Boeing surenchérit au Brésil face au Rafale de Dassault

(crédit : Boeing)

(B2) Boeing et son F-18 Super Hornet pourraient dépasser le Rafale de chez Dassault dans les carnets de commande brésiliens. Suite à une nouvelle offre de l’américain, Brasilia pourrait bien revenir sur sa décision préliminaire de commande de 36 appareils. Le F-18 Super Hornet, moins cher que son concurrent, devrait aussi s’accompagner d’un transfert de technologie. Transfert jusque là seulement proposé par Dassault. Selon le quotidien O Estado de Sao Paulo, Boeing offrirait «l‘opportunité de construire des composants pour les nouveaux Super Hornet».

L’entreprise américaine met le paquet sur le Brésil. Elle souhaite collaborer avec le constructeur aéronautique brésilien Embraer pour le développement du KC-390, un avion de transport militaire et de ravitaillement. Et la présidente Dilma Rousseff pourrait choisir la firme de Chicago pour son avion présidentiel : avec un Boeing 747 ; la présidente brésilienne vole actuellement « européen » avec un Airbus A319 acheté en 2004 par le président Lula.

Le Sommet UE-USA aura bien lieu… à Lisbonne

(BRUXELLES2)Le fameux sommet avec les Etats-Unis, décommandé sous la présidence espagnole par l’administration Obama aura bien lieu, en novembre (le 20 novembre), à… Lisbonne ! Ce sera le premier tenu sous le nouveau format du Traité européen. Le président du Conseil européen Herman Van Rompuy et son homologue de la Commission, José-Manuel Barroso, viennent de le confirmer officiellement. Mais il faut remarquer que Cathy Ashton, la Haute représentante de l’UE pourtant chargée de la politique étrangère, ne fait pas partie des « puissances invitantes ».

Le président Obama et tous les chefs de gouvernement (ou d’Etat) de l’UE faisant le déplacement pour le sommet de l’OTAN, c’est plus pratique pour tout le monde… « Le lien transatlantique est unique » insiste le « duo » présidentiel dans ses idéaux de démocratie et de droits de l’homme, de lutte contre le terrorisme et de prévention de la prolifération des armes de destruction massive ». Les sujets de friction ne manquent pas, à commencer par les aides à l’industrie aéronautique (un cessez-le-feu à l’OMC sera-t-il proclamé entre Airbus et Boeing) et le difficile accord sur les échanges de données. Les sujets où la relation peut s’approfondir sont encore plus nombreux, à commencer par le sort de l’Afghanistan-Pakistan, où on ne sait plus trop quelle stratégie est poursuivie par les Américains, ou le processus de paix au Moyen-Orient. Sans compter les questions économiques comme la régulation financière, l’aide aux banques, le relèvement des déficits…

(Nicolas Gros-Verheyde)