La pichenette du chef. Une spécialité Ashton ? (maj)

au service européen d’action extérieure… (© Bruxelles2 / NGV)

(BRUXELLES2, exclusif) C’est une success story à l’européenne mais comme ne les aime pas tellement dans le quartier européen. Ou alors très discrètement. L’affaire paraît si banale qu’on aurait pu ne pas y prêter attention. Un membre d’un cabinet d’un commissaire qui prend la tête d’une division, c’est plutôt classique, et presque normal après tout. Sauf que l’intéressé a eu pour sa carrière un sacré propulseur. (Nb : nous ne révélerons pas son nom).

Après le Parlement européen (où il était AD7), il effectue un court passage à la Commission qui le met à un niveau AD8. Court passage, qui semble plus justifié par le fait de vouloir contourner la règle de recrutement par trois tiers (Conseil / Commission / Etats membres), selon les syndicats. Entretemps il avait mis à disposition de son gouvernement d’origine, espagnol. Puis il intègre le cabinet de la Haute représentante et Vice Présidente de la Commission européenne pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, dès le début. Intégration qui se fait à un niveau AD12. Poste qu’il a quitté il y a peu pour être nommé chef de la Division « Parlement européen et parlements nationaux », une direction placée directement sous la responsabilité du secrétaire général adjoint aux Affaires institutionnelles, le Polonais Maciej Popowski.

Une promotion « fauteuil »

Cette gradation à une vitesse accélérée — de AD7 au Parlement européen à AD12 au Service diplomatique européen (SEAE) – en l’espace de quelques années et de trois mutations est, pour le moins extraordinaire, selon les experts des dossiers du personnel. D’ordinaire, il faut plus d’une dizaine d’années à un fonctionnaire particulièrement méritant. On pourrait presque parler de promotion « fauteuil » ! Car le grade s’accompagne d’une sacrée pichenette salariale. Un AD7 gagne au bas mot entre 5.500 et 6300 euros (bruts, sans prime, sans allocation familiale et avant prélèvements sociaux), un AD12 entre 10 et 11.500 euros. En gros on double le salaire. Pas mal… en ces temps de crise où chacun sert la ceinture et essaie de sauver les meubles des budgets européens. (NB : Il sera très très difficile ensuite de venir défendre devant le Conseil ou le Parlement européen une augmentation du budget européen, alors même que le SEAE est un des services le plus richement doté en hauts salaires.)

Recrutement ultra rapide

Le recrutement lui aussi a été ultra rapide. Publié le 29 juin au JO, la date limite pour entrer les candidatures était fixée au 9 juillet à midi. En tenant compte des deux week-ends, cela donne une petite semaine pour déposer sa candidature. Court… Si ca ne ressemble pas à un poste mitonné sur mesure, c’est que ma pratique de l’administration est encore imparfaite 🙂  D’autant que la suite aussi a été plutôt rapide si j’en juge le calendrier officiel : 22 candidatures ont été reçues (12 de services des Etats membres, 2 de la Commission et 8 d’agents du SEAE). 7 candidats ont été interviewés lors d’un panel le 20 juillet. Et 2 candidats placés en short list. Après un nouvel entretien, c’est notre homme qui l’emporta. D’expérience du SEAE, on a connu des recrutements qui trainaient davantage en longueur… (cf. le chef d’Eulex par exemple ! mais les exemples sont nombreux, la gestion du personnel au sein du service n’est pas encore vraiment un modèle).

Un pataques au Capitals

Inutile de dire que l’évènement commence à faire jaser dans le Landerneau diplomatique européen. Au nouveau siège tout neuf du SEAE, le Capitals, comme ailleurs, les conversations vont bon train à la cafeteria… Les syndicats se sont saisis de l’affaire et menacent de porter plainte en justice. Une eurodéputée, l’allemande Ingeborg Gräßle (CDU/PPE) a tiré plus vite que son ombre et déjà déposé une question écrite. En posant une question qui paraît pertinente : l’administration du SEAE invoque « le recours à une procédure autre que celle du concours pour des emplois nécessitant des qualifications spéciales », or en l’espèce on peut se demander quelles sont les qualifications spéciales demandées. Le descriptif des tâches apparaît plutôt on ne peut plus classique (*).

Réponse gênée

Le Directeur administratif du SEAE, David O’Sullivan, ne semble guère s’émouvoir de cette agitation. Sa réponse datée du 23 octobre (aux syndicats et au comité du personnel) nous est parvenue, de façon inopinée. Il rappelle la procédure de nomination, estime que tout a été correctement mené, dans les règles, et que si le salaire et le grade est celui d’un AD 12, « c’est le niveau auquel le poste a été publié. Si une autre personne l’avait emportée, elle aurait été nommée à ce niveau ». Simple comme bonjour n’est-ce pas. Mais plutôt court comme réponse, lapidaire même… Car elle ne répond pas aux questions pertinentes posées. En tout cas, cette nouvelle affaire intervient à un moment plus que gênant pour la Haute représentante. Si le dossier n’est pas réglé avec moins de désinvolture que jusqu’à présent, car au vu des éléments présentés, on est tout proche d’un cas de favoritisme, il pourrait même entacher la gestion de l’exécutif européen. Après l’épisode douloureux « Dalli », Barroso aura-il à gérer un nouveau cas sensible avec sa commissaire Ashton.

Au cabinet de la Haute représentante, on estime que tout le recrutement a été mené « en toute transparence« , « selon le respect des règles » et que le candidat désigné est « vraiment le meilleur qu’on pouvait avoir pour ce poste, ayant une expérience dans plusieurs des institutions« .

A suivre…

(*) « Placé sous l’autorité directe du conseil d’administration et du secrétaire général adjoint chargé des relations institutionnelles en particulier, le chef de division responsable de la gestion quotidienne de la division et de la coordination générale des questions parlementaires au sein du SEAE. Il/Elle représente le SEAE, sert d’interface entre celui-ci, le Parle­ ment européen (PE) et les parlements nationaux, et contribue à l’instauration de bonnes relations de travail. Le chef de division assure le suivi des activités du PE relatives aux affaires étrangères et des aspects institu­tionnels des relations du SEAE avec le PE et établit des rapports à cet égard. Il/Elle fournit un appui et des conseils professionnels à la haute représentante/vice-présidente et aux responsables du SEAE sur toutes les questions parlementaires et tous les aspects institutionnels des relations du SEAE avec le PE. Il/Elle contribue à la préparation adéquate et dans les délais des activités parlementaires de la haute représentante/vice-prési­dente. » Et on ajoute pour faire bonne mesure : « Le poste implique quelques déplacements. » Effectivement Strasbourg est une ville de tous les dangers. 🙂 Quant à Berlin, Madrid ou Stockholm… pour rencontrer les parlements nationaux, ce doit être l’aventure totale. J’aurai une proposition pour baser ce poste : envoyé spécial à Gao au Nord Mali ? Oui là cela justifie un AD12 (même plus) !

A signaler : le petit tract fait par Renouveau et démocratie, plein d’humour qui décrit comment C. Ashton a décidé de fêter à sa manière les 150 ans de Jules Verne avec un voyage homérique. Et demande d’attribuer le prix nobel de Physique au SEAE « pour son extension des travaux d’Albert Einstein sur la relativité, appliquée à la promotion en quelques mois, après mutations, d’un fonctionnaire / photon AD7 en AD12″. A télécharger ici

La PSDC change de tête au cabinet Ashton (Maj)

(BRUXELLES2) Les rumeurs d’un « reshuffle » ou d’un remaniement du cabinet de la Haute représentante, Catherine Ashton, n’ont pour l’instant pas été suivies d’effet. En revanche, quelques petits changements sont intervenus au cabinet : un diplomate allemand a pris en charge les dossiers de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) et un chercheur bien connu de ce blog arrive comme conseiller de la Haute représentante. La suite sur le Club

Lire également :  Le « boys & girls band » de Lady Ashton. Son cabinet

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Avec qui gouverne Ashton (2): le service d’action extérieure (aujourd’hui)

(BRUXELLES2) A sa casquette de super-diplomate, Catherine Ashton doit ajouter celle de super DRH, pour constituer tout d’abord l’organigramme du futur Service européen d’action extérieur (SEAE), puis ensuite de remplir les « cases » avec des directeurs.

Pour avoir une idée d’où on part, voici les principales têtes actuelles des différents services, avec une biographie (plus ou moins longue) et leur nationalité. On remarquera une certaine présence des Britanniques, des Néerlandais et des Français – ce qui n’est pas illogique – et un peu moins des Allemands – ce qui est moins logique. Attention ! Certains informations demandent encore à être complétées.

I. Les Services centraux

• DG Relex (Commission européenne) : 

L’actuel DG Relex, Joao Vale De Almeida (Portugais), ancien chef de cabinet du président de la Commission Barroso (2004-2009), est sur le départ pour l’ambassade de l’UE à Washington. En attendant, le poste peut être occupé par un directeur général faisant fonction.

Trois directeurs généraux adjoints (DGA)

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Karel Kovanda (Tchèque) – chargé de la PESC, des relations multilatérales, Amérique du Nord, Asie de l’Est et Pacifique. Diplomate tchèque. Né en octobre 1944 à Gilsland, Grande-Bretagne, il est diplômé de l’école d’agriculture de Prague, a un doctorat en sciences politiques du MIT (1975) et un MBA de l’université de Pepperdine de Californie (1985). Lecteur à l’université de Californie du Sud, il exerce ensuite différentes activités de consultant à Radio Pékin à gérant de société privé, traducteur ou journaliste freelance aux USA (1980-1990). A son retour en république tchèque, en 1991, il devient chef de la section administrative du ministère des Affaires étrangères (1991-93), puis directeur politique, chargé des relations bilatérales avec l’Europe et l’Amérique du nord. Représentant permanent aux Nations-Unies (1994-95) puis au Conseil de sécurité (1996) et au Conseil économique et social de l’ONU, il devient vice-ministre des Affaires étrangères sous Vaclav Havel (1997-1998) puis ambassadeur à l’OTAN à Bruxelles (1998-2005).

Hughes Mingarelli (Français) – chargé de l’Europe de l’Est, Caucase du Sud et Asie Centrale, Moyen Orient et Méditerranée Sud. Un ancien de l’Agence de reconstruction en ex-Yougoslavie (2000-2002), responsable des relations Ukraine Belarus, Moldova et ex Cei à la DG Relations extérieures (1999-2000), desk officer Nigeria DG Développement (avant 1990), à la Cour des comptes (1982-87).

Stefano Sannino (Italien) : Asie, Amérique latine. Diplomate italien, ancien du cabinet Prodi. Comme diplomate italien, il a occupé différents postes, notamment chef de mission adjoint à l’ambassade d’Italie à Belgrade (1993-1995) et chef de la mission de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) auprès de la République fédérale de Yougoslavie (2001-2002), avant de rejoindre la Commission européenn. Il rejoint la Commission européenne et le cabinet Prodi en 2002, comme conseiller pour les relations extérieures
et le commerce. Il a notamment été le sherpa au G8. En 2005, il a été nommé directeur chargé de la plateforme de crise et représentant au COPS, au sein de la DG Relex. De 2006 à 2008, il a été détaché au cabinet du Premier ministre italien en tant que sherpa du G8 et conseiller principal pour l’UE et les affaires internationales, avant de revenir à la Commission en 2008 comme directeur chargé de l’Amérique latine.

Trois directeurs, directement rattachés au Directeur général

– Directeur I (Ressources au siège, information, relations interinstitutionnelles) :
Tung-Lai Margue (Luxembourgeois), un ancien de la DG justice, chargé notamment de la lutte anti-terroriste.

– Directeur K (service extérieur) : Patrick Child (Britannique), ancien chef de cabinet de Chris Patten et de Benita Ferrero-Waldner (commissaire aux Relations extérieures), de la DG Elargissement.

– Directeur L (Stratégie, coordination et analyse) : Gerhard Sabathil (Allemand)

• la DG E (affaires extérieures) (Conseil)

dirigée par Robert Cooper (Britannique)

– la Policy unit est dirigée par Helga Schmid (Allemande)

Les structures civilo-militaires (Conseil et Haut représentant).

• L’État-Major militaire de l’UE (DG EMUE) : général David Leakey (Britannique) puis général Ton Van Osch (Néerlandais), à partir de mai.

Adjoint : contre-amiral Fernando Lista (Espagnol)

• La Direction civilo-militaire (CPMD) : Claude-France Arnould (Français). Lire : Claude-France Arnould prend la tête de la nouvelle direction.

• L’état-major Civil (CPCC) : Kees Klompenhouwer (Néerlandais)

• Le Centre de renseignement (SITCEN) : William Shapcott (Britannique), ancien diplomate du Foreign Office.

II Les délégations extérieures

Le service extérieur – proprement dit = les ambassades de l’UE – sera constitué des délégations de la CE et des délégations de l’UE voire des représentants spéciaux.

• Délégations de la CE. La Commission compte environ 134 délégations dans les pays tiers et les pays candidats (l’annuaire des délégations). Certaines ne comptent que quelques personnes, d’autres plusieurs dizaines. En tout, elles emploient près de 5.400 personnes. Soit déjà un très sérieux embryon pour le futur service diplomatique. Dernière ouverture en date : Tripoli (Libye). Certaines pays, en revanche, ne sont pas couverts : l’Iran par exemple.

Délégations de l’UE. Il y en a notamment dans les organisations internationales à l’ONU à Genève et New-York. Ce sont ces deux missions d’ailleurs qui devraient fusionner le plus rapidement.

A cela, il faut ajouter les missions civiles et militaires de l’UE, qui ne devraient pas – en tant que telles – faire partie du SEAE, mais disposent cependant d’effectifs déjà répartis dans plusieurs points chauds du globe (Kosovo, Océan indien, Géorgie, Afghanistan, Palestine, Congo, Guinée-Bissau Irak).

III. Comités et groupes de travail du Conseil

Ces comités continuent d’exister et de travailler au sein du Conseil des Affaires étrangères dont ils préparent les travaux. Seuls deux d’entre eux sont prévus expressément par les Traités : le COPS et le Comité militaire. Les autres sont prévus par le règlement intérieur du Conseil

– Comité politique et de sécurité (COPS) : président fixe, à désigner par le haut représentant, ambassadeur espagnol en attendant.

– Comité militaire : Général Hakan Syren (Suèdois), présidence fixe pour trois ans, élu par ses pairs

– Comités PESD et PESC (1) : présidence espagnole jusqu’au 30 juin, fixe à partir du 1er juillet, à désigner par le Haut représentant.

– Comités géographiques (2) : présidence espagnole jusqu’au 30 juin, belge jusqu’au 31 décembre, fixe à partir du 1er janvier 2011, à désigner par le Haut représentant.

(Nicolas Gros-Verheyde)

(1) Groupe politico militaire (PMG), de gestion des crises civiles (CIVCOM), la politique des armes (COARM) — ainsi que certains comités horizontaux de la politique étrangère (PESC) : le Nicolaidais Group (qui vient en soutien de la PESC, COHOM (droits de l’homme), le COSCE (Osce et Conseil de l’Europe), le CONUN (Nations-Unies, le protocole et affaires administratives de la PESC (COADM), le CODUN (contrôle des armes et désarmement), le CONOP (non-prolifération), le COARM (export des armes conventionnelles).

(2) Comités géographiques : Mashreq/Maghreb (COMAG/Mama), Asie centrale et Europe de l’est (COEST), Balkans (COWEB), Moyen-Orient (COMEM’MOG), Asie Océanie (COASI), Amérique latine (COLAT), Relations transatlantiques (COTRA), Afrique (COATR).

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(exclusif) Le « boys & girls band » de Lady Ashton. Son cabinet (maj2)

(BRUXELLES2 / mis à jour sam. 30 janv & 11 février) Pour composer son cabinet, la Haute représentante pour les Affaires étrangères de l’UE n’a eu que l’embarras du choix. Aussitôt sa nomination, plusieurs centaines de CV ont atterri sur sa table.

11 personnes. Sans compter les assistant(e)s, ce cabinet devrait se composer de 11 personnes. En effet, après quelques négociations – qui n’ont pas été évidentes -, elle a obtenu du président de la Commission d’avoir une dérogation à la règle ordinaire (6 conseillers) et de pouvoir recruter 11 conseillers. Ce qui est logique, conséquence de sa double fonction (vice-présidente de la Commission et Haute représentante). Même si la Haute représentante peut disposer de ressources au sein de l’administration européenne, cela reste somme toute, relativement peu par rapport à l’étendue des fonctions (Solana avait une quinzaine de personnes à son cabinet, inclus il est vrai 2 assistantes). Mais le président de la Commission, José-Manuel Barroso, n’en a que 12…

Un cabinet de quadras. Le cabinet est un savant dosage entre les anciens de son cabinet au commerce, des anciens du cabinet Solana ou du Conseil et de la diplomatie des Etats membres, ainsi que de la Commission européenne. On peut déjà remarquer que nombre d’entre eux ont un parcours diversifié alliant un passage dans une institution européenne (Conseil, Commission, Parlement), dans la diplomatie d’un Etat membre (Royaume-Uni, France, Allemagne, Espagne), la présence sur le terrain (Balkans, Chine, ONU), voire dans le privé. On peut remarquer, aussi, que nombre d’entre eux ont à leur actif, d’avoir été soit à Londres, soit d’avoir déjà travaillé auprès d’un Britannique. Et que l’âge moyen tourne plutôt au-dessous de la quarantaine.

L’architecture du cabinet n’est pas encore définie. Il pourrait être divisé entre conseillers seniors et conseillers juniors. Chacun de ses membres devrait avoir dans ses dossiers une attribution géographique et une attribution sectorielle ; les dossiers « ordinaires » de la Commission étant partagés entre tous les membres.

Tous les noms ne sont pas encore connus ou officialisés. En voici les principaux selon les informations qui restent à confirmer (ce devrait être chose faite cette semaine).

morrison-copie-1James Morrison (Royaume-Uni) : chef du Cabinet. Diplomate britannique. Il a démarré sa carrière à la direction de la nationalité et de l’immigration du Home Office à Londres mais est vite passé, en 1991, Foreign office (FCO) où il a travaillé sur les questions humanitaires et de crimes de guerre. Il a passé ensuite les cinq années suivantes à la Représentation britannique de l’UE traitant des questions de commerce ou d’aide international jusqu’à 1998 (date de la présidence britannique de l’UE). Il retourne, en 1999, au FCO comme porte-parole puis devient secrétaire privé de deux ministres chargés de l’Europe (dans le gouvernement de Tony Blair). Après avoir été chef du département de la PESC (politique étrangère et de sécurité commune), il revient à Bruxelles où il est responsable du team « présidence » lors de la présidence britannique de l’UE en 2005, également en charge des questions de commerce et de relations avec l’Asie. Après un passage au niveau universitaire à la Business School d’Ashridge, il revient à la Commission européenne, en 2008, comme de cabinet de Catherine Ashton (Commerce).


lutz_guellner.jpgLutz Güllner
(DEU) : porte-parole. 39 ans. Il exerçait la même fonction au cabinet Ashton (Commerce) depuis mars 2009.  Parcours : il a travaillé au ministère de l’environnement français, en charge des relations avec les pays d’Afrique subsaharienne. Il démarre sa carrière à Bruxelles comme consultant en affaires publiques, avant de rejoindre la Commission, d’abord à la DG Relex où il s’occupe des relations avec les pays voisins de l’UE à l’est (2003-2005), puis à la DG Commerce, où il est responsable des relations économiques avec la Russie. Cursus : Né en 1971, diplomé en sciences politiques et relations internationales de l’université de Berlin et de Sciences-Po Paris. Sa femme est néerlandaise et ils ont deux enfants.


Bannerman.jpgEdward Bannerman
(UK) : Conseiller. Membre du cabinet Ashton (Commerce) en charge de la politique transatlantique, de l’OMC, du marché unique, de l’énergie, des fonds souverains et des droits de propriété intellectuelle. NB : il pourrait continuer de suivre les dossiers « sensibles » pour les Britanniques qui viennent au collège.

Pelayo Castro-Zuzuarregui (ESP) : conseiller. Après avoir été administrateur à la commission « Commerce international » du Parlement européen, il était depuis 2007 « assistant personnel » du premier ministre espagnol, Jose-Luis Zapatero. Ce qui pourrait être utile pour assurer le lien avec la présidence espagnole. Autre parcours : assistant du chef correspondant d’El Pais aux USA. « Junior Officer » à l’office commercial économique de l’ambassade d’Espagne à Bruxelles. Cursus : Masters degree in European Studies du Collège d’Europe de Bruges (promotion Leonardo da Vinci), Master of Science in Foreign Service and Honors Certificate in International Business Diplomacy de l’université de Georgetown (Washington DC), Degree in Political Science de l’université autonome de Barcelone. Sa femme est néerlandaise et ils ont une fille.

EvertsSteven.jpgSteven Everts (NL) : conseiller « énergie -relations transatlantiques » (Usa, Canada). 39 ans. Il était jusqu’à représentant personnel de Javier Solana (Haut représentant) sur l’Energie et la politique étrangère. Parcours: conseiller spécial chargé des relations transatlantiques (Us Canada), de l’OSCE, du Conseil de l’Europe du G8 et des changements climatiques (2005-2008). Chercheur au Centre for European Reform à Londres (1999-2004) et enseignant au college Brasenose de l’université d’Oxford, chargé des relations internationales (1996-1998). Cursus : Né en 1970, diplomé de l’université britannique, doctorat en droit international, avec un titre de thèse, prometteur : « Adapation in Foreign Policy. British and French reactions to German unification ». Il a également étudié à l’université de Leiden (Pays-Bas) en science politique.


GuittonAlice.jpgAlice Guitton
(FRA) : conseiller « Gestion de crises – Somalie Piraterie ». 32 ans. Diplomate française, elle était jusqu’à présent chef de la mission de gouvernance au Quai d’Orsay depuis mai 2009. Parcours : Conseiller au cabinet de Bernard Kouchner en charge des questions des affaires multilatérales et stratégiques (Onu, piraterie…) de 2007 à 2009 (notamment durant la présidence française de l’UE). Première secrétaire à l’ambassade de France à Londres (2005-2007). Rédacteur à la division affaires politiques du quai d’Orsay (2002-2005) après avoir été à la division des affaires économiques, en charge des questions des organisations internationales et de l’ONU (2000-2002). Cursus : études de philosophie à l’Université Sorbonne Paris IV et d’économie (1994-1997), Sciences politiques Paris (1997). Diplômée de l’ENA (promotion Averroès 1998-2000), elle effectue ses stages obligatoires à la préfecture de Creuse et à Pernod Ricard. Elle a été également en stage à la Cour des Comptes européenne (1996) et à la délégation de la Commission européenne à l’OCDE et à l’UNESCO (1995).

HallergardCarl-CabSolana-UE.JPGCarl Hallegard (SWE) : conseiller « Afghanistan – Pakistan ». Jusqu’à présent au cabinet de Javier Solana comme conseiller « Balkans » du Haut représentant. Parcours : après un stage au cabinet de la Commissaire suédoise, Anita Gradin, il entre à la Commission à l’Office Humanitaire (ECHO (1996), puis passe au secrétariat du Conseil (2000) à l’Unité de Planification de la Politique et d’Alerte Rapide (UPPAR) qui deviendra ensuite l’Unité politique. Cursus : Ecole de Commerce de Stockholm, université en science politique et philosophie, Collège d’Europe de Bruges (1995).


jennings-michael.jpgMichael Jennings
(UK) : secrétaire privé. 34 ans. Il était jusqu’ici « press officer » pour la Commissaire Ashton (Commerce) après avoir exercé la même fonction auprès de Peter Mandelson (depuis 2007). Parcours : chef du service de presse de la délégation de la CE en Chine et en Mongolie (2005-2007). Responsable des relations presse et publiques à Bayer China (2002-2005). Né en septembre 1976. Cursus : masters of letters et master en économie et science ppolitique (1995-1999) au Trinity College Dublin (1995-1999 et
1999-2001), Baccalauréat (Abitur) en Allemand à la Freiherr-vom-Stein Grammar School de Leverkusen (1995).


anna-kaisa_itkonen.jpgAnna-Kaisa Itkonen
(FIN) : officier de presse. Elle exerçait la même fonction chez Olli Rehn (commissaire à l’élargissement) et était auparavant porte-parole de la délégation de la Commission en Finlande. Cursus : originaire de Carélie du sud, elle a passé son enfance
à Lappeenranta et Joutseno. Diplômée de la Haute école de Joensuu, elle est ensuite partie étudier les langues et le droit européen à l’université d’Edinburg en Ecosse.

MajaKocijancic.gifMaja Kocijancic (SLO) : porte parole du HR. Elle était jusqu’ici porte-parole de représentation slovène à Bruxelles et a notamment assuré cette fonction lors de la présidence slovène de l’UE en 2008. Elle était auparavant journaliste correspondant UE et OTAN pour l’agence de presse slovène (STA).


Nikolay.jpgRenate Nikolay
(DEU) : conseiller « relations avec le Parlement ». Elle exerçait la même fonction dans le cabinet Ashton (Commerce) et était également dans le cabinet de Peter Mandelson (Commerce) en charge des questions de sécurité alimentaire. Elle a commencé sa carrière au ministère des affaires étrangères allemand.

holm-pedersen_h.jpgHelene-Holm Pedersen (DK) : chef de cabinet adjoint, conseiller « Balkans ». Ancienne membre du cabinet Rehn (Elargissement) chargé de la Bosnie, du Kosovo, du développement et de l’aide humanitaire, des consommateurs et des relations avec le Conseil. Parcours : Après avoir travaillé avec le haut représentant de la communauté internationale (OHR) en Bosnie et à Bruxelles, à l’OCDE et avec le représentant spécial de l’UE à Skopje, elle rejoint la task-force du secrétariat du Conseil en 2002, sous la houlette du représentant spécial de l’UE, Lord Ashdown. Puis passe en 2005 au cabinet de Rehn.

NB : Le Conseiller militaire de Catherine Ashton est le Général Hakan Syren (SWE), le président du comité militaire.