Une Europe aux couleurs belges ce soir

(B2) A l’image de la tour Eiffel, nombre de bâtiments publics en Europe mais aussi dans le reste du monde afficheront les couleurs noire, jaune, rouge de la Belgique… en hommage aux victimes du double attentat de ce 22 mars…

[carousel_slide id="64075"]
 
FgsBerlinVueAerienne@EunavforMed160127

Le ‘Berlin’ vient au secours de 245 réfugiés

FgsBerlinVueAerienne@EunavforMed160127(BRUXELLES2) Le navire de soutien allemand « Berlin » a secouru, vendredi (22 janvier), 245 personnes — y compris 17 femmes dont trois enceintes et un enfant. A 7h48, il avait été informé par le MRCC italien qu’un navire était en détresse à environ 87 km au nord-ouest de la côte libyenne.

Durant le sauvetage, un autre bateau en détresse a été découvert à environ six km et ses passagers secourus. Après le sauvetage, les canots ont été coulés, considérés comme un obstacle à la navigation. Les migrants et réfugiés ont été débarqués à Lampedusa. C’était normalement la dernière opération du Berlin dans le cadre de l’opération.

Depuis le 7 mai dernier et l’engagement de la marine allemande en Méditerranée, 10.773 personnes ont été ainsi récupérées et sauvées.

(crédit : Bundeswehr)

Sauvetage au large de Tripoli le jour de Noël

(crédit : Bundeswehr)

(crédit : Bundeswehr)

(B2) Les navires européens ont porté secours à plusieurs navires le jour de Noël à environ 40 km des côtes libyennes, ont rapporté plusieurs communiqués des marines espagnole et allemande parvenus à B2. « Les bonnes conditions météorologiques au large des côtes de la Libye ont entraîné à une forte présence de bateaux d’immigrants dans la région » racontent les marins.

Dans la matinée, un avion de patrouille maritime luxembourgeois (participant à l’opération européenne EUNAVFOR Med / Sophia) a ainsi identifié un total de six bateaux avec de nombreux immigrés à bord : quatre d’entre eux à l’ouest de Tripoli — trois pneumatiques et un en bois —, et deux à l’est. Le centre de coordination des secours (italien) a demandé aux navires les plus proches de se porter au secours. Le navire de soutien de la Marine allemande ‘Berlin‘ (A-1411) a ainsi été dépêché, à la rescousse des bateaux situés à l’ouest. Les bateaux étaient dispersés sur la zone, d’autres moyens ont été dépêchés sur la zone : la frégate espagnole Canarias (F-86), le patrouilleur italien Comandante Cigala Fulgosi et le pétrolier maltais Silent.

Il était temps… Le navire en bois, surchargé avec 174 personnes à bord, commençait à prendre l’eau, avec une fuite dans le bateau qui menaçait sa flottabilité. Les marins espagnols ont commencé rapidement à transborder les passagers, d’abord les femmes et les enfants. Environ 76 ont déjà été pris en charge sur le Canarias quand le Berlin est arrivé sur zone pour terminer l’opération. En tout, 539 personnes ont été secourues lors de cette opération : 505 hommes, 30 femmes et 4 enfants. Elles ont été transférées à samedi matin (26 décembre), sur le navire de ravitaillement norvégien Siem Pilot qui fait partie de l’opération Triton mené sous l’égide de l’agence Frontex. Les 4 bateaux, une fois vides, ont été détruits, car « présentant un obstacle à la navigation » précise la Bundeswehr.

La veille de Noël, le Berlin avait déjà récupéré 121 personnes (115 hommes, 3 femmes et 3 enfants). Un bateau qui dérivait à environ 50 kilomètres de la côte libyenne avait été repéré, vers 8 heures, par l’avion de patrouille maritime espagnol P3 Orion. Les personnes secourues ont été remises, un peu plus tard, vers 14h50 au navire des gardes-côtes italiens Corsi et débarqués dans le port de Reggio de Calabria. Une fois mis à l’abri, le canot qui les transportait a été coulé.

Depuis le 7 mai 2015, et le début de leur implication dans les opérations de sauvetage en Méditerranée, d’abord en renfort de l’opération Frontex puis au sein d’EUNAVFOR Med, les navires de la marine allemande ont sauvé 10.528 personnes, indique la Bundeswehr.

(NGV)

MurJerusalemCouleursFra@Isr151115

Attentats de Paris. Une nuit en Europe et ailleurs aux couleurs françaises

MurJerusalemCouleursFra@Isr151115

Le mur des lamentations à Jérusalem (crédit : Israel)

(B2) Dans toute l’Europe et ailleurs dans le monde, de nombreux monuments officiels ou symboliques se sont illuminés aux couleurs tricolores cette nuit de samedi à dimanche, en hommage aux victimes des attentats de Paris du 13 novembre 2015, au Bataclan, au Stade de France, sur les terrasses et les rues du 10e et 11e arrondissement. Un hommage visuel qui a sans doute autant de poids que les mots.


Sources : Ministères des Affaires étrangères (Allemagne, Albanie, Finlande, Fyrom, Israel, Lituanie, Montenegro, Pologne, Slovaquie, Ukraine)

 

NavireBerlinA1411@EUnavforMed151019

Le Berlin à nouveau en Méditerranée

NavireBerlinA1411@EUnavforMed151019(B2) Le navire de soutien allemand Berlin (A-1411) a pris le relais du Werra dans le cadre de l’opération européenne anti-trafiquants en Méditerranée (EUNAVFOR Med / Sophia). A son arrivée dans le port de Augusta (Sicile) à la mi-octobre, plusieurs briefings ont été organisés et du matériel transféré sur le navire pour permettre la bonne coordination avec les autres navires de l’opération. Pour la majorité des 160 membres d’équipage, la zone n’est pas une découverte. Le navire de support de combat avait, en effet, été détourné en urgence, fin avril 2015, avec la frégate « Hessen », de leur chemin de retour de l’opération Atalanta dans la Corne de l’Afrique vers les opérations de secours en mer Méditerranée. Entre le 8 mai et le 8 juin, l’équipage avait ainsi participé à sauver 991 personnes de détresse dans trois opérations différentes. Juste avant le lancement officielle de l’opération EUNAVFOR Med.

Tout regrouper à Bruxelles ? Ici la place du Luxembourg à Bruxelles (© NGV / B2)

Strasbourg est-il toujours le symbole européen ?

Tout regrouper à Bruxelles ? Ici la place du Luxembourg à Bruxelles (© NGV / B2)

Tout regrouper à Bruxelles ? Ici la place du Luxembourg à Bruxelles (© NGV / B2)

(BRUXELLES2)  Le siège du parlement européen à Strasbourg est effectivement un sujet récurrent dans la politique européenne. Et il devient plus accru avec la crise économique. Année après année, les partisans d’un regroupement du Parlement à Bruxelles gagnent du terrain. Et ce mouvement semble inéluctable. Les autorités françaises ont pris avec retard la mesure du relatif isolement de cette position. Ce n’est pas seulement au plan des difficultés d’accès (aujourd’hui à peu près résolues, avec l’arrivée du TGV et de nouvelles lignes aériennes). C’est au plan des symboles…

Quelle ville en Europe est le symbole de la réunification européenne ?

L’élargissement à l’est de l’Europe a fait perdre à la capitale alsacienne tout son symbole de réunification qu’elle avait au plan de l’Europe, qui reposait sur le couple franco-allemand. S’il y avait aujourd’hui un lieu où implanter un Parlement symbole de la réunification européenne, ce serait sans doute davantage Berlin qui l’emporterait. Et, dans 10 ans, Sarajevo. Mais sûrement pas Strasbourg ! Je n’ai rien contre cette ville effectivement agréable et qui s’est largement embellie ces dernières années avec l’arrivée du tramway notamment (*).

Blocage français mais pas seulement

On sait cependant que ce sujet est bloqué. Car il est inscrit dans le Traité. Et modifier le Traité aujourd’hui, avec le processus de ratification qui s’ensuit est assez hasardeux. On sait déjà qu’il y aura un veto d’au moins un ou deux pays (France et Luxembourg, car une partie du siège est à Luxembourg). Voire plus… Car aucun Etat membre n’est épargné par la répartition — on pourrait même dire le saupoudrage ! — d’établissements divers et variés dans toute l’Europe. Quand chacun va commencer

Strasbourg ou les agences ? Il va falloir choisir une logique

Remettre en cause Strasbourg est assez facile. Mais n’est pas suffisant… Il faut remettre à plat tout le dispositif européen qui a parsemé toute l’Europe de petites agences un peu partout. Certaines effectuent un travail totalement indépendant de celui effectué par l’Union européenne (le centre satellitaire à Torrejon, l’agence des médicaments à Londres ou l’Office des marques à Alicante) et leur éloignement pose peu de problèmes à l’heure de l’internet. Pour d’autres, c’est plus délicat, car le travail est très complémentaire de celui effectué par la Commission européenne. Là aussi, il y aurait sans doute (sûrement) des économies à produire. Je pense à l’agence Frontex situé à Varsovie, l’agence de l’environnement à Copenhague, la Fondation sur l’amélioration des conditions de travail à Dublin, l’agence de sécurité maritime à Lisbonne, l’agence de formation à Turin, etc. Et j’en oublie ! (pour voir la longue liste officielle c’est ici).

Supprimer, regrouper, colocaliser, rationaliser

Dans tous les cas, on doit regarder agence par agence leur utilité.

  • Dans l’option « basse », certains regroupements (colocalisation) auraient l’avantage de supprimer certains frais généraux : pourquoi pas l’Office des Marques à Luxembourg, auprès de la Cour de Justice, cela a une logique puisqu’il agit ? Pourquoi ne pas mettre Frontex à La Haye aux côtés des agences Europol et Eurojust ? Pourquoi garder l’Agence des Droits fondamentaux à Vienne ?
  • Dans l’option moyenne, certaines de ces agences pourraient être sinon être intégrées du moins mieux couplées avec leur Direction générale de rattachement.
  • Dans l’option haute, il ne faut pas hésiter à supprimer certaines agences ou les regrouper. Dans tous les cas, à l’heure de la diminution des personnels dans les institutions européennes et des restrictions budgétaires, un peu de rationalisation ne serait pas superflu.

Au passage, on pourrait aussi revoir cette désagréable habitude qui voit certains conseils des ministres se dérouler à Luxembourg (en avril, juin et octobre).

C’est compliqué…

On le voit supprimer Strasbourg ne se fait pas d’un coup de crayon. Il faut aller plus loin… Et, là, ca se complique singulièrement. Les discussions sur le siège des institutions comme des agences ont toujours été et sont toujours la partie la plus compliquée et la plus longue de toutes les discussions communautaires. Tous les diplomates vous le diront. La première discussion sur le sujet (pour le Parlement européen) a duré plusieurs heures et même plusieurs jours.

Détails dans les archives du Club de B2 : Le siège du Parlement européen au fil des temps. Une longue série d’escarmouches.

(*) A lire aussi l’excellent billet de ma confrère Anne Blanpain de la RTBF avec qui je partage la remarque sur les tarifs des hôteliers, à l’exception d’un ou deux, dont je tairai le nom (confidentiel défense ;-))

Dans les coulisses de la déclaration : le social a failli troubler la fête

(B2) Qu’est-ce qui a suscité le plus de remous pour la rédaction de la déclaration de Berlin qui a été adoptée le 25 mars à Berlin. L’euro ? Que nenni. « C’était un faux problème. Même les Britanniques n’ont jamais fait de problème là-dessus », confie un diplomate. L’immigration, comme demandée par les Espagnols ? Il n’y avait pas de problème pour faire figurer ce mot. En fait, dans le dernier round de rédaction, à peine une semaine avant le début du Sommet de Berlin, c’est le fameux « modèle social » qui a suscité un formidable tir de barrage de Tony Blair. Au point que si ces deux élements figurent dans le texte final, ils ne sont nullement côte à côte. La déclaration mentionne ainsi que « nous voulons préserver notre idéal européen de société (…). Ce modèle européen concilie réussite économique et solidarité sociale ».

 (NGV)