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L’homme qui répare les femmes : l’histoire inhumaine des femmes à l’est du Congo

(BRUXELLES2) L’offensive du M23 dans l’est de la République Démocratique du Congo a ranimé une guerre qui ravage la région des Grands Lacs depuis plusieurs dizaines d’années. Le livre du Dr. Denis Mukwege, L’homme qui répare les femmes, n’est pas seulement l’histoire d’un homme, mais raconte l’histoire de toute sa régi du Kivu.

De 1967, où, encore jeune garçon, il suit son père, pasteur, porter assistance spirituelle à une population pauvre et encore colonisée, jusqu’à 2012 où le garçon devenu gynécologue porte à son tour assistance à celles qui ont subi les violences sexuelles de la guerre. Une histoire complexe et effroyablement meurtrière, racontée parfois crûment par la journaliste Colette Braeckman. On y découvre, à travers toute l’intimité que le docteur entretient avec l’histoire du Kivu, la première et la deuxième guerres du Congo, les flux de réfugiés, les forces en présence, les négligences des uns, la rancoeur des autres, l’histoire de Kabila, Kagame, Ntaganda et beaucoup d’autres.

Trois constantes semblent pourtant persister à travers les âges, les violences sexuelles faites aux femmes, le rôle du gouvernement rwandais ainsi que l’inertie et le cynisme de la communauté internationale. On réalise le degré avec lequel les violences sexuelles, perpétrées à des fins stratégiques, pensées en tant qu’arme de guerre par tel ou tel officier, ont pris une place effarante aux côtés des Kalashnikovs. “En quelques instants, ces gens ne sont pas seulement tués. Ils sont battus à mort, mutilés, poignardés. L’épouse de Mwawi est éviscérée, les deux foetus jetés au sol. Le coeur du jeune chef est arraché, des enfants sont fracassés contre les murs“.

Plus connue des Belges, moins connue du reste de l’Europe, le livre narre le rôle qu’a joué l’armée française dans le conflit, lors de l’opération turquoise, mais également l’armée américaine et, bien-sûr, la MONUSCO, ces ”véhicules blancs qui ne s’arrêtent pas“.

Mais l’intérêt de la lecture ne se retrouve pas que dans les moments tragiques. La journaliste y raconte les initiatives locales et internationales. L’émotion des occidentaux, visitant les différents centres hospitaliers. Leurs engagements et la voie à suivre pour inverser les tendances et changer les mentalités.

Le 20 novembre dernier, lors de la chute de Goma aux mains des rebelles du Mouvement du 23 mars, plusieurs rapports ont accusé les troupes gouvernementales d’avoir, dans leur déroute, violé des dizaines de femmes sur leur chemin, par rage, par épuisement, et – on le comprend au fil des pages – par habitude. Pourtant le docteur Mukwege cherche à faire passer  un autre message. “Les Congolais ne sont pas des violeurs congénitaux“. Mais le conflit le plus meurtrier depuis la seconde guerre mondiale, pour reprendre les mots exacts de l’ONU (4 millions de morts jusqu’en 2002), a laissé des traces. Les propos ne sont pas toujours faciles à lire. Ils sont toujours d’actualité.

Faut-il encore présenter Colette Braeckman. En charge de l’actualité africaine et plus particulièrement de l’Afrique centrale, au quotidien belge Le Soir, elle est également chroniqueuse dans des revues et magazines, dont Le Monde Diplomatique. Et on ne peut que recommander chaudement la lecture de son carnet de bord.

L’homme qui répare les femmes” (éditions André Versailles et GRIP, 2012, 156 p, 14,90€)

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Où est l’Europe ? Que fait l’Europe face aux conflits en cours ?

Où est l’Europe ? Que fait l’Europe face aux conflits en cours ?

L'Europe est un peu comme cette bonne grosse vache de montagne des Saisies, un massif impressionnant, une bonne cloche pour avertir, un vagissement surprenant, mais c'est tout, elle s'empresse de brouter son champ ensuite (© NGV / Bruxelles2)

(BRUXELLES2, opinion) La situation entre Gaza et Israël qui s’enflamme, l’est du Congo qui s’enfonce dans la crise avec les rebelles aux portes de Goma… sans oublier la situation classique en Syrie. Ces trois théâtres de crise se déroulent avec une relative absence de l’Union européenne (*). Certes nous avons droit aux habituelles condamnations (allant de “préoccupée” à “très préoccupée”). Et le dispositif d’aide humanitaire européen se met en branle. Puis nous aurons droit sans doute lundi à des “conclusions”, bien rédigées, où chaque terme sera soupesé. Mais c’est à peu près tout.

Où est passée la diplomatie active ?

Nous constatons toujours de l’UE une absence de réactivité notable face aux évènements – déjà constatée à de multiples reprises depuis plusieurs années – et une déficience de la diplomatie européenne. Où sont passées les troikas de négociation envoyées sur place, l’effort de médiation des parties, la notion de convocation ou de rappel d’ambassadeur, etc. Ceci n’arrêterait pas le conflit. Il ne faut pas rêver. Mais cette diplomatie “active” a un rôle, à la fois pour limiter les dégâts et amorcer la recherche d’une solution future mais aussi pour montrer l’intérêt et la présence de l’Europe dans le monde.

En se privant de cet outil, l’Union européenne se prive d’une capacité d’agir et opte pour position de spectateur commentateur plutôt que d’acteur dynamique pour la paix.

(*) Précisons que sur deux de ces trois théâtres (Israel/Palestine et Congo), un représentant spécial de l’Union et des missions de la politique européenne de défense sont présents.

Lire aussi :

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La situation à l’est du Congo dérape. Les 27 saisis de la question (maj)

un casque bleu pakistanais en patrouille dans les rues de Uvira au Sud Kivu le 22 octobre (© MONUSCO/Sylvain Liechti)

(BRUXELLES2) Alors que tous les yeux sont focalisés sur la Syrie ou le Mali, c’est la situation à l’est du république démocratique du Congo (RDC) qui dérape gravement. La prise de Kibulba à 30 km de Goma par les rebelles du M23 a sonné l’alarme. Au point qu’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU a été convoquée ce samedi après-midi à 15h (heure de New-York, 21h Bruxelles), à la demande de la France. Des renforts seraient arrivés du Rwanda selon le porte-parole de la Société civile du Nord-Kivu, Omar Kavotha, cité par Radio Okapi : « Nous avons appris que plus de trois camions  de marque Mercedes Benz, pleins d’éléments rwandais, ont traversé encore une fois la frontière, vendredi dernier entre 14 et 15 heures, en passant par Ndjerima en district de Rubavu donc du Rwanda. Et ces éléments ont renforcé encore une fois les positions du M23. Mais toute la nuit de vendredi à ce samedi, d’autres éléments rwandais se sont ajoutés », a déclaré Omar Kavhota.

La France demande la convocation du Conseil de sécurité

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, l’a confirmé il y a quelques minutes appelant « à la cessation immédiate des combats, à la protection des populations civiles et de tous les acteurs humanitaires ». « La France est très préoccupée par la reprise et l’intensification des combats opposant l’armée régulière congolaise aux troupes du M23, dont pourrait résulter un nouveau drame humanitaire » a-t-il ajouté. « Elle demande à tous les pays de la région de s’abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures de la RDC » indique le communiqué diffusé par le quai d’Orsay sans désigner le Rwanda.

La Belgique demande au Rwanda d’agir

Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a été plus direct, rappelant que « l’intégrité territoriale de la RDC doit être respectée et que les autorités congolaises doivent pouvoir rétablir l’ordre sur l’ensemble de leur territoire.  Pour cela, aucun soutien ne peut être apporté aux rebelles qui combattent les forces armées congolaises et tous les efforts doivent être entrepris pour mettre fin à cette rébellion, de la façon la plus pacifique possible, afin de préserver les populations locales qui n’ont que trop souffert. » Et le ministre de demander « au Rwanda, qui est concerné par cette situation notamment en raison des répercussions possibles de cette instabilité sur son territoire (…) d’user de son influence pour contribuer positivement à la fin la plus rapide possible de cette situation de conflit ». La Belgique demande à la MONUSCO d’agir plus fermement et « de tout mettre en oeuvre, afin d’assurer la meilleure protection possible des populations civiles et le retour au calme, en appui et en coopération avec les Forces armées congolaises ».

Les ministres européens devraient être alertés

Le point “Congo” figurait jusqu’ici à l’ordre du jour du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE, à la demande surtout de la Belgique d’ailleurs. Ce sujet devrait “remonter” d’un ou deux crans dans les priorités européennes. Il est temps ! Alors que l’Union européenne a deux missions de stabilisation déployées dans le pays, l’une pour aider à la réforme de la police congolaise, l’autre pour assister l’armée congolaise dans sa restructuration ; la plupart des pays européens se désintéressent globalement de la situation dans la région des Grands lacs. Alors que la coopération européenne – toutes lignes budgétaires confondues – atteint près d’1,2 milliards d’euros pour 2008-2013, soit environ 200 millions d’euros par an, dont 50 millions pour l’aide humanitaire — ce qui représente tout de même un effort financier notable et une des principales zones (avec l’Afghanistan et la Somalie) d’engagement des fonds européens — on ne sent pas de réelle volonté des dirigeants de l’Union européenne (*) de s’impliquer de façon importante dans le règlement de la situation sur place. La force de l’ONU au Congo dispose de 16.000 militaires à son compteur. Mais elle n’a pas encore montré une efficacité décisive. Le moment venu, il faudra examiner si les Européens ne devraient pas s’engager de façon plus robuste, par exemple en engageant un “battlegroup”. Nb : il y a en ce moment deux battlegroups d’astreinte, un dirigé par les Allemands, un autre par les Italiens qui céderont la place au 1er janvier au battlegroup “Weimar”.

(*) à l’exception notable de Herman Van Rompuy, mais c’est son tempérament belge qui parle tout autant que sa fonction de président du Conseil européen.

(Mise à jour dim. 18 novembre)

Pour l’ONU, l’aide au M23 doit cesser

Réuni d’urgence samedi, le Conseil de sécurité a « vigoureusement condamné » la recrudescence des attaques perpétrées par le M23 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), exigeant leur « cessation immédiate ». Il a également annoncé le renforcement prochain des sanctions contre le leader de ce mouvement rebelle, le colonel Sulutani Makenga (qui a pris le relais du général Bosco Ntaganda sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour “crimes de guerre”). Le président du conseil de sécurité, l’Indien Hardeep Singh Puri, a également exigé, au nom des 14 autres membres du Conseil, que « cesse la progression du M23 en direction de Goma », la capitale du Nord-Kivu, ainsi que le « soutien extérieur et la fournitures d’équipements » dont ce groupe bénéficie.

La Minusco déployée pour protéger les camps

La Mission des Nations-Unies au Congo (MONUSCO) a déployé samedi des hélicoptères de combat contre les troupes du M23 entre Kibumba et Kibati. Elle affirme « continuer d’assurer la sécurité du site de déplacés de Kanyaruchinya, situé à environ cinq kilomètres de Kibati ». Ce site, qui héberge déjà plus de 80.000 personnes, « vient de recevoir un afflux de 4.000 arrivants supplémentaires depuis le déclenchement des combats ». Dans toute la province du Nord-Kivu, depuis avril dernier, on a recensé environ 320.000 personnes déplacées à la suite des combats menés par le mouvement rebelle du M23.

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La mission EUSEC Congo recrute 2 spécialistes

(BRUXELLES2) Plus que 24 heures pour répondre à l’appel de recherche du personnel transmis aux Etats membres par la mission de soutien à la réforme de sécurité au Congo (EUSEC RD Congo) recrute deux spécialistes : un Assistant du Chef de Mission et un Logisticien-Acheteur. Ces postes s’adressent pour le premier à un officier (OF 1 ou OF2) ; pour le second, un sous-officier ou civil de grade équivalent. Une expérience de missions en Afrique est plus que conseillée. La date limite de recrutement (officielle) est le 31 juillet. La prise de fonction devant se faire le 15 août. La langue de travail est le français. Mais la maitrise de l’anglais (parlé, écrit) est obligatoire. La durée du service est de un an dans “l’idéal” précise l’appel à recrutement.

Le recrutement est effectué en détachement. Cela signifie que « seules les propositions reçues via les canaux officiels des Etats membres seront prises en considérations ». Le salaire continue, en effet, d’être assuré par l’Etat membre d’origine ; le personnel recevant coté européen les per diem. Le lieu de travail est normalement à Kinshasa. Mais des déplacements peuvent être à effectuée en dehors de la capitale congolaise, notamment à Lubumbashi, Goma et Bukavu (RDC), autres points d’appui de la mission. Si plusieurs candidatures sont proposées pour une fonction, un comité de sélection organisé par la mission, appuyé par les services de l’EEAS, examinera les différentes candidatures.

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Ca recrute dur pour six missions européennes. A vos CV…

(BRUXELLES2) Le renouvellement des équipes en Afghanistan et au Kosovo surtout (c’est là où les postes offerts sont les plus nombreux) mais aussi au Congo ou en Palestine et la mise en place de trois nouvelles missions de l’UE en Afrique (notamment au Niger) amènent actuellement le service diplomatique européen à passer offre sur offre de recrutement. Ces appels font suite à la fin de certains contrats mais aussi aux plans de révision des missions qui entraînent un repositionnement des profils recherchés. Il y en cinq en cours actuellement.Et cela ne semble pas tout à fait fini

L’embarras du choix ?

Si vous voulez partir à l’étranger, vous n’avez donc que l’embarras du choix… Il y a pour tous les goûts et toutes les professions. Plus d’un millier de postes sont ainsi offerts, en détachement de votre fonction dans un Etat membre ou par contrat (selon les cas). Le salaire est souvent confortable. Mais les lieux d’affectation ne sont pas toujours très riants ! (notamment en Afghanistan). Et au bout du chemin, il peut y avoir des déceptions. Le travail peut paraître donc souvent loin de l’aventure au grand large. Et les difficultés nombreuses. Mais l’enjeu et les défis à relever valent aussi le déplacement. Alors… gardez la tête sur les épaules !

Quelques conseils…

Il est fortement conseillé de lire attentivement les descriptifs de postes offerts et bien compléter le formulaire de candidature. Les profils recommandés nécessitent souvent une forte et longue expérience, la connaissance du pays ou de la zone concerné, une parfaite connaissance de l’anglais (et du français pour les zones francophones) et une certaine solidité psychologique. Les candidatures pour des postes offerts en détachement doivent toujours transiter par l’intermédiaire de votre “hiérarchie” dans votre Etat membre. Pour les postes en contractuels, si ce n’est pas obligatoire au sens strict, c’est aussi conseillé de prendre l’attache avec votre Etat d’origine et d’obtenir conseils et recommandations.

Postes recherchés

En Afghanistan (EUPOL), on recrute différentes fonctions : officier de sécurité, officier de santé, électricien, presse et information, . Mais ce sont surtout des formateurs/conseillers dans tous les secteurs: justice, État de droit, anti-corruption, police (commandement, contrôle et communications), frontières, anti-criminalité, renseignement. Des « mentors » auprès des différents responsables (ministre de l’Intérieur, ministre de la Justice, Attorney général…) sont également recherchés. Enfin les programmes de justice et de police urbaine (CPJP) recrutent des spécialistes de haut vol pour conseiller, former et encadrer les équivalents afghans – au niveau de la police, de la justice, de l’Anti-corruption – dans les provinces. La plupart des postes sont localisés à Kaboul, mais certaines affectations sont dans les provinces (Herat, Bamyan, Mazar-e-Sharif, Kunduz, Kandahar, Pol-e Khomri, Chaghcharan).

Au Kosovo (EULEX), la sphère recrutement est aussi assez large. Mais de par la dimension fortement juridique de la mission, on ne sera pas étonné de voir rechercher des profils de procureurs, magistrats, juges civils ou criminels, juristes et experts législatifs, …. Mais en fait c’est un peu toute la chaîne policière et judiciaire que l’on recrute : des spécialistes d’investigation criminelle et policière (identification légale, police judiciaire…) au coordinateur des opérations héliportées, en passant par certaines qualifications précises (officier d’opérations au centre de situations, spécialiste des droits de l’homme, des crimes de guerre, des droits de propriété, des armes…, douaniers, greffiers ou greffiers en chef). La mission recrute également son encadrement et son soutien : information presse, gestionnaire des ressources humaines, responsable des transports, chef de l’unité logistique et logisticiens, télécommunications, gestionnaire de l’entrepôt, de l’approvisionnement en essence, etc. Les postes sont souvent basés à Pristina. Mais certains le sont à Mitrovica (au nord du Kosovo).

Au Congo (EUPOL), ce sont naturellement surtout des experts auprès de la Police nationale congolaise (PNC) qui sont recherchés : experts législatifs, formateurs, police, droits de l’homme et droits des enfants, maintien de l’ordre et contrôle de foule…

En Palestine (missions EUBAM et EUPOL), on recherche des profils plus limités : Conseiller politique, officier de liaison, chargé du développement de logiciel, conseillers police, expert en poursuite judiciaire (procureurs), conseiller sur le programme justice (pour la mission EUPOL), douanier et expert du contrôle aux frontières (pour la mission EUBAM)

Au Niger (pour la nouvelle mission EUCAP), la future mission de renforcement des capacités procède à sa vague de recrutements. Les candidats devront prendre leur fonction soit au 1er août, soit au 1er septembre. On recrute ainsi (ou on est en passe de le faire), le chef adjoint de mission (qui servira aussi de chef du personnel), le conseiller politique, le chef des opérations, le chef de l’équipe de coordination, un officier de presse, un expert en formation de renseignement criminel (de rang de capitaine de gendarmerie), un expert militaire expérimenté (de rang de colonel), des officiers de liaison auprès des principaux ministères (Intérieur, Justice, Défense). Et certaines fonctions de soutien (ressources humaines, marchés publics, logistique, systèmes d’information, médical, sécurité, comptabilité, information presse)… NB : Tous les postes sont basés à Niamey, la capitale.

Pour aller plus loin…

Récapitulatif des missions, listes des postes, date limite, formulaire de candidature, contact… tout est résumé dans ce tableau. NB : inutile de m’appeler ou de m’envoyer votre CV, je n’en aurai pas beaucoup l’utilité.

Nom de la mission

Liste et des descriptif des postes offerts (à télécharger)

date limite pour poser candidature
(cette date est parfois repoussée)

 Formulaire de candidature
(à télécharger)

Contact email

EUPOL AFGHANISTAN PDF (5) 22 juin 2012 doc_logo cpcc.eupolafghanistan@eeas.europa.eu
EUPOL RD CONGO PDF (5) 22 juin 2012 doc_logo cpcc.eupolrdcongo@eeas.europa.eu
EUCAP NIGER (Sahel) PDF (5) 22 juin 2012 pour certains postes (date limite normalement fixée au 8 juin pour les autres ) doc_logo cpcc.cfc@eeas.europa.eu
EUPOL COPPS (Palestine) PDF (5) 15 juin 2012 doc_logo cpcc.eupolcopps@eeas.europa.eu
EUBAM Rafah PDF (5) 15 juin 2012 doc_logo cpcc.eubamrafah@eeas.europa.eu
EULEX KOSOVO PDF (5) 13 juin 2012
22 juin 2012 pour certains postes
doc_logo cpcc-kosovoforgen@consilium.europa.eu
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Congo : Les experts sont de l’autre coté du fleuve

Dépot d'armes au Camp Kokolo de Kinshasa (crédit: EUSEC/Union européenne)

(BRUXELLES2) Face à l’explosion d’un dépôt de munitions au Congo (Brazzaville), l’Europe a une certaine expérience de la sécurisation d’armements. Inutile de chercher loin… Il suffit de traverser le fleuve, à Kinshasa, en République démocratique du Congo. La mission déployée par l’Union européenne, d’assistance à la sécurité (EUSEC) a entamé un travail en 2011-2012 de sécurisation des armements. « Nous avons cerné deux problématiques : la circulation d’armes. Mais aussi un problème très concret de stockage des armements. Nous avons un réel risque d’explosion » me confiait il y a peu un expert du dossier.à la mission Eusec.

NB : si un tel programme avait été mené au Congo Brazzaville, de l’autre coté du fleuve, peut-être aurait-on pu éviter le pire… Il est remarquable de voir qu’au niveau européen, un cloisonnement continue d’exister entre les missions de défense PeSDC et les autres pans de l’action européenne (développement, protection civile…) malgré l’existence des nouvelles structures mises en place par le Traité de Lisbonne.

Une sécurisation peu couteuse

Ainsi un dispositif de stockage des armements a été mis en place au camp de Kokolo, avec la création de salles de stockage bien séparées, aux accès limitées (avec des portes blindées) et temperées. Coût pour les deux dépôts : 10.000 euros. Ce qui est somme toute minime. Un tel équipement se veut un modèle. « Il ne s’agit pas de faire de la haute technologie. Mais d’avoir des dispositifs facilement reproduisibles ailleurs. » L’accent logistique est d’ailleurs une des priorités définies par les forces armées congolaises, pour l’année 2012, avec l’appui de la mission européenne.

La formation, clé de voûte de la mission EUSEC

Un petit mot supplémentaire sur cette mission qui effectue un travail discret dans un contexte difficile. Le travail important consiste à remettre sur pied les institutions de formation des armées, à tous les niveaux. le projet a démarré en janvier 2010. L’Ecole d’Administration de Kananga a été réhabilitée, comme les locaux destinés à accueillir les stagiaires, les formateurs et leurs familles.

L’Académie Militaire a recommencé à fonctionner, après une fermeture de plus de 15 ans…. Elle devrait former simultanément jusqu’à environ 400 élèves, une situation qui sera normalement atteinte en 2013 quand l’Académie Militaire aura terminé la formation de la 26e promotion et recruté trois contingents de stagiaires. Une partie de l’aide a consisté à assurer la réhabilitation des bâtiments et infrastructures, ainsi que la mise en place de matériel, financées par la Commission Européenne. Mais le gros du travail des Européens a été d’aider à établir le contenu des cursus de formation des élèves officiers, de déterminer le processus de sélection des stagiaires … et des enseignants et de préparer les manuels d’instruction (une mission opérée également avec l’aide d’un programme de partenariat militaire belge pour former les formateurs). Il a fallut démarrer de 0 : du matériel scolaire de base (cahiers, stylos) jusqu’aux manuels.

La formation s’adresse à des sous officiers (sous lieutenant, lieutenant…) qui ont parfois déjà le grade dans l’armée mais n’ont jamais reçu de formation. La moindre des difficultés n’a pas été de parvenir à mêler les différentes origines des stagiaires, a raconté un officier européen à B2 : « Il a fallu trouver un équilibre entre les différentes régions », notamment des provinces de Kasai, de Bandundu et Maniema.

Lire aussi : La MIC déclenchée après les explosions à Brazzaville

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La MIC déclenchée après les explosions à Brazzaville

La Commissaire chargée de la réaction aux crises, Kristalina Georgieva, sur le site des explosions à Mpila, Brazzaville (crédit: Commission Européenne)

(B2) Ça y est, le Mécanisme européen de Protection Civile a été activé pour assister le Congo, après les explosions du 4 mars dernier à Brazzaville qui ont causé la mort de plus de 200 personnes. Cette activation permet notamment de débloquer un financement européen pour les experts envoyés sur place.

L’Union européenne va ainsi envoyer une équipe de 3 experts de la protection civile pour « évaluer les capacités des servies d’urgence de la République du Congo et assister le gouvernement dans sa gestion des conséquences de cette catastrophe », selon la lettre de mission officielle. Parallèlement, 2 experts humanitaires sont déjà sur place. L’UE collabore également avec l’ONU dans le cadre de la mission déployée sur place afin d’analyser les besoins environnementaux, notamment en termes de stabilité des bâtiments, avec une attention particulière portée sur les écoles et les hôpitaux. Cette mission dispose d’un expert de l’UE et trois de l’ONU.

En outre, l’UE a décidé d’augmenter son aide financière, en débloquant 1,25 million d’euros (en plus des 200.000 de la semaine dernière). Une aide qui sera transférée aux organisations “partenaires sur le terrain”: la Fédération Internationale de la Croix Rouge (IFRC) pour ce qui concerne l’assainissement de l’eau, les soins et les abris, et le Mining Advisory Group (MAG), une ONG britannique, pour le déminage et de la sécurité des lieux.

Lire également : Explosions dans un stock de munitions au Congo. L’Europe prête à faire plus

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Explosions dans un stock de munitions au Congo. L’Europe prête à faire plus

(BRUXELLES2) L’Union européenne est prête à activer le Mécanisme de Protection Civile, qui doit harmoniser la coopération européenne pour répondre à la crise à Brazzaville. Les explosions massives d’une usine de munitions, qui ont eu lieu dimanche 4 mars, dans le quartier très peuplé de Mpila, ont causé la mort de plus de 150 personnes et blessé environ 1500 personnes selon les sources locales (Croix-Rouge et gouvernement congolais), de nouvelles explosions ont eu lieu par la suite, de moindre ampleur mais continuant à aggraver le bilan humain. « Il n’y a pas eu de demande formelle pour l’instant » précise-t-on à la Commission européenne. Mais si une telle demande était formulée, des équipes de personnel médical supplémentaires, des équipes de recherche et de secours, ainsi que des équipes de déminage et décontamination, ou des experts en sécurisation d’armement pourraient être envoyés sur place. Un expert européen a déjà été mis à disposition d’une mission d’assistance de l’ONU dont le gouvernement du Congo a demandé le concours.

Première aide européenne, congolaise, française et marocaine

Sur place, l’aide internationale s’organise petit à petit. Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo et située juste de l’autre côté du fleuve, a déjà apporté son aide à Brazzaville, notamment à travers l’envoi de médecins (dont le ministre de la santé en personne). L’aide française ainsi que marocaine est également arrivée sur place dans la matinée du 6 mars, constituée de personnel soignants, de matériel ainsi que de militaires. Coté européen, la Commission a débloqué 200.000 € d’aides via la Fédération internationale de la Croix-Rouge (Ficross). Quant à la Commissaire européenne, Kristalina Georgieva, elle a interrompu son voyage de quatre jours, prévu initialement pour visiter différents programmes humanitaires financés par l’UE dans la région (RDC et Congo-Brazzaville), pour se rendre, lundi (5 mars), à Brazzaville. Elle a notamment visité un hôpital, qu’elle décrit comme « débordé par l’arrivée continue de blessés graves ».

On peut préciser également que de l’autre coté du fleuve, en république démocratique du Congo, la mission d’assistance à la sécurité (EUSEC RDC) de l’Union européenne a justement mené des opérations de sécurisation des stocks d’armement. Un “vrai problème” comme l’a précisé à B2, un expert d’EUSEC. Article à suivre…

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