AvionRafaleNuitIrak@Def141023

Les alliés frappent une base de ISIL près de Kirkouk. François Hollande commente

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Un des Rafale participant aux opérations contre Daech dans la nuit du 23 au 24 (crédit : DICOD / Etat-Major des armées)

(BRUXELLES2) A Bruxelles, le président François Hollande a tenu d’emblée, sans qu’aucun journaliste ne l’interroge à faire le point sur les dernières frappes en Irak. Un point de situation militaire dans cette enceinte feutrée du Conseil européen d’autant plus étonnant que ce sujet n’était vraiment pas à l’ordre du jour. Mais pour le président, ainsi qu’il l’a affirmé lui-même, « il était important de démontrer que ce que nous faisons en Irak est efficace ».

Vaste opération de la coalition

Une vaste opération de la coalition a, en effet été menée, dans la soirée de jeudi (23 octobre vers 21h30 locales), « sur une zone déterminée à l’ouest de Kirkouk (NB : à Jar Silah), contrôlée aujourd’hui par Daech, l’organisation terroriste que nous combattons » a ainsi précisé François Hollande.

Une base servant de hub logistique visée

Et d’ajouter que « 60 objectifs avaient été identifiés par la coalition et visés ». 12 objectifs avaient été dévolus aux Français, avec un succès à 100% selon le président. « 12 étaient visés, 12 ont été atteints ». Objet de l’attention des alliés : une ancienne base de l’armée irakienne utilisée par les combattants de l’organisation de l’état islamique (EIIL / ISIL) comme « un hub logistique » selon les Britanniques, un complexe « servant à la fois d’usine de fabrication de bombes artisanales et de centre de recrutement, de formation et d’entraînement des terroristes » a précisé l’Etat-major français des armées.

Ont participé à l’opération selon nos informations notamment : 2 Rafale Français – armés chacun de 6 bombes AASM et équipés de pod Damocles, 2 Tornado GR4 britanniques équipées de bombes guidées laser Paveway IV, ainsi que des avions de ravitaillement en vol et des drones de surveillance Rivet Joint et Reaper.

Des opérations qui vont s’intensifier

François Hollande a également indiqué que les opérations vont s’intensifier. « Il y a d’autres objectifs ont été fixés. Le rythme va s’accélérer. Nous sommes dans une phase où nous avons recueilli tous les renseignements et où nous pouvons agir pour frapper durement l’organisation terroriste. des bâtiments, des stockages, des lieux où sont déposés des matériels, des explosifs, des combattants. » « Nous agissons — a-t-il conclu. (Mais) ce sera un processus long. »

(NGV)

La Syrie utilise des bombes gigognes selon Human Right Watch

(B2) L’ONG Human Right Watch (HRW) a accuseé le régime syrien d’utiliser des bombes gigognes soviétiques dans la région montagneuse près de Hama. Deux vidéos parues sur You Tube par un utilisateur présumé être un rebelle syrien, montrent les restes d’une bombe gigogne RBK250 ainsi que des sous-munitions AO-1Sch inexplosées. Un activiste local a confirmé à HRW que la région supposée où ont été tournées ces images, est sous bombardement continu de l’armée depuis deux semaines, suite au repli de groupes rebelles dans cette topographie difficile. NB : Une centaine d’Etats ont signé en 2010 une convention prohibant l’utilisation ou la fabrication de bombes gigognes. Ni la Syrie, ni la Russie ne font parties des signataires.

L’OTAN ne dément pas la présence de services de renseignement sur place (maj)

(crédit : OTAN)

(BRUXELLES2) Lors d’une présentation à la presse, ce ne sont pas les mots exprimés mais les demi-mots ou les silences qui importent… Ainsi lors de l’annonce du démarrage de l’opération « Unified protector », l’amiral Giampaolo Di Paola n’a pas démenti l’existence de sources de renseignement sur place. Mieux il en a accrédité l’idée.

L’OTAN dispose, en effet, de sources directes d’information par ses avions Awacs déployés au-dessus de la Libye (ou au large). Pour le reste – autrement dit à terre -, elle bénéficie des renseignements des alliés. « Nous collectons des renseignements auprès de nos alliés. Nous le faisons en recoupant nos sources de renseignement ou autres sources. » Comment ces nations procèdent pour recueillir ces renseignement ? C’est « de la responsabilité de chaque nation de déterminer ses sources de renseignement », explique un de ses proches conseillers.

Le New-York Times révélait ainsi la présence sur le terrain d’agents du renseignement américain (CIA) et britannique (MI6) ainsi que de forces spéciales. On pourrait ajouter que les Français et Italiens doivent être présents également, même si officiellement tout le monde jurera la main sur le coeur que ce n’est pas le cas. Une telle opération ne peut se déclencher sans des « palpeurs humains », ne serait-ce que pour assurer la coordination avec les forces en présence (rebellion), l’identification et la transmission des informations sur les cibles ou assurer le « search and rescue » pour les pilotes dont les avions se crasheraient. Le commando du SAS (qui comprenait des agents du MI6 et non des diplomates comme indiqué) – pris par les rebelles ou plutôt exfiltré par eux (1) – n’était pas là ni par hasard… ni tout seul.

(Maj) Les appareils de frappe aérienne emploient soit des bombes guidées au GPS, soit des bombes guidées laser. Ces dernières ont un inconvénient, elles suivent la trajectoire définie ; mais en cas d’obstacle imprévu, elles peuvent dévier de la route. Il est alors nécessaire d’avoir un guidage au sol, pour plus de sûreté.

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