cabine de l’hélicoptère.

(Mis à jour 26.10) L’hypothèse d’un enlèvement évoquée

Le ministre de la Défense, Pedro Morenés, n’a voulu, dimanche, exclure aucune option. L’hypothèse de l’enlèvement des militaires après leur accident à quelques encâblures du Sahara Occidental est désormais évoquée officiellement. Les parents des disparus qui sont arrivés aux Canaries évoquent publiquement cette hypothèse après l’entrevue avec le ministre (lire le récit dans El Pais). Une hypothèse évoquée davantage comme un souffle d’espoir. Les recherches à l’intérieur de la carcasse de l’hélicoptère, coulé, n’ont en effet, pour l’instant, rien donné. La polémique enfle en Espagne. Le président de l’association unifiée des militaires espagnols, Jorge Bravo, critiquant notamment la « gestion néfaste » de cette crise par le ministère de la Défense comme lors des crises précédentes. « Des accidents survenus ces dernières années, on en sait très peu » souligne-t-il. « On ne sait pas encore ce qui est arrivé » lors de l’accident de mars 2014 où quatre personnes sont mortes.

Deux dragueurs de mines sur place

(Mis à jour 29.10 matin) Deux dragueurs de mines Turia et Segura ont rejoint le dispositif de recherche. La cabine de l’hélicoptère a été localisée a confirmé le magistrat instructeur de Las Palmas qui a demandé la levée du secret défense. Mais six jours après la disparition il n’était toujours pas possible de confirmer si les dépouilles des militaires étaient bien dans la cabine, indique le ministère de la défense dans un communiqué. Les conditions météo difficiles comme la présence possible de requins compliquent les recherches, selon la presse espagnole.

Les corps localisés

(Mis à jour 29.10 soir) Le ministre de la Défense Pedro Morenés, a annoncé jeudi soir aux familles que des plongeurs avaient inspecté la cabine située à 40 mètres de profondeur et que les trois corps des militaires se trouvaient à l’intérieur. Ils n’ont donc jamais utilisé un radeau ni été récupérés par un bateau de pêcheur, et encore moins été enlevés, comme évoqué un moment.

Le ministère de la Défense P. Morenes avec les officiers aux Canaries (crédit: MOD Espagne

Le ministère de la Défense P. Morenes avec les officiers aux Canaries (crédit: MOD Espagne

(NGV)

 

HelicopterePumaMk2KaboulAfghanistan@Uk1503

Crash d’un hélicoptère britannique en Afghanistan (maj)

HelicopterePumaMk2KaboulAfghanistan@Uk1503(B2) Un hélicoptère Puma MK2 de la Royal Air Forces (RAF) s’est écrasé, dimanche dans l’après-midi, sur le quartier général de l’opération de l’OTAN, Resolute Support, à Kaboul, en Afghanistan.

L’hélicoptère revenait d’une mission de formation et s’est écrasé à l’atterrissage. Une de ses pales a heurté, apparemment, un des câbles retenant un ballon. Neuf personnes se trouvaient à bord. On dénombre cinq tués — deux Britanniques, deux Américains et 1 Français (un civil) — et 4 blessés — dont un Lituanien. « Un accident et non pas le résultat de l’activité des insurgés » prend-on bien soin de préciser du côté du ministère britannique de la Défense.

(NGV)

Mis à jour – 12.10, avec détail sur les nationalités des victimes

L'A400M en démonstration au salon du Bourget (crédit : Airbus Military)

La livraison des A400M reprend. Un 7e appareil livré à la France

L'A400M en démonstration au salon du Bourget (crédit : Airbus Military)

L’A400M en démonstration au salon du Bourget (crédit : Airbus Military)

(B2) Après l’accident de Séville, le 9 mai (lire : Crash d’un A400M à Séville), une série de tests ont été faits pour découvrir l’origine du problème.

Apparemment une anomalie du logiciel, mal chargé (ou programmé), commandant les moteurs a été détectée et l’erreur corrigée (lire : La ligne continue ! Premier essai en vol d’un A400M depuis le crash + ci-dessous).

 

Six semaines après l’accident, les livraisons de l’appareil militaire de transport européen ont donc repris. Et le constructeur a confirmé vendredi (19 juin), Airbus Defence and Space être « sur le point de reprendre les livraisons de l’A400M d’Airbus. La veille (18 juin), le régulateur espagnol de l’aviation (la DGAM) avait levé « toutes les restrictions de vol restant sur de nouveaux avions de production ».

Le septième avion pour la France

Aussitôt la Direction générale de l’armement (DGA) a donc pu annoncer « avoir « réceptionné » le septième exemplaire de série de l’avion de transport militaire A400M Atlas destiné à l’armée de l’air ». L’appareil porte le numéro de série MSN19. Et il est amélioré par rapport aux précédents. « En plus des capacités déjà disponibles sur les appareils précédents, le MSN19 dispose d’une première capacité de largage de parachutistes en chute libre par la rampe arrière de l’appareil. »

Le treizième avion pour le constructeur et donc attendus prochainement

Il s’agit du treizième avion de série livré sur les 174 commandés. Six ont déjà été livrés à la France, ainsi que deux à la Turquie, deux au Royaume-Uni, un à l’Allemagne et un premier appareil à l’export (à la Malaisie) en mars 2015.

Le plan de production pour l’année est toujours « en cours d’examen après l’accident » indique-t-on chez l’avionneur. Mais celui-ci « vise toujours la livraison de au moins 13 avions en 2015, et jusqu’à 4 de plus sous réserve des résultats d’essais en vol cet été. Deux avions qui attendaient la livraison au moment de l’accident vont être livrés dans les quelques jours et un certain nombre d’autres devraient suivre dans les prochaines semaines ».

(NGV)

Le message de Airbus le 3 juin, détaillant la panne

« Airbus Defence and Space has sent an Accident Information Transmission (AIT) yesterday evening (2 June) as an update to the Alert Operator Transmission (AOT) of last 19 May to all operators of the A400M. This AIT informs that the DFDR (digital flight data recorder) and CVR (cockpit voice recorder) readouts have been successfully completed and that preliminary analysis has been conducted by CITAAM with representatives from Airbus Defence and Space providing technical advice.

CITAAM confirmed that engines 1, 2 and 3 experienced power frozen after lift-off and did not respond to the crew’s attempts to control the power setting in the normal way, whilst engine 4 responded to throttle demands. When the power levers were set to “flight idle” in an attempt to reduce power, the power reduced but then remained at “flight idle” on the three affected engines for the remainder of the flight despite attempts by the crew to regain power. This statement is consistent with those three engines being affected by the issue addressed with our AOT.

Preliminary analyses have shown that all other aircraft systems performed normally and did not identify any other abnormalities throughout the flight. Accordingly, Airbus Defence and Space does not have any additional specific recommendations beyond those specified in our AOT of May 19th. »