Bosnie-Herzégovine

Quand “Berlin Plus” a des ratés… le DSaceur aux arrêts de rigueur ?

Quand “Berlin Plus” a des ratés… le DSaceur aux arrêts de rigueur ?

Le général Shireff lors du VIP Day organisé au camp Butmir à Sarajevo avec les autorités bosniennes (Crédit : Eufor Althea)

(BRUXELLES2, exclusif) Le General Sir Richard Shirreff, commandant adjoint des forces alliées en Europe (OTAN) et également commandant des opérations d’Althea, semble avoir déparé. Apparemment décidé coute que coute à préserver un avenir d’une opération, condamnée à la fermeture. Il entend ainsi développer une nouvelle fonction de gestion des surplus d’armement et de munitions (Lire aussi : La mission Eufor Althea se cherche un nouveau débouché). Quitte à prendre quelques aises avec les procédures habituelles.

De nombreux Etats membres – on le sait – sont partisans d’une fermeture à terme de cette mission EUFOR qui, au plan militaire, n’a plus de nécessité. Mais cela n’a, selon nos informations, pas empêché le DSaceur de chercher à contourner cette opposition en obtenant, sur place, auprès de la “communauté internationale” présente sur place un assentiment. Un terme assez vague qui regroupe des ambassadeurs de plusieurs pays et des représentants d’organisations internationales comme l’OSCE et le PNUD.

Une quinzaine d’Etats membres ont clairement exprimé une position négative vis-à-vis de cette tentative de contournement de l’instance politique – le COPS – qui a normalement compétence pour orienter et définir les missions de gestion de crise. Le DSaceur n’en a apparemment pas tenu plus compte que son premier galon… Il a donné instruction à son commandant de force, le général autrichien Didier Heidecker, de faire une présentation “officielle” aux acteurs locaux le 11 avril dernier. Une protestation des ambassadeurs allemand et français en poste à Sarajevo n’y a rien fait.

L’affaire s’est envenimée quelques jours plus tard, quand un conseiller politique (POLAD) de nationalité française, s’est vu refusé l’accès au camp Butmir, le siège de EUFOR Althea. Le comportement du commandant d’opérations a donc fait monter la moutarde à plus d’un représentant militaire à Bruxelles. Et l’affaire prend un tour d’incident diplomatique rarissime dans les annales européennes…

COMMENTAIRE

On ne sait pas encore la décision que pourra prendre la Haute représentante de l’UE, qui a la responsabilité politique des opérations militaires. Dans un Etat membre, cette attitude d’insubordination a un nom… Et un tel comportement ne peut normalement être laissé sans sanction. Sanction qui devra être aussi diplomatique que possible, pour éviter tout froissement de susceptibilités, mais effective pour éviter que l’autorité, désormais amoindrie, du commandant d’opérations ne rejaillisse sur toute l’opération. Ses décisions pourraient, en effet, être infirmées.

Une faute grave

Dans l’Union européenne, le mandat d’une opération militaire – comme civile – est défini de façon assez étroite et soumis à un contrôle politique tant du Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère que des ambassadeurs des Etats membres réunis au sein du COPS. Si une certaine appréciation de la conduite des opérations est laissée au commandant d’opération, celle-ci ne peut aller cependant jusqu’à réécrire le mandat et s’adjoindre des tâches qui ne sont pas prévues par celui-ci. Il est ainsi plutôt anormal qu’un commandant d’opérations prenne les marques internationales d’un mandat qui n’a pas reçu un aval – au moins tacite – de ses mandants. Ce contrôle politique, parfois précis, distingue d’ailleurs les opérations de l’UE de celles de l’OTAN, où le “Saceur” dispose parfois d’une plus large autonomie opérationnelle (ne serait-ce que par le fait qu’il obéit à deux lignes de commandement différentes, celle de l’OTAN et celle du Pentagone). Apparemment, le général britannique Schirref n’a pas vraiment compris qu’il se situait dans un autre cadre, ne travaillait ni pour le bd Leopold (comme DSaceur) ni pour Londres mais qu’il était sous l’autorité hiérarchique des “27″ (le Danemark ne participe pas aux opérations militaires) et du Rond Point Schuman. Et que la Bosnie-Herzégovine des années 2013 n’était pas l’Irak ou l’Irlande du nord des années 1990 !

L’avenir de la Bosnie-Herzégovine

Le commandant d’une opération en Bosnie doit avant tout être un “général diplomate” plutôt qu’un commandant au sens strict. L’adhésion effective de la Croatie le 1er juillet prochain, l’entrée de la Serbie dans le processus de négociation dans le même délai, sont des indicateurs précis, qu’une page de l’histoire se tourne dans ces régions. Donner à une force militaire multinationale dans un pays aussi proche que la Bosnie-Herzégovine – de nouvelles missions – pose d’ailleurs un problème général. Quel signe veut-on donner aux Bosniens ? à l’ensemble de la région ? Et au-delà, ne faudra-il pas demain déployer des forces multinationales pour désarmer la mafia en Sicile, les mouvements autonomistes en Corse, la corruption rampante en Bulgarie… la question mérite d’être posée. Et ce n’est sûrement pas à un général d’y répondre tout seul…

Un dispositif suranné

Plus généralement, cet “incident” pose le problème de l’avenir du dispositif “Berlin Plus” qui consiste à s’en remettre aux structures de l’OTAN pour des opérations européennes. Cette “dépendance” était nécessaire dans le début des années 2000. Car l’UE n’avait pas alors vraiment de structure et d’expérience de gestion de crises. Ce lien était même recherché. Car, dans les Balkans, il était impératif d’éviter toute divergence entre les deux organisations. Elle était, également, facilitée par la personnalité du Haut représentant de l’UE d’alors, J. Solana, qui avait été secrétaire général de l’OTAN et disposait au sein de celle-ci d’une certaine autorité morale. Aujourd’hui, presque dix ans après le transfert d’autorité de la SFOR (Otan) à EUFOR (UE), elle ne se justifie plus. Exactement pour les mêmes raisons ! L’UE a acquis une certaine expérience, une autonomie certaine et dispose désormais d’une structure adéquate de gestion des crises. Elle agit dans les Balkans en premier rang avec un dispositif puissant puisqu’il repose sur un bras politique (le processus d’adhésion à l’UE) et un bras financier (les programmes communautaires et de préadhésion), le dispositif militaire de stabilisation devenant ainsi de plus en plus accessoire et modique au fur et à mesure que les pays issus de l’ex-Yougoslavie entrent dans ce processus d’intégration.

Simplification nécessaire

Enfin, elle dispose d’une palette de commandants d’opération, expérimentés et diplomates, qui suffisent. L’expérience acquise incite ainsi à opter pour un dispositif simplifié de commandement. Pour une mission de taille réduite – comme l’est la mission EUFOR Althea aujourd’hui (moins de 600 hommes) – et dont le champ de la mission est bien circonscrit, à la fois géographiquement et fonctionnellement (soutien et formation à l’armée bosnienne), il n’est peut-être pas nécessaire d’avoir deux généraux au commandement : un pour l’opération et un pour la force. Un seul suffit ! L’exemple des missions EUTM Somalia ou EUTM Mali qui n’ont qu’un commandant de mission qui rapporte directement devant le comité militaire plaide en faveur de cette simplification. Rationaliser la chaîne de commandement éviterait ainsi des complications non nécessaires.

PrintFriendlyFacebookShare

La mission Eufor Althea se cherche un nouveau débouché

(crédit : Eufor Althea)

(BRUXELLES2) Eh oui ! Près de 20 ans après la signature des accords de Dayton, il y a toujours une présence militaire européenne en Bosnie-Herzégovine : la mission EUFOR Althea. A peine 600 hommes qui restent au camp Butmir, pour une utilité on ne peut plus limitée. Si ! Tout de même. Cela permet aux différents ministres de passer rendre visite à leurs troupes. C’est pas loin, pratique et pas dangereux (sauf accident de la route). Ils organisent aussi régulièrement des tournois de foot, notamment la “Eufor Cup“. Très utile sans doute. Mais pas vraiment à la hauteur ni d’un engagement militaire, ni de l’argent dépensé pour cela : 12,5 millions d’euros de coûts communs par an tout de même ! Soit le même montant qu’EUTM Mali ou EUTM Somalie et 50% de plus qu’Eunavfor Atalanta qui ont un tout autre fondement et une toute autre résonance…

Une nouvelle fonction : la récupération des armes en surplus

Histoire de justifier une présence, une nouvelle idée a été présentée par le chef de l’opération, le DSaceur de l’OTAN (*), Sir Richard Shirreff, au dernier Comité politique et de Sécurité (COPS) : développer au sein d’EUFOR Althea une nouvelle compétence et confier aux militaires du camp Butmir, une fonction de recherche et de récupération des munitions et des armes en surplus se trouvant dans le pays, afin de pourvoir à leur élimination. Un papier qui suscite quelque scepticisme. On le comprend…

Une mission qui n’a plus de motivation sauf quelques intérêts nationaux

La mission Eufor Althea aurait dû fermer déjà depuis il y a quelques années. Les rapports qui se succèdent sur la Bosnie-Herzégovine le disent sur tous les tons. Il reste, dans le pays, des tensions politiques, sociales, économiques, et même ethniques. Mais rien qui justifie plus qu’ailleurs une présence militaire étrangère permanente. Surtout à l’heure où les pays de la région s’intègrent peu à peu dans le panorama européen. La Croatie intègre le 1er juillet l’Union européenne – un pays avec lequel la Bosnie-Herzégovine a un peu plus de 900 km de frontières communes ! Les deux autres pays frontaliers sont sur la voie : le Monténégro est candidat à l’adhésion et le prochain sur la liste des pays à entrer dans l’UE (avec l’Islande éventuellement) tandis que la Serbie cherche à apaiser ses différents avec le Kosovo pour pouvoir, à son tour, prendre la marche de l’intégration européenne. Le danger vient davantage aujourd’hui de la crise financière et bancaire que d’un danger militaire.

Seulement certains Etats ne tiennent pas à cette fermeture : le Royaume-Uni notamment — pour qui c’est la dernière opération de type Berlin Plus — et les pays d’Europe centrale (Autriche, Roumanie, Slovaquie…) comme la Turquie — qui estiment que tout risque n’est pas vraiment écarté, et surtout qui entendent maintenir leur présence dans ce qui a constitué longtemps leur pré carré.

Commentaire : quel gaspillage

il y a aujourd’hui des enjeux de sécurité autrement plus prégnants et importants que la Bosnie-Herzégovine. Entretenir une force de 600 hommes, et des coûts communs conséquents, à l’heure des restrictions budgétaires, est une gabegie dont l’Europe n’a plus les moyens. Quand on connait les difficultés qu’il a fallu pour réunir les effectifs nécessaires pour assurer la “force protection” au Mali (il manquait 60 hommes !), on est dans l’inconséquence qui frôle l’irresponsabilité. A l’heure où l’on parle de réviser les missions européennes, de tirer le meilleur rapport qualité/cout des forces payées par l’Union européenne, ce gaspillage de moyens humains et financiers est totalement inexplicable et injustifiable…

Il est temps aujourd’hui de tirer les conséquences de certaines évolutions géopolitiques et de l’état des forces européennes. La mission EUFOR Althea en Bosnie-Herzégovine doit fermer. Une force de réserve maintenue à proximité (au cas où) — pourquoi pas au sein de Eulex au Kosovo ou dans les casernes en Autriche, en Croatie ou en Slovénie — peut suffire à répondre rapidement en cas de dégradation de la situation. S’il y a nécessité de récupérer les armes, c’est une action d’abord de l’Etat bosniaque aidé le cas échéant d’experts de forces de police, de douanes ou de justice – qui peuvent venir épauler la délégation de l’UE à Sarajevo – qui peuvent suffire.

(*) La mission EUFOR Althea est une mission “ancien modèle” sous Berlin Plus où l’UE bénéficie du “soutien” des structures de l’OTAN. C’est le commandant suprême adjoint des opérations en Europe qui en est le chef des opérations.

Lire :

PrintFriendlyFacebookShare

Un nouveau chef pour Althea en décembre, ainsi que pour Eunavfor

Le général Heidecker salue les soldats avant leur départ pour la Bosnie-Herzégovine en 2011 (crédit : ministère autrichien de la Défense)

(BRUXELLES2) L’opération militaire de l’UE déployée en Bosnie-Herzégovine (Eufor Althea) va changer de commandant le 3 décembre prochain. Le Comité politique et de sécurité (COPS) vient de l’approuver aujourd’hui (27 novembre). Le général autrichien Dieter Heidecker va ainsi succéder à son compatriote le général Robert Brieger qui était en poste depuis un an, en décembre 2011. Il devrait diriger une mission dont les effectifs ont décru régulièrement depuis deux ans (moins de 600 soldats actuellement) mais qui reste maintenue avec un rôle exécutif par la volonté notamment des pays d’Europe centrale (et de l’Autriche donc) ainsi que du Royaume-Uni.

Né le 26 février 1954 à Kufstein, Heidecker est issu d’une famille de militaires. Il effectue son service volontaire et est ensuite engagé volontaire (1972-1976) avant d’étudier à l’Académie militaire de Wiener Neustadt dont il sort officier de l’infanterie de la compagnie de chasseur. Il gravit ensuite tous les échelons. D’abord comme commandant du train et au 21e bataillon de Kufstein (1979-1985) puis comme enseignant à l’Académie militaire sur les tactiques et le commandement d’état-major.

En 1992, après avoir dirigé le régiment de soutien logistique de Zwölfaxing, il part à Paris suivre le cours supérieur de l’école de guerre interarmées à Paris, où il sert dans les troupes parachutistes de l’infanterie de marine. Il effectuera notamment un entraînement en terrain difficile avec la Légion étrangère qui lui laissera un… excellent souvenir (après). Au retour, il commande la 4e Brigade mécanisée de Linz-Ebelsberg (1993-1995) avant de repartir à Paris. D’abord, il est attaché militaire auprès de l’UEO – l’Union de l’Europe occidentale (1995-1997), au moment où celle-ci fournit un détachement de police à Mostar (ancêtre de la future mission de police de l’Union européenne). Puis, en 1997, il devient attaché militaire de l’ambassade bilatérale en France (il assure aussi la représentation avec la Tunisie, le Maroc et le Luxembourg).

En 2002, il est nommé commandant adjoint de la force terrestre. Après une formation au collège de l’OTAN en 2005, il devient en février 2006, commandant adjoint des forces armées autrichiennes.

PrintFriendlyFacebookShare

Ne faut-il pas réécrire Dayton ?

(BRUXELLES2) Réécrire Dayton ? La question peut paraître taboue tant les accords de Dayton signés en 1995 apparaissent encore aujourd’hui comme une garantie de la paix en Bosnie-Herzégovine. Négociés et signés il y a plus de quinze ans, dans un contexte de guerre, où le plus important était de faire taire les armes, ils paraissent cependant aujourd’hui quelque peu inappropriés et surtout difficiles à appliquer dans un contexte qui nécessite à la Bosnie de faire une série de réformes sur le chemin de l’intégration européenne.

Morcellement institutionnel des compétences = blocage

Ces accords et la Constitution bosnienne, qu’il contient en annexe, ont légitimé l’existence de deux entités – serbe et la fédération bosno-croate -  et l’existence au sein de cette dernière de 10 cantons (5 bosniaques, 3 croates et 2 mixtes). Ce morcellement se retrouve dans la répartition des compétences. Ainsi l’Intérieur relève de la compétence exclusive des entités. Tandis que la Justice obéit à un partage de compétence, l’État central, les deux entités et les dix cantons disposant chacun d’une parcelle de compétence. « Un tel système favorise tant la dispersion des pouvoirs que l’impossibilité d’aboutir à un consensus sur les réformes à mettre en œuvre » expliquaient trois sénateurs français dans un rapport publié en 2009. Le constat n’est pas automatiquement meilleur aujourd’hui. Dayton apparaît ainsi tout autant une garantie à la stabilité qu’une entrave à celle-ci. L’exemple le plus frappant est la sécurité. Celle-ci dépend de chacune des entités qui ont la responsabilité d’assurer la sécurité, ce qui engendre une multiplication des structures de police et complique la tâche dans la lutte contre la criminalité.

Les “27″ qui devraient discuter de la situation de la Bosnie-Herzégovine, lundi, dans la perspective européenne se garderont sans doute bien d’aborder cette question. Renégocier Dayton ne sera pas très facile. Et il y aura sans doute autant de raisons de garder le status quo actuel. Mais il faudra bien un jour entamer ce débat.

NB : L’accord de Dayton peut être téléchargé dans la rubrique Textes internationaux

Son article II.2 c de l’annexe 4 précise ceci : “The Entities shall provide a safe and secure environment for all persons in their respective jurisdictions, by maintaining civilian law enforcement agencies operating in accordance with internationally recognized standards and with respect for the internationally recognized human rights and fundamental freedoms referred to in Article II above, and by taking such other measures as appropriate.”

PrintFriendlyFacebookShare

Les représentants spéciaux de l’UE (presque) tous renouvelés (maj)

(BRUXELLES2) Les représentants spéciaux de l’UE, dont la plupart voient leur mandat arriver à sa fin le 30 juin, vont être prolongés, selon la procédure normale de renouvellement à mi-année. Seule exception : Pierre Morel, représentant spécial pour l’Asie Centrale, qui part à la retraite après une longue carrière diplomatique, est remplacé… Le processus de remplacement est en cours actuellement. Et le Conseil des ministres des Affaires étrangères, lundi 25, à Luxembourg devrait prolonger tous les représentants. Alors que l’UE s’apprête à nommer un nouveau représentant spécial, thématique et transversal cette fois-ci puisqu’il concernera les droits de l’Homme (lire: Bientôt un Monsieur/Madame « Droits de l’homme » pour l’Union européenne), on peut faire le point sur les 10 heureux élus déjà en place.

Afrique

Union Africaine

Gary Quince. 61 ans (Britannique, agent de la Commission européenne). Discussion sur le renouvellement en cours

Gary a commencé sa carrière à la délégation de la Commission européenne au Ghana (1981-1985) puis a tenu plusieurs postes à la Commission à la DG développement (1985-1991 puis 1995-2001). Il est également passé par la délégation de la Commission dans le Pacifique en tant que conseiller économique (1991-1995). Il devient ensuite chef de délégation au Kenya et en Somalie (2001-2004). Il revient alors à la Commission comme Directeur à la DG développement, d’abord pour l’Europe, le Caucase et l’Asie Centrale (2004-2005) puis pour l’Afrique Sub-saharienne, les Caraïbes et le Pacifique à partir de 2005, avant d’être nommé en novembre 2011 Représentant spécial pour l’Union Africaine.

Lire aussi: Un nouveau représentant spécial de l’UE pour l’Afrique

Corne de l’Afrique

Alexander Rondos. 58 ans (Diplomate grec). Son mandat est prolongé jusqu’au 30 juin 2013

Son profil est assez atypique. Il a commencé comme journaliste spécialisé sur l’Afrique (1977-1982) puis dans différentes organisations de la société civile et chrétiennes, pour lesquelles il s’est également occupé des questions africaines, en Ethiopie (1985-1986) puis en Egypte (1986-1990). Il travaillait alors principalement dans l’aide humanitaire et de projets de développement. Il a ensuite fait un passage à la Banque Mondiale (1996-1998), puis est devenu conseiller du ministre des affaires étrangères grec, George Papandréou, et le suivra quand celui-ci est nommé Premier Ministre en 2009. Il a effectué de nombreuses missions diplomatiques : mission humanitaire en Grèce après le tremblement de terre en 1999, négociation au Kosovo jusqu’en 2004, directeur général du département du développement et de la coopération internationale, médiation entre Israéliens et Palestiniens, etc.

Lire aussi: Un proche de Papandreou nommé représentant spécial pour la Corne de l’Afrique

Soudan et Sud Soudan

Rosalind Marsden. 62 ans (Diplomate britannique). Son mandat est prolongé jusqu’au 30 juin 2013

C’est la seule femme qui occupe ce poste. Commençant dans les bureaux à Londres, elle est ensuite seconde secrétaire à l’ambassade britannique à Tokyo (1977), puis travaille dans l’ambassade à Hong Kong (1989-1991). Elle retourne à Tokyo en 1993 comme conseillère politique puis devient chef du département Nations Unies en 1996. De 2003 à 2006, elle est l’ambassadrice britannique en Afghanistan, puis en Irak jusqu’en 2007, où elle est nommée ambassadrice au Soudan.

Lire aussi : Dr Rosalind Marsden nommée représentant spécial de l’UE au Soudan

Moyen-Orient – Monde Arabe

Région du sud de la Méditerranée

Bernardino León. 48 ans (Diplomate espagnol). Son mandat est prolongé jusqu’au 30 juin 2013

Son premier poste a été le Libéria (1990-1991), puis en Libye (1991), Algérie (1992-1995). Il a été conseiller personnel du Représentant Spécial pour la Processus de Paix au Moyen-Orient, Miguel Angel Moratinos, de 1998 à 2001. En 2004, il devient secrétaire d’Etat aux affaires étrangères pour le ministère des affaires étrangères espagnol jusqu’en 2008. Il est alors nommé secrétaire d’Etat sous la direction du Premier Ministre, dont il est le principal conseiller pour les affaires étrangères. Il a également été Sherpa pour le G20 en 2009.

Lire aussi: Un proche de Zapatero, représentant spécial de l’UE pour le sud Méditerranée ?

Processus de Paix au Moyen-Orient

Andreas Reinicke. (Diplomate allemand) Son mandat va du 1er février 2012 au 30 juin 2013.

Considéré comme l’un des meilleurs spécialistes allemands sur le Moyen-Orient, il a notamment été basé à Tel Aviv et à Ramallah. Il a par ailleurs dirigé le département Moyen-Orient au ministère des affaires étrangères allemand. De 2008 à 2012, il a été l’ambassadeur allemand en Syrie (poste qui est resté vacant depuis).

Lire aussi: Un ambassadeur allemand pour le processus de paix au Moyen-Orient

Afghanistan

Vygaudas Usackas. 48 ans. (Diplomate lituanien). Son mandat est prolongé jusqu’au 30 juin 2013

D’abord en charge des affaires européennes et de l’OTAN au ministère des affaires étrangères de Lituanie (1991-1992), puis à la délégation auprès de l’UE et de l’OTAN (1992-1996), il devient vice-ministre des affaires étrangères en 1999. En 2000-2001, il est le négociateur en chef pour l’accession de la Lituanie à l’UE. De 2001 à 2006, il passe l’Atlantique pour être l’ambassadeur aux Etats-Unis et au Mexique, pour revenir en Europe, comme ambassadeur au Royaume-Uni jusqu’à 2008. En tant que représentant spécial, il est également chef de la délégation de l’UE en Afghanistan.

Lire aussi: Nomination du Lituanien Usackas en Afghanistan confirmée. La décision.

Europe centrale, Caucase, Asie Centrale

Bosnie-Herzégovine

Peter Sørensen. 45 ans (Diplomate danois). Son mandat va de septembre 2011 à juin 2015.

C’est un spécialiste du « multilatéral » mais aussi des Balkans. Conseiller juridique du Haut Représentant à Sarajeveo (1996-1997), puis chef du département politique et principal conseiller du chef de la mission de l’OSCE en Croatie (1997-1999), il devient ensuite conseiller juridique de l’envoyé spécial du Secrétaire Général de l’ONU dans les balkans (2000), puis principal conseiller (2001-2002). Il travaille ensuite dans la MINUK (mission de l’ONU au Kosovo) comme adjoint au chef du pilier IV (reconstruction et développement économique), jusqu’en 2006. Il devient ensuite représentant personnel du Haut Représentant de l’UE à Belgrade, de 2006 à 2010. Il est le chef de la délégation de l’UE en Macédoine depuis 2010, poste qu’il conserve en tant que représentant spécial.

Lire aussi: L’ambassadeur de l’UE en Bosnie-Herzégovine bientôt nommé

Kosovo

Samuel Žbogar. 50 ans. (Diplomate slovène) Son mandat va de février 2012 au 30 juin 2013.

Troisième secrétaire au département des pays voisins au ministère des affaires étrangères yougoslave (1990), il devient conseiller du premier ministre des affaires étrangères slovène en 1991. Il ouvre l’ambassade slovène en Chine en 1993 puis s’en va aux Nations-Unies comme représentant permanent adjoint (1997-2001). En tant que secrétaire d’Etat aux affaires étrangères (2001-2004), il participe aux négociations d’adhésion de la Slovénie à l’UE comme à l’OTAN, ainsi qu’à la préparation de la présidence slovène de l’OSCE (2005). De 2004 à 2008, il est ambassadeur aux Etats-Unis. Enfin, en 2008, il est nommé ministre des affaires étrangères de Slovénie. En tant que représentant spécial, il est également chef de la délégation de l’UE au Kosovo.

Lire aussi: Trois ambassadeurs de l’UE nommés au Kosovo, Macédoine et Palestine

Asie Centrale

Pierre Morel. 68 ans (Diplomate français). Il va être remplacé par une diplomate allemande

Il est d’abord secrétaire premier secrétaire puis deuxième conseiller à l’ambassade de France à Moscou (1976-1979), puis ambassadeur de France à la Conférence du désarmement de l’ONU à Genève (1986-1990). Il devient conseiller diplomatique de Mitterrand (1991-1992). Il enchaîne ensuite les titres d’ambassadeur : à Moscou (1992-1996), à Pékin (1996-2002) puis à Rome (2002-2006).

Lire : Une diplomate allemande nommée représentant spécial de l’UE pour l’Asie centrale (accès abonnés)

Sud-Caucase et crise en Géorgie

Philippe Lefort. 56 ans (Diplomate français). Son mandat est prolongé jusqu’au 30 juin 2013

Après plusieurs années d’enseignement, il est nommé secrétaire des affaires étrangères à sa sortie de l’ENA en 1987. En poste d’abord à Moscou (1989-1991) puis au Secrétariat Général de la Défense Nationale (1991-1993), il est ensuite à Tokyo (1993-1997) puis à Washington (1997-2000). De retour au Quai d’Orsay, il y est sous-directeur aux ressources humaines depuis 2000. En 2004, il est nommé ambassadeur de France en Géorgie. En 2007, il est de retour à Moscou, où il est ministre conseiller et participe aux négociations entre la présidence française de l’UE et la Russie, suite au conflit en Géorgie en 2008.

Lire aussi: Un Français prend la relève en Géorgie et Caucase comme RSUE

Droits de l’Homme

Ce nouveau poste, le premier à être thématique et transversal, et non pas géographique, est en discussion depuis quelques années maintenant.  Son mandat, en cours de finalisation, durera deux ans. Lire aussi :

Lire aussi (pour ceux qui s’intéressent aux prédécesseurs) :

PrintFriendlyFacebookShare

Mission EUPM en Bosnie : trois leçons pour la PSDC (Eva Gross)

(BRUXELLES2) Après les leçons de Stefan Feller, chef de la mission de police de l’UE (MPUE/EUPM) en Bosnie-Herzégovine, c’est au tour d’Eva Gross, chercheuse à l’Institut d’Etudes Européennes de la VUB, l’une des spécialistes de la politique étrangère et de sécurité européenne de la Vrije Universitet Brussel (université libre flamande de Bruxelles), de tirer partie de l’expérience de dix ans la mission EUPM en Bosnie-Herzégovine. Pour la chercheuse, qui s’exprimait dans le cadre d’une réunion de l’EPC, l’European Policy Center, à Bruxelles, on peut retenir trois “leçons” principales.

1ère leçon : coordination avec les services de la Commission, le représentant spécial dans la chaîne du commandement

Tout d’abord, Eva Gross estime qu’il faut renforcer le lien entre Bruxelles et les acteurs sur le terrain. Dès la planification, le concept de la mission doit prendre davantage en compte les besoins sur place. Il faut s’appuyer sur une coordination plus forte avec les autres services de l’UE, notamment ceux de la Commission. La mission EUPM a eu des difficultés, au moins au début, mais la création du service diplomatique européen constitue une bonne piste d’amélioration. Par ailleurs, il faut perfectionner le lien entre Bruxelles, les capitales nationales et le terrain. Le rôle du Représentant Spécial doit être clarifié, et renforcé en ce qui concerne les missions de l’Europe de la défense : il doit faire partie de la chaîne de commandement.

2e leçon : coordination sur le terrain, entre les différentes missions de l’UE mais aussi avec les autres acteurs internationaux

Le contexte de Bosnie-Herzégovine est assez spécifique puisqu’il combine une mission civile (EUPM) et une mission militaire (EUFOR Althea). Ces deux missions ont été planifiées séparément, ce qui engendre des duplications de mandat qui se retranscrivent sur le terrain. Les deux missions ont ainsi  combattu le crime organisé. Si ce type de chevauchements peut être évité sur le terrain par une bonne coordination personnelle, il serait plus facile d’y penser dès la planification, grâce à une approche plus cohérente. En outre, une meilleure coordination avec les acteurs internationaux est nécessaire, en particulier avec l’ONU, l’OTAN ou l’OSCE, là encore dès la préparation.

3e leçon : L’impact des missions PSDC dans le pays d’accueil

Mesurer l’impact d’une mission est difficile : l’introduction de points de référence ne permet souvent que d’appréhender les résultats quantitatifs, tandis que les résultats qualitatifs sont à analyser sur le plus long terme, dans un cadre qui dépasse en fait celui des missions de l’Europe de la défense. Cela reflète la nature réellement politique (construction d’un Etat de Droit), en plus des objectifs opérationnels. Il faut en outre faire attention à bien cibler qui l’on soutient dans de telles missions. On vise la plupart du temps les élites officielles (gouvernement, police, justice, armée), mais dans des contextes marqués par la corruption et les violations des Droits de l’Homme, il y a un risque d’être associé à ces problèmes et d’être accusé de complicité, voire même de légitimer certains acteurs « peu recommandables ». Il faut donc porter une attention particulière à ces questions, et aller plus loin que la simple intégration d’un expert Genres/Droits de l’Homme dans les missions. Une des pistes à étudier est d’associer davantage les citoyens locaux grâce aux contacts établis par les délégations de l’UE. La question de la visibilité des missions PSDC est d’ailleurs directement liée à ces problématiques.

PrintFriendlyFacebookShare
Première leçon de 10 ans de mission de police en Bosnie (Stefan Feller)

Première leçon de 10 ans de mission de police en Bosnie (Stefan Feller)

(BRUXELLES2 à Sarajevo) Quelles leçons tirer de la mission de police de l’Union européenne (MPUE/EUPM) en Bosnie-Herzégovine ? C’était le sens d’un atelier de travail qui s’est déroulé à Sarajevo jeudi et vendredi (auquel a assisté B2). La mission qui se termine ces prochains jours (le 30 juin exactement) est symbolique à différents points de vue. C’est la première mission de la politique européenne de défense (PESD puis PSDC). C’est aussi la plus longue jusqu’ici de l’histoire (courte) de la PeSDC. Elle a ainsi évolué, au fil des années, dans un pays creusé par la guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide, où les différences entre communautés ne sont pas près de s’effacer, avec un cadre juridique – les accords de Dayton – qui ne facilite pas la tâche de la reconstruction d’un Etat de droit. Stefan Feller, son chef, a bien voulu en tirer pour nous quelques leçons.

• EUPM se termine aujourd’hui, une mission que vous avez suivie à plusieurs stades, durant toute une partie de votre carrière ?

Effectivement. J’ai suivi l’évolution de cette mission à l’unité Police du Conseil puis à la “conduite des opérations” de la CPCC et auparavant, quand j’étais aux Nations-Unies j’ai été consulté sur le mandat exécutif, avant d’arriver ici (à Sarajevo) en 2008.

On dit que cette mission est symbolique, que c’est une première, en quel sens, hormis la chronologie ?

C’est en Bosnie-Herzégovine, que l’Union européenne a mis en application, pour la première fois, sa conception de la gestion de crises. Entre 2000 et 2002, j’ai eu l’occasion d’être le témoin de la conception initiale de la gestion civile de crises. L’Union européenne avait décidé de différencier les mandats des missions selon qu’elles avaient pour objectif de “renforcer” ou de se “substituer“. Le premier mandat “de renforcement” (strenghtening) a été appelé plus tard (et toujours appelé aujourd’hui) “mandat exécutif”. Tandis que le premier type de mission a été conceptualisé par la description de ses fonctions : observer/suivre, encadrer/former et conseiller (monitor, mentor, advise). Le processus de planification, large qui s’est déroulé en 2002, prévoyait une durée de trois ans. Au lieu de cela, EUPM est restée presque dix ans. Et son mandat a été, en permanence, mis à jour sur la base d’un processus interne de retour d’expérience et des progrès faits en Bosnie-Herzégovine.

• Est-ce possible de garder une ligne stratégique malgré la rotation des personnels qu’implique une telle mission ?

Oui c’est possible. Quand je regarde en arrière sur ces dix dernières années, je constate qu’on peut appliquer de façon constante une approche stratégique avec une rotation de personnels. C’est non seulement possible. Mais cette expérience peut être transposable, notre expérience a ainsi été transportée à Eulex.

Quelle leçon essentielle en tirez-vous ?

Quand on voit ces 10 dernières années, je peux dire qu’on a réussi à renforcer la mission dans les domaines où il y avait à la fois une volonté forte de l’Etat hote ; les capacités nécessaires pour la mission et l’engagement clair des Etats membres. Ce sont les deux conditions de réussite d’une mission. Si vous n’avez pas à la fois le niveau du mandat nécessaire et l’accord, l’implication, de l’État hote, vous ne pouvez pas avoir le niveau requis. Et cela limitera l’impact de la mission.

• Impliquer l’Etat hote, mais comment ?

Il doit être consulté davantage sur ce qu’il peut offrir et sur ce qu’il peut recevoir. Il ne faut pas hésiter à consulter, à ce que l’Etat soit réellement associé aux décisions, non seulement avant le début de la mission, mais aussi durant toute la mission, lors des évaluations, des débriefings… Si le résultat est positif, on peut alors envisager d’avoir une approche plus large, plus détaillée sur certains aspects. C’est cela que je retiens surtout, de cette mission en Bosnie-Herzégovine mais aussi des 16 autres missions que j’ai planifiées au niveau de l’Union européenne (la Palestine, le Congo, l’Afghanistan…).

La Bosnie-Herzégovine, ce n’était pas particulièrement facile pour une réforme de la police ?

Quand on est arrivé, le processus de réforme de police était loin de ce qu’on pouvait attendre au niveau européen. On avait besoin d’une réforme constitutionnelle large, qui était controversée et difficile à mettre en oeuvre. Quand vous avez 18 agences d’application de la loi et 16 unités de police, ce n’est pas évident. Vous devez établir un mécanisme commun pour la lutte contre la criminalité. Même chose, si vous voulez faire du renseignement, il faut arriver à des échanges d’information. Nous avons établi une vision et présenté cela à nos collègues bosniens. Il fallu ensuite faire approuver cette proposition dans tous les ministères, le mettre en place et débriefer aussi souvent que possible nos interlocuteurs sur l’évolution du projet (et les blocages). Dans toutes les communications que j’avais avec (le siège) à Bruxelles, c’est ce que j’ai défendu impliquer l’Etat hote, suivre le processus sur le terrain, tout faire pour obtenir un environnement favorable aux réformes.

(Nb : parmi les résultats observés, la mission EUPM a ainsi réussi à transformer l’Agence d’État d’investigation et de protection (SIPA) en un service de police opérationnel doté de pouvoirs d’intervention accrus sur la criminalité organisée et la lutte contre la corruption, permis le renforcement du ministère chargé de la sécurité et du contrôle aux frontières, et assisté la police bosnienne dans des autorités transfrontalières).

• Etre policier, cela aide ?

Oui certainement. Quand je voulais un entretien, c’était plus facile pas seulement car je représentais l’UE, son pouvoir, ses Etats, mais aussi parce que j’étais été un collègue de mes interlocuteurs. Je connaissais ce qu’est la police (…). Vous voyez J’ai ces deux badges là – et il montre ces deux épaules ornée l’une du badge européen, l’autre de son badge national de la police allemande – , il est nécessaire d’avoir ces 2 badges (pour pouvoir agir).

  • NB : un atelier est organisé par le think tank bruxellois European Policy Center : “After the EU Police Mission in Bosnia and Herzegovina – Lessons learned for the CSDP ?” Jeudi (14 juin) de 16h à 18h. Avec Stefan Feller le chef d’EUPM, Tobias Flessenkemper, son conseiller politique principal, Hansjörg Haber, le commandant des opérations civiles de l’UE, et deux chercheurs qui travaillent sur cette question : Damien Helly, de l’European Union Institute for Security Studies (EUISS) et Eva Gross de l’institut des études européennes de la VUB (université libre de Bruxelles – flamand). Inscription et Renseignements : ici

Lire également :

PrintFriendlyFacebookShare

Le battlegroup en renfort pour mission Althea en Bosnie

(BRUXELLES2) La mission EUFOR Althea en Bosnie-Herzégovine ne compte plus aujourd’hui que 650 militaires, a confirmé un militaire européen de haut rang récemment. Et encore… A ce niveau là, le rôle d’Althea pour assurer sa mission exécutive  reste plutôt théorique. Même pour fournir les effectifs de la réserve régionale (située hors du pays), il n’y a pas assez de monde. Les « préoccupations ont changé » de façon incontestable, reconnait à B2 cet officier. Faute de mieux, les ambassadeurs du COPS ont donc convenu, de façon tacite, de pouvoir utiliser, si nécessaire, les forces du battlegroup. Du moins, personne ne s’y oppose désormais plus…

Lire aussi :

PrintFriendlyFacebookShare