bateau-mère

Des Indiens échappent aux pirates. La Marine suédoise en intervention

Un militaire suédois avec un des membres de l’équipage du dhow indien (crédit : Eunavfor)

(BRUXELLES2) 14  marins indiens ont été secourus et mis en sécurité, dans la nuit de mercredi à jeudi, par le navire suédois Carlskrona (membre de la force européenne Eunavfor Atalanta) – en liaison avec le navire néerlandais HNLMS Van Speijk (membre de la force de l’OTAN Ocean Shield) après l’attaque de leur dhow par des pirates dans l’Océan indien.

Attaque menée par 12 pirates

Le capitaine du boutre indien (Shaahi al Nuuri) avait sonné l’alarme mercredi (5 juin) dans l’après-midi (16h30 locales) , alors qu’il naviguait au large des côtes nord de la Somalie, disant qu’il était attaqué par 12 pirates armés. Le Carlskrona, qui était en patrouille dans le Golfe d’Aden, s’est alors dirigé vers le navire.

Une première reconnaissance – effectuée par l’hélicoptère de bord – a permis de confirmer la présence de pirates à bord. La nuit tombée, il a « maintenu une veille constante sur le navire suspect », mais « à distance, afin de ne pas compromettre la vie des otages » précise un officier supérieur suédois.

La pression sur les pirates

Les pirates, « sous la pression croissante des militaires » — raconte-t-on au QG d’Atalanta — ont alors compris qu’ils avaient perdu. Ainsi que l’explique un officier, « l’identification du navire comme son suivi à la trace du dhow ont fait perdre son utilité de bateau-mère ». Ils ont alors obligé le capitaine à se rapprocher des côtes somaliennes puis ont abandonné le navire au milieu de la nuit. Le capitaine du navire a alors signalé ce départ. Et une équipe de visite de la marine suédoise a pu monter à bord pour sécuriser le navire. Aucun blessé à signaler.

Une menace toujours réelle

Pour le chef de l’opération de la Force navale de l’UE, le contre-amiral britannique Bob Tarrant : « Cette dernière attaque montre encore une fois que la menace de la piraterie est réelle. Nous devons tous rester vigilants. » Un peu plus tôt dans la semaine – selon nos informations – plusieurs « approches » suspectes dans le Golfe d’Aden avaient été signalées, mais sans tir ou de tentative d’abordage.   

PrintFriendlyFacebookShare

Le Mv Liquid Velvet libéré

(B2) Le MV Liquid Velvet a été libéré le 5 juin dernier. Ce chimiquier grec avait été capturé le 31 octobre dernier avec 22 hommes d’équipage à bord alors qu’il transitait de Suez vers l’Inde. Les pirates avaient tenté un moment de l’utiliser comme un bateau-mère permettant d’attaquer d’autres navires. Mais les forces anti-pirates avaient réussi à bloquer cette tentative. Même si ce n’est pas officiellement confirmé, la libération a eu lieu contre une rançon. Les pirates en décembre demandaient environ 8 millions $, selon le site Somalia report.

PrintFriendlyFacebookShare

Et un bateau-mère de moins. Libération d’un dhow sri-lankais (Maj2)

(crédit : marine espagnole)

(BRUXELLES2) Le patrouilleur espagnol « Infanta Elena » – qui fait partie de la force européenne anti-piraterie – a intercepté un dhow sri lankais, le « Nimesha Duwa » « bien connu dans la région ». Depuis qu’il avait été capturé par les pirates somaliens, il y a six mois, il servait en effet de bateau mère et est fortement soupçonné d’avoir mené une attaque manquée sur un navire marchand dans le canal du Mozambique le week-end dernier.

* C’est l’attaque sur ce navire philippin vendredi (13 avril) dans le nord-est du canal du Mozambique qui donne le signal ; les pirates sont dans la zone. Dans le même temps, le Centre de coordination maritime de Dar es Salaam lance un message d’alerte : il n’y a plus de signe d’un yacht sud-Africain, le Dandelion, un catamaran Leopard 47, en route vers Mayotte qui aurait du arriver à Pemba vendredi. L’inquiétude monte d’un cran. On craint que le catamaran ait fait l’objet d’une capture. Un avion de patrouille maritime français prend l’air ; ce sont en effet les Français qui assurent la fonction de « Search and Rescue » dans la zone. Sur mer, c’est la marine sud-africaine qui prend le relais. Le navire ravitailleur SAS Drakensberg (A-301), mène ainsi les recherches à partir de dimanche, à l’aide de son hélicoptère embarqué.

Le dhow suspect des pirates est finalement localisé par l’avion français, lundi matin, au large des côtes tanzaniennes, dans la direction du nord, et identifié comme étant le Nimesha Duwa, capturé le 9 novembre 2011. Quant au yacht sud africain, il est aussi repéré, lui au large de Pemba, souffrant en fait d’une simple avarie technique, panne de moteur. Tout le monde souffle. Mais l’opération continue. Au lieu de sauvetage, il s’agit alors d’une opération « d’interdiction de la piraterie », comme le précise la marine sud-africaine. Les recherches se poursuivent durant les 24 heures suivantes. Les navires tanzanien et espagnol (Eunavfor) bloquent l’accès nord, contraignant les pirates à ne pas pouvoir fuir. Mais le mauvais temps empêche toute autre recherche la journée suivante. Les suspects sont finalement arrêtés, mercredi midi (18 avril), vers l’Ile de Songo Songo, par les Tanzaniens.

L’interception a lieu à une cinquantaine de miles au large de la côte de la Tanzanie, entre les îles de Pemba et Mafia, au coucher du soleil, mercredi (18 avril). Les Espagnols trouvent à bord du dhow sept pirates somaliens suspects et six pêcheurs. Tous ont été examinés par le médecin de bord espagnol. Tandis que la marine tanzanienne intervient contre un skiff et arrête 5 autres suspects. Les pirates ont été transférés en Tanzanie pour y être incarcérés.

NB : La neutralisation des bateaux-mères utilisés par les pirates somaliens est une des priorités de la nouvelle stratégie offensive définie par les forces européennes et de l’Alliance Atlantique, il y a plus d’un an. Un autre navire a été récupéré récemment. Lire : Un dhow yémenite, servant de bateau-mère, libéré

(Maj) ajout des informations sur la marine tanzanienne (Maj2) et la marine sud-africaine.

PrintFriendlyFacebookShare

Un bateau-mère pirate intercepté

(BRUXELLES2) Le navire espagnol de soutien de l’opération européenne anti-piraterie (Eunavfor Atalanta), Il «Patino» a intercepté,  le 27 mars, un navire, identifié comme étant le Yemeni 39, et qui figure sur la liste des dhows et boutres soupçonnés de piraterie, oeuvrant généralement dans le sud de la Mer d’Arabie. Il aurait notamment participé à l’attaque sur le « Blue Diamond ». Deux fusils d’assaut AK-47, deux lance grenades RPG et un fusil ont été découverts à bord. Et 16 pirates suspects ont été arrêtés, puis transférés sur le navire espagnol. Aucune preuve n’ayant pu être retenue contre eux, les différents Somaliens ont été débarqués sur la côte nord de la Somalie tandis que le maitre mécanicien du dhow sera remis aux autorités du Yémen au nord de l’île de Socotra, précise-t-on du côté espagnol.

Lire aussi des VPD Burundais formés

PrintFriendlyFacebookShare

Le tanker utilisé comme bateau-mère par les pirates est neutralisé

Le Liquid Velvet (crédit : Ministère britannique de la Défense)

(BRUXELLES2) Faute de petit dhow, les pirates semblaient avoir sorti l’artillerie lourde. Le QG maritime de la coalition des forces anti-piraterie de l’OTAN avait d’ailleurs lancé l’alerte mardi. Le MT Liquid Velvet, un chimiquier grec capturé fin octobre, pourrait être utilisé comme bateau-mère. Il avait en effet quitté son ancrage des côtes somaliennes et se dirigeait vers l’Est. Un des derniers repérages effectuées par avion le donnait à 120 milles de la côte, à 10° Nord et 58° Est. Mardi soir (10 janvier), les forces de la coalition anti-piraterie annulaient leur alerte. La menace du MT Liquid Velvet a été écartée. Toute attaque à partir du tanker a été déjouée. L’intervention du RFA Fort Victoria, un navire de soutien britannique, qui fait partie de l’opération Ocean Shield de l’OTAN, a été déterminante. « Le RFA Victoria s’est approché sous couvert de l’obscurité » raconte Holly Watt qui est à bord du navire dans le Telegraph. « L’hélicoptère du Lynx a aussi été utilisé. Et il a forcé le Liquid Velvet à rebrousser chemin vers la Somalie ». Pour le Captain Gerry Northwood, chef du groupe britannique de lutte anti-piraterie : « Les pirates somaliens à bord du Mv Liquid Velvet auraient constitué une réelle menace pour la sécurité du transport maritime international dans l’océan Indien ».

(Mis à jour Jeudi 12, 9h, avec les détails sur l’opération du RFA Fort-Victoria)
PrintFriendlyFacebookShare

Dernières nouvelles de la piraterie (10 avril)

(BRUXELLES2) Cette semaine a été marquée par une reprise des poursuites de pirates en justice. Rompant avec l’habitude prise ces derniers mois de libérer les pirates, les forces internationales ou nationales (Emirats arabes unis et Pays-Bas) qui appréhendent des suspects tentent, au maximum, de les faire juger sur place ou les rapatrient dans leur pays pour y être jugés. Une nécessité ! Selon une estimation d’un militaire européen, « on constate plusieurs cas de récidives parmi les pirates. En clair, des suspects avaient déjà été appréhendés puis libérés. Grâce au système d’identification, on peut estimer ce chiffre à environ 10% de pirates« .

Dimanche (10 avril). La marine iranienne déjoue une attaque sur un supertanker iranien.

Le Voyager 1, un supertanker iranien a échappé à une attaque pirates de deux skiffs pirates au large de la côte sud-ouest du Pakistan, annonce l’agence Fars qui reprend un communiqué de la marine iranienne. Celle-ci est intervenu et a mis en fuite les pirates. On ne connait pas s’il y a des victimes lors des échanges de tirs. Un autre tanker iranien, le Najm, avait échappé à une attaque similaire en début de semaine (le 4 avril) dans le Golfe d’Aden.

Dimanche (10 avril). L’armée indonésienne engagée contre les pirates ?

L’armée indonésienne pourrait être engagée pour libérer des otages des pirates, relate la presse nationale. « Nous envisageons cette possibilité » a expliqué le porte-parole de la Navy.

Samedi (9 avril). Mission anti-piraterie annulée pour le LV Le Hénaff

L’avis LV Le Hénaff qui faisait escale à Souda avant de passer le canal de Suez pour rejoindre la mission anti-piraterie a reçu un nouvel ordre de route. Pas de Suez ni de pirates, direction le large de la Libye.

Vendredi (8 avril). Un navire allemand piraté à seulement 35 milles des côtes d’Oman.

MV SUSAN KUn cargo allemand, le Mv Susan K, battant pavillon de Antigua & Barbuda a été capturé par une dizaine de pirates à 200 milles au nord-est de Salalah (Oman) ou 35 milles seulement des côtes omanaises, alors qu’il était en chemin vers Port Soudan à partir de Mumbai (Inde).  L’équipage comprend 4 Ukrainiens et 6 Phliippins. Le navire était enregistré au MSCHOA

Jeudi (7 avril). Un pétrolier grec libéré contre rançon

Le supertanker grec Irene SL – d’une capacité de 319.000 tonnes – capturé le 9 février dernier, avec son équipage de 25 personnes (17 Philippins, 7 Grecs, 1 Géorgien), est libre. Une rançon de 13,5 millions $ a été payée, ont indiqué des pirates à l’agence Reuters.

Jeudi (7 avril). Pas de marines allemands à bord des navires marchands

La marine allemande ne pourra pas accompagner ou mettre à bord de ses navires marchands des militaires, comme le demandait l’industrie maritime. « Ce n’est pas faisable d’un point de vue logistique, juridique et administratif… » a expliqué Thomas Kossendey, secrétaire d’Etat parlementaire à la Défense. « Je ne vois comment nous pourrions avoir le nombre d’unités nécessaires. Nombre de partenaires d’Atalanta sont plutôt radins en termes d’unités mises à disposition… Et je ne vois aucune inclinaison à l’augmenter. »

Jeudi (7 avril). 25 ans de prison aux USA pour un pirate.

Jama Idle Ibrahim, un somalien de 39 ans a été, à nouveau, condamné à Washington par un tribunal fédéral à 25 ans de prison pour avoir attaqué, en novembre 2008, un navire commercial danois, le MV CEC Future, transportant des marchandises américaines et pris en otage son équipage. C’est sa deuxième condamnation aux Etats-Unis. Il avait déjà condamné à 30 ans de prison en Virginie pour avoir participé à l’attaque contre le navire militaire USS Ashland, dans le golfe d’Aden, en avril 2010.

Jeudi (7 avril). Un dhow iranien utilisé comme bateau-mère repris par la marine espagnole

Le dhow iranien accosté par un bateau de visite du Canarias (crédit : marine espagnole)

La frégate espagnole « Canarias » – qui participe à l’opération européenne Atalanta – libère un bateau de pêche iranien, détenu depuis 5 mois par les pirates somaliens. Le dhow avait été repéré à 150 milles environ de la base pirates de Garacad (Somalie). La visite à bord a permis d’appréhender sept suspects et de saisir divers matériels habituellement utilisés par les pirates (dont 5 lance-grenades RPG et un skiff). Ils attendent des instructions sont attendues.

Mercredi (6 avril). 18 suspects arrêtés par les Finlandais.

La frégate finlandaise FNS Pohjanmaa – qui fait partie de l’opération EUNavfor Atalanta – a désarmé un groupe pirates à environ 250 milles au sud de Salalah (Oman). Ce bateau-mère et deux skiffs étaient soupçonnés d’avoir, la veille, tenté de capture un navire marchand. Pour stopper les suspects, les Finlandais ont effectué des tirs de semonce. 18 suspects ont été appréhendés ainsi qu’une « quantité importante d’essence« . C’est la première action de force de la frégate finlandaise depuis son engagement. Le bateau-mère a été coulé. Après avoir examiné les possibilités de recours, le parquet finlandais a cependant conclu, le 8 avril, qu’aucune action du point de vue du droit finlandais ne pouvait être engagée. Les suspects sont, pour l’instant, gardés à bord. « Leur état de santé est bon« , a expliqué le capitaine du navire, Mika Raunu.

Mardi (5 avril). 10 pirates seront jugés aux Emirats.

Les dix pirates pris en flagrant délit lors de l’attaque du MV Arrilah I par les forces commandos des Emirats (avec l’aide du groupe naval américain de l’USS Enterprise) ont été débarqués à terre à Mina Zayed, pris en charge par la police, pour être livrés à la justice des Emirats. Ils devraient être jugés devant un tribunal fédéral criminel de première instance. Ce sera le premier procès de la sorte devant la justice des Emirats. Un marin du navire a été blessé lors de l’assaut.

Mardi (5 avril). Des gardes armées sur les navires indiens.

Le gouvernement indien étudie la possibilité pour les compagnies maritimes de recruter des gardes armés à bord de leurs navires, selon un porte-parole de la Navy. Les ministres de la Défense, des Affaires étrangères et du commerce travaillent sur la question pour établir un cadre législatif (soit une loi, soit un « arrêté » immédiatement exécutoire) à la demande de l’industrie. Ce pourrait être – comme le mentionne la presse indienne – plutôt d’anciens membres de la Navy. Reste à régler plusieurs problèmes comme la formation, l’encadrement de ces gardes et leur statut dans le port de destination.

Lundi (4 avril). Deux skiffs pirates désarmés et libérés.

La frégate turque TCG Giresun (engagée dans l’opération de l’OTAN Ocean Shield) a appréhendé deux skiffs suspects (pirates) à environ 70 milles des côtes somaliennes. Les skiffs suspects avaient été repérés dans le couloir international de transit (IRTC) du Golfe d’Aden par un avion de patrouille japonais. Les photographies aériennes avaient permis d’identifier des armes et divers matériels qui ne laissaient pas trop de doute sur les intentions de ses occupants. La frégate turque qui était à proximité a été chargée d’appréhender les « gaillards ». Assistés de l’hélicoptère de bord, les bateaux rapides ont arrêté les deux skiffs, découvrant munitions pour fusils d’assaut, lance-grenades et échelles. Les suspects, une fois désarmés, ont été… libérés.

Lundi (4 avril). Un baleinier détruit

Le navire espagnol  «Infanta Elena», qui participe à l’opération européenne Eunavfor Atalanta, intercepte, à 89 miles nautiques au sud de Mombasa (Kenya), un navire de type baleinier avec deux pirates présumés. A bord, trois téléphones portables, une radio, des cartouches d’AK-47, neuf barils de carburant et quatre d’eau, et quelques crochets et matériel d’abordage. Mais rien de suffisant pour permettre une traduction en justice. Le baleinier est détruit, les suspects libérés et ramenés à terre. NB : les autres suspects avaient déjà fuit à bord de deux skiffs.

Dimanche (3 avril). Echange musclé entre pirates et marines néerlandais, 2 pirates tués.

Les RHIB partent à l'abordage du dhow, les suspects tenus en respect par l'hélicoptère (crédit : marine néerlandaise)

La frégate néerlandaise HMS Trump – qui fait partie de l’opération anti-piraterie de l’OTAN – a libéré un navire de pêche iranien qui était utilisé par les pirates comme bateau-mère. Les Néerlandais avaient envoyé deux bateaux de visite pour examiner ce bateau, signalé comme suspect. L’échange a été musclé. « Les suspects ont tiré sur nos navires » précise la marine. 2 pirates ont été tués. 10 pirates ont été arrêtés alors qu’ils tentaient de fuir à bord de skiff et 6 autres arrêtés sur le bateau. « Après examen, Les corps ont été jetés à l’eau. En raison de la température, il n’était pas possible de les garder à bord » a déclaré un porte-parole de la Défense. Les 16 marins-pêcheurs, retenus en otage à bord depuis 4 mois, ont été libérés. Mercredi (6 avril), les 16 pirates survivants ont été inculpés par un juge néerlandais, , et placés en détention à bord. Ils sont suspectés de tentative de meurtre. « Les pirates ne semblent pas avoir agi sur une impulsion mais avec l’intention de tuer« , estime-t-on au parquet néerlandais. Ils pourraient donc être rapatriés et jugés par un tribunal néerlandais. Ce serait le premier cas européen où des pirates sont jugés non pas pour acte de piraterie mais aussi pour tentative de meurtre sur des soldats. NB : cette possibilité de saisine des juridictions européennes, hormis toute compétence spéciale en matière de piraterie, pourrait davantage être utilisée.

Vendredi (1er avril). Le débat sur la présence de gardes armés à bord continue aux Pays-Bas.

Le rapport du Conseil consultatif des Affaires internationales (AIV) donne une claire distinction entre les responsabilités privées et publiques. Ce sont les armateurs et les capitaines qui sont, en premier lieu, responsables de la sécurité de leurs navires. Mais l’utilisation de gardes armés privés à bord menacerait le monopole de l’Etat de l’usage de la force. Le gouvernement néerlandais préconise deux voies de réflexion : renforcer les mesures d’auto-protection à bord des navires. « . Et pour un « petit nombre de navires vulnérables », au « gouvernement, dans certaines circonstances d’assurer la protection du transport maritime ». Un groupe de travail présidé par le professeur de Wijkerslooth planche sur la question.

PrintFriendlyFacebookShare

Nouvelle tactique. Les pirates accélèrent la reconversion du bateau piraté en bateau-mère

Les pirates somaliens, jamais à court d’idée, viennent d’affiner leur tactique de bateau-mère. On savait qu’ils utilisaient les bateaux piratés comme bateau-mère, navire de soutien ou de renfort. Mais souvent après un certain laps de temps et un renfort de pirates. Ce qui permettait notamment aux forces anti-pirates de repérer le navire et lancer l’alerte. Aujourd’hui, ils semblent vouloir prendre, d’une part, reconvertissant immédiatement le navire piraté en bateau-mère – ce qui peut avoir l’effet de la surprise – ; d’autre part, en investissant en nombre le navire (pour éviter toute mutinerie des marins otages). Ainsi le MV SINAR KUDUS, navire indonésien avec 20 marins à bord, a été capturé par 30 à 50 pirates, mercredi (16 mars), alors qu’il était en chemin de Singapour vers Suez, à environ 320 miles au nord-est de l’ile de Socotra, précise le QG de l’opération européenne anti-piraterie (EUNAVFOR Atalanta). NB : L’incident s’est produit à 14° Nord et 59° Est (Yemen).

Fait plutôt inhabituel, dans les 24 heures de l’attaque, le bateau piraté a été reconverti en bateau-mère, pour lancer une autre attaque. Un skiff avec 5 pirates à bord s’en est détaché.
Objectif : un vraquier battant pavillon liberian, le MV EMPEROR. Mais l’attaque a échoué du fait des gardes embarqués à bord du navire.

PrintFriendlyFacebookShare

Les pirates ont perdu 2 de leurs bateaux mères en deux jours

Le Prantalay 14, repéré d'avion (crédit : marine indienne)

(BRUXELLES2) Coup sur coup, les pirates ont perdu deux de leurs bateaux-mères. On avait déjà appris jeudi la « libération » du Tai Yuan 227. La marine indienne est passée à l’attaque vendredi, coulant un des navires utilisés, un bateau de pêche thaïlandais, le Prantalay 14 (qui avait été capturé il y a près d’un an, en avril 2010). Ceci illustre un renforcement de la tactique des forces maritimes présentes dans la zone. Suite à la récente recrudescence des succès pirates, notamment en mer d’Arabie, les marines ont pris une posture plus offensive, visant à neutraliser les bateaux-mères.

Un navire de la CGM poursuivi par les pirates

La marine indienne est alertée dans la matinée de vendredi (10h30 locales) par un appel à l’aide d’un porte-conteneurs français, de la CMA-CGM, le Verdi, qui bat pavillon des Bahamas. Il est poursuivi par deux skiffs suspectsà 300 miles à l’ouest des iles Lakshadweep. L’appel est reçu un avion Dornier des gardes-côtes. Voyant l’avion au-dessus d’eux, les pirates stoppent leur attaque et refluent vers le bateau-mère. L’INS Cankarso, un navire rapide récemment entré en service dans la marine indienne, arrive sur les lieux, vers 17h.

Le bateau-mère prend feu et coule

Le navire indien est près du Prantalay. « Les pirates ne répondre pas aux appels radios sur le canal international » précise la marine indienne. « Un tir de sommation est effectué dans l’étrave du navire. Les pirates tirent soudainement. La marine réplique ». Apparemment le feu est bien nourri. Et le bateau des pirates prend feu. En cause, « le nombre important de barils de fuels ». Les pirates et leurs otages sautent à l’eau. Le navire sombre. L’INS Kalpeni de la marine indienne et CGS Sankalp des gardes-côtes arrivent en renfort. Les Indiens récupèrent ainsi 20 pêcheurs (birmans et thaïlandais) qui étaient retenus en otage ainsi que 15 pirates. Ceux-ci sont arrêtés. On ne sait pas, en revanche, s’il y a des disparus.

Poste de veille avancé dans les îles Lakshadweep

A noter que la marine indienne a, depuis novembre 2010 et la recrudescence des actes de piraterie à proximité de l’Inde, renforcé sa veille près des îles Lakshadweep en installant un poste avancé des gardes-côtes.

Les bateaux mères repérés

Les pirates ont encore quelques ressources. Plusieurs navires capturés, essentiellement des bateaux de pêche, sont utilisés comme bateaux-mères : le Aly Zoulfecar ou Zoulficar, qui est en « activité » dans le sud de l’Océan indien, entre Tanzanie et Mozambique. Le Jin Chun Tsai 68 et le Golden Wave (alias Geummi 305), ainsi que le Renuar et le Mv Blida. Et les pirates ont, encore, en leur possession plusieurs bateaux de pêche dont les Prantalay 11 et 12.

Lire également :

PrintFriendlyFacebookShare